<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662</id><updated>2012-02-07T20:47:28.084-08:00</updated><category term='Election en Mauritanie'/><title type='text'>soumarezakariademba.blogspot.com</title><subtitle type='html'>L'objectif de ce blog est de soumettre et partager  mes réflexions avec les lecteurs. Bonne lecture !
Contact : zakariademba@yahoo.fr</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>136</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-4099260275141910562</id><published>2011-08-14T07:51:00.000-07:00</published><updated>2011-08-14T07:52:10.820-07:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>La Mauritanie est aujourd’hui confrontée à divers obstacles d’ampleur on ne peut plus importante. De la question du recensement administratif aux contours flous à celle de la cherté de la vie quotidienne, les Mauritaniennes et les Mauritaniens commencent à prendre conscience des démarches politiques utopiques entreprises par le gouvernement du président  Aziz.  &lt;br /&gt;Aujourd’hui, la préoccupation de l’Etat mauritanien devrait être de rassembler un pays autour des valeurs  pluriculturelles et linguistiques et/ou religieuses que de s’inventer une distraction sur l’enrôlement des populations. Cet enrôlement devrait être une occasion d’unir un peuple en mal d’unité nationale. Mais le Président de la République a raté  cette occasion. Mais rien n’est encore trop tard pour éviter le pire. &lt;br /&gt;Les hommes ont parfois la mémoire très courte.  Il y a seulement quelques années, la Côte d’Ivoire a sombré dans le chaos à cause de la question d’identité –ivoirité inventée par un président en mal d’électorat. Il y a une dizaine d’années, au Rwanda, les Hutu ont massacré sauvagement les Tutsi  par ce que les colonisateurs allemands, belges et les missionnaires français avaient fait croire aux premiers qu’ils étaient les habitants légitimes du pays, que les Tutsi étaient des étrangers. De 1962 	à 1994, une série des politiques discriminatoires  allant du régime instauré par Grégoire Kayibanda, le premier président du Rwanda, à Juvénal Habyarimana, avait permis d’écarter les Tutsi  de la vie socio politique du pays, et cela a conduit au génocide de 1994 qui avait coûté à près d’un million de morts. &lt;br /&gt;Si nous voulons éviter le même scénario catastrophe à la Mauritanie, nous devons davantage être déterminés dans la contestation, pacifiquement, en cours. Depuis quelques jours, des centaines de Mauritaniennes et de Mauritaniens, à l’intérieur et à l’extérieur, se mobilisent pour dire non à la contestation de leur « mauritanité », de leur nationalité par un pouvoir qui cache mal ses intentions. &lt;br /&gt;Le problème de l’Afrique en général et de la Mauritanie en particulier est de se créer de faux problèmes afin d’avoir un prétexte de ne pas s’attaquer aux vrais obstacles qui sont à l’origine du mécontentement populaire. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, le président Aziz devrait avoir pour préoccupation de subvenir aux besoins alimentaires de ses citoyennes et citoyens, de lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité ; les Mauritaniens ont aujourd’hui besoins des infrastructures permettant à une grande partie du pays d’être désenclavée, de l’eau potable, de l’électricité, d’un meilleur système éducatif, d’une justice sociale équitable, de la poursuite et de la traduction de Taya et ses acolytes devants les instances juridictionnelles nationales ou internationales…&lt;br /&gt; SOUMARE Zakaria Demba &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-4099260275141910562?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/4099260275141910562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=4099260275141910562' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/4099260275141910562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/4099260275141910562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2011/08/mes-quatre-verites.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-565076898521389396</id><published>2010-03-12T11:45:00.001-08:00</published><updated>2010-03-31T01:46:00.239-07:00</updated><title type='text'>Les migrations forcées</title><content type='html'>Le  XX siècle fut « le siècle des génocides ». En un siècle, on a enregistré quatre génocides qui ont emporté dans leur sillage des milliers de personnes. Ce siècle se singularise donc par la multiplication de crimes de masses qui ont provoqué des vastes mouvements de migrations forcées qui avaient contraint des populations entières  à prendre le chemin de la déportation ou de l’exil. La première migration forcée enregistrée par ce siècle fut la déportation des Hereros. Au début du siècle, en 1904, ce peuple a été contraint de quitter leur espace d’habitation pour des raisons liées à la politique allemande de la  domination de leur pays. Il fut, dans la liste des déportations que ce siècle allait enregistrer plus tard, le premier à avoir subi la migration forcée. Cette migration est dite forcée car les populations qui l’effectuent n’ont ni le choix du départ ni celui de la destination. Le peuple Hereros, comme les Juifs et les Cambodgiens, n’ont pas été avertis qu’ils allaient quitter de force leurs habitations ni dans quelles conditions il allait vivre. Dans leur ouvrage intitulé Le siècle des camps, Joël Kotek et Pierre Rigoulot soulignent, à propos des Hereros, que : &lt;br /&gt;« Rares sont ceux qui connaissent aujourd’hui l’existence des Hereros, leur histoire, leur destin. Et pourtant, c’est à ce peuple, qui vivait dans les limites de l’actuelle Namibie, qu’a échu le peu enviable privilège de subir le premier génocide du XX siècle […] et d’inaugurer le travail forcé dans les camps de concentration où le colonisateur allemand l’a déporté et enfermé.  » &lt;br /&gt;Les Allemands qui, quelques années plus tard comme on va le voir, avaient  orchestré la déportation des Juifs dans les camps de la mort à Auschwitz, avaient jugé indispensable, dans leur politique de la colonisation de ce peuple africain, de procéder à son déplacement forcé. Ainsi, comme le relève ces deux auteurs, &lt;br /&gt;« le but de l’administration allemande en contraignant ce peuple à abandonner ses terres était de transformer le Sud –Ouest africain en une colonie de peuplement blanc, de parquer les indigènes dans des réserves et, s’ils se révèlent récalcitrants et gênants, de s’en débarrasser purement et simplement.  » &lt;br /&gt;  L’objectif des Allemands en obligeant ce peuple à la migration forcée au prix de leur vie avait donc été d’occuper leur territoire dans un but bien défini au préalable. Cette politique de peuplement avait été pratiquée aussi par d’autres colonisateurs européens en Afrique et ailleurs où certaines colonies furent considérées comme des espaces de peuplement devant accueillir les Européens. Ce fut notamment le cas de l’Algérie qui avait été colonisée par la France depuis 1830. Jacques Ferrandez note que : &lt;br /&gt;« L’époque coloniale moderne a commencé, pour la France, à la prise d’Alger, en juillet 1830. Au lendemain de la victoire du corps expéditionnaire de Charles X, la question est posée : faut –il conserver Alger et les territoires environnants ? Et pour en faire quoi ? La question fut bientôt tranchée : l’Algérie devint le premier élément du second Empire colonial français […] Elle devint même la seule colonie de peuplement français.  » &lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idées que la migration forcée du peuple hereros en 1904 par l’administration coloniale allemande, on notera celle des Arméniens de l’Empire ottoman. En effet, en 1915 et 1916, durant la première guerre mondiale, entre 1200000 et 1500000 Arméniens ont été tués sur place ou sont morts au cours de leur déportation. En 1914, après l’échec des négociations avec les Russes, la Turquie se range dans le camp de la Triplice. Les Arméniens avaient annoncé dès le mois d’août de la même année qu’ils rempliraient leur devoir de citoyens ottomans. Cependant, au mois de novembre 1914 le djihad est proclamé par le sultan, et dès le début de la guerre les Arméniens sont présentés comme des espions et des traîtres à l’empire. Et &lt;br /&gt;« le 20 mai 1915, le ministre de l’Intérieur jeune –turc Mehmed Taalat promulguait un ordre provisoire de déportation […] La loi prévoyait que les déportations devaient se dérouler dans « les meilleurs conditions possibles» vers les déserts de la Syrie où les Arméniens étaient censés se réinstaller loin des lignes de front […] Le stratagème développé par cette loi était double : premièrement, il détournait l’attention des victimes de l’intention réelle, qui était celle de l’extermination, mais il visait surtout à poser les premières pierres de l’attitude post –génocidaire de disculpation.  »  &lt;br /&gt; De même que la population arménienne de l’empire ottoman turc fut victime de la discrimination et de la déportation en 1914 en pleine première guerre mondiale, quelques années plus tard, durant la seconde guerre mondiale (1939 – 1945), les Juifs d’Europe furent à leur tour contraints par les Nazis allemands  à une migration forcée (la déportation) vers des camps concentrationnaires où ils furent, durant plusieurs mois, étouffés dans des chambres à gaz ou tout simplement morts de faim, de soif et de froid. En effet, dans leur conquête de l’Europe et leur plan de réorganisation de la composition ethnique de l’Europe orientale, les Nazis utilisèrent la déportation par voie ferrée pour enlever par force des groupes ethniques du territoire où ils vivaient. Ces groupes furent de ce fait contraints à une migration forcée dans des conditions exceptionnelles. L’intention des Nazi étant surtout de faire partir par tous les moyens possibles les Juifs d’Europe. Pour parvenir à leur fin, ils n’ont pas lésiné sur les méthodes devant être utilisées. Ils ont ainsi fait recours à l’ensemble des réseaux ferrés du continent pour transporter les Juifs vers la Pologne. Après avoir commencé à exterminer les Juifs dans des centres d’extermination spécialement construits, les Nazis déportèrent les Juifs par voie ferrée, et lors ce que des trains n’étaient pas disponibles et que les distances étaient courtes, par marches forcées ou par camions .&lt;br /&gt;De même que les Arméniens de l’empire Ottoman de la Turquie et les Juifs européens, les Cambodgiens furent, dans les années 1970, victimes  de la migration forcée  qui avait vidée les grandes villes du pays de leurs populations vers les campagnes reculées où elles allaient presque toutes mourir, dans des conditions extrêmes, de faim, de soif et de fatigue des travaux. Quand les Khmers rouges arrivent au pouvoir au Cambodge en 1975, ils étaient déterminés à créer une nouvelle société en commençant par détruire tous les aspects de l’ancienne. Ils mettent ainsi progressivement en marche un programme consistant à faire déplacer les populations des zones urbaines dans des coopératives agricoles, à les rééduquer en supprimant l’idée même de propriété privée, à développer une économie et une médecine autosuffisantes, à supprimer l'argent et les repas familiaux. Dans le passage suivant, Pin Yathay, rescapé du génocide cambodgien, raconte les circonstances dans lesquelles lui, sa famille et des milliers de ses compatriotes furent déportés par les Khmers rouges : &lt;br /&gt;« Les Khmers rouges entrèrent dans la pagode avant l’aube. Ils nous ordonnèrent de partir aux premières heures du soleil. La voix de l’officier était lourde de menaces. Elle ne tolérait pas la contestation. Les bonzes  et les refugiés, rassemblant les rares effets qu’ils avaient pu emporter, se mirent en route. Même les religieux étaient sommés d’obéir. La ville ouverte se vidait de ses âmes. La déportation commençait. Quelques soldats khmers rouges se démenaient en tous sens, dans le quartier de la pagode, pour colporter l’ordre d’évacuation. Ils pressaient les gens de partir.  » &lt;br /&gt;Ainsi Phnom Penh, la capitale du Cambodge, fut totalement vidée de sa population. Tout un peuple fut contraint à la migration, laissant tout derrière lui pour aller mourir dans les campagnes reculées du pays. En agissant de la sorte, les Khmers rouges croyaient ainsi se venger de la population urbaine considérée alors comme corrompue par le luxe et l’individualisme.&lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idées, on notera les migrations forcées occasionnées par les conflits armés en Afrique depuis plusieurs décennies. Le continent africain est depuis le lendemain des indépendances confronté à des guerres ethniques et /ou civiles qui ont poussé des milliers de personnes à prendre le chemin de l’exil pour aller trouver refuge ailleurs. De la guerre de Biafra aux conflits armés en Afrique des Grands Lacs en passant par les rebellions au Libéria, en Siéra Leone et en Côte d’Ivoire, le continent semble ainsi battre le recors en matière de violence. Au Liberia, les rebelles et les forcées armées gouvernementales se sont engagés dans un conflit armé qui avait contraint une grande partie de la population civile à fuir le pays pour aller chercher la protection dans les pays limitrophes. Le pays voisin, La Siéra Léon, avait vécu la même situation cauchemardesque qui avait poussé des centaines de citoyens à la migration forcée pour assurer leur sécurité. De même la Côte d’Ivoire  a vécu une situation de guerre civile et d’insécurité qui avait conduit, au début de l’an 2000,  beaucoup d’Ivoiriens à se déplacer d’une région à une autre si ce n’est parfois dans les pays voisins. Et, en Mauritanie, à la fin des années 1980, des milliers de citoyens étaient chassés du pays vers Sénégal suite aux événements de 1989. En  effet, en 1989,  un incident sur la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie déclenche une spirale d’émeutes xénophobes dans les deux pays. Un conflit « classique » de coexistence entre nomades et sédentaires évoluait ainsi en une crise ouverte entre les deux Etats. En Mauritanie, les autorités ont procédé à des vastes rafles suivies d’expulsions massives, le gouvernement décidant d’expulser outre les Sénégalais ses propres nationaux supposés « originaires » du Sénégal. Quelques dizaines de milliers de personnes se réclamant de la nationalité mauritanienne ont été de ce fait refoulées au-delà de la frontière commune, y  compris au Mali .  &lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idées, en Afrique des Grandes Lacs (Burundi, Ouganda, RDC, Rwanda, etc.) on assiste depuis quelques années à une recrudescence des violences contre les populations civiles sans défense. Cette partie du continent africain est, dès le début des indépendances, une vraie poudrière où extrémistes de tous bords, rebelles et forces armées gouvernementales se livrent à une guerre sans merci contraignant des milliers de personnes à la fuite. Ceci a atteint son paroxysme avec la catastrophe génocidaire rwandaise de 1994 qui, en trois mois, avaient poussé, dans un premier temps, les Tutsi à fuir leurs habitations pour échapper à la mort, et dans un second, les Hutu qui, devant l’imminence de la victoire du Front Patriotique Rwandais, avaient choisi de fuir dans les pays voisins pour ne pas être surpris et massacrés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-565076898521389396?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/565076898521389396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=565076898521389396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/565076898521389396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/565076898521389396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2010/03/les-migrations-forcees.html' title='Les migrations forcées'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7201840180083103290</id><published>2010-03-12T10:25:00.000-08:00</published><updated>2010-03-12T10:28:08.337-08:00</updated><title type='text'>Le réalisme et le naturalisme dans la tradition littéraire en France</title><content type='html'>•  &lt;br /&gt;La tradition réaliste dans la littérature occidentale ne date pas d’aujourd’hui. Déjà dans l’Antique et au Moyen Age, on remarquait, à travers les œuvres des philosophes et des écrivains, une manifestation sinon un besoin manifeste de reproduction du réel. Dans son ouvrage qui s’intitule Lire le réalisme et le naturalisme, Colette Becker constate que : &lt;br /&gt;« Le réalisme n’est pas une invention du XIX siècle. Il existe dans la littérature occidentale depuis l’Antiquité une tradition d’ « imitation » de la réalité, qui trouve son point de départ dans le livre X de La République de Platon, où la Mimésis est placée au troisième rang après la Vérité. […] Le terme du réalisme s’oppose à celui d’idéalisme, avec lequel il forme une antithèse.  »  &lt;br /&gt;Par ailleurs, le réalisme a refait surface de façon imposante dans la littérature occidentale en général et française en particulier  dans la seconde moitié du  XIX siècle. C’est, en d’autres termes, « vers 1850 [que] le mot réalisme commença à entrer dans le vocabulaire de la critique ; on batailla bientôt pour ou contre les idées qu’il présentait, et l’on finit par se préoccuper d’en donner des définitions précises.  » Il est en quelque sorte une réaction au courant romantique qui, dès la fin du XVIII siècle avec François René de Chateaubriand avec ses Mémoires d’outre tombe,  et Jean Jacques Rousseau, notamment avec ses Confessions,  et au début du siècle suivant (XIX), accordait une importance capitale à l’expression libre des sentiments personnels des poètes et des romanciers. Le romantisme français du XIX siècle fut particulièrement dominé par  Victor Hugo, Alfred de Musset, Lamartine, etc. qui, à travers leurs poèmes, donnaient libre cours à leur imagination. En se posant contre cette tradition romantique, le réalisme se définit comme une reproduction fidèle des réalités sociales. Ce courant est donc né du besoin de réagir contre le « sentimentalisme romantique». Il a pour ambition de dépeindre la réalité telle qu’elle se présente, sans artifice et en dehors de toute idéalisation. Il choisit le plus souvent ses sujets dans les classes moyennes et/ou populaires, aborde des thèmes comme le travail salarié, les relations conjugales, ou les conflits sociaux.&lt;br /&gt;Le terme de réalisme désigne d’abord, au sens strict, « une école qui, forte de l’héritage d’un Balzac ou d’un Stendhal, a voulu systématiser  la fidélité au réel et a connu son heure de gloire  dans les années 1850- 1870. » Le réalisme est également une attitude dépassant largement le cadre étroit d’une école. Le mouvement réaliste français du XIX siècle va d’Honoré de Balzac à Gustave Flaubert. Pour ces deux auteurs, en effet, le romancier doit être objectif dans sa reproduction du réel, et le roman, selon le terme de Stendhal, doit être « un miroir que l’on promène le long d’un chemin. »  Le roman est de ce fait le reflet des réalités sociales dont la conception se base sur une documentation soigneusement rassemblée. Ainsi, Gustave Flaubert, pour écrire Salammbô (1862) s’acharne à retrouver toutes les informations sur la vie quotidienne et guerrières des antiques Carthaginois. &lt;br /&gt;Le souci de faire vrai, de donner un parfum d’effet de réel à leurs œuvres pousse les auteurs réalistes à porter plus d’attention au monde qui les entoure, à accorder plus de temps à l’observation des faits sociaux. Le romancier se fait historien de son époque, consigne dans ses œuvres les événements marquants de son temps.  Les œuvres des auteurs comme Balzac et Stendhal véhiculent un savoir plus ou moins exhaustif sur le mode de vie, les coutumes et les traditions françaises du XIX siècle. Les œuvres comme Le Père Goriot (1835)  et Le Rouge et Noir (1830) constituent de véritables chefs d’œuvre de la littérature réaliste française du XIX siècle qui renseignement suffisamment le lecteur sur les réalités sociales de l’époque.  Le Rouge et le Noir par exemple est une peinture  de la société française sous la Restauration, comme l’indique son sous titre : chronique de 1830. De même, Le Père Goriot, qui est publié durant la même période, est une critique des tares de la société française de l’époque comme l’égoïsme, l’arrivisme, l’amour excessif de l’argent, etc. &lt;br /&gt;• Le naturalisme&lt;br /&gt;Le  naturalisme français a fait son entrée, de façon déterminante,  dans la tradition critique et littéraire dans la seconde moitié du XIX siècle. Il fut particulièrement dominé par Emile Zola qui, à travers ses œuvres notamment Germinale qui retraçait la vie minière de la fin du siècle, a poussé l’observation des faits sociaux très loin. Les naturalistes s’inspiraient des méthodes expérimentales de l’époque dominées essentiellement par les œuvres de Claude Bernard. Selon ces derniers, « le roman doit  […] désormais être non le récit d’histoire  polissonnes, divertissantes ou consolantes, mais une analyse du monde contemporain, explorant tous les milieux, y compris les « classes basses », jusque-là réputées trop triviales. Il doit utiliser les découvertes et les méthodes de la médecine . » On le voit, à travers cette citation, que le courant naturaliste va plus loin que son prédécesseur, le réalisme. Le romancier ne se contentant plus d’une simple observation brute des faits sociaux, adopte une méthode expérimentale qui le conduit à une vérification, de la même manière que les scientifiques, des réalités observées. Emile Zola, avant d’écrire ses œuvres romanesques, avait l’habitude de visiter les hôpitaux et les mines afin de donner un parfum d’authenticité à ses propos, comme en témoigne ce passage où Zola décrit  les méthodes utilisées par le romancier naturaliste : &lt;br /&gt;« Un des nos romanciers naturalistes veut écrire sur le monde du théâtre. Il part de cette idée générale, sans avoir encore un fait ou un personnage. Son premier soin sera de rassembler dans des notes tout ce qu’il peut savoir sur ce monde qu’il veut peindre […] Il collectionne les mots, les histoires, les portraits […] Il ira ensuite aux documents écrits, lisant tout ce qui  peut lui être utile. Enfin il visitera les lieux, vivra quelques jours dans un théâtre pour en connaitre les moindres recoins […] s’imprégnera  le plus possible de l’air ambiant.  »&lt;br /&gt;Le terme de naturalisme :  &lt;br /&gt;« A pris au fil des siècles plusieurs sens qui ne s’excluent pas l’un l’autre. Il a d’abord désigné un savant s’occupant d’histoire naturelle, puis des sciences naturelles et des sciences biologiques. Au XVII siècle,  on a ajouté à ce premier sens un sens philosophique : est naturaliste celui qui explique « Les phénomènes par les  lois du mécanisme et sans recourir à des causes surnaturelles» (Dictionnaires de Furetière, 1727).  Au XIX siècle, le mot entre dans le vocabulaire des beaux –arts : le critique d’art Castagnary l’utilise dès  1863 de préférence à celui du réalisme, qui depuis 1855 a des connotations  triviales […]  pour désigner l’évolution de la peinture contemporaine vers la représentation du réel.  » &lt;br /&gt;Le naturalisme s’inscrit donc dans la continuité du réalisme en le dépassant. Il décrit les misères sociales, physiques et morales des peuples sacrifiés de la révolution industrielle du XIX siècle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7201840180083103290?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7201840180083103290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7201840180083103290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7201840180083103290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7201840180083103290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2010/03/le-realisme-et-le-naturalise-dans-la.html' title='Le réalisme et le naturalisme dans la tradition littéraire en France'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5576077888025486741</id><published>2010-03-01T14:41:00.001-08:00</published><updated>2010-03-01T14:42:01.415-08:00</updated><title type='text'>Aperçu sur le mythe de l'ailleurs en milieu soninké</title><content type='html'>Dans cette réflexion, notre ambition n'est nullement de faire une étude exhaustive du mythe de l'ailleurs chez les Soninké. Ce sujet, il est vrai, peut faire l'objet d'une étude scientifique approfondie. Notre objectif, de fait, est de donner, d'une manière très concise, une idée, un aperçu sur la manière dont la communauté soninké de la Mauritanie, du Sénégal et du Mali conçoit la migration. Cette migration, comme nous allons le voir brièvement, est toujours accompagnée d'une sorte d'idéalisation du pays d'immigration qui fait que pour tout jeune homme soninké le voyage en Occident, en France ou en Espagne particulièrement, est synonyme de la réussite totale. Cette réflexion n'étant pas exhaustive, nous "conseillons" aux lecteurs qui veulent approfondir ce sujet la lecture de : Les Diasporas des travailleurs soninké (1848 – 1960) de François MANCHUELLE et Les Soninké en France de Mohammad TIMERA. Avant de présenter sommairement ce mythe de l'ailleurs chez les Soninké, un bref rappel historique des mouvements migratoires des Africains vers la métropole s'impose afin de mieux saisir le contexte dans lequel ce mythe a vu le jour.&lt;br /&gt;La migration des Africains francophones vers la métropole s’est faite, au début, de deux ou trois manières. D’abord, ce furent les colonisés, contraints de participer à l’effort de guerre pendant les deux grands conflits mondiaux (1914-1918 et 1939-1945), qui étaient les premiers à venir en France pour combattre aux côtés de l’armée française. Entre 1914 et 1918 plus de 200000 « tirailleurs sénégalais », dont 30000 trouvèrent la mort, ont participé à la guerre aux côtés des troupes alliées. Un grand nombre de romans négro-africains francophones rendent comptent de la mobilisation de ces « tirailleurs sénégalais » dans une guerre qui leur était complètement étrangère. C’est le cas par exemple de O pays mon beau peuple du romancier sénégalais Sembene OUSMANE, Force Bonté du tirailleur Bakary DIALLO, L’Aventure ambiguë de Cheikh Hamidou KANE, Morts pour la France de Doumbi FACOLY…&lt;br /&gt;Ensuite, ce furent les ouvriers manuels qui, après les Deux Guerres mondiales, appelés par la métropole pour sa reconstruction, ont massivement émigrés en France. Gaston KELMAN dans son essai qui s’intitule Je suis noir et je n’aime pas le manioc écrit :&lt;br /&gt;« La France, comme la majorité des pays européens, se trouve devant la nécessité de moderniser l’outil de production vieillissant [avait jugé qu’elle] n’a pas le moyen de se lancer dans un chamboulement coûteux et qu’elle gagnera à recourir à l’importation de la main d’œuvre [de ses] colonies d’Afrique. »&lt;br /&gt;C’est ainsi que les Africains, à la recherche de meilleures conditions de vie, avaient décidé de quitter leurs familles pour aller travailler, dans des conditions déplorables, en Europe. En fin, dans cette aventure européenne des Africains, il faudrait également signaler la présence des étudiants qui venaient ou qui viennent achever leur formation dans les universités et institutions françaises. Au départ, nous avons assisté à ce que les sociologues ont appelé « la migration des célibataires ou d’hommes seuls ». Ensuite, selon les mêmes sociologues, ce fut « le regroupement familial » à partir des années 1970. En 2004, 4,5 millions d'immigrés âgés de moins de 18 ans ou plus vivent en France métropolitaine ; ils représentent 9,6 % de la population du même âge contre 8,9 % en 1999[53]. « Alors que la population immigrée a longtemps été composée d'une majorité d'hommes venus en France pour travailler, les femmes, arrivées par le biais de regroupements familiaux, sont aussi désormais aussi nombreuses que les hommes (50,3 %).»&lt;br /&gt;Les Soninké, comme la plupart des populations ouest africaines, furent parmi les premiers à avoir choisi l’émigration en Occident, en France et en Espagne particulièrement, comme une option de survie. Au sortir de la seconde guerre mondiale, pour des raisons économiques et de l’appel de la France à ses colonies pour sa reconstruction d’après –guerre, les jeunes et les moins jeunes de la communauté soninké du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie, qui avaient le goût de l’aventure "dans le sang", ont décidé d’aller chercher fortune ailleurs. Ce goût de l’aventure chez nos Soninké avait continué grandissant jusqu’au début des années 1970. De fait, ces années furent, dans les pays du Sahel, une dure période sécheresse et de famine. Pour sauver leurs familles de la misère sociale, économique ambiante, les jeunes soninké étaient comme condamnés d’abandonner champs et cultures pour aller "vendre" leur force de travail ou faire du commerce dans les grandes villes (Dakar, Nouakchott, Abidjan…). Les plus déterminés d’entre eux ont réussi à aller un peu plus loin, en Europe. Cette migration des jeunes soninké en Occident s’accompagna (s’accompagne encore) d’une sorte de mythe qui fait que tout immigrant soninké vivant en Europe est considéré au village comme un héros. Ce mythe fut (est) alimenté et entretenu à la fois par le migrant lui-même et son entourage direct ou indirect. Le migrant soninké, en effet, au retour de son aventure européenne pour des vacances de deux ou trois mois, par ses différents gestes, sa façon de s’habiller et les récits qu’il fait de son aventure, crée tout un mythe autour de sa personne, et par la même occasion, il donne sciemment ou non une image « paradisiaque » du pays d’immigration (France ou Espagne). Cette image est d’autant plus ancrée dans l’imaginaire des populations que tous les jeunes se sentent comme envahis d’un sentiment incontrôlable qui les fait rêver d’une Europe où ils pourraient facilement se faire beaucoup d’argent. Tout le monde, dans la communauté soninké, participe à ce mythe. Finalement, nous assistons dans notre communauté, comme d’ailleurs dans toutes les autres communautés ouest africaines, à une sorte de « société du paraître » pour ne pas dire d’ostentation où n’ont de valeur que les jeunes qui ont émigré en Europe. Ce mythe est tellement enraciné dans les mentalités que toute tentative de la combattre s’avère être vain dès le départ. Or, il est de la responsabilité de chacun (e) d’entre nous, Soninké ou non, de nous engager dans une vraie campagne de sensibilisation afin de combattre ce mythe qui fait, il est vrai, dans la communauté soninké plus de mal que de bien. Les jeunes doivent comprendre que l’image que l’on fait véhiculer de l’Europe n’est pas tout à fait exacte. Que l’Europe, tout comme l’Afrique, a ses pauvres.&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5576077888025486741?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5576077888025486741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5576077888025486741' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5576077888025486741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5576077888025486741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2010/03/apercu-sur-le-mythe-de-lailleurs-en.html' title='Aperçu sur le mythe de l&apos;ailleurs en milieu soninké'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7743569225249973871</id><published>2010-01-28T04:40:00.001-08:00</published><updated>2010-01-28T04:41:02.476-08:00</updated><title type='text'>La tradition réaliste dans la littérature négro-africaine francophone</title><content type='html'>La littérature négro-africaine francophone est une littérature réaliste, dès le départ. Dans un premier temps, entre 1920 et 1960, elle a été une reproduction plus ou moins fidèle des exactions de la colonisation européenne dans le continent, des traditions et des modes de vie des populations prises entre les deux cultures occidentale technicienne et africaine traditionnelle. Dans un deuxième temps, de 1960 à 1990, cette littérature retrace les réalités des dictatures sanguinaires, souligne les différents  changements intervenus dans le continent au lendemain des indépendances et les conflits des générations, etc.  Ces deux étapes de la littérature réaliste africaine francophone au sud du Sahara ont  été marquées par des œuvres capitales contribuant à l’élaboration d’un savoir sur les réalités du continent. &lt;br /&gt;Au début du XX siècle, René Maran, fonctionnaire de l’administration coloniale française,  a pris fait et cause pour les colonisés en  donnant  à cette littérature l’une de ses  œuvres réalistes, Batouala1,  reproduisant les abus du système colonial auxquels étaient  confrontés les indigènes. En effet, l’auteur a choisi, pour la première fois, de donner la parole aux habitants d’un petit village de l’Oubangui Chari, actuel Centre Afrique,  afin qu’ils expriment leurs quatre vérités sur l’exploitation coloniale à la quelle ils étaient quotidiennement confrontés. Le roman fait ainsi découvrir au lecteur les joies et les pleurs des habitants de cette contrée de l’Afrique en prise avec le système colonial. Premier signe avant –coureur du mouvement de la négritude, Batoula  intéresse à la fois par son contenu et par l’entreprise qui le fonde : la mise en cause du système coloniale. Il ne tâche même pas d’expliquer : il constate. &lt;br /&gt;S’inscrivant dans la même tradition réaliste, le « tirailleur sénégalais », Bakary Diallo, avec son Forcé Bonté2, retrace la vie de son auteur qui, mobilisé pendant la première guerre mondiale, livre aux lecteurs ses péripéties. Adolescent, Bakary Diallo participe donc à plusieurs opérations militaires en Afrique du Nord (Maroc) avant de rejoindre l’armée française en combat contre les Allemands. Blessé, il passa plusieurs mois dans des hôpitaux en France, avant de retourner au Sénégal. Au point de vue réaliste, ce texte est riche en informations. C’est un texte simple, écrit sans acrobaties stylistiques propre aux romanciers africains francophones de la première génération, mais qui donne une idée claire sur ce qui semble être l’apport positif de la France en Afrique, d’où le titre du roman Force –Bonté. Dans la même tradition réaliste, on notera Karim d’Ousmane Socé Diop et  Doguicimi3 de Paul Hazoumé.  Si le second  ouvre la voie aux romans historiques, le premier, lui, offre un modèle pour les futurs romans africains francophones de mœurs citadines.&lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idées que ces deux romans, on notera Chaka (1925) de Thomas Mofolo et du romancier malien  Seidou Badian (1961). Ces deux auteurs se sont inspirés, au moment de la production de leur texte, de l’histoire réelle du fondateur de l’empire Zoulou, Chaka. Sur le modèle du roman historique, ces deux textes ont repris à leur compte les éléments historiques de ce guerrier zulu  d’Afrique australe du milieu du XIX siècle. La particularité de ces œuvres est d’avoir su donner aux lecteurs une information plus ou moins complète sur les  faits et gestes de cet empereur. Mofolo et Badian, avant d’écrire leur texte, et dans un souci de rester fidèle à la réalité des faits racontés, se sont renseignés, ont fait des enquêtes sur la vie du personnage de Chaka. Leurs textes participent de ce fait «  de la construction du sens de l’Histoire  en tant que mémoire des civilisations.4 » Ces textes présentent un personnage reconnu historiquement, dont « les traits sont devenus presque des clichés dans l’esprit du lecteur.5 » Chaka de Mofolo, par exemple, « procède de cette technique, puisque sa valeur première est d’apprendre au lecteur tout sur les civilisations de l’Afrique australe au XIX siècle et au XX siècle.6 » De même, le roman éponyme de Seidou Badian  procède de la même manière. L’objectif de l’auteur étant de contribuer à l’élaboration d’un savoir sur ce grand empereur africain. Badian et Mofolo s’inscrivent ainsi dans la même tradition réaliste qu’un Balzac ou qu’un Stendhal. &lt;br /&gt;De même que ces deux textes, au titre identique, on signalera les œuvres du romancier sénégalais, Sembène Ousmane, notamment Les Bouts du bois de Dieu (1960). Dans ce texte, l’auteur met en scène deux visions antagonistes du monde sous l’angle marxiste : d’un côté, les patrons, les colonisateurs et de l’autre,  les colonisés. Ce roman constitue un point culminant dans l’engagement social de son auteur qui s’inscrit dans la tradition réaliste et naturaliste français du XIX siècle. Sembene Ousmane est dans ce sens un témoin oculaire des injustices auxquelles les populations, particulièrement les ouvriers du chemin de fer Dakar –Niger, étaient confrontése. Chez Sembène, en effet, &lt;br /&gt;« L’engagement social prend toute son ampleur et son apogée dans Les Bouts de bois de Dieu dont le thème principal est la grève des emplois du  chantier de chemin de fer Dakar –Niger. A partir de cet événement historique qui a eu lieu du 10 octobre 1947 au 19 mars 1948, le narrateur raconte le récit qui navigue entre la fiction pure et des faits historiques avérés. L’anecdote porte sur les conditions inhumaines réservées aux ouvriers noirs du Dakar – Niger et fustige l’arrogance des patrons. Deux mondes antagonistes sont campés côte à côte. Les ouvriers sont des victimes et les patrons des oppresseurs, ainsi que les chefs religieux ou tous ceux qui croient en Dieu.7»&lt;br /&gt;Ce roman est  un récit où fiction et réalité se mélangent. Son auteur renseigne le lecteur à la fois sur les réalités de la colonisation et les exactions auxquelles elle aboutit. Les Bouts de bois de Dieu est dans ce sens une œuvre engagée, qui se révolte contre le traitement réservé aux populations africaines en général, et soudano-sénégalais en particulier. &lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idées, on retiendra Allah n’est pas obligé8 et Quand on refuse on dit non9 du romancier ivoirien Ahmadou  Kourouma.  Dans ces deux textes romanesques, l’auteur renseigne le lecteur sur les conflits armés et sanguinaires au Liberia, en Siéra Leone et en Côte d’Ivoire. Dans le premier roman Ahmadou Kourouma évoque les péripéties d’un enfant soldat, Ibrahima qui, après avoir été enrôlé et combattu auprès des chefs de guerre, décide de partir à la recherche de sa tante qu’il a perdu de vue sinon égarée ou tuée quelque part en Siéra Leone ou au Liberia. Le second, lui, constitue une suite logique du premier. En effet, il relate l’histoire du même personnage, Ibrahima en l’occurrence, et de sa tante qui, fuyant les hostilités de la guerre civile dans le sud de la Côte d’Ivoire, se rendent dans le Nord du pays. Ces deux romans, sur le plan réaliste, constituent une véritable information sur les réalités des conflits armés dans cette région du continent africain où les rebelles et les forces armées gouvernementales se livrent une bataille sans merci. Ahmadou Kourouma, de la même manière qu’Emile  Zola, s’inspire des faits réels, s’informe, se documente avant d’écrire ses textes.   &lt;br /&gt;De même que Kourouma, les œuvres du romancier congolais Sony Labou Tansi, notamment La Vie et demie, sont une véritable source d’information  sur les réalités de l’Afrique. Cet auteur, avec un style dérisoire et onirique, relate l’histoire des dictatures sanguinaires auxquelles le continent africain est confronté  au lendemain des indépendances. En faisant recourt au fantastique dans la description de ses personnages, Sony Labou Tansi a su donner au lecteur une idée de la situation chaotique engendrée par l’instauration des régimes de non –droit un peu partout en Afrique. &lt;br /&gt;Le roman réaliste africain « semblait désormais  le meilleur véhicule pour l’expression littéraire  du monde noir 10» et de ses réalités sociales, économiques et politiques.   De même que les écrivains de la première génération, dans les années 1930, les œuvres publiées entre 1980 et 1990 constituent donc une véritable source de renseignement sur les problèmes auxquels le continent africain est confronté. Par exemple, avec les textes romanesques de la plupart des romanciers guinéens comme Camara Laye avec Dramouss (1966) d’Alioun Fantouré avec son roman Le Cercle des tropiques (1972) et William Sassine avec Wirriyamu (1976), on assiste à une véritable mise en procès de la dictature sanguinaire d’Ahmed Sekou Touré qui a dirigé la Guinée d’une main de fer durant plusieurs décennies. &lt;br /&gt;D’autres romanciers « vinrent appuyer la vision guinéenne, à de degré divers. [La] distorsion entre les discours du leader et son évolution vers l’autocratie, Un Fusil dans main un poème dans la poche (1973) d’Emmanuel Dongola en rendait compte à l’occasion de la guerre d’Angola […] ; tandis que  Valentin Y. Mudimbe entraînait son héros dans la guerre civile qui sévissait au Congo –Zaïre : Entre les deux eaux (1973) […] était son premier roman, et classait son auteur en premier position parmi les jeunes romanciers. Le Bel immonde (1976), son second ouvrage, offrait un tableau inquiétant des mœurs politiques en vigueur et laissait augurer des pires dérives11 » &lt;br /&gt;Ces textes s’inscrivent ainsi dans la même tradition réaliste et naturaliste que les œuvres de Flaubert, de Stendhal et de Zola. Leur objectif principal étant de donner à voir au lecteur les réalités sociales et politiques cauchemardesques doublées des terreurs sanguinaires des « Guides providentiels », selon le terme de Sony Labou Tamsi. Un peu partout dans le continent, au sud et au nord du Sahara, au lendemain des indépendances, les populations se sont retrouvées prises au piège des élites  travaillant pour leur propre compte au lieu de se préoccuper des réels besoins de leurs citoyens. Le roman africain francophone est de ce fait le reflet de cette situation de trahison de la classe dirigeante. Conscients de cette conjoncture historico-politique qui ne présageait rien de promettant tant pour le continent que pour ses habitants, les romanciers, de la Guinée au Congo en passant par le Sénégal et le Cameroun, avaient rapidement pris leur plume pour dénoncer les « dérives des politiciens autochtones, les ridicules et les contradictions  de la nouvelle bourgeoisie, les déceptions et difficultés des masses populaires dont la situation empirait.12 » chaque jour davantage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7743569225249973871?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7743569225249973871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7743569225249973871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7743569225249973871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7743569225249973871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2010/01/la-tradition-realiste-dans-la.html' title='La tradition réaliste dans la littérature négro-africaine francophone'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5613191489493962932</id><published>2009-11-24T01:45:00.000-08:00</published><updated>2009-11-24T01:47:37.459-08:00</updated><title type='text'>L</title><content type='html'>LA MISERE D'UN PEUPLE &lt;br /&gt;Il y a moins de sept mois, les citoyennes et les citoyens mauritaniens ont élu à la tête de la magistrature suprême de leur nation M.  Aziz. Celui qui s’est présenté, durant toute la campagne électorale, comme le candidat des pauvres s’est engagé, dès le lendemain de sa victoire,  dans la voie du progrès, de la lutte contre la corruption, le favoritisme ethnique et/ou tribal, du gaspillage, etc. Cependant, si l’on prend le temps, si minime soit-il, d’observer autour de soi, dans les rues de Nouakchott, on se rendra vite compte que l’on n’est loin de sortir de l’auberge ; que les objectifs fixés par le candidat Aziz sont loin d’être atteint par l’ Aziz président. Il est sans doute très tôt de faire le bilan d’un régime qui a hérité d’une vingtaine d’années de désordre administratif, économique et démocratique. Mais, il est vrai, il n’est pas très tôt d’attirer l’attention sur certains points critiques qui bloquent sinon constituent un  obstacle on ne peut plus capital pour les ambitions du chef de l’Etat. Ces points, qu’il est fort prétentieux de vouloir les citer tous ici, concernent notamment : &lt;br /&gt;- La difficulté de circuler aujourd’hui librement dans la capitale ; &lt;br /&gt;- Le désordre de la circulation ;&lt;br /&gt;- L’absence presque totale du code de la route ;&lt;br /&gt;- L’insuffisance de routes. &lt;br /&gt;Circuler à Nouakchott aujourd’hui relève d’un véritable parcours d’un combattant. Tellement toutes les conditions du malaise sont réunies pour compliquer la vie aux citoyens. Sur les « goudrons », véhicules, charrettes, commerçants et piétons se disputent le passage dans un désordre frôlant la catastrophe. Il est donc urgent pour le président de la République de réfléchir sur un programme cohérent et sérieux de construction de routes (boulevards, autoroutes) modernes afin de satisfaire les besoins de ses citoyens. Un pays ne peut prétendre au développement quand le problème de la circulation libre des citoyens n’est pas résolu. La bataille s’annonce longue. Les défis sont de nature inquiétante. Mettre de l’ordre dans le désordre de la circulation de Nouakchott demande beaucoup de patience et de responsabilisation des citoyens….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5613191489493962932?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5613191489493962932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5613191489493962932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5613191489493962932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5613191489493962932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/11/l.html' title='L'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-17720688302496862</id><published>2009-08-09T10:36:00.000-07:00</published><updated>2009-08-09T10:37:03.808-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur le mariage chez les Soninké</title><content type='html'>Mon objectif, dans cette réflexion, n’est nullement de faire une étude exhaustive du mariage chez la communauté soninké. Il  s’agit ici, tout simplement, de donner une idée de la manière dont les Soninké célèbrent leur mariage. Ce sujet peut faire l’objet d’une étude scientifique sérieuse et complète pouvant permettre, pour ceux qui désirent approfondir leur connaissance, d’avoir des informations suffisantes et détaillées sur les différentes étapes du mariage soninké.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage chez la communauté soninké se fait traditionnellement entre membres d’un même clan. Les différentes étapes de ce mariage sont, s’il s’agit d’un garçon et d’une fille qui se marient pour la première fois,  rigoureusement calculées, suivies et traitées par les parents. Le jeune homme qui tombe amoureux d’une jeune fille, qui est dans la plus part des cas sa cousine, en parle à un Niahamala  qui se chargera d’informer les parents de la fille et ceux du jeune garçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que les deux parties sont d’accord, les parents décideront d’informer les autres membres de leurs familles respectives et le marabout du village qui sera chargé de « nouer » le mariage par une cérémonie religieuse où le représentant du jeune garçon, qui peut être son père ou un membre de la famille assisté des témoins,  conclura le mariage avec la bénédiction de l’imam du village. Mais auparavant, une fois que les fiançailles des deux jeunes futurs mariés commencent à s’éventer dans le village par le biais du « téléphone arabe », le jeune homme  peut faire un premier geste, qui témoignera de sa bonne volonté et de sa bonne foi d’épouser la jeune fille  en s’acquittant du « tamma  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce  tamma est ainsi considéré comme une sorte de « marque » qui fermera la porte à d’autres prétendants. Ce qui revient à dire que le mariage chez les Soninké suit traditionnellement, après l’accord des parents des futurs époux, deux étapes principales. La première étape est l’octroi  du tamma qui est un symbole solide de garantie de la détermination du jeune homme à épouser la jeune fille. La deuxième, elle, est le paiement de la dote, qui peut d’ailleurs se faire à la veille de la célébration du mariage. Cependant, de nos jours, les jeunes générations, sans doute influencées par la scolarisation et le contact de la civilisation occidentale « moderne »,  commencent à remettre en question certaines étapes du mariage soninké.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le mariage « endogène » qui consiste, dans ce contexte, à ne prendre une femme que dans son clan est rigoureusement remis en question. Comme pour toute contestation, il y a toujours des nostalgiques de la tradition. Le plus souvent, les vieux et les jeunes qui n’ont pas été en contact avec le monde occidental, soit par l’école soit par l’immigration, restent fortement attachés aux coutumes traditionnelles du mariage. Tandis que les jeunes qui ont fréquenté l’école ou qui ont été en contact avec le monde européen par le biais de l’immigration protestent contre ces coutumes qu’ils considèrent être dépassées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour de la célébration du mariage, les jeunes mariés invitent  leurs  « fedalemu  » pour passer la journée ensemble en jouant aux cartes ou en écoutant de la musique. Le mariage, chez les Soninké dure rois jours. A la veille du mariage, le jeune homme se choisit, parmi ses amis  de confiance, quelqu’un qui deviendra son « housmanta ». Le housmanta est en quelque sorte le bras droit du jeune marié. C’est lui qui est chargé d’assister le jeune marié  durant tout le mariage. La jeune fille, elle aussi, prend, parmi ses amies intimes, une fille ou une jeune femme qui jouera presque le même rôle que le housmanta du jeune garçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les trois jours de festivités, les invités commencent à prendre congé des jeunes mariés. Mais les deux housmanta restent avec ces derniers jusqu’à la sortie de « kerri kompo » (chambre nuptiale) de la jeune mariée, soit une semaine après. Au septième jour donc, les amies de la jeune mariées allaient, ensemble, faire la lessive pour les jeunes époux. Cette lessive collective est une occasion  de présenter en public « les preuves » de la virginité de la jeune fille en exposant le drap blanc sur lequel les mariés ont passé leur première nuit de noce. Mais cette coutume commence  à disparaitre complètement du mariage soninké.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la lessive collective susmentionnée,  les parents des deux jeunes mariés se retrouvent pour exposer les habits et autres objets ménagers de la jeune mariée. En milieu soninké, comme dans la plus part des sociétés africaines traditionnelles et modernes, le jeune est tenu à préparer, avant le mariage, une valise pour sa future épouse. De même, les parents de cette dernière prépareront, depuis que leur fille commence à être pubère, leur valise et tous les objets ménagers qui animeront  désormais la vie de la jeune épouse  dans le foyer de son  futur mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-17720688302496862?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/17720688302496862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=17720688302496862' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/17720688302496862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/17720688302496862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/08/apercu-sur-le-mariage-chez-les-soninke.html' title='Aperçu sur le mariage chez les Soninké'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5496409082146598208</id><published>2009-08-07T16:38:00.000-07:00</published><updated>2009-08-07T16:39:31.331-07:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>On a souvent surnommé M. Aziz « le président des pauvres ».  Ce surnom colle-t-il réellement à la personnalité et  aux actes de celui qui vient tout  juste de retrouver son poste à la tête de la magistrature suprême    de la Mauritanie ? En tout cas, nous le saurons  bientôt. Pour l’instant, contentons – nous de souligner qu’aujourd’hui, plus qu’hier sans doute, les citoyennes et le citoyens mauritaniens ont plus que jamais besoin d’un dirigeant capable d’écouter leurs misères,  afin d’en trouver des solutions immédiates et adéquates. La Mauritanie est classée parmi les pays les plus pauvres de la planète, malgré ses ressources naturelles (pétrole, fer, cuivre, etc.)  et humaines. Pour sortir de cette pauvreté,  le président Aziz doit résolution s’engager dans un combat sans merci contre les maux qui gangrènent la société mauritanienne.  Ces maux, de nature on ne peut plus diverse et inquiétante, concernent entre autres la pauvreté, la corruption, le favoritisme ethnique ou clanique, le gaspillage des biens de l’Etat, l’analphabétisme, le manque de civisme et de patriotisme, etc. Tout cela, de fait, conduit le pays à sa perdition. Il n’est plus besoin aujourd’hui de souligner les conséquences de ces maux sur le quotidien  des populations, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Tellement elles ont l’impression de se retrouver dans une impasse qui les dépasse. Pour en avoir le cœur net, prenez le temps, si minime soit-il, de vous promener, si d’aventure vous habitez à Nouakchott,   dans certains quartiers de notre capitale pour vous rendre compte à quel point la situation est dramatique. Aujourd’hui, en ce début du troisième millénaire, il est choquant sinon révoltant de remarquer que dans ces quartiers (Basra, Netek, 5ème, 6ème…) les besoins les plus élémentaires des habitants ne sont jamais satisfaits. L’eau potable (ou l’eau tout simplement), l’électricité et l’hygiène font cruellement défaut. Force est donc de constater que M. Aziz a du pain sur    la planche. S’il veut objectivement mériter le surnom qu’on lui a attribué, il doit retrousser  ses manches, « descendre dans la boue » aux côtés des populations, afin de leur permettre d’avoir le minimum de bien –être.     &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;br /&gt;soumarezakariademba.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5496409082146598208?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5496409082146598208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5496409082146598208' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5496409082146598208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5496409082146598208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/08/mes-quatre-verites.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2963234760978879921</id><published>2009-07-31T07:37:00.000-07:00</published><updated>2009-08-07T16:43:01.712-07:00</updated><title type='text'>Le génocide rwandais à travers Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris DIOP</title><content type='html'>par Zakaria Demba SOUMARE &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;TABLE DES MATIERES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Table des matières.............................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduction....................................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première partie : Le génocide..............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre I : Le contexte.....................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1 Approche socio-historique.............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-2 Rappel chronologique..............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2 : Le déroulement..............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-1 Pendant le génocide.....................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-2 Deux ans après le génocide............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième partie : Devoir de mémoire, pardon, justice et responsabilités..........&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 1 : Témoigner sur un drame et la complicité de ses implications.........&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1 Rwanda, écrire par devoir de mémoire..............................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-2 Génocide : pardon et justice.........................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2 : Responsabilités nationales et internationales..............................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-1 Responsabilités nationales...............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-2 Responsabilités internationales..........................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion.....................................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliographie..................................................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;INTRODUCTION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1850 à 2000, la littérature africaine francophone a largement évolué. Mohamedou Kane, critique littéraire sénégalais, dans son article paru dans Notre librairie consacrée à la littérature sénégalaise1(*) affirmait que : « Les précurseurs de la littérature africaine sont à chercher parmi les métis du Sénégal » qui, à la deuxième moitie du XIXe siècle, ont publié un ensemble de textes de vulgarisation sur les réalités sociologiques du Sénégal.2(*)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres critiques, au contraire, font remonter le début de cette littérature avec la publication intempestive de Batouala de René Maran.3(*) Premier signe avant -coureur de la négritude, Batouala nous intéresse à la fois par son contenu et par l'entreprise qui le fonde. Il ne tâche même pas d'expliquer : il constate. Témoin de la vie quotidienne dans un village de l'Oubangui-Chari, Maran nous fait découvrir les joies et les pleurs des habitants de cette contrée de l'Afrique en prise avec le système colonial. L'originalité de son texte tient au faite que l'auteur ait osé, pour la première, donner la parole aux opprimés pour qu'ils dénoncent le système raciste auquel ils sont quotidiennement confrontés. Dans son hommage à René Maran en 1965, Léopold Sédar Senghor déclarait : « Après René Maran, on ne pourra plus faire vivre, travailler, aimer, pleurer, rire, parler les Nègres »4(*)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1932. Un groupe d'étudiants antillais se réunit autour d'une revue pour combattre ce qu'ils appellent « la littérature antillaise de calque » faite à l'image de la littérature française, et à libérer le tempérament du poète antillais. Cette revue n'a durée que deux ans. Elle se nommait Légitime défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1934. Le groupe de Légitime défense se retrouve dans une autre revue dénommait Journal, l'étudiant noir. Dans son premier numéro, elle nous avertissait déjà en ces termes : « Cette revue (Légitime défense), s'il casse, nous saurons trouver d'autres instruments 5(*)». En effet, le grain a été semé et les résultats n'ont pas tardé. Les poètes comme Senghor, Césaire et Damas se sont joints au groupe et le combat a continué des plus belles contre la colonisation étrangère jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale et la mobilisation de Senghor au front. Ces deux revues ont eu le mérite de donner le coup d'envoie au mouvement de la négritude dans les années 1930 à Paris où il y avait un bouillonnement culturel et civilisationnel qui allait crescendo, et dont les objectifs furent clairement précisés au lendemain du deuxième conflit mondial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, un groupe d'étudiants se sont retrouvés aux côtes de Senghor, de Césaire et de Damas à Paris, au Quartier latin, pour lancer le mouvement de la négritude. Ce grand mouvement littéraire avait entre autres pour but de revaloriser les civilisations et les cultures des Africains longtemps reniées par les colonisateurs blancs qui considéraient le continent noir comme une terre sans passé culturel. Les textes issus de ce mouvement ont fortement contribué à « la libération politique et culturel » de l'Afrique au sud du Sahara.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années soixante ont donné raison aux sceptiques qui pensaient que les indépendances ne sont pas nécessairement synonymes de bonheur et de paix pour les peuples décolonisés. A l'euphorie des indépendances, succéda la désillusion. Face à la déception des populations, les écrivains comme Kourouma et Yambo Oulogem vont ouvrir la voie à une nouvelle génération d'écrivains noirs francophones dont les oeuvres constituent une dénonciation systématique des pouvoirs dictatoriaux mis en place après le départ du colonisateur. Nous avons ainsi assisté à la naissance d'une nouvelle thématique : celle du désenchantement. Les textes publiés durant cette période se montrent en général très critiques vis-à-vis des régimes issus des indépendances. Le sentiment qui domine est celui du désespoir. C'est donc à un véritable procès du néo-colonialisme que se livrent les écrivains qui dénoncent tour à tour l'adoption inconditionnelle d'idéologies étrangères à l'Afrique et des abus auxquels elles peuvent conduire, la trahison des élites, l'affairisme de la classe dirigeante. Toutes les conditions sont réunies pour créer une Afrique de malaise. De tous ces romans, l'un des plus représentatifs est celui d'Ahmadou Kourouma. Les soleils des indépendances,6(*) en plus de sa critique des régimes autoritaires, est une oeuvre capitale pour la littérature africaine francophone du fait du changement d'écriture dont Kourouma a fait preuve. En effet, dans ce texte l'auteur, pour la première fois, émaille son récit d'expressions malinkés. Rompant volontairement avec « la littérature d'instituteurs » de la génération précédente, Kourouma bouscule la langue de Molière et essaie d'y « trouver le style malinké » comme il le dit lui-même. Ce recours aux tournures syntaxiques malinkés permet à l'écrivain de mieux faire passer les réalités africaines, car en « langues africaines, disait Senghor, les mots sont enceints d'images ». On signalera par ailleurs la même interférence linguistique chez Labou Tansi. Ceci s'explique par le fait que les auteurs africains ont du mal à rendre la couleur locale ou qu'ils ne trouvent pas en français des termes correspondant à des concepts ou des objets africains. Ouolguem, de son côté, se distingue par la distance qu'il a prise par rapport à la conception senghorienne de la négritude qui consiste à une sorte de mystification du passé du continent noir. Dans son Devoir de violence7(*), il nous montre en effet que tout n'était pas paradisiaque dans l'Afrique précoloniale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décennies soixante-dix et quatre-vingts sont particulièrement marquées par un durcissement du ton contre les chaos des dictatures, de la corruption et du favoritisme ethnique que les « Guides providentiels » ont instaurés. Les quelques oeuvres marquantes de ces périodes sont : La vie et demi (1979) de Sony Labou Tansi, Le cercle des tropique (1972) d'Aliou Fantoué, Les crapauds -brousse (1979) de Thierno Monenembo... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment qui prévaut à l'examen des oeuvres publiées durant la période de 1980-1987 est celui d'un malaise. La vie et demie égrène la sinistre litanie des dictateurs dont la succession n'engendre que mort et destruction. Les victimes n'en finissent pas d'accomplir leur martyr sous l'oeil de leurs bourreaux. Ces décennie furent aussi marquées par un fait important : celui de l'avènement des romancières africaines francophones sur le paysage littéraire. Ces femmes avaient voulu lancer leur cri de désespoir face à un monde méprisant qui leur refusait leurs droits les plus fondamentaux. Parmi les textes importants de ces femmes écrivains, nous pouvons entre autres citer : Une si longue lettre (1979) de Mariam Bâ, La parole aux négresses (1978) de Hawa Thiam, Elle sera de Jaspe et Corail (1984) de Calixte Beyala...Les thèmes le plus souvent abordés par ces romancières sont : le mariage forcé, l'excision, la contestation du pouvoir de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décennie 1990-2000 fut surtout marquée par deux thématiques majeures : celles de la migration et des guerres civiles. Alain Mabankou8(*) , J.R. Essomba 9(*) et Daniel Biyaoula10(*) ont publié des textes remarquables mettant l'accent sur la situation des Africains en France ; tandis que Kourouma11(*), lui, aborde le thème des enfants soldats au Liberia et en Sierra Leone. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la thématique de génocide, l'objet du présent travail de mémoire, s'inscrit dans un projet : Rwanda, écrire par devoir de mémoire. Elle est annoncée par une dizaine d'écrivains africains de langue française ayant pris part aux manifestations de « Fest'Africa » qui les a invités à aller au pays des Mille et une fosse communes en 1998 afin de témoigner de l'horreur : un génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murunbi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop s'inscrit pleinement dans ce cadre. Nous envisagerons, dans un premier temps, de donner quelques indications sur le contexte socio-historique qui constitue l'arrière fond de la tragédie rwandaise, avant de passer à l'étude tant structurale que thématique de Murumbi tout en le comparant aux textes traitant du même sujet. Mais aussi l'accent sera mis sur les implications de ce drame, c'est-à-dire sur les responsabilités nationales et internationales, de même que sur la vie de l'après génocide (difficile pardon, justice et réconciliation) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PREMIERE PARTIE : LE GENOCIDEChapitre I : le contexte&lt;br /&gt;Camper le décor dans lequel l'un des crimes les plus inhumains du XXeme siècle s'est déroulé dans une indifférence sans précédent, revient à donner quelques indications socio-historiques permettant d'avoir une idée plus ou moins exhaustive de ce qui est arrivé aux Tutsi du Rwanda en 1994 entre le 6 avril le 4 juillet de la même année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1 Approche socio-historique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rwanda est l'un des pays de l'Afrique des Grands Lacs. Il fut d'abord colonisé par l'Allemagne, avant de passer sous mandat belge après la Première Guerre mondiale. Ce pays des Mille Collines est composé de trois groupes socio-ethniques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Les Hutu ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Les Tutsi ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Les Twa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principales langues parlées du pays sont :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Le Kinyarwanda (apparenté aux langues bantoues) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Le Français ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v Le Swahili (la langue vernaculaire d'Afrique centrale) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v L'Anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rwanda est victime d'une instrumentalisation ethnique entamée par les Belges, poursuivie par les différents pouvoirs successifs, et dont les conséquences furent les massacres répétés des Tutsi par leurs compatriotes Hutu. En effet, les tueries des Tutsi ont réellement commencé au Rwanda en 1959 ; mais personne n'y prêtait attention. Elles n'ont atteint le point culminant qu'en 1994 avec le génocide qui aura coûté la vie, en trois mois seulement, à un million de Tutsi sans défense, et quelques Hutu modérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le six avril 1994 à vingt heures l'avion qui transportant les Présidents rwandais, Juvénal Habyarimana, et burundais, Cyprien Ntavyamina est abattu à son atterrissage par deux missiles venant des collines avoisinantes. Tous les deux Présidents sont morts sur le coup. Les accusations vont bon train. Certains pointent du doigt l'Akazu, un clan extrémiste hutu proche du pouvoir du défunt président, qui n'aurait pas accepté la signature d'un traité de paix avec le FPR12(*), formé essentiellement des rebelles tutsi basés en Ouganda voisin. En effet, il s'agissait du traité d'Arusha en Tanzanie en août 1993. Ce traité prévoyait le partage des pouvoirs militaires, politiques et civils avec les hommes de Kagamé. Ce clan aurait donc pu tuer le Président Habyarimana, et faire peser les responsabilités sur le FPR afin de régler le problème tutsi ; enfin, d'autres avançaient la thèse d'un attenta commandité par les rebelles tutsi, car étant minoritaires, ils auraient pu penser prendre le pouvoir par un coup de force en éliminant physiquement le Président de la République. Cette dernière thèse a été démentie par Paul Kagamé. En effet, en réponse aux accusations du juge ant-térroriste français, Jean Louis Bruguière, qui soutenait la thèse de l'attentat contre l'avion présidentiel orchestré par le FPR, il ( Kagamé) affirmait que des telles accusations ne sont nullement fondées13(*). En outre, en guise de réponse aux mêmes accusations, Corneille, un défenseur de Kagamé, qui est dirigeant d'une grande société d'entreprise à Kigali, scande :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cela ne tient pas une seconde. Tout ceux qui ont suivi l'actualité de l'époque et qui connaissent bien la ville de Kigali savent bien qu'une telle opération était impossible à organiser sans la complicité française. La zone d'où les missiles sont partis était sous le contrôle de son armée 14(*)». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en fût, quelques minutes après le crash de l'avion de Habyarimana, la garde présidentiel et l'Interahamw15(*) ont commencé à dresser des barrages pour ainsi limiter les mouvements de populations, et à tuer les Tutsi et les Hutu modérés, dont le le Premier ministre de l'époque, Aghthe Uwilingiyimana, et les dix casques bleus belges chargés de sa sécurité. Les Tutsi, pour sauver leur vie, se sont réfugiés dans les édifices publics : écoles, églises...où ils seront systématiquement éliminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 juillet 2004. Le FPR prend Kigali, et met fin au drame le plus cruel du XXeme siècle. Les génocidaires hutu prennent la fuite vers le Zaïre voisin avec la complicité de l'opération Turquoise de l'armée française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1Rappel chronologique16(*)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1898. Les Allemands colonisent le Rwanda, petit royaume composé de deux groupes socio-ethniques, les Hutu (agriculteurs, majoritaire) et les Tutsi (pasteurs, minoritaires), et dirigé par un roi (tutsi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1916. Mandat belge. Lors de la Première Guerre mondiale, la Belgique chasse l'Allemagne, puis obtient un mandat de la Société des nations pour administrer pays. Elle classe systématiquement la population entre Hutu et Tutsi et s'appuie sur ces derniers, jugés « supérieurs » pour diriger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1959. Révolte des Hutu. Alors que l'élite tutsie réclame l'indépendance, la Belgique encourage en sous-main la « révolution sociale », présentée comme la revanche des masses hutues contre « les féodaux tutsi ». Des dizaines de milliers de Tutsi sont massacrés ou chassés vers les pays voisins (Ouganda, Burundi, Congo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1961. Indépendance. La monarchie est renversée ; la république est proclamée. Le premier Président, Grégoire Kayibanda, légitime le règne des Hutu par le « gouvernement  de la majorité ». De nouveaux massacres de Tutsi se produisent en 1963 et en 1973.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1973. Coup d'Etat. Le général Juvénal Habyarimana, un Hutu du Nord, renverse le président Grégoire Kayibanda. Les persécutions antitutsies se calment, mais la discrimination institutionnelle, à l'école et dans l'administration, reste en vigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1990. Guerre civile. Alors que le régime Habyarimana vient d'autoriser le multipartisme, le Front patriotique rwandais, formé d'exilés tutsi en Ouganda, envahit le nord du pays. Une intervention militaire de la France le stoppe provisoirement. Aux yeux du pouvoir, opposants hutu et politiciens tutsi sont des « traîtres » et des alliés du FPR. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1993. Les accords de paix d'Arusha prévoient, sous la pression militaire du FPR aux portes de Kigali, un partage du pouvoir. Mais le camp extrémiste hutu fourbit ses armes. La Radio Mille Collines et l'hebdomadaire Kangura diffusent une propagande appelant au génocide des Tutsi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1994. Début du génocide. L'avion transportant le président Habyarimana est abattu par des tireurs non identifiés peu avant son atterrissage à Kigali. Dans la nuit et à l'aube, tous les responsables de l'opposition sont tués par des militaires. Très vite, les massacres se généralisent aux tutsi et aux opposants hutus. Le FPR passe à l'offensive deux jours plus tard. La guerre civile reprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 4 juillet 1994. Le FPR prend Kigali et met fin au génocide qui a causé la mort de 800000 personnes en cent jours. Un million de Hutu prennent la fuite vers le Zaïre, notamment via la « zone humanitaire sûre  installée par l'armée française dans le sud-est du Rwanda (opération Turquoise) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1996. Retour des réfugiés. Un demi-million de Hutu rentrent au Rwanda après l'assaut de l'Armée patriotique rwandaise contre leurs camps au Zaïre, dans lesquels le nouveau régime de Kigali voit une menace. Quelque 200000 réfugiés sont tués ou portés disparus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 2000. Paul Kagamé, l'homme fort du FPR, est élu président par un Parlement à ses ordres, après la démission du Pasteur Bizimungu, un Hutu passé à l'opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 2003. Premières élections. En août, Kagamé est réélu par les Rwandais à 95% des voix, contre 3,5 % à Faustin Twagiramungu, un Hutu modéré. Un mois après, le FPR (devenu parti politique) remporte haut la main les législatives. L'Europe et les Etats-Unis critiquent le scrutin pour « fraude ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boubacar Boris Diop, dans ce texte de Murumbi, le livre des ossements s'applique avec autant de clarté à constituer la mémoire des victimes tutsi, et à faire ressort les atrocités des tueries de 1994 à travers une multiplication de voix narratives, seul moyen permettant d'évoquer les cent jours apocalyptiques qui ont plongé le Rwanda dans le chao. Ce procédé narratif démarque Murumbi, le livre des ossements des autres textes de Boris Diop. A propos de ce changement de style, l'auteur déclare :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Le Cavalier et son ombre17(*)a été écrit à partir de clichés : la seul chose que peut faire les Africains est de se battre ; au Rwanda, une haine tribale divise Tutsi et Hutu (...). Dans cet « essai de lamentation », je n'ai pas essayé de démontrer les mécanismes de la culture entrée en oeuvre au Rwanda (...). J'ai parlé du Rwanda sans rien en savoir et sans même me rendre compte qu'il était nécessaire de m'informer davantage. Je me suis laisse entraîner dans une sorte de mystification (...). Avec Le cavalier et son ombre, j'étais content d'avoir parlé du Rwanda...J'ai versé ma petite larme et évidemment, j'ai passé à autre chose. C'est de ce point de vue que je renie ce roman ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le voyage de l'écrivain au Rwanda dans le cadre du projet : Rwanda, écrire par devoir de mémoire, il s'avère donc clair qu'un changement sans précédent s'est opéré dans sa façon même d'interpréter les choses. Murambi est le seul texte de Boris Diop où le lecteur n'est pas confronté à une pure acrobatie stylistique. Ceci s'explique par le souci de l'auteur de mieux exposer la souffrance des victimes : « Le Rwanda, dit-il, m'a appris à appeler les montres par leur nom »18(*). « J'ai écrit mon roman le plus simple, en me méfiant cette fois des acrobaties formelles, de l'esthétique, de petits trucs narratifs »19(*). Toujours dans le même sens, il affirmait dans un Quotidien sénégalais, le Soleil : « Avant le Rwanda, j'avais tendance à considérer l'écriture comme un [simple] exercice plus ou moins gratuit. Il s'agissait [pour moi] d'agencer des images, de faire de belles phrases »20(*) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons diviser Murambi, le livre des ossements en deux parties, selon une classification favorable à l'auteur lui-même : « C'est un récit qui se déroule en deux temps : pendant le génocide et deux ans près le génocide »21(*)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2 : Le déroulement&lt;br /&gt;Le génocide rwandais de 1994 a duré trois mois. Dans trois mois, il y a quatre-vingts jours. Si nous voulons avoir un chiffre rond, nous aurons cent jours. Cent jours de terreur. D'acharnement des Rwandais contre d'autres Rwandais. La raison : ils ont tout simplement la mal chance d'être nés Tutsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-1 Pendant le génocide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons volontairement choisi cette classification, même si elle ne respecte aucunement l'ordre des chapitres, dans la mesure où elle nous semble le mieux correspondre à la narration de l'histoire fatale du génocide des tutsi rwandais en 1994 par leurs compatriotes hutu, dans une indifférence totale de l'OUA et de la communauté internationale. En effet, cette passivité de l'ONU a été très vivement critiquée par le Général canadien, Roméo Dallaire, qui était chargé de la responsabilité de la mission de maintien de la paix des Nations Unis au Rwanda au moment du génocide. Dans son ouvrage, J'ai serré la main du diable, 22(*)qu'il a publié sept ans après la tragédie rwandaise, il raconte l'enfer qu'il a vécu dans ce pays, et il n'hésite pas à reconstituer les terribles évènements auxquels la Communauté internationale a volontairement tourné le dos. Son témoignage est ainsi un compte rendu on ne peut plus clair voire sans concession de la faillite de l'humanité à mettre fin à in drame pourtant maintes fois dénoncé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand le général Roméo Dallaire a été appelé à assurer le commandement de la force internationale de maintien de la paix des Nations Unis, il croyait être dépêché en Afrique pour aider deux belligérants à trouver un terrain d'entente. Une fois au Rwanda, il découvrit une toute autre réalité. Pris entre une guerre civile sanglante et un génocide impitoyable, le général et ses hommes -une petite troupe- furent [...] abandonnés, sans aucune ressource, par leurs patries respectives [et l'ONU]. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre I de Murambi, le livre des ossements intitulé «  La peur et la colère » s'ouvre sur une situation de calme inquiétant qui régnait sur Kigali, capitale du Rwanda, quelques minutes seulement après le crash de l'avion présidentiel. Sa narration est respectivement assurée par : Michel Serumundo, vidéothecaire hutu, Faustin Gasama, organisateur hutu des massacres et Jessica, espionne du FPR à Kigali.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette partie du texte, Serumundo raconte le climat de peur qui avait envahi la ville de Kigali après la chute de l'avion du major Habyarimana ; tandis que Faustin Gasama, comme emporté par on ne sait quel démon, circule avec son chauffeur dans la ville de Kibungo, à quelques kilomètres de Kigali où il était question de planification des massacres : « J'ai étudié l'histoire de mon et je sais que les Tutsi et nous, nous pourrons jamais vivre ensemble, a-t-il déclaré23(*) ». Il s'agissait donc pour lui, tout comme pour son père, de liquider tous les Tutsi, sans laisser la possibilité à personne de s'échapper comme dans les années précédentes : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Commencer par un côté. Quartier par quartier. Maison par maison. Ne dispersez pas vos forces dans des tueries désordonnées. Ils [les Tutsi] doivent tous mourir. Des listes avaient été préparées. Le Premier ministre Agathe Uwlingiyimana et des centaines d'autres politiciens hutus modérés sont déjà tombés sous les balles de la garde présidentielle [...]. Après ce qu'ils appellent complice, se sera le tour des Tutsi. Eux, ils sont coupables d'être eux-mêmes...24(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jessica, quant à elle, travaillait pour le compte du FPR au plus fort du des massacres. Dans son récit, elle nous raconte les premières tueries à Kigali, en même temps qu'elle recevait des nouvelles des autres villes, théâtres de violents massacres anti-tutsi. Ces informations lui parvenaient par le biais d'une lettre que Stéphane Nkubito lui envoyait. Dans cette lettre, il lui renseignait sur les scènes des horreurs à Bisesero. Cette missive, il l'a écrite quelques minutes savant d'être découvert et abattu par les miliciens : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Stéphane m'apprend [...] que le jeudi le 7 avril 1994, Abdel Myjawarya, un homme d'affaires de Kigali, est arrivé à Gisovu avec deux camions [...] remplis de machettes. Il a fait décharger les armes au domicile de d'Olivier Bishiarandora. Ce dernier, qui une forge dans son atelier, a aussitôt commencé à aiguiser les machettes [...] [il] a ensuite organisé une réunion au cours [de la quelle] il a distribué les machettes et les grenades. Les Interahamw ont alors commencé à terroriser les Tutsi en les accusant d'avoir assassiné leur président bien aimé, Juvénal Hayarimana. 25(*) » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui frappe dans ce chapitre, c'est la méthode quelque peu particulière que Boubacar Boris Diop a choisie pour dire l'indicible. Elle consiste à multiplier les voix narratives afin de donner tour à tour la parole aux bourreaux et aux victimes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre III, intitulé « Le génocide », confie la parole aux génocidaires, aux rescapés et autres témoins oculaires des massacres. Comme nous l'avons dit ci-dessus, cette diversification de témoignages s'explique par le souci de l'auteur de respecter la mémoire des victimes du drame le plus cruel de l'histoire du continent africain et de l'humanité. Tandis que certains tuent par simple avidité de s'emparer des biens des Tutsi éliminés, d'autres, au contraire, massacrent ou font massacrer par simple règlement de compte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Docteur Karekezi, le père de Corneluis, est l'un des personnages clés à qui la parole est donnée pour raconter des faits dont il est le responsable. Ici, nous sommes au coeur de la tragédie rwandaise. L'auteur montre à travers ce personnage hors norme à quel point l'homme, poussé par des idées haineuses, extrémistes, pourrait être amener à commettre des actes qui dépasseraient la raison. Dans cette partie de Murumbi, le livre des ossements, Karekezi démontre point par point comment il a « lâché » les tueurs sur des réfugiés qu'il prétendait protéger dans l'école technique de Murumbi, dans laquelle se trouvait sa femme (tutsi) et ses propres enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des caractéristiques du génocide des Tutsi du Rwanda, c'est qu'il est un génocide de proximité : « Il n'y a pas ici [Rwanda] de différence entre le bourreau et la victime, comme en Afrique du Sud. Nous habitons ensemble26(*) », disait Madame Gasama, rescapée. Dans le même d'ordre d'idée, nous pouvons citer le texte du journaliste de Libération, Jean Hatzfeld, intitulé Une saison de machettes27(*). Le chapitre XI de son ouvrage, qui porte le titre de « Génocide de proximité », nous renseigne qu'au pays de Kagamé Tutsi et Hutu vivent ensemble depuis toujours : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Après le génocide, beaucoup d'étrangers se sont demandés comment les tueurs [...] reconnaissent leurs victimes dans le chambardement des massacres, puisque les Rwandais des deux ethnies parlent la même langue sans aucun particularisme, habitent les endroits, et que leurs distinctions physiques, bien que repérables parfois, sont très aléatoires. La réponse est simple : les tueurs n'avaient pas à reconnaître leurs victimes puisqu'ils les connaissent. Car d'un village tout se sait28(*) ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette proximité a joué un rôle essentiel dans les massacres des plusieurs centaines de Tutsi. Les récits des certains personnages, comme le Docteur Karekezi, nous font savoir ce qu'ils ont vu ou fait au plus fort des évènements. Ainsi, Nkusi, une jeune fille hutu, nous fait-elle partager la scène à la quelle elle a assisté, et où son père, contraint par son oncle, s'est décidé à tremper sa main dans le sang rwandais. Nous sentons à travers son récit combien, de craint de représailles de la part du gouvernement ou des miliciens, tout le monde était comme obligé à contribuer à la « solution finale » comme le concevaient les commanditaires du génocide. Ainsi toute personne qui refuse de participer se voit sanctionné par une amende ou par le massacre des membres de sa famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce chapitre, nous sont racontés les différentes étapes du génocide des Tutsi avec une précision sans faille. Cependant, de toutes les voix narratives, celle du Docteur Karekezi semble bien retenir notre attention du fait de l'ampleur de son acte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements est une oeuvre singulière en son genre, en ce sens qu'il essaie tant bien que mal de nous rapprocher le mieux possible de la réalité de la tragédie rwandaise de 1994. L'auteur voulait sans doute que les lecteurs sachent que le génocide a vraiment eu lieu, barrant ainsi la route à toute forme de négationnisme qui consisterait à rejeter catégoriquement l'existence du plus grand crime de notre siècle. Rejeter la réalité de ce génocide est un attentat contre la mèmoire des victimes, d'autant plus qu'il a été organisé, programmé à la fois par les différents pouvoirs successifs au Rwanda et les intellectuels hutu extrémistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que l'écrivain donne la parole à des criminels comme le Docteur Karekezi est une méthode on ne peut plus utile. Dans la mesure où, Karekezi, en acceptant d'avouer son crime, découragerait les négationnistes de leur combat de faire prévaloir la thèse du double génocide, quand il ne s'agit pas de renier celui de 1994. Karekezi donc non seulement nous convainc que ce drame a eu lieu, mais aussi nous fait savoir qu'il a lui-même gagné la confiance de l'Interahamw pour accomplir sa sale besogne : le massacre des réfugiés de l'école technique de Murumbi. A la veille de ce massacre, il avait pris contacte avec les différents responsables de l'Interahamw et un colonel français, qui a accepté de reprendre l'uniforme en vue de former les forces régulières rwandaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas que le Docteur qui nous entraîne au coeur des ténèbres. Jessica, à sa manière, relaye le récit. A travers sa narration, beaucoup d'interrogations surgissent. L'Eglise catholique est l'un des objets de ce questionnement. En effet, au moment du génocide certains de ses membres ont d'une manière ou d'une autre participé ou soutenu voire encouragé l'élimination des victimes. Mais Jessica nuance son récit en nous faisant connaître la bonne volonté de certaines religieuses. Cela montre que même dans une situation de folie généralisée, certaines âmes ne perdent jamais le sens de l'humanité. Parmi ces âmes qui ont su dépasser leur propre bassesse pour écouter la voix de la raison, il y a celle de Nyitegeka, une religieuse hutue qui, au prix de sa vie, avait choisi de faire passer à la frontière zaïroise un nombre important de Tutsi menacés de mort certaine. Elle sera par la suite découverte et tuée par les miliciens. Il y a des sacrifices que seuls les âmes généreuses peuvent faire, quand bien même au prix de leur vie. Ce fut le cas de cette dame qui aurait pourtant pu se ranger du côte des tueurs, car étant elle-même hutu. Elle avait pourtant la possibilité de le faire. Car de son église elle avait reçu une lettre de son frère qui la suppliait de cesser ce qu'elle était entrain de faire. Comme toute réponse, elle déclarait : « Je faire tout ce que je peux pour sauver des vies humaines.29(*)» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce roman, nous sommes comme plongés dans l'absurde. Murumbi, le livre des ossements est d'autant plus absurde que les mots manquent, souffrent de la difficulté d'exprimer la bonne volonté des uns d'une part et la barbarie des autres d'autre part. Boubacar Boris Diop lui-même ne cache pas la difficulté qu'il avait rencontrée quand il s'agissait d'extérioriser via les mots les atrocités dont furent victimes les Tutsi du Rwanda entre le 6 avril 2004 et le 4 juillet de la même année, dont les conséquences furent les massacres sans aucun état d'âme des vieillards, des enfants à l'état embryonnaire, des femmes, des nourrissons. Cependant, le fait de donner la parole aux bourreaux et aux victimes donne un grain d'espoir d'approcher le vrai visage des souffrances des suppliciés. Cette méthode est d'autant plus nécessaire que l'auteur ne passe pas par quatre chemins pour nous exposer son témoignage. Le langage des personnages est direct, clair et précis. Il va tout droit au coeur du lecteur, le sensibilise, l'intéresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chapitre est aussi celui du désespoir. L'Interahamw et les planificateurs du génocide désespèrent de leurs efforts face à l'avance et la prochaine victoire du FPR. Ils prennent la fuite vers le Zare. Le chapitre termine par le récit du colonel Etienne Perrin de l'opération Turquoise chargée de l'évacuation des responsables du génocide avant qu'ils ne soient surpris et massacrés par les hommes de Kagamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre de ossements est plus qu'un simple témoignage sur un drame sans nom. Il est historique. L'auteur, sans aucune forme d'académisme comme il a l'habitude de le faire, choisit la simplicité dans l'expression, et nous retrace l'historique de tous les génocides du pays des Mille collines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre est clos sur la victoire du FPR. Mais la France non content de digérer la défaite de ses allés, souhaite que les responsabilités soient partagées. Une telle conception de la victoire est mal perçue par Kagame. Car il ne pouvait pas accepter la proposition d'un partage des pouvoirs avec ceux qui ont trempé sans scrupule leurs mains dans le sang rwandais. Surtout quand cette proposition venait d'un pays qui n'a volé au secours des victimes qu'une fois les massacres achevés, et qui a facilité la fuite des génocidaires au pays de Mubutu. Cette fuite s'inscrit dans le cadre de « l'opération Turquoise ». Celle-ci prétendait venir sauver les Tutsi « menacés » de génocide. Jessica, en ces termes, ironise sur les intentions d'une telle intervention :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  Deux mille cinq cents [...] soldats lourdement équipés sont entrain de prendre position à Goma et à Bukavu au Zare. Ils appellent cette affaire l'opération Turquoise. Il s'agit, paraît-il, de se porter au secours des Tutsi menacés de génocide. On verra comment ils vont s'y prendre pour sauver la vie à des gens morts depuis longtemps. C'est une farce sinistre.30(*) » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-1 Deux ans après le génocide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre II, qui constitue le début de cette subdivision du texte de Murambi, le livre des ossements, s'ouvre sur un retour d'exil de plusieurs années : celui de Corneluis, le fils du Docteur Karekezi, le « boucher » de Murambi. Au moment du génocide, Corneluis vivait à Djibouti où il enseignait l'histoire dans un collège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans près le drame, il décide de rentrer au pays des Mille et une fosses communes. Il débarque à Kigali, puis à Murumbi, sa ville natale où il rencontre ses amis d'enfance, Jessica et Stanley et son oncle philosophe, Siméon Habineza qui lui fait revivre les évènements avec un ton triste voire tragique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L''originalité de cette partie de Murambi, le livre des ossements tient au fait qu'elle est riche en analepse31(*). Corneluis, comme obsédé par on ne sait quelle détermination, s'intéresse davantage à son passé, seul moyen pour lui de renouer son destin brisé par le massacre de toute sa famille à l'exception de Siméon. Il est aussi question de souvenir de l'exclusion de ses amis d'enfance, Jessica et Stanley, de l'école par qu'ils sont tutsi. Il est également raconté leur à Bujumbura au Burundi en 1973, pour échapper aux massacres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sentons aisément le recours à l'histoire dans ce texte plus proche de la réalité que de la fiction. Boris Diop nous plonge dans une longue tradition de violence qui nous fait comprendre qu'il n'y a pas eu qu'un génocide au Rwanda, mais des génocides. « Le génocide n'a pas commencé le 6 avril 1994 mais en 1959 par des petits massacres auxquels personne ne faisait attention32(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt rentré au pays, Corneluis voulait tout comprendre. Il voulait à la fois savoir ce que faisait ses amis, comment ils ont survécu, et sur l'extermination de sa famille par son propre père. Ce retour n'a rien de triomphal. Car ses amis, compte tenu du rôle joué par son père durant les évènement, se méfient de lui afin de voir la manière dont il apprécie le génocide de 1994. Cette méfiance tintée de mépris voire de haine s'explosa quand Corneluis dévoila son intention d'écrire une pièce de théâtre sur la souffrance des victimes. La réaction de Roger ne s'est pas fait attendre. Corneluis s'en est vite rendu compte : « Il [Roger] a l'air d'insinuer que je n'étais pas là quand on tuait les gens [...] Maintenant je viens emmerder le monde avec ma douleur33(*) ». Ce qui frappe dans cette partie du texte, c'est la manière dont l'auteur a su intégrer une histoire [pièce de théâtre] dans une autre. Cette « mise en abyme » est quelque peu intéressante. La philosophie qui se dégage du thème de la pièce est que la vie humaine a beaucoup moins de valeur que celle d'un chat. Car au moment où on était entrain de « couper » les Tutsi avec des machettes, le général Perrichon s'occupait à s'assurer que la vie de son chat n'était pas mise en danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus grande partie de ce chapitre est consacrée au dialogue entre Corneluis et Jessica. Mais aussi à leur visite des sites massacres, véritables musées des ossements, de Kigali et de Nyamata où sont exposés le reste des victimes. Pour la première fois, Corneluis prend acte de l'ampleur des massacres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un des objectifs de l'auteur, on le sent à travers le personnage de Corneluis, est de détromper l'opinion des étrangers sur le drame du Rwanda : « Ils [les étrangers] pensent que les Hutu tuent les Tutsi et que les Tutsi tuent le Hutu ». Corneluis et Jessica étaient accompagnés des guides dont certains sont rescapés. Ces guides leur expliquaient l'arrivée de l'Interahamw et le processus des massacres en masse des milliers de personnes réfugiés dans des bâtiments publics. Le ton de leur récit est on ne peut plus tragique : « Pendant que ses collègues égorgent leurs victimes ou les découpent avec leurs machettes tout près de la barrière, un milicien interahamw vérifie les pièces d'identité... 34(*)». Exprimer tant de cruautés avec les mots pose d'énormes problèmes à l'auteur. Cependant il a pu mettre à nu la barbarie dont est capable l'homme. Corneluis, devant cette incompréhension de la folie humaine, s'est souvenu d'une phrase d'un intellectuel afro-américain qui, de retour de Nyamata, déclare : «Voilà, je me suis trompé toute ma vie. Après ce que j'ai vu au Rwanda, je pense que les Nègres sont des sauvages35(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte de Boris Diop est une simplicité flagrante. Mais ce qu'il révèle dérange, choque la conscience du lecteur qui n'est pas habitué de ce genre de récits. L'absurdité des tueries, l'impacte sur les survivants sont si traumatisants que personne ne pourrait refermer Murambi, le livre des ossements sans compatir au martyre des victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, par une prolepse Jessica annonce la visite de la ville de Murambi où, comme nous l'avons dit plus haut, le père de Corneluis, le Docteur Karekezi, avait fait tuer entre cinquante et soixante mille personnes parmi lesquelles se trouvait sa propre famille. Ceci approuve combien Murambi, le livre des ossements est l'expression ultime de la barbarie sous toutes ses formes. L'homme est décrit sous son aspect le plus abject. Sa bestialité est démontrée d'une manière on ne peut plus claire. Corneluis n'est pas sans savoir de cet aspect de l'homme. Il savait qu'il n'y aurait plus de repos pour lui, puis qu'il se savait désormais le fils du diable de l'école technique de Murambi. Tout autour de lui, il n'entendait que des paroles qui le plongeait davantage dans un atroce examen de conscience : «  Tu vas demain à Murumbi, lui dit Jessica, et tu dois savoir que ton père y a organisé le massacre de plusieurs personnes. Le carnage de l'école technique de Murumbi, c'était lui... 36(*)». Ces mots de son amie d'enfance le mettent d'avance dans la situation qui l'attend à sa ville natale, Murambi, où il va voir de très près le résultat de la bêtise de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre IV du texte s'ouvre sur l'arrivée de Corneluis à Murumbi. Après une absence de vingt-cinq ans d'exil à Djibouti, il rentre d'une rentrée triste, qui n'a rien de triomphal. Il pèse déjà sur sa mémoire le massacre de sa mère et de ses frères par son propre père. Il essayait, Siméon aidant, de reconstituer en vain son passé, dans l'espoir de trouver un élément qui puisse l'égayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'essentiel de ce chapitre se passe entre Corneluis et Siméon Habineza. Le lecteur a comme impression d'être dans un univers où le ton dominant est le ton tragique : « Tu es revenu et des moments difficiles t'attendent37(*) » de son oncle confirme le tragique de ce passage. Un autre fait qui marque la conscience du lecteur que celui de la fréquence des analepses. Ce procédé narratif aide, devant un présent absurde, surréel, à retrouver les repères brisés de la vie par une sorte de remémoration du passé. Car le génocide a tout brouillé dans la conscience individuelle et collective des Rwandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements, c'est aussi la visite de l'école technique de Murambi, qui est transformée en site macabre des ossements des victimes. Corneluis s'y est rendu afin de voir de près l'ignoble résultat « du travail » de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murambi, la ville natale de Corneluis, c'était également le lieu où les étrangers de toutes nationalités confondues venaient voir les preuves du plus grand crime de l'histoire du continent africain : « Des gens importants venaient en délégation de pays lointains visiter l'école technique de Murambi38(*) ». Le guide qui accompagnait Corneluis faisait de son mieux pour lui expliquer l'inexplicable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un ton triste, son oncle Siméon conclut le chapitre. Il faisait comprendre que ce qui est arrivé aux Tutsi du Rwanda quelques mois plutôt était déjà programmé de longue date. Nous prenons conscience à travers son récit qu'aussi quelques hutu de bonne volonté furent victimes de la folie qui dévasta le pays de Kagamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murambi, c'était aussi la visite de la maison du Docteur Karekezi. De ces visites, Corneluis sort complètement meurtri. L'auteur nous montre un personnage dépassé par la force des choses. Sa raison n'arrivait pas à appréhender comment l'homme pouvait-il arriver à un degré de rejet de l'autre au point de s'acharner à sa destruction physique ; d'autant plus que les paroles de son oncle le mettaient davantage dans une situation où il semblait ne plus rien comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boubacar Boris Diop met encore en évidence, comme pour appuyer la thèse de Siméon, que le génocide au Rwanda n'a jamais débuté le 6 avril 1994. Il a essayé tout au long de son texte, à travers les témoignages des personnages, de faire une sorte d'historique de ce drame sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Il a montré le processus qui, de 1953 à 1994, a conduit aux massacres des plusieurs milliers des Tutsi du Rwanda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ampleur de ce génocide dépasse largement toutes les consciences : « Le quatrième génocide du siècle restait une énigme et peut-être fallait-il en chercher la clé dans la tête d'un fou ou dans les mystérieux mouvements des planètes. Cette orgie de haine allait très loin au-delà de la lutte pour le pouvoir dans un petit pays [...] 39(*)». Cette réflexion de Siméon est riche de philosophie. Elle nous appelle en effet à méditer sur l'incompréhension qui avait entouré et qui entoure encore le génocide rwandais qui coûta la vie à un million de personnes, dans une indifférence injustifiable du monde entier. « L'ONU et ses membres ont tergiversé alors même que les télévisions montraient chaque jour les images du génocide 40(*)». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEUXIEME PARTIE : DEVOIR DE MEMOIRE, PARDON, JUSTICE ET RESPONSABILITES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE I : TEMOIGNAGE SUR UN DRAME ET LA COMPLEXITE DE SES IMPLICATIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engagés, les écrivains africains francophones le sont sans doute depuis la naissance de ce qu'il est convenu d'appeler désormais la littérature africaine de langue française. Aussi, malgré leur long silence sur le génocide rwandais de 1994, ont-ils décidé de porter leur témoignage afin d'éviter aux victimes une deuxième mort : l'oublie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1 Rwanda, écrire par devoir de mémoire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Littérature de génocide et de témoignage, Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop est le fruit immédiat d'un projet d'écriture : Rwanda, écrire par devoir de mémoire. A la demande de Nocky Djedanoum et Mamouna Koulibali, organisateurs de Fest'Africa, un festival littéraire qui a lieu chaque année à Lille, en France, une dizaine d'écrivains africains francophones est partie au Rwanda en 1998 pour voir de près ce qui s'est réellement passé là-bas entre le 6 avril 1994 et le 4 juillet de la même année dont le résultat, faudrait-il le répéter, fut le massacre atroce d'un millier de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ont participé à ce projet : Koulsi Lamko (Tchad), Monique IIboudo (B. Fasso), Véronique Tadjo (C. D'Ivoire), Moussa Konaté (Mali), Boubacar Boris Diop ( Sénégal), Thierno Monenembo (Guinée), Abderrahmane Waberi (Djibouti), Jean -Marie Vianney, (Rwanda), Nocky Djedanoum ( Tchad), et Mamouna Koulibali. Ces auteurs avaient effectivement un objectif bien déterminé. Ils se sentaient d'une façon ou d'une autre responsables devant le drame rwandais vis-à- avis duquel on n'avait, à l'exception de Wole Soyinka, recensé aucune réaction de leur part au moment de la tragédie. De ce projet donc est sortie une dizaine de textes constituant ainsi la thématique de génocide dans le paysage littéraire africain de langue française : « Nous, disait Nocky Djedanoum, intellectuels africains, nous sommes restés muets au moment du génocide. Mais c'est à nous de réagir. Par rapport à ce qui s'est passé en 1994 [...]. C'est notre responsabilité de faire en sorte qu'on oublie pas les victimes41(*) ». Cette citation de l'auteur tchadien renferme d'une manière quelque peu concise l'objectif de ces écrivains qui ont décidé de se porter comme porte parole de la souffrance des centaines de Tutsi tombés sous les coups des machettes. Huit ans après le génocide, ces auteurs ont jugé indispensable de sortir de leur silence et de s'investir dans la littérature afin d'exposer au public des lecteurs l'ampleur du chao rwandais de 1994. Pendant leur séjour au pays de Kagamé, ils ont visité les différents sites macabres où sont exposés des restes humains (ossements), et ils ont pris de très près la mesure de ce qu'ils ont suivi à la télévision quelques années plutôt : un génocide. Leurs oeuvres ne sont donc rien d'autre qu'une reconstitution de ce drame inhumain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements, à l'instar de tous les textes d'auteurs africains francophones publiés sur la tragédie rwandaise de 1994, constitue un devoir de témoignage, de souvenir afin de perpétuer la mémoire des victimes contre toute forme de négationnisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouveauté de ce texte, c'est qu'il a, après le thème de la migration des Africains vers la France avec les Congolais Daniel Biyaoula et Alain Mabanckou, et le thème des guerres civiles avec Ahmadou Kourouma, donné le coup d'envoie à celui du génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette littérature de génocide ou de crise est un témoignage on ne peut plus clair sur l'extermination programmée des Tutsi et quelques Hutu modérés du pays des Mille Collines. Elle a pour tâche d'empêcher de tomber dans les tiroirs des oubliettes l'une des plus grandes horreurs de l'époque moderne. Boubacar Boris Diop, tout comme d'ailleurs tous les autres auteurs ayant participé au projet de souvenir : Rwanda, écrire par devoir de mémoire, se porte comme le porte-parole de l'indicible barbarie afin de mettre à nu les souffrances des massacrés et des rescapés. Dans son ouvrage, le lecteur est comme entraîné dans une sorte de fleuve de témoignages de tous niveaux, qui racontent avec une précision on ne peut plus claire ce que l'auteur lui-même n'a pu raconter dans Le Cavalier et son ombre dont nous avons parlé plus haut. C'est donc grâce à la complicité de ces divers témoignages que Boris Diop avait pu surmonter les multiples difficultés qui lui sont posées. Car il n'est jamais du tout facile de dire avec les mots toutes les horreurs de la tragédie rwandaise de 1994. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des tous les témoignages, seuls ceux des rescapés nous semblent être les plus frappants du fait sans doute de la souffrance qu'ils ont subie. Murambi, le livre des ossements est donc l'expression de leurs douleurs. Ces victimes ne sont pas du reste sans savoir de l'importance d'une telle mission de l'écrivain. Cependant, ce qu'elles demandaient, c'est qu'on écrive pas de fiction sur leur malheur. Autrement dit, elles ne voulaient pas que leurs douleurs soient réduites, par le lecteur, à l'irréalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Rwandais ne voulaient pas qu'on écrive de la fiction mais qu'on fasse des essais ou de l'histoire. Dans l'esprit de [ces derniers] la fiction est un genre, peut être pas mineur mais pour le moins peu fréquentable et dans l'échelle des valeurs, elle arrive bien derrière l'histoire ou l'essai qui sont des genres séreux, nobles. Il y a donc l'idée de fiction/falsification.42(*) » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recours à l'imaginaire, pour les rescapés, n'exprimerait pas mieux voire ne ferrait pas comprendre la réalité du génocide. La fiction se voit par conséquent fixée dans des limites. Il faut que le monde entier sache la volonté des Hutu à éliminer jusqu'au dernier tous les Tutsi du Rwanda. Boris Diop a, en conséquence, pris acte de leur revendication. Il leur avait fait comprendre qu'il allait, à travers Murambi, le livre des ossements, respecter autant que faire se peut à mieux faire entendre leurs supplices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman de témoignage, Murambi, le livre des ossements fait ressortir, sentir toutes les atrocités du génocide rwandais de 1994 d'une manière précise et objective. Ce texte devrait être lu sous l'angle de reportage-témoignage sur les cent jours d'horreur et de folie collective dont ont été victimes les Tutsi, littéralement tués à coups de machettes, de gourdins, de coupe-coupe, de haches, de serpes, de verges... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment représenter la violence d'un génocide ? Telle était entre autres questions celle que se posait l'auteur au moment de la rédaction de son oeuvre. Car il n'est jamais facile d'écrire sur un drame d'une telle gravité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'instar de Boubacar Boris Diop, le Guinéen Thierno Monenembo, dans son ouvrage intitulé L'Aîné des orphelins43(*) retient l'attention des lecteurs par la simplicité de son écriture et le thème qu'il développe. En effet, ce texte raconte la vie malheureuse d'un jeune enfant du nom de Faustin Nsenghimana -hutu par son père, tutsi par sa mère- rescapé miraculeux d'une tragique et fatale fusillade publique dans une église à Nyamata. A Kigali où il séjourne après avoir échappé au massacre planifié, Faustin mène une vie errante et s'installe dans un abri de fortune dénommée QG par ses habitants. Rentrant à l'improviste au QG après une longue absence, il surprend sa soeur avec un des habitants, Musinkoro, son voisin d'infortune. Il l'exécute à bout portant avec un révolver. Au procès, Faustin se défend mal, il se montre insolent : il est condamné à mort. Monenembo, dans son ouvrage, met surtout l'accent sur les conséquences du génocide sur les survivants qui, par la force des choses, se muent en cyniques. C'est tout le contraire de Murambi, le livre des ossements où Boris Diop a frontalement abordé le sujet sans aucune forme de détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thierno Monenembo, tout comme Boris Diop, s'engage dans un travail de sensibilisation de l'opinion publique africaine et internationale sur le danger que pourrait constituer pour toute nation l'instrumentalisation ethnique dont celle du pays des Mille Collines avait entraîné la mort des plusieurs centaines de Tutsi du fait seulement de leur différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature prend la couleur de l'engagement et descend aux enfers pour monter l'homme dans toute sa bestialité. Au Rwanda, elle a assisté à sa propre honte par le biais du manifeste des Bahutu dans lequel les idéologues extrémistes hutu réduisaient les Tutsi au rang de l'animalité. C'est aussi à travers la conséquence de ce manifeste (génocide) que la littérature doit encore renaître en témoignant et en dénonçant la barbarie sous toutes es formes. Cette dénonciation trouve son illustration dans le texte de Monique IIboudo intitulé Murekatete44(*) : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce jour-là [le jour où avait commencé le génocide], le soleil ne se leva pas [...] tout un pays venait de sombrer dans les ténèbres [...] tout ce qui vit meurt un jour. Mourir est donc naturel, et nous l'acceptons en naissant. La mort anormale est celle qui fauche des êtres sains, dans la force de l'âge, des enfants en pleine croissance, des foetus à l'abri dans le sein maternel. La mort n'est pas normale lorsqu'elle frappe collectivement des êtres qui n'aspirent qu'à vivre. Des êtres dont le seul tort est d'être nés d'un bord et pas de l'autre. 45(*)».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Muraketete, c'est le nom d'une jeune femme qui veut dire « laisse-la vivre ! ». Nom donné par son père parce qu'elle a manqué de mourir à la naissance « première résurrection ». Elle a manqué de mourir pendant le génocide « deuxième résurrection ». Récupérée par un soldat du FPR, elle s'est finalement sauvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même lancée, l'on signalera l'ouvrage de Koulsy Lamko, Phalène des collines. Dans ce texte, Lamko nous relate l'histoire mythique une reine qui, non contente de la situation qu'on lui a réservée (elle était exposée dans l'un des sites macabres du génocide où les ossements des victimes sont entassés, constituant ainsi la preuve matérielle de la barbarie rwandaise), décide de s'incarner dans un papillon et vogue à travers le pays en attendant qu'on lui fasse des funérailles digne de ce nom. Cette oeuvre, en d'autres termes, soulève la question de l'importance que l'on accorde au deuil au Rwanda et, d'une manière générale, en Afrique au Sud du Sahara. Il y est tout aussi question de la responsabilité de l'Eglise dans les massacres de 1994. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut en outre constater dans le même registre de cette littérature de génocide ou de crise l'apport sans égal des témoignages des rescapés, c'est-à-dire ceux qui ont miraculeusement échappé à leur propre mort. Un (e) rescapé (e) ne témoigne certes pas comme un écrivain qui n' pas directement vécu l'horreur indicible. Le rescapé donc, ayant vécu le drame en son âme et corps, est le mieux placé pour nous rendre compte de la gravité des scènes des tueries où les Hutu ont manifesté leur bestialité en tentant d'exterminer leurs compatriotes tutsi. Ainsi, le texte de Yolande Mukagasama, rescapée, intitulé N'aie pas peur de savoir46(*) constitue un exemple on ne peut plus précis sur la prise de parole des survivants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces textes, qu'ils soient produits par les rescapés du génocide rwandais de 1994 ou par les écrivains ayant participé au projet d'écriture dont nous avons parlé plus haut, avaient un objectif manifeste et incontestable que celui de briser le silence des survivants, de partager leurs douleurs afin d'empêcher l'oubli de ceux qui sont tombés sous les coups des machettes, des gourdins, des serpettes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais témoigner sur une tragédie de l'ampleur de celle du Rwanda n'est pas une tâche aisée. Le Djiboutien, Abdourrahmane Waberi, dans la préface de son ouvrage intitulé Moisson des crânes, textes pour le Rwanda47(*) nous fait par de la difficulté de raconter avec les mots les atrocités de la barbarie du pays des milles et une fosses communes : « Cet ouvrage s'excuse presque d'exister. Sa rédaction a été hardie, sa mise en chantier différée pendant des semaines, des mois.48(*) ». Ce texte est le résultat de deux mois de séjour au pays des Mille Collines. Voilà donc qui rappelle à l'écrivain la difficulté de témoigner sur les massacres organisés d'un millier de Tutsi et quelques hutu dits modérés qui n'ont pas accepté de se salir la main dans cette triste histoire de haine séculaire. Cette difficulté expressive est surtout liée à la violence avec laquelle l'Interahamw « découpait » les victimes. Certains passages des textes publiés sur ce génocide ne sont pas faciles à exposer, comme en témoigner cet extrait de Murumbi, le livre des ossements : «Tout cela est absolument incroyable. Même les mots n'en peuvent plus. Même les mots ne savent plus quoi dire49(*) ».  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus du thème de génocide, celui du viol occupe une place non négligeable dans les textes issus du projet d'écriture. Ainsi, Boubacar Boris Diop, dans son oeuvre au ton tragique et absurde, nous en parle d'une manière surnaturelle, presque inexprimable du fait de la violence infligée aux femmes au moment des massacres, avant de les achever : « Une jeune femme, parfois juste une fêle gamine, est étendue contre un mur, jambes écartées, totalement inconsciente [...] .Quand ils [les tueurs] ont fini [de violer], ils versent de l'acide dans le vagin ou [...] enfoncent dedans des tessons de bouteilles ou des morceaux de fer... 50(*)». Les scènes de violence corporelle voire sexuelle ainsi relatées par les auteurs africains francophones de génocide sont indignes, dénaturants, antimorales. L'auteur de Murumbi, le livre des ossements voulait surtout attirer l'attention sur le viol collectif des femmes par des miliciens sans aucun scrupule. Tandis que Lamko, lui, braquait le proviseur beaucoup plus largement sur le viol commis par un membre de l'Eglise, un prêtre. La reine, personnage mythique de Phalène des collines, nous raconte comment elle a été violée par le prêtre de l'église où elle était partie chercher refuge : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lors que je reviens à mois, je réalise que je suis solidement amarrée à de grosses pierres disposées en croix, pieds et poings liés. Je sens une lancinante douleur au ventre et comme un énorme sac de plomb entre les jambes [...] IL [après avoir terminé de la violer] saisit une bouteille d'acide qui traîne par-là et déverse tout le contenu dans mon sexe. Je sens la corruption s'emparée de mes viandes internes [...]. L'acide dévore comme un feu de saison sèche lâché sur la savane51(*) ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces cas de viol ne sont qu'une infime part si nous prenons la peine de considérer ce phénomène dans sa généralité. Dans d'autres cas, les miliciens interahamw violaient sciemment leurs victimes afin de les contaminer du virus du sida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte de Lamko ne traite pas que du viol atroce et humiliant de la femme rwandaise. Il fait lui aussi à sa manière, avec un style quelque peu académique, sa part de témoignage sur le génocide de 1994, dans un contexte d'indifférence où le monde avait les yeux braqués sur la télévision pour regarder les matches de la coupe du monde de football se déroulant au pays de l'oncle Sam. Ceci montre en effet le peu d'importance qu'on accordait à la vie des victimes tutsi qui tombaient sous les coups infernaux des bourreaux qui les qualifiaient de « cancrelats.52(*)». Pour les génocidaires, ces Tutsi sont indésirables à la vie, et donc il faudrait les éliminer jusqu'au dernier. L'ouvrage de Lamko, vu sous cet angle, est un véritable donné à voir, à réfléchir sur l'animalité de l'homme et surtout sur sa capacité d'autodestruction. Car tuer un Tutsi du Rwanda équivaudrait à assassiner tous les Rwandais. Dans la mesure aussi où au pays de Kagamé, malgré la division ethnique instaurée par le colonisateur pour mieux régner, tout le monde partage la même religion, la même langue vernacukaire [le Kinyarwanda]. C'est donc une faillite de l'humanité qu'avait assisté pendant les évènements de 1994. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les romanciers ayant pris part au projet d'écriture ont introduit, après Kourouma, une nouvelle méthode d'écriture, de narration dans le paysage littéraire négro-africain francophone. Ainsi, Boris Diop opte pour la multiplication de vox narratives, seul moyen d'expression fiable permettant d'exposer les souffrances des suppliciés. Abdourrahmane Waberi, lui, émaille son texte, Moisson des crânes, textes pour le Rwanda, de citations de l'un des pères fondateurs de la négritude, Aimé Césaire, et du prix Nobel de littérature, Wole Soyinka. Tandis que Lamko, de son côté, fait preuve d'une compilation d'un certain nombre de textes des auteurs qui ont participé aux manifestations de Fest'Africa pour en faire une pièce de théâtre. Toutes ces oeuvres avaient un seul objectif que de monter toute la vérité sur la tragédie rwandaise de 1994, afin que le «  plus jamais ça » se concrétise en fin dans monde où la moindre dérive pourrait conduire à un génocide. Ceci est surtout vrai quand il s'agit de l'Afrique des Grands Lacs, théâtre depuis plusieurs années des conflits ethniques d'une violence incommensurable, et dont les victimes sont toujours les populations civiles sans défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murambi, le livre des ossements, ainsi que tous les autres textes du même, s'efforcent autant que faire se peut à faire remonter à la surface la vérité, dans sa nudité, des massacres collectifs et planifiés des Tutsi par leurs compatriotes hutu. Ceci afin de donner un visage aux victimes malgré la difficulté d'expression que cela implique. Cette difficulté, nous l'avons dit, est liée à la violence des massacres. Boubacar Boris Diop explique cela dans l'ouvrage de Boniface Mongo MBoussa, Désir d'Afrique, par le fait : « Dans tous les récits sur le génocide du Rwanda, il question de maris qui ont tué leurs femmes et de soeurs qui ont tué leurs frères...53(*) » Dès lors nous sentons la peine à trouver des mots précis pour dire l'indicible, rendre compte de la folie collective des hutu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes de ce fait devant l'expression la plus absurde voire inhumaine de la bestialité de l'homme face à son prochain. Seul « l'investissement » dans l'écriture-fiction pourrait, à notre avis, mieux faire ressortir, partager, compatir à la souffrance des rescapés. Ainsi, de justesse, les victimes éviteraient de mourir une deuxième mort que celle de l'oublie. Les écrits des auteurs africains francophones qui ont séjourné au Rwanda pourraient constituer une sorte de mémorial. Ces écrivains ont voulu mettre leur talent au service des victimes tutsi. Dans ce sens toutes les oeuvres issues de ce projet, de même que toutes les autres oeuvres entrant dans le même cadre, devraient être abordé sous la grille de littérature de témoignage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, les écrivains africains de langue française reviennent sur le terrain de la littérature pour continuer le combat commencé par Kourouma, et continué par Sony Labou Tansi, pour ce qui concerne la période postcoloniale. Ce combat est celui de la dénonciation des dictatures, à la seule différence près qu'ici nous avons affaire un à drame qui dépasse de très loin toutes les dictatures que le continent africain ait connues depuis les indépendances : un génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors les écrivains ayant participé à ce projet d'écriture entendaient faire de la fiction leur seule « arme miraculeuse » selon la fameuse expression d'Aimé Césaire. Cette arme de combat leur permettrait ainsi de réagir contre l'oubli, mais aussi et surtout contre la banalisation de la cruauté des bourreaux. L'expression de cette cruauté apparaît dans ce passage de Moisson des crânes, textes pour le Rwanda de Waberi, qui montre combien ces bourreaux étaient sans état d'âme : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tous les hommes et toutes les femmes [...] foetus compris sont recherchés sans relâche [...] Même écrasés ou écartelés, on arrive pas à les [les Tutsi] croire morts. Alors on reviens les achever à coup de n'importe quoi, machette, coupe-coupe, gourdin, massue, kalache, serpe, crosse, gros bâton, tronc d'arbre, barre de fer, baonnette, verge, pieu, balle, crosse de fusil, pneu enflammé [et] on rebrousse chemin en chantant.54(*) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman -reportage, Murumbi, le livre des ossements renvoie naturellement aux souffrances des victimes. Par le passé, toute une littérature s'est proliférée sur le génocide des Juifs d'Allemagne. Mais jamais une littérature semblable ne s'est produite en Afrique. C'est la première fois qu'un génocide s'y produit. C'est par conséquent la première fois qu'une littérature de génocide fait son entrée dans le champ littérature africain francophone, depuis sa naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce génocide aux conséquences incalculable a placé l'intellectuel africain face à ses responsabilités. Car, si les politiques ont échoué dans leur politique de règlement de différends du continent par le dialogue, lui, l'intellectuel, se sentait coupable de n'avoir rien fait pour empêcher le génocide de 1994. Ce dont il se reprochait surtout c'est son inaction après le drame. Car il lui a fallu quatre ans après le génocide pour qu'il [sur invitation !] se mette à parler. Cependant, sa prise de position si tardive qu'elle soit, est de taille. Car elle avait permis la prolifération de tout un ensemble d'oeuvres qui constituent désormais le corpus de la littérature africaine francophone de génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le génocide des Tutsi n'était pas que le problème d'intellectuels africains ayant participé au projet : Rwanda, écrire par devoir de mémoire. Au de-là de Murumbi, le livre des ossements et de tous les autres textes du même genre tout un ensemble d'écrits d'auteurs non africains a vu le jour traitant du dernier génocide de la fin du siècle dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces ouvrages constituent un prolongement du travail de témoignage s'inscrivant dans le même registre que Murumbi, le livre des ossements de Boris Diop. A titre d'exemple, nous pouvons citer le texte du journaliste québécois Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine à Kigali55(*). Dans cette oeuvre, Courtemanche rend compte de son expérience de journaliste au pays des Mille Collines au moment du génocide. Il y montre avec on ne peut plus de clarté le mécanisme qui a conduit aux massacres de 1994 des Tutsi dans les marais au moyen des armes blanches, avec la complicité du gouvernement rwandais, de la France et de la communauté internationale. Il y est également question de la critique des curés belges, des canadiens, parce qu'ayant préféré la neutralité, l'ONU, qui n'a pas pu empêcher le génocide. Courtemanche, comme Boris Diop, essayait de démontrer que toutes les scènes de violence se sont réellement déroulées au Rwanda en 1994.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même sens toujours, l'Américain Philip Gourvtch publie un ouvrage, Nous avons le plaisir de vous informer que demain nous serons tués avec nos familles56(*), très parlant sur la tragedie rwandaise. Ce texte est en quelque sorte un cri de désespoir, comme l'indique son titre. Ce cri de désolation est celui des prêtres tutsi rwandais adressé à leurs supérieurs pour les avertir en vain de l'imminence de leur mort programmée. Ainsi, l'auteur se porte comme le porte-voix de leur déception face à un monde hostile et assassin. Avec ce livre au titre ironique, Gourvitch témoigne à sa façon des cent jours du drame rwandais de 19943.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la littérature de génocide écrite par les rescapes tutsi du génocide est à bien des égards différente de la littérature de témoignage produite par les auteurs africains francophones ayant participé au projet d'écriture de 1998, et celle des écrivains occidentaux ayant apporté leur contribution au devoir de mémoire. Boubacar Boris Diop, Véronique Tadjio, Abdourrahmane Waberi, Courtemanche ou Gourvitch ne pouvaient sans doute pas ressentir le même sentiment de douleur au moment de la rédaction de leur texte que la Rwandaise rescapée, Yolande Mukagasama, qui avait échappe miraculeusement aux massacres. Nous avons ainsi deux types de témoignages traitant certes le même fait [le génocide] mais avec deux visions différentes, pour ne pas dire opposées. Daniel Delas, dans son article57(*) faisait déjà la différence entre ces deux types d'approche quand il déclarait : « La situation d'écriture de ces écrivains est différente des rescapes des massacres : il ne s'agit pas pour eux [les rescapés] [...] de revivre par le souvenir les évènements traumatisants qu'ils ont vécus [...] mais de hisser leur écriture à la hauteur de leur souffrance... ». Cette différence d'écriture s'explique par le fait que le rescapé, ayant vécu le drame en son chair et âme, est à même le mieux placé pour exposer tous les détails des tueries. Dans Désir d'Afrique58(*), Boniface Mongo MBoussa signalait ce décalage en rapprochant le texte de Jean Hatzfeld, Dans le nu de la vie59(*) et celui de Yolande Mukagasama, La mort ne veut pas de moi60(*) en ces termes : «  L a différence entre [ces] deux ouvrages est de taille. Tout d'abord, La mort ne veut pas de moi retrace l'expérience individuelle de l'auteur en tant que rescapé du génocide, le livre de Hatzfeld, lui, est un ensemble de témoignages...61(*) ». Etre à l'écoute de témoignages des bourreaux ou des rescapés n'a sans doute pas la même portée affective que raconter soi-même ses propres souffrances. Cependant, ceci ne saurait aucunement  déposséder Hatzfeld de sa volonté de porter sa pierre à l'édifice du génocide rwandais de 1994.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En journaliste spécialiste, Hatzfeld avait su donner des informations claires et précises permettant une meilleure compréhension de la tragédie rwandaise, en la comparant surtout à celle des Juifs. Murumbi, le livre des ossements fait, par ricochet, écho aux deux textes phares, Dans le nu de la vie et Une saison des machettes, du journaliste de Libération. Tandis que le premier nous donne à lire les récits des rescapés du génocide de 1994, le second, lui, nous entraîne dans une lecture douloureuse de paroles des génocidaires sans scrupules, qui n'éprouvaient aucune peine à relater les scènes des massacres et la chasse macabre des Tutsi dans les marais. Ces tueurs et rescapes, Hatzfeld les a rencontrés soit sur les collines soit en prison. Et ils n'ont pas hésité à lui confier les moments difficiles de l'histoire récente du Rwanda dont les conséquences furent l'extermination de plusieurs milliers de personnes ; soit dix mille personnes par jour ou, pour être précis, mille personnes par minute comme l'avaient justement prévu les planificateurs du génocide ou la faillite de l'humanité au Rwanda entre le 6 avril et le 4 juillet 1994. Ce passage extrait de Une saison des machettes fait ressortir d'une manière ou d'une autre la dureté de ton de certains témoignages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le gourdin, c'est plus cassant, mais la machette est plus naturelle. Le Rwandais est familiarisé avec la machette depuis l'enfance. Attraper une machette à la main, c'est ce qu'on fait chaque matin. On coupe les sorghos [...] on défriche les lianes, on tue les poulets [...] Au fond un homme,  c'est comme un animal. Tu le tranches sur la tête ou sur le cou, il s'abat de soi. Dans les premiers jours, celui qui avait déjà abattu des poulets, et surtout des chèvres, se trouvait avantagé [...]. Par la suite, tout le monde s'est accoutumé à cette activité et a attrapé son retard. »62(*) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le témoignage de bourreaux montre combien ces tueurs barbares étaient sans aucune humanité au moment où ils accomplissaient leur « travail ». Murumbi, le livre des ossements, à l'instar de textes issus du projet de mémoire et des autres ouvrages sur le drame rwandais, est une véritable réflexion sur la condition humaine. Il est un exposé complet de la marche de l'humanité vers les ténèbres de la barbarie. La philosophie que le lecteur retiendrait de cet ouvrage est que nous évoluons dans un système où le pouvoir, manipulé par des mains externes, est capable du pire : un génocide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rwanda, c'est la honte du monde contemporain. Son incapacité à prévenir ou à empêcher une tragédie qui est pourtant programme au su et au vu de tout le monde. Vu sous cet angle, Murumbi, le livre des ossements est une mise en garde. Il met en garde tous les dirigeant africains que ce qui est arrivé aux Tutsi du Rwanda pourrait un jour ou un autre se produire dans n'importe quel pays du continent. Surtout que la communauté internationale et l'OUA sont entrain de fermer les yeux sur ce qui se passe actuellement en Côte d'Ivoire où des « jeunes patriotes » et les forces de l'ordre sont entrain de commettre des assassinats restés impunis jusqu'à ce jour. Cette situation ainsi que celle du Burundi constituent un miroir pour ce qui s'est passé au Rwanda dix ans plutôt. Ce rapprochement a été mis en exergue dans le Moisson des crânes, textes pour le Rwanda de Waberi. En effet, Waberi est le seul auteur de tous les auteurs qui ont participé au projet d'écriture à avoir prolongé son récit jusqu'au Burundi voisin. Il y fait une sorte de parallélisme entre le Rwanda d'avant génocide et le Burundi. Dans ce pays « jumeau », on a la même stratification sociale. A la seule différence près qu'au Burundi c'est la minorité tutsi qui domine l'armée. Ce passage de Moisson des crânes illustre parfaitement cette comparaison : « Une situation [celle du Burundi actuel] qui rappelle en miroir, ou en négatif si l'on préfère, l'impasse rwandaise qui a conduit au génocide que l'on sait désormais.63(*) » Cette même situation, à notre sens, évoque celle en cours actuellement entre le Rwanda et le RDC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 3 mai 2004 sur RFI, le président rwandais, Paul Kagamé, menaçait d'envoyer ses troupes en RDC, près de la frontière rwandaise, si les ex-génocidaires ne mettaient fin à leurs attaques régulières contre son pays. Ceci donne raison, avons-nous envie de dire, à Murumbi, le livre des ossements. Car la région, n'étant pas toujours sécurisée, pourrait à tout moment basculer dans un second génocide. Mais le texte de Boris Diop ainsi les autres textes du même genre publiés sur les souffrances des Tutsi pourraient permettre, souhaitons-le, d'éviter la répétition des mêmes bêtises des Hutu, avide de sang et de pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements reste plus que jamais d'actualité. Car le Rwanda existe potentiellement partout dans le continent africain où le moindre problème ethnique pourrait entraîner des conséquences néfastes. Ce texte de Marcus Bonis Teiga surgi au lendemain du dixième anniversaire du génocide des Tutsi du Rwanda est fort parlent. Nous y lisons : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pour beaucoup d'Africains, le cas du pays Houphouët Boigny ressemble étrangement à celui du Rwanda d'avant le génocide, toutes les proportions gardées. Les ingrédients sont réunis pour qu'à la moindre explosion la situation devienne incontrôlable. La haine ethnique qui s'installe lentement mais sûrement, il faut ajouter un sentiment anti-français [ à quoi nous ajoutons qu'au Rwanda aussi le torchon n'a jamais brillé entre la France et le FPR de Kagamé] qui va croissant et une xénophobie aveugle.64(*) » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce passage devrait être interprété comme une mise en garde contre les grands maux dont souffre le continent africain dont nous pouvons entre autres citer : la xénophobie, l'excès de dictatures, l'instrumentalisation de la question ethnique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-2 Génocide : pardon et justice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un génocide, il y a toujours un besoin pressant de réconciliation entre bourreaux et victimes. Or ce besoin de surmonter le drame rwandais de 1994 nous semble d'autant plus compliqué que les efforts fournis par le nouveau gouvernement de Kigali semblent vouer à l'échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop n'est pas en reste de ce constat triste voire douloureux auquel sont quotidiennement confrontés tous les Rwandais, particulièrement les Tutsi à jamais marqués par les massacres de 1994. il suffit de lire ce passage de Murumbi pour mesurer la complexité qu'un pardon au forceps exige :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il est facile de mesure la détresse de celui qui dit : que voulez-vous que je pardonne, mais savez-vous que sur la colline de Nyanja, mes sept enfants ont été jetés vivants dans une fosse d'aisance ? [...]. Pensez aux quelques secondes où ces petits ont été étouffés par des masses d'excréments avant de mourir. Pensez juste à ces quelques secondes et à rien d'autres65(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même ordre d'idées, dans Une saison des machettes de Hatzfeld nous pouvons lire ce témoignage : « Demander pardons, c'est premièrement dire une vérité valable [ce qui est fort difficile] à une personne éprouvée. Deuxièment, lui demander d'oublier le mal que vous [lui] avait fait, à lui et à sa famille. Troisièment, lui proposer de considérer [son tortionnaire ou l'assassin de sa famille] sans arrière pensée66(*) ». Or demander à quelqu'un qui avait vu mourir d'une manière atroce, inhumaine ses parents, ses enfants de pardonner voire d'oublier d'un coup toutes les souffrances qu'on avait faites subir à ses proches, c'est comme si on demandait à un orphelin d'enfanter ses parents. Les victimes pouvaient peut être pardonner, mais ils ne pourraient oublier les jours fatals des mois d'avril, mais et juin. Trois mois de chasse - poursuite dans les marais, dont les seuls but était de les supprimer parce qu'ils sont tout simplement indésirables. Les Impuzamugambi67(*) ne voulaient pas d'un Rwanda où coexisteraient Hutu et Tutsi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un génocide, se pose toujours la question de la justice après celle du pardon. Certains bourreaux acceptent d'avouer leur crime afin qu'ils soient pardonnés, d'autres au contraire refuse mordicus de se culpabiliser. Or comment peut-on pardonner à quelqu'un qui refuse de reconnaître son crime ? Qui regrette de n'avoir pas atteint son objectif ? Comment peut-on avoir le pardon d'un (e) rescapé (e) qui ne se sent pas sécurisé (e) de la menace de ses anciens tortionnaires ? Nous savons, psychologiquement, l'effet que la reconnaissance du crime par le bourreau fait sur la victime. Dans ce sens, Anne-Cécile Robert, dans l'Afrique au secours de l'Occident déclare : « Il arrive que [...] lors d'un procès, la victime ou ses ayant droits refusent les dommages et intérêts infligés par le jugement et se « contentent » de la reconnaissance [c'est nous qui soulignons] du préjudice subi même lors qu'il est grave68(*) ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rwanda travaille d'arrache-pied depuis l'arrivée du FPR au pouvoir pour mettre en place une juridiction traditionnelle dénommée « Gacaca ». Ceci afin que bourreaux et rescapés se rencontrent, se parlent, surmontent le tabou, le silence. Les « Gacaca » sont des « cours de justice populaire auxquelles le gouvernement actuel a décidé de renvoyer le règlement d'une partie des crimes et les délits liés au génocide...69(*) ». L'autre partie des crimes étant confiée au TAPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Cette instance juridique est crée le huit novembre 1994 par la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU chargé de poursuivre les personnes responsables ou complices d'acte de génocide et d'autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda ou par des citoyens rwandais sur le territoire des Etats voisins entre le janvier et le 31 décembre 1994. Le TAPIR siège à Arusha (Tanzanie) où il dispose d'une prison (pour détention préventive). Son parquet est installé à Kigali. Depuis sa création, le TAPIR est confronté à de nombreuses difficultés dont entres autres celle de témoignage et de prison. Le 4/4/2004 une délégation du TAPIR s'est rendue à Kigali afin de voir l'état des geôles rwandaises. Certains pays comme la France ont accepté d'accueillir des prisonniers du TAPIR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2 : Responsabilités nationales et internationales&lt;br /&gt;Un génocide n'est jamais un crime gratuit, sans idéologie interne ou externe. Le cas du pays des Milles et une fosse communes ne fait pas exception à la règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-1 Les responsabilités internes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un génocide, se pose toujours le problème de responsabilités. Qui a fait quoi ? Qu'elles sont les responsables internes et externes ? Le cas du Rwanda n'est pas en reste de ce genre de questions. La responsabilité des autorités rwandaises dans les massacres des Tutsi, dont le point culminant fut le génocide de 1994, ne fait pas l'ombre d'un doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1959, date de la « révolution sociale », les différents pouvoirs successifs ont toujours soutenu l'extermination des Tutsi. On se rappelle que la première fuite des réfugiés tutsi vers les pays voisins (Burundi, l'Ouganda...) avait pour cause les exactions dont ces derniers furent victimes dans une impunité totale. A la veille du génocide de 1994, personne n'ignorait les préparations des massacres en cours. Tout le monde savait que des « listes noires » ont été établies : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tout était près[sic] : des listes, les milices, un système fasciste entraînant une partie importante de l'administration rwandaise [...], la montée visible des exactions terroristes, et un instrument performant de propagande, chauffant un mélange de haine et de peur [...]. Début avril, chacun - du chef d'état-major aux paysans de Myganza - est persuadé que le déclenchement des massacres est imminent. Dans ce contexte, l'assassinat du président Habyarimana est le signal attendu par les tueurs aux « listes noires ».70(*)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités rwandaises d'avant génocide étaient impliqués dans toutes les phases, de la préméditation à la mise en marche de la machine infernale du génocide. Il n'est pas facile dans ce contexte d'exclure la thèse de la préparation de longue date des massacres de 1994 : « Les flambées de haine sauvage s'inscrivent dans une programmation technique qui ne peut être inconsciente et spontanée71(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias rwandais de la haine ont eux aussi joué un rôle déterminant dans l'accélération des massacres. En effet, le 10 décembre 1990 le journal Kangura, une publication extrémiste ethniste financée par les proches d'Habyarimana, publiait les « Les dix commandements du Hutu ». Ce texte raciste légitimait « l'autodéfense contre la minorité tutsi ». Dans les campagnes, on constitue et on arme des milices paysannes, qui allaient jouer un rôle important dans les tueries de 1994. A la fin de 1993 et au début de 1994 la Garde présidentielle entraîne 200 à 300 hommes par préfecture au maniement du fusil et de la grenade72(*). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du début à la fin du génocide de 1994, la responsabilité du pouvoir hutu extrémiste était déterminante. De la préméditation, on passa vite à l'accomplissement du drame : « Dès le début du 7 avril, ordre a été donné aux milices des partis MRND et CDR de travailler. C'est-à-dire de tuer les Tutsi et les « complices du FPR ». «Entendez par complice« tout hutu non originaire de Gisenyi et Ruhengeri qui ne soutenait pas le régime du président Habyarimana »73(*).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-2 Responsabilités internationales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son article intitulé Les responsabilités internationales dans la tragédie rwandaise, Christophe Ayad déclare :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  A la différence de la France, le génocide au Rwanda a été vécu comme un véritable traumatisme national en Belgique. Pour au moins deux raisons : la première est historique : après la première guerre mondiale, Bruxelles s'est vu confier par la Société des nations [...] la tutelle du pays des milles collines. [...]. Après avoir administré le territoire en s'appuyant sur l'élite tutsi, le colonisateur finit par se tourner vers la majorité hutu pour tenter de conserver son influence. En 1959 [...] les Hutu se livrent à une série de massacres contre les Tutsi [...]. Bruxelles ne pipe mot [...]. La seconde raison est liée à la crise : le 7 avril 1994, au lendemain du crash de l'avion du président Habyarimana, dix casques bleus belges sont assassinés [...] par des soldats hutu persuadés que Bruxelles est à l'origine de l'attentat 74(*)». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pensons que la deuxième raison a plus de crédibilité que la première. Car ce sont les Belges qui ont ancré dans l'esprit des Rwandais la notion d'ethnie, qui a conduit aux différents massacres au Rwanda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que la Belgique, la France a joué un rôle on ne peut plus déterminant dans la catastrophe rwandaise. Ici, nous ne nous contenterons que de quelques exemples illustratifs pour justifier la présence de la France aux côtes du gouvernement rwandais génocidaire. Dans son ouvrage intitulé L'Inavouable, la France au Rwanda Patrick de Saint Expery scande : « Des soldats de notre pays ont formé, sur ordre, les tueurs du troisième génocide du XXème siècle. Nous leur avons donné des armes, une doctrine, un blanc-seing75(*) ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même sens, François Xavier Verschave déclare : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pendant trois ans (1990-1993), l'armée française a tenu à bout de bras les troupes d'un régime rwandais - ou plutôt d'un clan - s'enfonçant dans le génocide, le racisme et la corruption. Engagée dans le combat contre le FPR, « l'ennemi diabolisé en khmer noir », la France a massivement équipé les Forces armées rwandaises [FAR] ; elle les a instruites dans des camps où se pratiquaient la torture et le massacre de civiles76(*) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ONU, tout comme la France et la Belgique, a assumé une part de responsabilité fort importante dans l'extermination de près d'un million de Tutsi du Rwanda en 1994. Dans son télégramme daté du 11 janvier 1994, le Général canadien Roméo Dallaire, alors responsable de la mission du maintien de la paix de l'ONU au Rwanda, avertissait la communauté internationale d'un complot d'extermination des Tutsi qui prévoit la mise à mort possible de « mille personnes en vingt minutes », de l'entraînement des miliciens Interahamw et de diverses manifestations organisées par des militaires et des gendarmes contre des opposants hutu et des casques bleus en vue de provoquer le FPR et de lancer la guerre civile. En réponse, le chef de la Direction des opérations de maintien de la paix des Nation Unies, Kofi Annan, lui rappelle les limites de son mandat. Ce qui voudrait dire que cela n'était pas son problème. Voilà qui résume en quelques lignes la part de responsabilité de l'ONU dans la tragédie rwandaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les drames en Afrique sont le plus souvent liés à des causes externes. Les puissances étrangères provoquent toujours des différends afin de promouvoir leurs intérêts ou tout simplement laissent mourir les populations parce qu'elles n'ont rien à tirer comme avantage, comme ce fut le cas du Rwanda77(*). Longtemps encore, nous nous souviendrons de cette phrase d'un responsable français : « Un génocide dans ces pays-là n'est pas trop important ». En outre, dans le même contexte, Charles Pasque pendant un journal télévisé en juin 1994 scande : « Monsieur, en réponse à une question d'un téléspectateur, il ne faut pas croire que le caractère horrible de ce qui s'est passé là-bas [Rwanda] a la même valeur pour eux [les Rwandais] et nous [les Français] ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CONCLUSION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop est le récit des cents jours atroces de la tragédie rwandaise de 1994. Entre le 6 avril et le 4 juillet, près d'un million de Tutsi sont tombés sous les coups fatals des machettes, des fusils, des gourdins de leurs compatriotes hutus extrémistes et haineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers un procédé de narration sans précédent dans le parcours d'écrivain de l'auteur sénégalais Boris Diop, il nous est restitué au moyen de différents récits des rescapés et des bourreaux les divers moments surréalistes des massacres des femmes, des hommes, des vieillards, des enfants du Rwanda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacune des parties du texte se distingue par son originalité et sa capacité d'objectivité voire de clarté. Dans cet ouvrage de témoignage, de mémoire d'un génocide programmé, l'auteur nous dit sa stupéfaction devant la capacité de l'homme à détruire, à honnir, une haine qui, finalement, tourne au drame que l'on sait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements nous plonge dans la philosophie de l'absurde. Les scènes des tueries qu'on y raconte sont impensables. Un père de famille massacre sans aucun état d'âme tous les siens, un voisin élimine sans pitié son avoisinant. Personne ne peut comprendre une telle tournure de la haine. Murumbi doit être lu avec beaucoup de recueillement, une façon de compatir aux souffrances des victimes de la folie collective humaine. Murumbi, le livre des ossements devrait nous amener à nous interroger : pourquoi et comment en est-on arrivé à ce stade de la haine ethnique ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte est plus que qu'un simple récit des massacres. Du point de vue littéraire, il est une révolution narratologique et thématique dans le paysage littéraire négro-africain francophone. Boris Diop, à l'instar des auteurs ayant participé au projet d'écriture : Rwanda, écrire par devoir de mémoire en 1998, a ouvert la voie à la littérature africaine de génocide, de crise et des crimes organisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Murumbi, le livre des ossements est aussi, enfin, un écho aux textes de littérature de génocide des écrivains non africains qui ont, de bonne volonté, apporté leur pierre à l'édifice du génocide rwandais de 1994, planifié par les intellectuels hutu extrémistes, et mis en application par les miliciens Interahamw les Forces armées rwandaises [FAR]. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;br /&gt;Ø TEXTES DE BOUBACAR BORIS DIOP :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Le Temps de tamango, Paris, l'Harmattan, 1981&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Les Tambours de la mémoire, Paris, l'Harmattan, 1990&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Le Cavalier et son ombre, Paris, Stock, 1997&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Murumbi, le livre des ossements, Paris, Stock, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø OUVRAGES PUBLIES DANS LE CADRE DU PROJET : RWANDA, ECRIRE PAR DEVOIR DE MEMOIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü IIBOUDO, Monique, Muraketete, Paris, Le Figuier, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü LAMKO, Koulsi, Phalène des collines, Kigali, Kuljaama, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü MONENEMBO, Thierno, L'Aîné des orphelins, Paris, Seuil, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü DJEDANOUM, Monique, Nyamiambo, Paris, Le Figuier, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü RURANGWA, Jean-Marie, Le Génocide des Tutsi expliqué à un étranger, Paris, Le Figuier, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü TADJIO, Véronique, L'Ombre d'imana, Paris, Actes sud, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü WABERI, Abdourrahmane, Moisson des crânes, textes pour le Rwanda, Paris, Serpent à plumes, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø AUTRES TEXTES SUR LE GENOCIDE DES TUTSI DU RWANDA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü BRAECKMAN, Colette, Rwanda, histoire d'un génocide, Paris, Fayard, 1994&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü COUTEMANCHE, Gil, Un dimanche à la piscine à Kigali, Bréal, 2000, 284p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü DESTX H. Alain, Rwanda : essai sur le génocide, Bruxelles, Ed. Complexe, 1994&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü GOUVITCH, Philip, Nous avons le plaisir de vous informer que demain nous serons tués avec nos familles. Chroniques rwandaises. Paris, Denoël, 1999, 398 p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü HATEZFELD, Jean, Dans le nu de la vie. Récits des marais rwandais, Paris, Seuil, 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Une saison des machettes, Paris, Seuil, 2003, 312 p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü MUKAGASAMA, Yolande, La mort ne veut pas de moi, Paris, Fistot, 1997, 267 p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü N'aie pas peur de savoir : Rwanda ; un million de morts. Une rescapée raconte, Paris, Robert Laffont, 1997&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø REVUES &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Africultures n° 34, janvier 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü Notre Librairie n° 142, octobre - décembre 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø OUVRAGE CRITIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü MONGO, Boniface, MBoussas, Désir d'Afrique, Paris, Gallimard, 2000, p 184-189&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø ARTICLES DE JOURNAUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü AYAD, Christophe « Dix ans après, vivre avec ses bourreaux » in Libération du 6 avril 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü DIOP, Boubacar Boris «  Dans ce pays-là un génocide n'est pas important » in Courrier international n° 701 du 8 au 14 avril 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü FAES, Gérard « Rwanda, aux sources de la tragédie » in Jeune Afrique l'Intelligent n° 2256 du 4 au 24 août 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü OUAGANI, Chérif « Entre rancune et recueillemne » in Jeune Afrique l'Intelligent n° 2256 du 4 au 24 avril 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü THORIN, Valeri « La mémoire en partage » in Jeune Afrique l'Intelligent n° 2059 du 27 juin au 3 juillet 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø ARTICLES SUR LE SITE WEB DE RFI : www.rfi.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü DELAFIN, Antoinette « Roméo Dallaire raconte le jour où le génocide commence » le 4/4/2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü MAS, Monique « Le diable se cache dans les détails » le 3/4/2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü MAS, Monique « Paroles de génocidaires » le 7/4/2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø AUTRES SITES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü ROBERT, Anne-Cécile « Rwanda, vivre avec le génocide » in www. Monde-diplomatique.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ü DIOP, Boubacar Boris « Ecrire pour les morts » in www.sos faim.fr &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 1M. Kane « Saint-Louis ou le début de la littérature africaine au Sénégal 1850-1930 » in Notre librairie, littérature sénégalaise no81 décembre 1985. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 2Il s'agit de : Léopold Panet, Labbé Boilat... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 3René Maran, Batouala, Paris, Albin Michel, 1921 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 4 « Avertissement » in Légitime défense, Paris, 1932&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 5 Idem&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 6 -Ed. Seuil, 1970&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 7 -Devoir de violence, Paris, Ed. Seuil, 1968&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 8- Bleu Blanc Rouge Paris, Présence Africaine, 1998 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 9- Paris, Paradis du Nord, Présence Africaine, 1996&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 10-L'impasse, Paris, Présence Africaine, 1996 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 11- Allah n'est pas obligé, Paris, Seuil, 2000 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 12 -Front patriotique rwandais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 13 -Entretien entre Paul Kagamé et David Servenay sur RFI, le 16 mars 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 14 -Ouazani Chérif « Entre rancune et recueillement » in Jeune Afrique L'intelligent » n0 2256 DU 4 AU 10 avril 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 15 -Interahamw signifie en Kinyarwanda ceux qui tuent ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 16 -Source : Libération du mardi 6 avril 2004 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 17 -Paris, Stock, 1997&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 18 -Africultures n° 34, janvier 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 19 -Entretien in « Sans papiers », novembre 1999&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 20 -Le Soleil, février 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 21 - « Les Africains ont droit à l'innocence » in Sans papier, novembre 1999&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 22 -Paris, Libre expression, 2003, 685 p.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 23 -Murambi, p 31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 24 -Murambi, p 42&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 25 -Ibid, 38&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 26 - Yolande Mukagama in Le Monde diplomatique, juillet 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 27 -Paris, Seuil, 2003&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 28 -Ibid, p79&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 29 -Murambi, p141&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 30 -Ibid, p 170&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 31 -Retour en arrière &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 32 -Murumbi, p 66&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 33 -Ibid, pp 74-75&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 34 -Ibid, 46&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 35 -Ibid, 96&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 36 -Ibid, p 101&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 37 -Ibid, p 182&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 38 -Ibid, p 183&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 39 -Ibid, p225&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 40 - Pierre-Édouard Deldique « Le Rwanda est l'échec le plus cinglant de l'ONU » in www.rfi.fr, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 41 -« Rwanda, littérature africaine » in www.republique des Lettres.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 42 Eloise B. «Notes sur moisson des crânes » in www.orees.com &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 43 Paris, Seuil, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 44 -Paris, Le Figuier et Fest'Africa, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 45 -Ibid, p 19&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 46 -Paris, Robert Laffont, 1999&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 47 - Paris, Le serpent à plumes, 2000 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 48 -Ibid, p 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 49 - Murumbi, p 124&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 50 -Ibid, p 112&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 51 - Phalène des collines, pp32-37&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 52 - Ce terme a été utilisé avant et pendant le génocide pour qualifier les Tutsi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 53 -Paris, Gallimard, 2002, pp 184-189&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 54 -Moisson des crânes, pp 36-37&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 55 -Paris, Bréal, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 56 - Paris, Denoël, 1999 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 57 Daniel Delas « Ecrits du génocide rwandais » in Notre librairie n° 142, octobre-décembre 2000 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 58 - Paris, Gallimard, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 59 -Paris, Seuil, 2002, 235p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 60 -Paris, Fixot, 1997, 266p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 61 -Désir d'Afrique, p 161&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 62-Une saison des machettes, p 44 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 63 - Moisson des crânes, p 105&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 64 -Ibid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 65 -Murumbi, p 143&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 66 -Une saison des machettes, p 246&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 67 - Ceux qui n'ont qu'un seul objectif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 68 - Paris, Les éditions de l'Atelier, 2004, p79&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 69 -Monique Mas, « Lexique pour mieux comprendre le Rwanda » in www.rfi.fr du 1/4/2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 70 -François-Xavier Verschave, Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda, Paris, la Découverte, 1994, p 98&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 71 -Verschave, Ibid, p 99&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 72 - Ibid, p 30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 73 -Ibid, p 100&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 74 -C. Ayade « Les responsabilités internationales dans la tragédie rwandais » in Libération du 6/4/2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 75 -Paris, Les Arènes, 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 76 -F.X. Verschave, Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda, Paris, La Découverte, 1994 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* 77 - Pour en savoir plus sur l'implication des puissances étrangères dans les conflits africains, nous conseillons les oeuvres de François-Xavier Verschave.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2963234760978879921?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2963234760978879921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2963234760978879921' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2963234760978879921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2963234760978879921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/le-genocide-rwandais-travers-murambi-le.html' title='Le génocide rwandais à travers Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris DIOP'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5298956486120474373</id><published>2009-07-31T07:21:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:22:07.565-07:00</updated><title type='text'>Les défis qui attendent Aziz au tournant !</title><content type='html'>Les citoyennes et les citoyens mauritaniens de l’intérieur et de l’extérieur ont, il y a  juste une semaine, élu à la tête de leur pays le général Abdel Aziz pour un premier mandat qui s’annonce dans une ambiance on ne peut plus chaotique,  et  révélateur des défis de nature diverse et inquiétante. M. Aziz a hérité d’un pouvoir dont il a lui-même participé à sa mise en place, et l’a servi durant plusieurs années avant de se retrouver à sa tête, deux fois,  après un coup d’état et une élection « démocratique ».  Aujourd’hui, au tout début du mandat qui lui est confié, son gouvernement  doit faire face à des obstacles  qui freinent le développement de notre pays. Si un programme cohérent n’est pas défini dans l’immédiat permettant de trouver une solution adéquate à ces défis, il va sans dire que nous ne sortirons pas de si tôt de l’auberge. Ces défis qui, en réalité, sont hérités de la médiocrité des différents gouvernements successifs mauritaniens depuis plus de deux décennies, concernent particulièrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         La défaillance de notre système éducatif due, en grande partie, à une absence presque totale d’une vraie politique éducative, et dont l’une des conséquences manifestes est la baisse inquiétante du niveau des étudiants (toutes facultés confondues),   et des  élèves dans nos lycées et collèges ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         La paupérisation de plus en plus galopante de la population qui ne sait plus, il est vrai, à quel saint se vouer pour se tirer d’affaire ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         Le chômage des jeunes diplômes qui, au sortir de la fac, s’interrogent sur l’utilité de leurs diplômes dans une société où le mérité et la compétence sont le cadet des soucis ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         La démission de certains de nos fonctionnaires, sans scrupules,  de leurs responsabilités envers eux-mêmes et la nation ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         Le manque de civisme qui fait que personne ne manifeste un intérêt pour le bien public de l’Etat ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·         Le laxisme administratif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste de ces défis est loin d’être complète. Il revient aux citoyens mauritaniens, hommes et femmes de toutes tendances confondues, d’agir avec détermination afin de relever ces obstacles constituant une menace réelle pour notre nation. Dans ce combat, il revient à chaque mauritanien (ne), du président de la République au paysan de Toulel, sud de la Mauritanie,  d’assumer ses responsabilités. Si nous refusons de mener ce combat ensemble, il est clair que la nouvelle Mauritanie que nous voulons voir émerger après l’élection du 18 juillet passé ne sera pas pour demain. De fait, les défis ci-mentionnés ne pouvaient être relevés que si nous acceptions de changer nos mentalités. En Mauritanie, nous sommes vraiment désolé de le signaler ici, nous n’avons pas encore une culture de l’effort collectif pour le bien de la nation. Aucun (e) d’entre nous n’est encore prêt (e) à se sacrifier pour son pays. Dans ce cas, il sera très difficile sinon  impossible  de vaincre les défis qui bloquent aujourd’hui le processus démocratique, économique et social de notre nation. Il revient de la responsabilité du gouvernement en général et de chacun (e) d’entre nous en particulier de prendre conscience de la nécessité d’aller au « combat » en ordre « soudé ». Les défis auxquels la Mauritanie d’aujourd’hui fait face exigent de tous les citoyens un engagement inconditionnel dans la bataille sociale et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;zakariademba@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;SOUMARE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5298956486120474373?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5298956486120474373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5298956486120474373' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5298956486120474373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5298956486120474373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/les-defis-qui-attendent-aziz-au.html' title='Les défis qui attendent Aziz au tournant !'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7709790702055300371</id><published>2009-07-29T08:10:00.001-07:00</published><updated>2009-07-29T08:10:23.500-07:00</updated><title type='text'>Notes de lecture : aperçu sur deux  génocides du XX siècle</title><content type='html'>Le XX siècle est le siècle  des génocides à répétition . En une période de cent ans, quatre génocides ont coûté la vie à des milliers de personnes innocentes sans défense pour des raisons sans fondement,  répondant à des fins égotistes des Etats ou des politiciens véreux sans scrupules. On va, dans les lignes qui suivent, passer en revue deux des  plus connus des massacres, des génocides qui ont ensanglanté le siècle passé. L’objectif de ce bref aperçu historique n’est pas de donner une étude exhaustive de ces  génocides, mais il s’agit de brosser un tableau rapide permettant de camper un décor qui donnerait une idée plus ou moins claire de ces drames qui ont endeuillé  le siècle passé.&lt;br /&gt;1. La shoah ou le génocide des Juifs &lt;br /&gt;En langue hébreu , le substantif Shoah  désigne à la fois la catastrophe et la destruction.  Ce terme est de plus en plus emploi de nos jours, de préférence à l’holocauste, pour parler de l’extermination systématique, pendant la seconde guerre mondiale en Europe de 1949 à 1945, des Juifs perpétrés par le régime nazi sous la direction d’Adolph Hitler.  Durant cette période, près de 6 millions de Juifs (5 700 000 d'après l'estimation du tribunal de Nuremberg) – soit les deux tiers des Juifs d'Europe, hommes, femmes et enfants - furent assassinés  pour des raisons racistes. Selon Hitler et les dirigeants nazis, la race juive était une menace pour la pureté du sang allemand, et donc pour la préservation de la race aryenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’extermination des Juifs fit l’objet d’un programme politique nommé « "Endlösung" – la solution finale- appliquée systématiquement en Allemagne et dans tous les pays alliés ou occupés. Le peuple juif, comme le peuple tutsi du Rwanda entre 1959 et 1994,  avait jusque là subi de nombreuses formes de persécution (exclusion, ghettos, pogrom etc.) ; le III Reich a mis en place un  véritable système de répression, une entreprise d’annihilation qui avait pour seul but de faire disparaître complètement tout un peuple de la surface de la terre. Tous les moyens industriels et humains  furent mis en œuvre pour atteindre cet objectif.    &lt;br /&gt;Dès son arrivée au pouvoir en 1933, A. Hitler met en pratique l'idéologie antisémite, qu'il a notamment exposée dans son livre intitulé Mein Kampf. En héritier de l'antisémitisme religieux, économique, et depuis la fin du XIXème siècle pseudo-scientifique, il explique que l'humanité se divise en races. Certaines, comme la race aryenne, sont supérieures et la pureté de leur sang doit être préservée ; d'autres, comme la race juive, sont inférieures et leur accroissement doit être limité.&lt;br /&gt;2. Le génocide des Tutsi du Rwanda &lt;br /&gt;Camper le décor dans lequel l’un des crimes les plus inhumains du XXème siècle s’est déroulé dans une indifférence sans précédent, revient à donner quelques indications socio-historiques permettant d’avoir une idée plus ou moins exhaustive de ce qui est arrivé aux Tutsi du Rwanda en 1994 entre le 6 avril le 4 juillet de la même année.&lt;br /&gt;o Approche socio-historique&lt;br /&gt;Le Rwanda est l’un des pays de l’Afrique des Grands Lacs. Il fut d’abord colonisé par l’Allemagne, avant de passer sous mandat belge après la Première Guerre mondiale. Ce pays des Mille Collines est composé de trois groupes sociaux :&lt;br /&gt;- Les Hutu ;&lt;br /&gt;- Les Tutsi ;&lt;br /&gt;- Les Twa.&lt;br /&gt;Les principales langues parlées du pays sont :&lt;br /&gt;o Le Kinyarwanda (apparenté aux langues bantoues) ;&lt;br /&gt;o Le Français ;&lt;br /&gt;o Le Swahili (la langue vernaculaire d’Afrique centrale) ;&lt;br /&gt;o L’Anglais.&lt;br /&gt;Le Rwanda est victime d’une instrumentalisation ethnique entamée par les Belges, poursuivie par les différents pouvoirs successifs, et dont les conséquences furent les massacres répétés des Tutsi par leurs compatriotes Hutu. En effet, les tueries des Tutsi ont réellement commencé au Rwanda en 1959 ; mais personne n’y prêtait attention. Elles n’ont atteint le point culminant qu’en 1994 avec le génocide qui aura coûté la vie, en trois mois seulement, à un million de Tutsi sans défense, et quelques Hutu modérés.&lt;br /&gt;En effet, le six avril 1994 à vingt heures l’avion  transportant les Présidents rwandais, Juvénal Habyarimana, et burundais, Cyprien Ntavyamina  est abattu à son atterrissage par deux missiles venant des collines avoisinantes. Tous les deux Présidents sont morts sur le coup. Les accusations vont bon train. Certains pointent du doigt l’Akazu, un clan extrémiste hutu proche du pouvoir du défunt président, qui n’aurait pas accepté la signature d’un traité de paix avec le FPR ,  formé essentiellement des rebelles tutsi basés en Ouganda voisin. En effet, il s’agissait du traité d’Arusha en Tanzanie en août 1993. Ce traité prévoyait le partage des pouvoirs militaires, politiques et civils avec les hommes de Kagamé. Ce clan aurait donc pu tuer le Président Habyarimana, et faire peser les responsabilités sur le FPR afin de régler le problème tutsi ; enfin, d’autres avançaient la thèse d’un attenta commandité par les rebelles tutsi, car étant minoritaires, ils auraient pu penser prendre le pouvoir par un coup de force en éliminant physiquement le Président de la République.&lt;br /&gt; Cette dernière thèse a été démentie par  Paul Kagamé.  En réponse aux accusations du juge anti-terroriste français, Jean Louis Bruguière, qui soutenait la thèse de l’attentat contre l’avion présidentiel orchestré par le FPR, il (Kagamé) a répondu  que des telles accusations ne sont nullement fondées . En outre, en guise de réponse aux mêmes accusations, Corneille, un défenseur de Kagamé, qui est dirigeant d’une grande société d’entreprise à Kigali, scande :&lt;br /&gt;« Cela ne tient pas une seconde. Tout ceux qui ont suivi l’actualité de l’époque et qui connaissent bien la ville de Kigali savent bien qu’une telle opération était impossible à organiser sans la complicité française. La zone d’où les missiles sont partis était sous le contrôle de son armée  ». &lt;br /&gt;Quoiqu’il en fût, quelques minutes après le crash de l’avion de Habyarimana, la garde présidentielle et les miliciens Interahamw  ont commencé à dresser des barrages dans toute la ville de Kigali pour ainsi limiter les mouvements de populations, et à tuer les Tutsi et les Hutu modérés, dont le Premier ministre de l’époque, Agathe Uwilingiyimana, et les dix casques bleus belges chargés de sa sécurité. Les Tutsi, pour sauver leur vie, se sont réfugiés dans les édifices publics : écoles, églises, etc. où ils seront systématiquement éliminés.&lt;br /&gt;Le 4 juillet 2004.  Le FPR prend Kigali, et met fin au drame le plus cruel du XXème siècle. Les génocidaires hutu prennent la fuite vers le Zaïre voisin avec la complicité de l’opération Turquoise de l’armée française.&lt;br /&gt;Rappel chronologique &lt;br /&gt;o 1898. Les  Allemands colonisent le Rwanda, petit royaume composé de deux groupes socio-ethniques, les Hutu (agriculteurs, majoritaire) et les Tutsi (pasteurs, minoritaires), et dirigé par un roi (tutsi) ;&lt;br /&gt;o 1916. Mandat belge. Lors de la Première Guerre mondiale, la Belgique chasse l’Allemagne, puis obtient un mandat de la Société des nations pour administrer pays. Elle classe systématiquement la population entre Hutu et Tutsi et s’appuie sur ces derniers, jugés « supérieurs » pour diriger ;&lt;br /&gt;o 1959. Révolte des Hutu. Alors que l’élite tutsie réclame l’indépendance, la Belgique encourage en sous-main la « révolution sociale », présentée comme la revanche des masses hutues contre « les féodaux tutsi ». Des dizaines de milliers de Tutsi sont massacrés ou chassés vers les pays voisins (Ouganda, Burundi, Congo) ;&lt;br /&gt;o 1961. Indépendance. La monarchie est renversée ; la république est proclamée. Le premier Président, Grégoire Kayibanda, légitime le règne des Hutu par le « gouvernement  de la majorité ». De nouveaux massacres de Tutsi se produisent en 1963 et en 1973 ;&lt;br /&gt;o 1973. Coup d’Etat. Le général Juvénal Habyarimana, un Hutu du Nord, renverse le président Grégoire Kayibanda. Les persécutions antitutsies se calment, mais la discrimination institutionnelle, à l’école et dans l’administration, reste en vigueur ;&lt;br /&gt;o 1990. Guerre civile. Alors que le régime Habyarimana vient d’autoriser le multipartisme, le Front patriotique rwandais, formé d’exilés tutsi en Ouganda, envahit le nord du pays. Une intervention militaire de la France le stoppe provisoirement. Aux yeux du pouvoir, opposants hutu et politiciens tutsi sont des « traîtres » et des alliés du FPR ; &lt;br /&gt;o 1993. Les accords de paix d’Arusha prévoient, sous la pression militaire du FPR aux portes de Kigali, un partage du pouvoir. Mais le camp extrémiste hutu fourbit ses armes. La Radio Mille Collines et l’hebdomadaire Kangura diffusent une propagande appelant au génocide des Tutsi ; &lt;br /&gt;o 1994. Début du génocide. L’avion transportant le président Habyarimana est abattu par des tireurs non identifiés peu avant son atterrissage à Kigali. Dans la nuit et à l’aube, tous les responsables de l’opposition sont tués par des militaires. Très vite, les massacres se généralisent aux tutsi et aux opposants hutus. Le FPR passe à l’offensive deux jours plus tard. La guerre civile reprend ;&lt;br /&gt;o 4 juillet 1994. Le FPR prend Kigali et met fin au génocide qui a causé la mort de 800000 personnes en cent jours. Un million de Hutu prennent la fuite vers le Zaïre, notamment via la « zone humanitaire sûre  installée par l’armée française dans le sud-est du Rwanda (opération Turquoise) » ;&lt;br /&gt;o 1996. Retour des réfugiés. Un demi-million de Hutu rentrent au Rwanda après l’assaut de l’Armée patriotique rwandaise contre leurs camps au Zaïre, dans lesquels le nouveau régime de Kigali voit une menace. Quelque 200000 réfugiés sont tués ou portés disparus ;&lt;br /&gt;o 2000. Paul Kagamé, l’homme fort du FPR, est élu président par un Parlement à ses ordres, après la démission du Pasteur Bizimungu, un Hutu passé à l’opposition ;&lt;br /&gt;o 2003. Premières élections. En août, Kagamé est réélu par les Rwandais à 95% des voix, contre 3,5 % à Faustin Twagiramungu, un Hutu modéré. Un mois après, le FPR (devenu parti politique) remporte haut la main les législatives.  L’Europe et les Etats-Unis critiquent le scrutin pour « fraude ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7709790702055300371?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7709790702055300371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7709790702055300371' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7709790702055300371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7709790702055300371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/notes-de-lecture-apercu-sur-deux.html' title='Notes de lecture : aperçu sur deux  génocides du XX siècle'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-1977804292284832352</id><published>2009-07-28T06:59:00.000-07:00</published><updated>2009-07-28T07:01:08.754-07:00</updated><title type='text'>La hiérarchisation sociale en milieu soninké</title><content type='html'>La société soninké est réputée être l’une des sociétés les plus hiérarchisées de l’Ouest africain. Dans ce groupe ethnique, chaque fraction occupe une place et une fonction bien déterminées dont elle doit scrupuleusement s’acquitter. Nous avons, pour notre étude, distingué :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 1- Les Tunkalemu (sing. Tunkaleme) Au sommet du système hiérarchique soninké, nous trouvons les Tounkalemu, c'est-à-dire ceux auxquels la vie politique de la société est confiée. Ils constituent en quelque sorte la classe dirigeante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pr. A. Bathili affirme que la notion de classe dirigeante désigne un ensemble de groupes sociaux qui se distinguent par la position imminente qu’ils occupent dans la société. Il s’agit donc d’un groupe auquel l’exercice et le contrôle de l’appareil étatique sont confiés. Par ailleurs, pour le Pr. Bathili et C. Meillassoux, le terme de Tunkaleme signifierait «prince ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le vocable est formé de deux éléments essentiels : Tunka, qui signifie en soninké «roi», et leme qui se traduit littéralement par «fils». Quant au terme de Tunkalemahu, qui est aussi un dérivé du premier vocable, nous le traduisons par «le fait de gouverner, de diriger ». Dans la pyramide sociale en milieu soninké, la fonction de Tunkalemahu est la plus haute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aliou Kisma Tandia, dans son ouvrage, précise d’une manière claire que : « [Le terme] désigne une certaine prééminence sur les autres composantes de la société fondée sur la possibilité d’exercer le pouvoir temporel au niveau d’un Debe (village) ou d’un Jamaane (pays) qu’on acquiert par la naissance. Ce droit de commandement se base sur le droit de premier occupant du sol ou [par] usurpation du pouvoir»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- Les Niahamalo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le système des castes en milieu soninké, les Niahamalo sont considérés comme les clients des Tunkalemu du fait de leur dépendance de cette classe dirigeante. Ils se repartissent en plusieurs sous- groupes. Dans l’ordre de leur succession, par la tradition, nous les classons ainsi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 1- Les Geseru ( sing gesere, griot) Dans toute société Ouest africaine, les Geseru, qui changent d’appellation d’une ethnie à une autre, occupent une place non- négligeable. En milieu soninké, les Geseru étaient le sac à parole des Tunka, ainsi que la mémoire vivante de toute la communauté. Ils étaient chargés de réciter les généalogies des principales familles nobles ou royales du royaume en s’accompagnant de leur gambare (sorte de guitare traditionnelle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les voyait (et ceci jusqu’à nos jours) dans les cérémonies familiales ou villageoises : baptême, mariage, décès, entre autre. Ils vivaient de ce qu’ils gagnaient dans ces manifestations. A l’époque de l’empire soninké du Wagadou, les geseru jouaient aussi une autre fonction tout aussi intéressante : ils accompagnaient, en temps de guerre, les rois aux champs de bataille où ils chantaient leurs louanges .Ils étaient les compagnons inséparables des rois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 2- Les Tago (sing. Tage, forgeron) Nous les trouvons presque dans tous les villages soninkés où ils jouent un rôle non- négligeable. Les Tago sont artisans de différents métaux. Le travail du fer leur est confié. Ils sont chargés de la fabrication des outils agricoles comme la houe, la daba, la hache, entre autres. Les Tago se subdivisent en deux petites fractions. Il y a ceux qui s’occupent du fer et ceux qui se chargent des bijoux, ces derniers sont appelés les orfèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tago qui s’occupent du fer, en plus de leur intelligence en matière de fabrication d’outils, sont censés posséder, du moins selon l’imaginaire populaire, un pouvoir occulte sur le fer et on leur confiait, le plus souvent, la tâche de la circoncision des murunto (incirconcis). Cependant, avec la modernisation de la société soninké, par l’introduction de la médecine moderne, les Tago se voient désormais privés d’une telle activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne, à l’heure actuelle, n’envisagerait d’amener son fils chez un Tage pour le circoncire alors que les hôpitaux jouent, avec des moyens modernes sophistiqués, la même tâche. Les Tago, de nos jours, se désintéressent d’ailleurs eux- mêmes d’une telle fonction qui ne leur apporte plus rien. Ils préfèrent aller dans les capitales (Nouakchott, Dakar, …), afin de chercher à aller en France ou chercher un travail que de rester dans le Debe (village) assis dans leurs forges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 3- Les Sako (sing. Sake, bûcheron) En milieu soninké, les Sako sont, le plus souvent, d’origine haalpular. Ils sont des personnes qui viennent s’installer dans les villages soninkés pour exercer leur travail au moyen duquel ils gagnent leur vie. Les Sako sont chargés de la confection des instruments ménagers et, en contrepartie, ils sont payés en espèce ou en nature par les soninkés. Les outils qu’ils fabriquent sont le plus souvent les pilons, les mortiers, les tabourets, les écuelles, entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme les Tago, ils sont considérés comme des individus censés posséder des connaissances occultes qui leur permettent, avant de s’attaquer à un arbre, de conjurer le mauvais génie. Dans certains villages soninkés (et ceci jusqu’à une époque récente), ils sont chargés d’élaguer les arbres dans les maisons moyennant quelques sommes d’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nos jours, les Sako commencent à perdre la fonction qu’ils jouaient à cause de la modernisation des outils de travail. Les Soninkés ont maintenant tendance à préférer les instruments fabriqués dans les usines que ceux confectionnés par les Sako et, de surcroît, en bois. Cependant, contrairement aux Tago, on les rencontre très rarement dans les capitales à la recherche d’un autre type de travail, ils préfèrent rester toujours au village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 4- Les Garanko (sing. Garanke, cordonnier) Ils jouent divers rôles dans la société soninké. Ils sont généralement chargés du travail de cuir (tannage de la peau, fabrication de chaussures et autres petits objets en rapport avec le cuir). Dans certains milieux soninkés, les garanko peuvent être amenés à jouer le rôle de «porte voix» du Debegume (chef de village) ou d’un quelconque notable à l’occasion des assemblées villageoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette fonction est en voie de disparition à cause de l’introduction des moyens modernes de communication comme le microphone dans les villages soninkés. Par ailleurs, leur rôle de fabrication de chaussures a, actuellement, beaucoup de mal à se mettre de plain pied avec la fabrication moderne de chaussure telle qu’elle se pratique dans les usines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les garankalemu, c’est à dire les fils des garanko, ont eux aussi leur rôle à jouer dans leur groupe d’âge. A l’approche de chaque fête religieuse, les jeunes des villages soninkés sont partagés en classes d’âge et cotisent pour s’acheter du sucre, du lait, entre autres ; tandis que les garankelemu sont dispensés de toute participation à la cotisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ils sont chargés de faire le thé, d’aller chercher le feu à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit pour les besoins du groupe auquel ils appartiennent. En milieu soninké, les garankelemu sont surnommés les Hannekunku, c'est-à-dire littéralement, ceux qui sont à la charge du groupe. Par ailleurs, dans la société soninké, les garanko sont d’excellents connaisseurs de chevaux. Comme les Sako et les Tago, ils sont censés posséder des connaissances mystérieuses sur ces animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils sont très doués en matière de télékinésie, autrement dit ils peuvent, de loin, faire tomber un cavalier de son cheval au cas où celui- ci ne respecterait pas les règles d’entrée dans le village, c'est-à-dire le ralentissement de la vitesse de l’animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2-5 Les Subalu (Sing. Subale) Les Subalu sont des véritables « ingénieurs de l’eau » dans la communauté soninké traditionnelle. Ils s’occupent de la pêche et du ravitaillement des villages en poissons. D’après les croyances populaires des Soninké, les Subalu disposent des connaissances occultes sur l’eau et ses habitants. Par exemple, au moment des pêches collectives villageoises, ils seraient capables de « neutraliser » les animaux dangereux comme le crocodile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 3 Les Moodinu (sing. Moodi, marabout) Dans son ouvrage intitulé La graine de la parole, Mamadou Diawara affirmait que le vocable « moodi » est la déformation soninké du terme arabe « moaddib » qui veut littéralement dire « lettré ». Ce terme, selon lui, désigne à la fois l’homme cultivé et son groupe. Il divise les moodinu (les marabouts) en deux catégories :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Les laadan moodinu « les marabouts de la coutume ». C’est surtout ce genre de Marabouts que nous rencontrons dans la société soninké. 2. Les moodi kuttu qui signifie «les marabouts autres que ceux de la coutume ». Les premiers entretiennent des relations très intimes avec la classe dirigeante. Traditionnellement, les moodinu sont chargés, par une sorte de contrat qui les lie aux Tunkalemu (les princes) du fait qu’ils étaient les seuls lettrés de la communauté, de présider à la destinée religieuse des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aliou K. Tadia précise en effet que «dans la hiérarchie sociale soninké, les moodinu constituent la fraction des hooro (nobles) qui s’occupent de la vie spirituelle. Le moodi, à l’origine, désignait le lettré musulman rompu aux sciences religieuses qui a pour rôle l’enseignement du Coran et de la [Sunna c'est-à-dire] la tradition du prophète ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les soninkés confiaient leurs enfants aux marabouts du village afin de leur apprendre les principes fondamentaux de leur religion et, en contrepartie, les disciples doivent travailler dans les champs du marabout qui leur dispense les cours. Par ailleurs, en milieu soninké, les moodinu occupent une autre fonction qui, dirions nous, leur permet de gagner un peu de gain. Ils sont chargés de confectionner les amulettes, de consulter les oracles et de présider aux baptêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 5 Les mangu (sing. mange) Ils forment une classe sociale particulière dans presque tous les milieux soninkés de la Mauritanie, du Sénégal et du Mali. Au Sénégal, nous les rencontrons surtout dans les villages riverains du fleuve comme Waoudé et Goumal. Et en Mauritanie, ils sont localisés dans des villages comme Toulel, Wompou…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils portent le patronyme de « mange ». Au temps de l’empire soninké du Wagadou, les mangu occupaient diverses fonctions politiques et sociales importantes dont celles de modérateurs entre les royaux afin d’établir la concorde. Les mangu, en milieu soninké, jouent principalement deux rôles : Le mangahu (le fait d’être mangu) est fonction de conciliation entre les diverses fractions des hooro (nobles) en cas de différends. Ils sont en quelque sorte les «diplomates» de la communauté soninké.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mangu sont nécessairement présents à toutes les réunions du Debe (village) ou de Jamaane (pays). Et aucune décision importante pour la vie de la communauté ne saurait être prise sans les avertir, comme par exemple l’intronisation d’un debegume (chef de village). 2 .Une fonction de guerrier Les Mangu sont reconnus être d’origine kuralemu, c'est-à-dire, littéralement, guerriers. Ils étaient en quelque sorte les boucliers des Tunka (rois) en période de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- 2- 5 Les Komo (sing. Kome, esclave) Ils viennent en dernière position dans le système des castes en milieu soninké. Les komo, historiquement, étaient des captifs. Ils constituaient jusqu’au début du XXe siècle la force de travail principale. Dans la société soninké, il y a beaucoup plus de captifs que d’hommes libres. Les komo peuvent être repartis en : 5-1Komo reganto (esclaves capturés) Ils étaient, selon A. K. Tandian, des hommes libres qui ont été réduits à l’esclavage à la suite d’une capture.Les Komo étaient chargés d’exécuter les tâches les plus difficiles de leur maître et ils pouvaient à tout moment faire l’objet d’une vente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5-2- Komo xobonto (esclaves achetés) Ils sont généralement des esclaves achetés au moyen du commerce. Les Soninkés étaient de grands commerçants (jula). Ils se donnaient parfois le loisir de se procurer des esclaves pendant leur commerce pour ensuite les revendre dans les grands marchés de l’époque comme ceux de Ségou, Sikasso, entre autres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III- Organisation politique en milieu soninké.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III- 1- Au niveau du Debe (village) Dans certains villages soninkés, l’élection du Debegume (chef de village) ne se faisait pas par le vote. Les Soninkés ignoraient l’élection démocratique à la manière des sociétés modernes. C’est le plus âgé du clan qui est appelé à assurer les fonctions de gouvernance dans le Debe jusqu’à sa mort où il sera succédé par celui qui le suit directement en âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son mémoire de maîtrise qu’il a présenté en 2004 à l’université de Nouakchott en Mauritanie, Samba Fofana écrivait, à ce propos que : « le pouvoir politique dans le village est exercé par l’aîné [d’entre les] membres du clan détenant la chefferie du village donné ». Certains clans en milieu soninké sont détenteurs du pouvoir du fait qu’ils sont les fondateurs du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc à la fois le principe de séniorité et celui de la première occupation du lieu qui entrent en jeu quand il s’agit d’élire un Debegume. Par ailleurs, dans la société soninké le pouvoir est strictement une affaire d’hommes. Il est par conséquent patrilinéaire. Au niveau du Jamaane (pays) ou du Debe (village), au temps des grands empires soninkés, le Tunka était le chef politique et en même temps le propriétaire des terres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existait, néanmoins, un système de contrôle qu’il était pratiquement impossible au Tunka d’exercer ses droits sans en référer aux Mangu (conseillers). En territoire soninké, il n’existait pas de pouvoir politique supérieur à celui du roi. Par nature, il est le Fankama (de fanka, pouvoir et kama, propriétaire) et nul ne pouvait contester son droit exclusif à l’usage de la force. En cas de vacance du pouvoir dû au décès du Tunka, le collège des mangu et les notables du village rechercheraient ipso facto le plus ancien des successeurs présomptifs qui se situe sur le même rang en ligne agnatique que le roi précédent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En milieu soninké, le Tunka ne nommait pas directement les Delegemu (chefs de villages). Cependant, la nomination du chef de village se faisait comme nous l’avons dit. Néanmoins, aucun Degelemu ne pouvait exercer son pouvoir sans sa bénédiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soumaré Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-1977804292284832352?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/1977804292284832352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=1977804292284832352' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1977804292284832352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1977804292284832352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/la-hierarchisation-sociale-en-milieu.html' title='La hiérarchisation sociale en milieu soninké'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-8307566548910683188</id><published>2009-07-26T10:21:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T10:22:08.984-07:00</updated><title type='text'>Face à nos responsabilités</title><content type='html'>Face à nos responsabilités &lt;br /&gt;Notre monde est celui de tous les défis. Tout au long du XX siècle, et au début de ce XXI siècle nous assistons un peu partout à des catastrophes de natures différentes, et on ne peut plus inquiétantes. Des deux guerres mondiales, des génocides des Juifs d’Europe, des Arméniens de la Turquie, des Cambodgiens, des conquêtes coloniales, des Tutsi du Rwanda de 1959 à 1994, et les guerres ethniques, tribales, politiques, économiques tant en Afrique, en Asie qu’au Moyen Orient, aux catastrophes naturelles et humaines de toute sorte,  notre monde est celui de tous les dangers. Chacun (e) d’entre nous doit, avec fermeté et inconditionnellement, refuser cet ordre des choses, et agir corps et âme pour l’émergence d’un nouvel ordre mondial où les droits les plus élémentaires des communautés, des individus seront respectés. La dimension communautaire de ce combat contre toutes les formes des drames tracassant le quotidien des populations locales, nationales ou internationales doit être de taille. Sur le plan national, aujourd’hui, en Mauritanie, plus qu’hier sans doute, le sens de nos responsabilités devrait être la vigilance contre toute tentative de violation des droits des citoyennes et des citoyens à mener une vie digne de ce nom. La pauvreté, l’inexistence d’une réelle politique de développement, l’analphabétisme des centaines de nos concitoyens, la misère dans nos villes et campagnes, la démission de nos responsabilités tant sur le plan économique, politique et social, tout cela devrait, de fait, être rigoureusement combattu si nous voulons réellement sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons en ce moment. De ce combat, la dimension sociale devrait être mise au premier plan des préoccupations du nouveau président qui vient d’être fraichement élu à la tête de la magistrature suprême du pays. Car si le gouvernement mauritanien ne fait rien pour améliorer le quotidien de ses citoyens, il va sans dire que le changement, la rupture avec l’ancien régime ne se fera pas de si tôt. Et c’est tout l’espoir des électeurs du 18 juillet passé qui volera  en éclat. Il est par conséquent de la responsabilité de chaque Mauritanien (ne), en s’engageant aux côtés du gouvernement,  d’assumer sa part de responsabilité pour relever les défis qui attendent au tournent M. Aziz et son équipe. Nous devons en finir avec l’idée selon laquelle toutes les responsabilités devraient être mises sur le dos de l’Etat. C’est une très mauvaise conception du sens de la citoyenneté. Chacun (e) du président de la République au paysan de Toulel, sud de la Mauritanie, a sa part de responsabilité, en fonction bien sûr de ses capacités intellectuelles, matérielles ou financières, dans le combat que nous devons mener pour mieux réussir le « décollage » de la Mauritanie qui vient d’émerger  des urnes il y a moins de deux semaines. &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-8307566548910683188?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/8307566548910683188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=8307566548910683188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8307566548910683188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8307566548910683188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/face-nos-responsabilites.html' title='Face à nos responsabilités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-1573421110742169380</id><published>2009-07-25T05:04:00.001-07:00</published><updated>2009-07-25T05:05:24.440-07:00</updated><title type='text'>Le kallengorahu en milieu soninké</title><content type='html'>La société soninké traditionnelle, à l’instar des sociétés africaines traditionnelles, s’organise autour d’un certain nombre des valeurs permettant aux différents membres qui la composent de vivre dans un climat harmonieux de distraction et de plaisanterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces valeurs ou traditions constituent, malgré l’ouverture des jeunes soninké à la « modernité », le ciment maintenant les bases qui fondent l’édifice de l’héritage des Soninké dans un monde où tous les peuples, toutes les civilisations et toutes les cultures, sans exception, se cherchent une voie dans un univers où toutes les identités semblent être menacées par une mondialisation inquiétante qui remet en cause les particularités culturelles, artistiques et linguistiques. L’une des illustrations les plus parfaites de ces traditions en milieu soninké est le kallengorahu ou la parenté à  plaisanterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si cette tradition vielle de plusieurs siècles est en passe d’être enterrée par les jeunes générations, sans doute influencées par le contact de la civilisation occidentale par le biais de l’école ou de l’immigration, force est en effet de constater  que dans la communauté soninké de la Mauritanie, du Mali, du Sénégal, de la Gambie…, le kallengorahu, qui est parfois traduit par le terme cousinage, joue un rôle on ne peut plus important dans les relations sociales.&lt;br /&gt;Dans la société soninké où la pudeur est l’une des règles avec lesquelles on ne badine jamais, certaines paroles ne peuvent être dites que dans le cadre du kallengorahu. Car, dans ce domaine, il n’y a plus de tabou. Tous les propos sont les bienvenus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le kallengorahu est, en d’autres termes, une sorte de cercle regroupant des cousins et des cousines issus d’une même famille. Mais, dans la plupart des cas, ce cercle peut être élargi à d’autres membres de la communauté. Ainsi le kallengorahu peut exister, au-delà des cousins et cousines, entre : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Deux générations : dans ce cas de figure, le kallengorahu consiste à tisser une relation à plaisanterie entre les grands parents et les petits enfants. Dans une société soninké traditionnelle où le respect des anciens est strict, il est parfois choquant, pour celui qui ne connaît pas l’existence de ce kallengorahu générationnel, de voir les petits enfants et les vieux s’échanger certaines paroles qui sont parfois contraires aux règles de la bienséance en milieu soninké traditionnelle ; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Entre castes : dans la société traditionnelle soninké, il n’est pas rare de voir des personnes de castes différentes d’échanger des paroles qui, si elles n’étaient pas dites dans le cadre de kallengorahu, pourraient provoquer une altération pouvant tourner au drame. C’est le cas par exemple entre la caste des forgerons (tago, sing tage) et celle des griots (geseru, sing. Gesere). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tradition de kallengorahu en milieu soninké est considérée comme une sorte de pacte qui accorde une liberté totale aux kallengoro (parents à plaisanterie) de se dire, sans aucune forme de restriction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-1573421110742169380?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/1573421110742169380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=1573421110742169380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1573421110742169380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1573421110742169380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/le-kallengorahu-en-milieu-soninke.html' title='Le kallengorahu en milieu soninké'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-9022951632705081316</id><published>2009-07-22T19:06:00.000-07:00</published><updated>2009-07-23T06:55:25.999-07:00</updated><title type='text'>Les deux congrès panafricanistes de la Sorbonne et de Londres</title><content type='html'>-   &lt;br /&gt;Ces deux congrès tenus respectivement à la Sorbonne, lieu symbolique du savoir, et à Londres témoignent de l’importance de la revendication identitaire des peuples auxquels plusieurs siècles de domination ont dénié toute appartenance culturelle et civilisationnelle. Les écrivains et artistes noirs  venus de partout, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, entendent manifester par ces deux rencontres leur opposition à l’uniformisation des cultures à l’image de la seule culture occidentale. Les différentes interventions durant ces congrès témoignent ainsi du refus des penseurs africains et de la diaspora de l’imposition d’une  seule vision du monde, celle que l’Occident a imposée au reste du monde. &lt;br /&gt;Lors de  la rencontre de la Sorbonne, l’intervention de Cheikh Anta Diop  fut particulièrement marquante :&lt;br /&gt; « Vous voulez dire que d’un point de vue  marxiste, c’est une  hérésie que d’entretenir  une culture nationale ? ...Je  vous dirais que c’est vous qui êtes dans l’hérésie ! De quoi s’agit –il ici  quand on parle de culture spécifique ? A quoi revient cette notion de spécificité ? Elle revient au fait que notre histoire n’est pas une histoire universelle – ce n’est pas l’histoire des peuples d’Europe : c’est l’histoire d’un peuple qui se trouve dans une certaine aire géographique […] Notre langue n’est pas la langue indo-européenne. Alors […] nous voyons que la spécificité de notre culture est tout simplement liée à des données historiques et géographiques. Que fait – on en Europe ? Fait – on quelque chose de différent ?...Je pense que la culture nationale est le rempart de sécurité de tout un peuple.  »&lt;br /&gt;Cheikh Anta Diop s’engage ici dans une perspective testimoniale et explicative dont l’objectif principal est de dégager le caractère spécifique voire original des cultures nationales.  Dans une autre intervention faite lors du même congrès, cette question de cultures nationales se fait de plus en plus précise, et inclut d’autres horizons qui n’ont pas été convoqués par Cheik Anta Diop :&lt;br /&gt; « On s’est interrogé  sur la légitimité de ce congrès. S’il est vrai, a-t-on dit,  qu’il n’y a de culture que nationale, parler de culture négro-africaine n’est –ce pas parler d’une abstraction ?  Je pense qu’il est vrai de dire  qu’il n’y a de culture que nationale. Mais il saute aux yeux que les cultures nationales, toutes particulières qu’elles soient, se groupent par affinités. Et ces grandes parentés de cultures, ces grandes familles de cultures portent un nom : ce sont des civilisations. Autrement dit si c’est l’évidence même qu’il y a une culture nationale française, italienne, anglaise [….] il n’est pas moins évident que toutes ces cultures présentent  entre elles, à côté des différences réelles, un certain nombre de ressemblances frappantes […] On peut parler d’une civilisation européenne. C’est de la même manière que l’on peut parler d’une grande famille de cultures africaines qui mérite le nom de civilisation négro-africaine et qui coiffe les différentes cultures propres à chacun des pays d’Afrique.  Et l’on sait que les avatars  de l’histoire ont fait qu’aujourd’hui le champ de cette civilisation déborde très largement l’Afrique…au Brésil….aux Anilles, à Haïti  et même aux Etats –unis.  » &lt;br /&gt;On  peut  ainsi dégager de cet extrait deux enseignements fondamentaux : d’une part, on a plus affaire à une unité culturelle pouvant représenter le continent africain dans son ensemble ; mais plutôt à une multiplicité de cultures nationales qui fait la spécificité du continent, et d’autre part,  il est question désormais de  l’élargissement de ces cultures nationales à d’autres horizons dépassant le cadre géographique africain.  &lt;br /&gt;Ces deux congrès ont été ainsi une occasion pour les écrivains et artistes noirs de se rencontrer, de partager leurs points de vue sur les valeurs culturelles des peuples noirs à travers le monde, de témoigner de l’existence d’une civilisation noire et de réfléchir sur l’avenir du continent africain. Les interventions durant ces deux rencontres ont été riches d’enseignements et de leçons.  Lors du congrès de Londres, qui a par ailleurs  enregistré beaucoup de messages de soutien à travers le monde ,  le poète de la négritude Aimé Césaire, a surtout centré son témoignage, son intervention sur le rôle que doit jouer l’artiste et l’intellectuel de « couleur » dans un monde où les pays  sous domination coloniale commençaient à respirer le vent de la liberté. Césaire insistait sur « le devoir d’hommes de cultures » que sont les intellectuels africains. Ce devoir pour lui est de « hâter la décolonisation », une « décolonisation sans séquelles ». &lt;br /&gt;Après le combat pour  la reconnaissance de la culture des peuples dominés, Césaire soulève une autre priorité qui engage le destin de tout un peuple. Pour lui, si la décolonisation échouait, c’est tout le combat de témoignage et de contestation des revues, des mouvements et des congrès susmentionnés qui n’aurait plus de sens. Pour éviter cela, cette décolonisation  doit  être accompagnée d’une prise de « conscience populaire, sans quoi il n’ya aurait jamais de décolonisation  ». Le témoignage contre le pouvoir négationniste colonial doit donc aboutir à un résultat satisfaisant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-9022951632705081316?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/9022951632705081316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=9022951632705081316' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/9022951632705081316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/9022951632705081316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/les-deux-congres-panafricanistes-de-la.html' title='Les deux congrès panafricanistes de la Sorbonne et de Londres'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-849588847285768232</id><published>2009-07-22T08:55:00.000-07:00</published><updated>2009-07-22T08:56:19.295-07:00</updated><title type='text'>TEXTE ET ORALITE DANS LA LITTERATURE AFRICAINE FRANCOPHONE</title><content type='html'>Introduction&lt;br /&gt;L'homme est un être social. En dehors de la société, il n'y a aucune vie possible pour lui et ses semblables. Dans chaque société, nous notons une diversité de langues qui rend parfois la communication compliquée, d'où la nécessité de la traduction pour faciliter les échanges sociaux. La traduction est donc un métier aussi ancien que l'histoire de l'humanité. Elle est un travail aussi noble que tout autre travail humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan oral, la traduction favorise les transactions quotidiennes entre des peuples parlant des langues différentes. Sur le plan scriptural, elle permet d'élargir l'horizon d'un texte. Car nous savons aujourd'hui que c'est grâce à la traduction que des grands classiques de la littérature mondiale furent connus aux lecteurs contemporains. C'est grâce à elle également que la pensée des philosophes comme Socrate, Platon fut portée hors de la Grèce antique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son séminaire de Master 2 Recherche de l'année universitaire 2006-2007 à l'unversité de Limoges,  consacré à l'analyse textuelle, Madame CAPDEBOSCQ avait axé son intervention sur le sujet suivant : traduire, reformuler, (se) traduire. Il s'agissait pour elle de savoir comment s'effectuaient les différentes méthodes de traduction d'une langue à une autre. Parmi ces méthodes, elle en avait distingué :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.La traduction intra linguale ou reformulation consistant en une interprétation des signes linguistiques au moyen d'autres signes de la même langue ; &lt;br /&gt;2.la traduction interlinguale ou traduction proprement dite : elle consiste à interpréter des signes linguistiques d'une langue au moyen d'une autre langue ; &lt;br /&gt;3.la traduction intersémiotique qui consiste à interpréter les signes linguistiques au moyen de systèmes de signes non linguistiques.&lt;br /&gt;Dans le deuxième cas de figure, il s'agit en effet de traduire une langue dans une autre, par exemple traduire un texte français en anglais ou en espagnol. Cependant, dans cette réflexion la question n'est plus de savoir comment on pourrait faire la traduction entre deux ou plusieurs langues mais plutôt comment, avec une langue étrangère en l'occurrence le français, pourrait-on traduire les réalités d'un autre peuple (le peuple africain jadis sous domination française).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons articuler notre analyse, sur le plan syntaxique et lexical, sur des exemples (proverbes africains, mots, syntagmes nominaux et autres procédés oraux) tirés de certains romans d'auteurs négro-africains francophones qui, devant l'impossibilité de traduire leur culture avec une langue étrangère, ont recouru aux langues vernaculaires africaines pour garder une part de leur identité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;i - proverbes et autres procédés oraux d'origine africaine &lt;br /&gt;La colonisation française en Afrique noire francophone a eu comme résultat immédiat l'imposition de la langue française aux indigènes. Les colonisateurs avaient trouvé indispensable de former « des cadre africains » pouvant servir de relais entre les populations locales ne comprenant pas le français et les colons. Ces intellectuels africains allaient plus tard se servir de cette occasion pour remettre systématiquement en question la domination de leur peuple. La langue française était alors la seule « arme miraculeuse », pour reprendre la fameuse formule du poète martiniquais Aimé Césaire, qu'ils avaient à leur disposition pour à la fois critiquer la colonisation étrangère de leurs pays, et traduire les valeurs de leurs peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ils se sont rendus compte par la suite que vouloir traduire les réalités africaines au moyen d'une langue étrangère semble relever de l'utopie. Ainsi, avaient- ils décidé de puiser dans leurs cultures et leurs langues maternelles pour donner un parfum d'authenticité à leurs textes. Dans un premier temps, la résistance à la langue française par le recours aux langues vernaculaires africaines se manifeste dans le texte africain d'expression française sous forme de proverbes et le recours aux procédés narratifs empruntés aux griots africains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le proverbe est un terme qui vient du latin « proverbium ». Le dictionnaire Le Petit Larousse (2000) le définit comme « une formule présentant des caractères formels stables, souvent métaphoriques ou figurée et exprimant une vérité populaire, commun à tout un groupe social ». Le proverbe est donc un moyen indispensable permettant de résister à l'imposition du français comme langue d'écriture et de traduire la vision qu'un peuple donné à du monde qui l'entoure. L'histoire africaine fut longtemps une histoire à tradition orale dominée par les discours oraux des griots qui racontaient lors des cérémonies (mariage, baptême, décès...) des sagesses populaires aux populations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur réaction contre la langue française, ce procédé narratif oral fut repris par les romanciers négro-africains francophones dans leurs textes pour donner l'impression d'un semblant de solution à la difficulté de traduire les réalités africaines avec un moyen de communication imposé. Dans Les Soleils des indépendances d'Ahmadou KOUROUMA, nous lisons : « Fama[héros du roman] allait se trouver aux prochaines [cérémonies] comme à toutes les cérémonies malinké de la capitale ; on le savait ; car où a-t-on vu l'hyène déserter les environs des cimetières et le vautour l'arrière des cases(c'est nous qui soulignons) ». En effet, Fama Doumbiya est un prince malinké déçu de son statut de prince par la colonisation. Et il avait lutté de toute son âme pour l'accession de son pays à l'indépendance. Un fois l'indépendance de son pays accuse, il s'était vu délégué à la marge de la société. Ce proverbe de KOUROUMA permet ainsi de faire bien ressortir la situation de déception dans laquelle se trouve Fama, le prince déçu. KOUROUMA, dans ce texte, s'inspire de la tradition orale africaine où les griots émaillent leurs discours de proverbes pour exprimer des sagesses populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ailleurs, dans le même roman nous relevons le proverbe suivant « la vérité comme le piment mûr rougit les yeux mais il ne le crève pas » (p76). Ces proverbes donnent au texte de l'auteur un caractère oral permettant de mieux exprimer le vécu de son peuple. Le recours aux proverbes dans Les Soleils des indépendances pour marquer la résistance de l'auteur à la langue française et l'origine africaine de son oeuvre « constitue l'apport essentiel de KOUROUMA à la littérature négro-africaine. En cela, son oeuvre reste unique. L'auteur s'exprime sur cette question en expliquant qu'il avait simplement traduit le malinké en français en cassant le français pour trouver et restituer le rythme africains ». Nous comprenons donc que la langue française, qui est une langue d'emprunt, n'est pas « habilitée » à « traduire » le « rythme africain ». Par conséquent, le recours aux expressions orales (proverbes) dans l'oeuvre de KOUROUMA se justifie par le souci de rester fidèle à « l'âme » de son peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, la présence de l'oralité dans le texte africain apparaît aussi sous forme de recours à la manière traditionnelle des griots de présenter leurs récits, parfois merveilleux, devant un public lors des veillées nocturnes. En Afrique traditionnelle, en effet, pendant la nuit les conteurs regroupaient les jeunes et les moyens jeunes autour d'un feu de bois pour leur raconter des contes animaliers ou autres. Ils avaient une manière particulière d'attirer l'attention de l'auditoire par des formules captivants. Ces formules ont été pris à leur compte par les romanciers africains. Par exemple, à la page 9 de Les Soleils des indépendances, nous relevons cette phrase du narrateur à l'endroit de son public fictif : « vous paraissez sceptique ! Eh bien, moi, je vous le jure, et j'ajoute.... » Ce procédé, nommé en linguistique énonciative la fonction phatique de la communication, joue un rôle déterminant dans le rapport texte et oralité dans le roman africain francophone. En effet, la fonction phatique du discours a été définie par R. Jakobson dans son Essai de linguistique générale comme étant « une fonction du langage par laquelle l'acte de communication a pour fin d'assurer ou de maintenir le contact entre le locuteur et le destinateur ». Faute d'interlocuteur réel voire physique, comme dans les veilles nocturnes africaines, le narrateur de Les Soleils des indépendances se crée un public imaginaire et simule le rôle du griot. Nous constatons cela dans ces passages où le héros narrateur prend à témoin son auditoire : « savez-vous ce qui advint ? »(P 8) ; « avez – vous bien entendu ? » (p8) ; « mais attention ! »(p 149). Ce procédé narratif oral joue un rôle capital dans le rapport que le texte littéraire négro-africain francophone entretient avec l'oralité. Car il permet de « chang[er] le rôle traditionnellement réservé aux lecteurs en leur faisant sentir qu'ils sont directement et physiquement présents dans la narration ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, Ahmadou KOUROUMA n'est pas le seul auteur négro-africain à avoir recouru aux expressions orales africaines (proverbes) pour résister à la langue française et mieux traduire les réalités de son peuple. Nous remarquons l'usage des formules propres à l'Afrique et aux Africains dans d'autres romans de la littérature africaine francophone. A titre d'exemple, nous relevons dans Devoir de violence de Yambo OUOLOGUEM « c'est la peur d'être honnie qui pousse le jour à s'éteindre et la nuit à s'évanouir » ; « on a beau être Vidaho(prince héritier du trône), on ne peut forcer, je pense, un escargot à se tenir à un arbre ». Ces proverbes tirés du fonds culturel oral africain donnent un caractère on ne peut plus authentique au texte africain écrit en langue étrangère. Comme nous l'avons dit plus haut, il est utopique de prétendre exprimer sérieusement « l'âme » d'une population avec un moyen de communication emprunté. Le seul moyen permettant aux romanciers africains de pallier à cette impasse linguistique est de se retourner vers les langues vernaculaires du continent noir pour ainsi créer une sorte de « mélange linguistique ». Ce « mariage » entre la langue de Molière et les langues africaines trouve son expression naturelle dans les proverbes africains qui extériorisent mieux le vécu des populations locales que toute autre langue importée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son étude intitulée Roman ouest – africain de langue française, étude de langue et de style, Albert GANDONOU donne quelques proverbes pris dans certains romans africains tout en prenant parfois le soin de donner la version originale en langue locale du pays d'où est issu l'auteur du proverbe. Par exemple, à la page 119 de son analyse il nous donne le proverbe suivant tiré de Devoir de violence en le faisant suivre de sa transcription en langue fongbé, langue parlée au Benin « le crapeau qui, lancé de la case par -dessus la haie, tombe dans une mare, se trouve dans l'élément de délices pour son espèce ». L'auteur commente ainsi : on dit en fongbé « E nyi bese gbon kpata, bє jє doto mє : don xwe », littérallement, cela peut se traduire comme suit : « quelqu'un qui jette un crapeau par-dessus la clôture et l'animal tombe dans un puits. Il répond à l'homme : » « je suis chez moi ici comme j'étais là bas ». L'essentiel demeure, affirme GANDONOU, de ce proverbe cité, pour signifier à quelqu'un qui croit vous faire du tort que la situation nouvelle qu'il vous fait n'est pas pire que celle qu'il vous a fait quitter. Ce proverbe, dont l'auteur donne ici des significations diversifiées, témoigne la présence permanente dans le texte africain francophone des termes issus des différentes langues du continent africain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il y a brassage de deux cultures, il y aura forcement domination linguistique d'une des cultures sur l'autre. La culture linguistiquement dominée va toujours essayer de trouver un moyen lui permettant de résister et de préserver une part de son authenticité. C'est à ce genre de situation que nous assistons dans le roman ouest africain de langue française. Les romanciers de la première génération (nous pensons particulièrement à Camara Laye, Amadou Hampâté Bâ, Bernard Dadié...) de la littérature africaine qui se sentaient dominés par une langue d'emprunt n'ont pas trouvé un autre moyen pour traduire leur culture qu'en se ressourçant dans leur tradition ou dans leurs langues maternelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- expressions et mots d'origine africaine &lt;br /&gt;Dans la partie précédente, nous avons sommairement montré la présence de proverbes et autres procédés narratifs dans le texte africain francophone. Dans cette partie de notre réflexion, nous allons tenter de démontrer l'origine africaine de certaines tournures syntaxiques et des substantifs dans le roman ouest africain de langue française. Comme nous l'avons précisé plus haut, nous ne prétendons pas à l'exhaustivité, mais il s'agira de prendre certains exemples de tournures phrastiques et de mots provenant des langues vernaculaire africaines pour montrer comment devant la difficulté de traduire le vécu africain avec une langue étrangère les romanciers ont fait recours à ces langues comme pour « sauver » une part de leur identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a déjà quelques décennies, le penseur allemand Goethe (1749-1832) écrivait : «l'âme d'un peuple vit dans sa langue »..Il s'avère donc impossible d'extérioriser « l'âme » d'une culture avec un moyen de communication importé. En d'autres termes, les réalités africaines ne pouvaient à notre avis être sérieusement traduites que par les langues africaines. Cependant, le problème réside dans la réception des oeuvres écrites en langues locales. Il y aura un sérieux problème de lectorat. Car quand les écrivains africains de langue française écrivent leurs textes en langues africaines ils n'auront sans doute pas assez de lecteurs pour lire leurs oeuvres. Leur lectorat ne va dans ce cas se limiter qu'aux locuteurs de la langue africaine dans laquelle ils écrivent leurs textes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette difficulté linguistique, ils leur semblent que la solution est de continuer à produire en langue française en « teintant » leurs oeuvres des expressions issues des langues locales africaines. Dans certains romans négro-africains francophones, ces expressions reflètent la résistance à la langue française ou l'identité des écrivains qui les pratiquent. En écrivains dans une langue inconnue de leurs peuples, les romanciers pensent ainsi trahir leur identité. Car cette langue n'est pas habilitée à traduire la vision que les populations africaines ont du monde, d'où l'usage des expressions orales dans le texte littéraire africain qui renvoient au quotidien des populations locales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la page 6 de Le Petit prince de Belleville de Calixthe BEYALA, nous lisons « je m'appelle Mamadou TRAORE pour la gynécologie, Loukoum pour la civilisation. J'ai sept ans pour l'officiel, et dix saisons pour l'Afrique (ce nous qui soulignons)[23]. En effet, avant l'arrivée du colonisateur européen en Afrique noire francophone, les Africains ne connaissaient pas le calendrier grégorien. Ils déterminaient les cérémonies importantes de la vie (mariage, naissance, décès...) par les différentes saisons de l'année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette manière traditionnelle de dater les événements apparaît dans le texte littéraire négro-africain francophone comme pour montrer que même si les Africains écrivent ou continuent à écrire en langue française pour traduire leurs réalités, ils ont quand même une certaine liberté qui leur permet de « puiser » dans la tradition orale pour interpréter le monde qui les entoure. Nous trouvons le recours à l'oralité d'une manière on ne peut plus explicite chez Ahmadou KOUROUMA. Dans presque tous les textes romanesques de cet auteur ivoirien nous avons affaire à des expressions orales tirées directement de sa langue maternelle , c'est – à- dire le malinké. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, Ahmadou KOUROUMA pense en malinké. Mais il écrit ses textes en français pour décrire le monde malinké. Dans son roman intitulé Les Soleils des indépendances nous lisons dès l'incipit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il y avait une semaine qu'avait fini dans la capitale Kone Ibrahima, ou disons – le en malinké : il n'avait pas soutenu un petit rhum. Comme tout malinké, quand la vie s'échappa de ses restes son ombre se releva, graillonna, s'habilla et partit par le long chemin pour le lointain pays malinké pour y faire éclater la funeste nouvelle des obsèques. Sur des pistes perdues au plein de la brousse inhabitée, deux colporteurs malinké ont rencontré l'ombre et l'ont reconnu. L'ombre marchait vite et n'a pas salué. Les colporteurs ne s'étaient pas mépris « Ibrahima a fini », s'étaient – ils dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui frappe dans ce passage, c'est l'expression « avait fini dans la capitale Koné Ibrahima » et la succession de métaphores pour exprimer le « voyage » de l'âme du défunt pour aller annoncer la « funeste nouvelle » au village. En effet, ces expressions, pour être comprises d'un lecteur étranger aux réalités ouest africaines, exigeraient un effort de comprehension. Chez la plupart de peuples de l'Afrique de l'ouest, comme chez les Soninké, les Malinké..., pour annoncer le décès d'un parent ils utilisent l'expression « a fini » dont la traduction littérale en français donne « il est mort ». Nous pensons que c'est par euphémisme qu'ils préfèrent le terme « il a fini » au lieu de «il est mort ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;KOUROUMA reprend ces expressions orales à son compte et les intègre dans son texte. « Ce qui frappe ou choque dans le « style » de KOUROUMA c'est [...] à la fois un lexique, une sémantique et un syntaxe anticonformisme portés par des mots et des tournures français réinterprétés et des expressions idiomatiques calquées du malinké, incompréhensible [ou plutôt exigeraient un effort de comprhension] pour le lecteur francophone. »  Le recours à la langue malinké dans Les Soleils des indépendances s'explique à notre avis par le fait que KOUROUMA, à l'instar de tous les auteurs négro – africains francophones, se trouve dans la difficulté d'extérioriser sa culture par une langue qui n'est pas la sienne ; cependant qu'il n'a pas d'autre choix que de produire ses textes en langue française, dans la mesure où écrire en malinké où toutes les populations ne sont pas encore alphabétisées pose autant de problèmes que d'écrire en français pour traduire le monde africain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui donc, la solution serait de faire une sorte de « métissage linguistique » où la langue française viendrait côtoyer des expressions orales issues des langues vernaculaires africaines dans un même texte pour traduire les réalités propres aux Africains. Cette « cohabitation » de deux langues dans une même oeuvre se fait surtout remarquer sur le plan syntaxique et lexical où le rythme, la structure syntaxique traditionnelle du français cèdent la place à ceux des langues africaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Les Soleils des indépendances, nous relevons les expressions ci-dessus qui renvoient purement et simplement à la tradition orale africaine. Un lecteur qui ignore les réalités africaines aura sans doute beaucoup de mal à les comprendre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.« Marcher la route »(p 114) ; &lt;br /&gt;2.« La puissance et le pouvoir de Samory sont finis comme les soleils des indépendances »(Moné, outrage et défi, p45). Comprendre : la puissance et le pouvoir de Samory sont terminés comme la période des indépendances ; c'est nous qui traduisons ; &lt;br /&gt;3.« La nuit où elle fini »(Les Soleils..., p 32), c'est – à – dire la nuit où elle est morte (c'est nous qui traduisons) ; &lt;br /&gt;4.« courber les prières (p42) ; comprendre : faire les prières ( c'est nous qui traduisons) ; &lt;br /&gt;5.« Il [Fama, le héros] courba les nombreuses prières qu'il devait » (p 14) ; &lt;br /&gt;6.« Égorger des sacrifices (p42) ; comprendre : faire des sacrifices.&lt;br /&gt;Sur le plan lexical, nous relevons dans Allah n'est pas obligé  du même auteur les substantifs malinké « faforo » (p51), « Gnamakodé » (p101) qui veut dire « bâtard en français », « a faforo » (p51). Par ailleurs, Ahmadou KOUROUMA n'est pas le seul auteur négro- africain francophone a avoir recouru à ces genres de procédés pour la traduction des réalités africaines. La langue française, de fait, est considérée par les romanciers africains comme un fardeau qui trahit leur identité et celle de leurs peuples. Dans Transit  du djiboutien Abdourahmane Ali WABERI, nous avons compté tout au long du texte des morphèmes pris dans la langue maternelle de l'auteur et dans d'autres langues de la région africaine où se situe son pays d'origine. WABERI a pris le soin, contrairement à Ahmadou KOUROUMA, de consigner dans le glossaire, à la fin du texte, tous les mots à consonance étrangère tout en donnant leur sens en français :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abikon : mot désignant l'esprit d'un enfant mort dans la prime enfance ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaaldo : les Blancs ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guesi : héros ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naya : la fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, dans La Grande mutation d'Amadou Koumba CISSE nous avons relevé à plusieurs endroits du texte les substantifs soninké ci-après :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Yougo (homme), p 5 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Les ganninko (les gens d'autrefois), p5 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ganny (autrefois), p22 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Fibribadji (charlattant, sorcier), p5 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Cerée (personne), p6 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Naâmou (oui), p 6 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Feindelu (petit pagne sexu que portent les jeunes femmes mariées comme pyjama), p11 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Yakharé (femme), p 12 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Souté (forête dense), p18.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, dans L'Impasse [29]. du romancier congolais Daniel BIYAOULA, nous avons relevé le substantif « mpangui ». Dans une note infrapaginale, l'auteur traduit le terme par « petit frère ». Le recours à ces mots et expressions africains dans le texte s'explique par la difficulté de traduire le monde africain au moyen d'une langue étrangère. Car traduire les réalités d'un peuple avec une autre langue semble, à notre avis, relever de l'utopie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les romanciers africains n'ont pas à cent pour cent abandonné la langue française pour exprimer leur pensée et la culture de leurs peuples, il va sans dire qu'ils ont trouvé indispensable d' « émailler » leurs oeuvres d' expressions orales directement issues des langues vernaculaires africaines pour résister à l'imposition de la langue française comme langue d'écriture, et manifester une part de leur identité. Dans la mesure où il n'est pas possible d'écrire avec une langue d'emprunt sans que l'on ne remarque d'un endroit à l'autre du texte la présence de la culture d'origine de celui qui écrit. « Toute grande prose, écrit Antoine BERMAN, entretien des rapports étroits avec les langues vernaculaires […] La visée de concrétude de la prose inclut nécessairement [des éléments de] la langue vernaculaire [car elle est] par essence plus corporelle, plus iconique que […] la langue culture […] [Dans ce cas], la prose peut se donner comme but explicite la reprise de l'oralité vernaculaire »[30]. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui retient notre attention dans ce passage, c'est le terme « concrétude ». Les romanciers négro-africains qui écrivent leurs textes en langue française doivent donc « teinter » , pour qu'il y ait un peu de réalisme, leurs ouvres des expressions issues de leurs langues maternelles. Ces écrivains, considérés parfois comme des « voleurs de langue », ont trouvé dans le recours aux langues vernaculaires africaines le moyen leur permettant de pallier à la difficulté de traduire leur culture avec une langue étrangère .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme « voleurs de langue » a été lancée en 1959, lors du Deuxième congrès des écrivains et artistes noirs à Rome sous l'égide de la Présence africaine, par le poète malgache Jacques Rabemanjara. Dans son intervention, celui –ci pointaient ce paradoxe que la langue du colonisateur, imposé comme un moyen de domination était devenue familière aux colonisés qu'ils en sentaient devenus propriétaires[31]. Cependant, les romanciers ont compris plus tard que cette langue n'est pas la leur, qu'elle ne traduit pas fidèlement leur pensée et leur culture. Désormais, « le français est […] habité, travaillé par les langues qu'il avait eu à dominer et refouler »[32]. Autrement dit, la « langue maternelle [de l'écrivain] est à l'œuvre dans la langue étrangère »[33]. Par exemple quand Ahmadou KOUROUMA écrit dans Les Soleils des indépendances « courber les prières », « marcher la route », « tuer des sacrifices », le lecteur non malinké comprendra vite qu'il n'est plus dans l'univers traditionnel du français hexagonal. De même que les substantifs comme « afafora », « gnamakodé » constituent un dépaysement pour qui ignore la langue maternelle de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;conclusion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduire la vision qu'un peuple a du monde qui l'entoure au moyen d'une langue étrangère, c'est comme lui amputer la partie vitale de son âme. Au début de la colonisation française en Afrique au Sud du Sahara, les romanciers africains avaient fait le choix d'écrire leurs oeuvres en langue française pour à la fois remettre en question la présence étrangère dans leurs pays et traduire les réalités de leurs peuples. Mais ils se sont rendus compte plus tard du caractère utopique d'une telle mission, d'où le recours aux expressions (proverbes, tournures syntaxiques, mots, syntagmes nominaux...) d'origine africaine dans leurs textes pour résister l'imposition du français comme langue d'écriture et manifester leur identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliographie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.BEYALA, K., Le petit prince de Belleville, Paris, J'ai lu, 1992 &lt;br /&gt;2.BIYAOULA, D., L'Impasse, Paris, Présence africaine, 1996 &lt;br /&gt;3.DUBOIS, Dictionnaire linguistique, Larousse, 1973 &lt;br /&gt;4.GANDONOU, A., Roman ouest africain de langue française, Paris, Karthala, 2002 &lt;br /&gt;5.JOB-MATHIEU, M., L'intertexte à l'oeuvre dans les littératures francophones, Presse universitaire de Bordeaux Pessac, 2003 &lt;br /&gt;6.JOUBERT, J., Louis, Les Voleurs de langue, Paris, Philippe Rey, 2006 &lt;br /&gt;7.KOUROUMA, A., Les Soleils des indépendances, Paris, Seuil, 1970 &lt;br /&gt;8.KOUROUMA, A., Moné, outrages et définis, Paris, Seuil, 1990 &lt;br /&gt;9.NICOLAS, J., Claude, Comprendre Les Soleils des indépendances, Paris, Ed. Saint Paul, 1985 &lt;br /&gt;10.OUOLOGUEM, Y., Le Devoir de violence, Paris, Seuil, 1968&lt;br /&gt;TANI, K et A., Nora, Roman africain de langue française au carrefour de l'oral et de l'écrit, Paris, Harmattan, 1995.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-849588847285768232?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/849588847285768232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=849588847285768232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/849588847285768232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/849588847285768232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/texte-et-oralite-dans-la-litterature.html' title='TEXTE ET ORALITE DANS LA LITTERATURE AFRICAINE FRANCOPHONE'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2313778294567610711</id><published>2009-07-19T15:01:00.000-07:00</published><updated>2009-07-19T15:02:13.914-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Election en Mauritanie'/><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Les Mauritaniennes et les Mauritaniens de l’intérieur et de l’extérieur viennent de choisir celui qui va présider à leur destinée durant quelques années. Le  message confirmant la victoire d’ Aziz vient de tomber comme un couperet. Le Ministre de l’Intérieur a annoncé en début d’après midi le résultat définitif du vote donnant 50% des voix à celui qui était  pressenti, dès avant l’élection d’hier, comme le gagnant. Cette victoire, saluée par certains membres de l’opposition, devrait être une leçon devant permettre aux Mauritaniens de tourner le dos au désordre des coups d’état répétitifs qui rythmaient le quotidien des citoyens  depuis 2003. Il est de la responsabilité de tous les Mauritaniens, de toutes tendances confondues, d’accepter cette victoire on ne peut plus éclatante, et de travailler, dans   l’intérêt général du pays, à la mise en place de la Mauritanie nouvelle que nous voulons voir émerger au lendemain de ce vote. On ne peut jamais construire un pays en déchaînant les démons du désordre et de l’irresponsabilité.&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2313778294567610711?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2313778294567610711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2313778294567610711' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2313778294567610711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2313778294567610711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/mes-quatre-verites.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-3350519424840551323</id><published>2009-07-12T06:30:00.001-07:00</published><updated>2009-07-12T06:30:58.971-07:00</updated><title type='text'>Brèves notes de lecture : le mouvement de la négritude</title><content type='html'>Brèves notes de lecture : le mouvement de la négritude&lt;br /&gt;             Légitime défense (1932)  et le Journal étudiant noir (1934)  ont atteint, avec l’avènement du mouvement de la négritude à la fin des années 1930, leur paroxysme dans le témoignage d’une identité et d’une culture nègres. Le concept, qui était un néologisme (nouveau mot) à l’époque, fut créé et utilisé pour la première fois par Aimé Césaire dans son Cahier de retour au pays natal. La négritude, selon la définition Senghorienne, c’est « le patrimoine culturel, les valeurs et surtout l’esprit de la civilisation négro-africaine.  » Elle est donc une certaine manière pour les Noirs de l’Afrique  et de la diaspora de témoigner, de s’afficher au monde  en assumant par la même occasion  leur identité et leur personnalité. Senghor ne pouvait de ce fait concevoir le témoignage, l’affirmation de cette identité et de cette personnalité en dehors des « valeurs » et de la « civilisation » ancestrales nègres, d’où la notion, qui lui est d’ailleurs chère,  de « retour aux sources » africaines. « La moitié de mes poèmes, fait-il observer, m’ont été inspirés par deux cantons, celui de Joal où je suis né, et celui de Fimla, près de Djilor, où j’ai passé mon enfance. », comme en témoigne le poème suivant où Senghor entraine ses lecteurs dans son passé, son enfance dans son village natal :&lt;br /&gt;Joal !&lt;br /&gt;Je me rappelle. &lt;br /&gt;Je me rappelle les signares  à l’ombre verte des vérandas&lt;br /&gt;Les signares aux yeux surréels comme un clair de lune sur la grève.&lt;br /&gt;Je me rappelle les fastes du Couchant&lt;br /&gt;Où Koumba N’Dofène voulait faire tailler son manteau royal. &lt;br /&gt;Je me rappelle les festins funèbres fumant du sang des troupeaux égorgés &lt;br /&gt;Du bruit des querelles, des rhapsodies des griots …  &lt;br /&gt;         Les poètes et romanciers de la négritude doivent d’abord revendiquer, témoigner du passé culturel du continent noir, et c’est ensuite seulement que l’essentiel de leur combat sera accentué sur la déconstruction de l’idéologie coloniale pour laquelle les Africains n’ont ni culture, ni religion, ni civilisation.&lt;br /&gt;         « La définition de la négritude […] semble balancer entre deux interprétations antagonistes, l’une mythique, l’autre idéologique. La première revendique avec la découverte du passé antécolonial, la pérennité de structures de pensée et d’une explication du monde  mises à jour dans l’effort de retour aux sources  qui signifie la revitalisation du temps cyclique perturbé par l’intervention du temps linéaire occidental, l’autre propose des schémas d’action, un mode d’être noir et d’imposer une Négritude agressive au Blanc, en fonction de situation historiques, psychologiques, etc., communes à l’ensemble des Noirs colonisés.  » &lt;br /&gt;         Par ailleurs,  la nécessité de remettre en question les thèses colonialistes et de témoigner d’une identité nègre s’illustre fort bien dans le passage suivant où Senghor explique les circonstances dans lesquelles les poètes de la négritude ont pris conscience de l’importance du témoignage d’une culture africaine dans une époque où tout concourait à prouver aux colonisés qu’ils n’étaient pas « civilisés :&lt;br /&gt;        « Nous étions […] plongés […] dans une sorte de désespoir  panique. L’horizon était bouché […] Les colonisateurs légitimaient […] par la théorie de la table rase  que nous n’avions […] rien inventé, rien créé, rien écrit […] Pour asseoir […] notre révolution, il nous fallait d’abord nous débarrasser de nos vêtements d’emprunt, et affirmer notre être. C’est-à-dire notre négritude ».  &lt;br /&gt;        Dès lors  les poètes et romanciers de la négritude doivent au préalable procéder à un refus, celui de l’assimilation, et retourner « aux sources ancestrales africaines ».  &lt;br /&gt;           Chez Senghor, par ailleurs,  le témoignage sur l’existence d’une identité nègre  s’accompagne d’une ouverture aux autres cultures, d’où la notion de « Civilisation de l’universel » qu’il a défendu et développé dans la plupart de ses œuvres poétiques et/ou politiques.   Le témoignage, la revendication identitaire apparaît donc sous un double angle : s’accepter en tant que nègre, et s’ouvrir au monde. &lt;br /&gt;        « Nous étions des étudiants de Paris et du XX siècle, de ce XX siècle dont une des réalités est certes l’éveil des consciences nationales, mais dont une autre […] est l’indépendance des peuples et des continents. Pour être vraiment nous-mêmes, il nous fallait incarner la culture négro-africaine, l’insérer dans le mouvement solidaire du monde contemporain.  »&lt;br /&gt;            Contrairement à Senghor, Aimé Césaire et Léon Damas furent doublement victimes de l’asservissement identitaire : leurs ancêtres ayant été arrachés à leur Afrique et à leur histoire, le lecteur de leurs poèmes  remarquera aisément l’impact de cet aspect historique sur  leurs œuvres respectives qui témoignent à la fois contre l’occidentalisation des valeurs culturelles nègres, et sur la présence d’une identité noire. Dans son poème intitulé « Hoquet », Léon Damas, le plus ironique du groupe de la négritude, témoigne contre  le « désastre » que l’assimilation de la culture française a provoqué en lui :&lt;br /&gt;Et j’ai beau avalé sept gorgées d’eau&lt;br /&gt;Trois à quatre fois par vingt quatre heures&lt;br /&gt;Me revient mon enfance dans un hoquet secouant mon instinct&lt;br /&gt;Tel le flic le voyou &lt;br /&gt;Désastre &lt;br /&gt;Parlez –moi de désastre &lt;br /&gt;Ma mère voulant d’un fils de très bonne manière à table&lt;br /&gt;Les mains sur la table &lt;br /&gt;Le pain ne se coupe pas […]&lt;br /&gt;Parlez –moi de désastre &lt;br /&gt;Parlez –m’en… &lt;br /&gt;        On constate, à travers ces vers, que chez Damas le témoignage, l’affirmation de soi, de son identité ou son « être - au - monde » devrait être précédé d’un refus catégorique de l’assimilation. Témoigner d’une identité suppose au préalable que l’on sache d’où l’on vient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-3350519424840551323?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/3350519424840551323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=3350519424840551323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/3350519424840551323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/3350519424840551323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/breves-notes-de-lecture-le-mouvement-de.html' title='Brèves notes de lecture : le mouvement de la négritude'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5405841446817928479</id><published>2009-07-05T08:34:00.000-07:00</published><updated>2009-07-05T08:36:00.416-07:00</updated><title type='text'>Le face à face de la Mauritanie avec son destin !</title><content type='html'>Dans moins  de deux semaines, les Mauritaniennes et les Mauritaniens de l’intérieur et de l’extérieur seront aux urnes pour choisir le candidat qui va présider à leur destinée. Au moment où  les candidats rivalisent, à travers tout le pays,  de talent et de stratégie  pour gagner la confiance de l’électorat, les derniers candidats s’inscrivent dans les listes électorales.  Notre pays semble ainsi s’engager dans un tournant on ne peut plus décisif de son histoire. Il s’apprête à prendre   une voie démocratique annonciatrice d’un climat de confiance entre les dirigeants et les dirigés. L’élection du 18 juillet prochain devrait être révélatrice de la maturité des citoyennes et de citoyens de la Mauritanie nouvelle qui commence à marquer ses premiers pas dans le concert des nations « modernes » et « démocratiques ». Ce vote  devrait ainsi être une leçon tant pour les civils que pour les militaires que les Mauritaniens, toutes tendances confondues, ne voulaient plus d’une situation chaotique où les populations seraient prises otage par des dirigeants sans scrupules qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts. La tradition des coups d’Etat qui s’est érigée en règle générale depuis 2003 en Mauritanie est le résultat immédiat des ambitions fantaisistes des politiciens véreux et des militaires sans programme. Cette élection, qui s’annonce avec beaucoup d’espoir, devrait permettre aux Mauritaniens de prendre conscience de l’impératif de s’opposer à ces quelques agents du désordre plus préoccupés à leur enrichissement personnel qu’au bien –être de la population. Il  est dans ce cas la responsabilité de tous les Mauritaniens où qu’ils soient de se rendre aux urnes le samedi 18 juillet pour exprimer leur  voie, s’acquitter de leur devoir envers eux-mêmes et leur nation. Ne pas aller voter, c’est renoncer à ses responsabilités ; c’est refuser d’apporter sa contribution à la construction de la Mauritanie nouvelle que nous voulons voir émerger au lendemain  du 18 juillet. Nous devons profiter de cette occasion pour tourner le dos à la situation politique chaotique que notre pays vient  de vivre.   &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5405841446817928479?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5405841446817928479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5405841446817928479' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5405841446817928479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5405841446817928479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/07/le-face-face-de-la-mauritanie-avec-son.html' title='Le face à face de la Mauritanie avec son destin !'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-9214441548956543329</id><published>2009-05-30T11:05:00.000-07:00</published><updated>2009-05-30T11:06:21.283-07:00</updated><title type='text'>Ce que doit être la place des femmes dans la Mauritanie de demain</title><content type='html'>Dans les traditions africaines au sud et au nord du Sahara en général et mauritaniennes en particulier, la femme est considérée comme un être inférieur, sans aucune importance, servile devant restée à la maison pour s'occuper uniquement des enfants et des travaux ménagers.&lt;br /&gt;Cette tradition est  tellement encrée dans la mentalité des populations que personne n’osait, sous peine d’être traité de ridicule, la remettre en question. La frontière établie entre les deux sexes –homme vs femme-  se fait sentir sur tous les plans sociaux, économiques et politiques. Dès la tendre enfance, en effet, les parents ainsi que toute la société veillent scrupuleusement sur le respect de cette tradition.&lt;br /&gt;Les jeunes filles n’ont droit qu’à s’occuper que des travaux en rapport direct ou indirect  avec l’univers féminin. Tandis que, de leur côté, les garçons sont plus enclins à faire des tâches exigeant t le courage et la force. Cette répartition d’activités s’élargit à tous les échelons de la vie quotidienne des Mauritaniens. Ainsi, dans les travaux champêtres par exemple, en période d’hivernage, les femmes ont leurs parcelles séparées de celles des hommes.&lt;br /&gt;Dans la vie quotidienne, garçons et filles évoluent côte à côte sans que les uns se mêlent des affaires des autres. Dans la scolarisation, les garçons sont, de très loin, plus favorisés que leurs sœurs du même âge ou de la même génération. Même si certaines filles sont au départ envoyées à l’école, la plupart  d’entre elles finissent leur course au foyer à cause du mariage parfois précoce, pour s’occuper uniquement de leurs enfants et de leurs maris.&lt;br /&gt;Cependant, force est de constater que depuis quelques années les choses commencent à évoluer du bon côté. De plus en plus de filles commencent à poursuivre des études jusqu’à la fac où elles sortent avec un diplôme universitaire leur permettant de tenter leur chance dans la vie professionnelle. De plus en plus de femmes commencent  à s’investir dans la vie associative, politique et économique d’une manière on ne peut plus déterminante ; de plus en plus de femmes occupent des postes clés dans l’administration du pays ; de plus en plus de femmes participent activement à la prise des décisions engageant l’avenir de notre nation ; de plus en plus de femmes sortent de chez –elles pour participer aux manifestations pour dire leurs quatre vérités.  Un espoir commence à naître.  Nous devons encourager cela. Car l’idée selon laquelle les femmes ne doit pas bénéficier du même traitement que le garçon est, de fait, le résultat d'une conception archaïque et discriminatoire de la société mauritanienne traditionnelle (et moderne) qu'il faut combattre avec beaucoup de fermeté.&lt;br /&gt;Si nous voulons construire une Mauritanie moderne et démocratique où les citoyens et les citoyennes auront un mode de vie digne répondant aux critères des droits humanitaires de l’homme, nous devons donner la chance à tous les citoyens mauritaniens, hommes et femmes, de s'épanouir intellectuellement, spirituellement et, surtout,  professionnellement.&lt;br /&gt;Il est sans doute regrettable de voir aujourd'hui, dans ce pays, un grand nombre de filles privées de l'éducation et de la formation à cause des considérations culturelles auxquelles personne n’y croit plus. Ces considérations doit être rigoureusement condamnées.&lt;br /&gt;Le gouvernement de notre pays doit davantage s'investir dans la formation des jeunes filles. C’est la seule solution permettant l’émergence d’une société mauritanienne juste et démocratique. Car aucune société au monde ne peut évoluer, se développer, aller de l’avant sur le plan social, politique, démocratique et culturel en négligeant la participation des femmes à son développement.&lt;br /&gt;La femme, dans la Mauritanie de demain, doit jouer le même rôle que l'homme. Rien, dans nos valeurs religieuses, ne s'oppose à cela. L’opposition de certains parents d’envoyer ou de laisser leurs filles continuer leurs études est une attitude relevant de l’ignorance et du manque de respect pour la dignité humaine. Il est regrettable et injuste de voir certaines filles/femmes interdites par leurs maris ou leurs parents, à cause des considérations sociales ou traditionnelles, de faire des études « poussées » ou d'entrer dans le monde professionnel.&lt;br /&gt;Toutes les femmes, sans aucune exception, doivent bénéficier de l’éducation et de la formation professionnelle. Et une femme qui a fait des études doit, au même titre sans doute que l'homme, mettre ses compétences au service de son pays.&lt;br /&gt;La Mauritanie ne peut concrètement entrer dans le monde moderne que si nous acceptons de donner à la femme toute sa dignité. Et nous ne saurons jamais lui donner sa dignité si, au préalable, nous la privons du droit au travail, à l'éducation et la formation. Sa participation à la vie active de la société mauritanienne d'aujourd'hui et de demain profitera à tout le monde.&lt;br /&gt;Cette participation va lui permettre à la fois de contribuer à son propre épanouissement (en diminuant surtout les charges de son conjoint, et en se sentant plus libre économiquement) et à l'essor économique de la nation, en apportant sa contribution à l’émergence d’une Mauritanie nouvelle et démocratique où tous les citoyens se sentiront respectés et conscients de leur devoir vis –à-vis de leur nation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-9214441548956543329?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/9214441548956543329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=9214441548956543329' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/9214441548956543329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/9214441548956543329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/05/ce-que-doit-etre-la-place-des-femmes.html' title='Ce que doit être la place des femmes dans la Mauritanie de demain'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-6931226612436513158</id><published>2009-05-28T04:46:00.001-07:00</published><updated>2009-05-28T04:46:41.840-07:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Mes quatre vérités &lt;br /&gt;Dans quelques jours, les citoyennes et les citoyens mauritaniens iront aux urnes pour choisir  le candidat qui va présider à leur destinée dans les années à venir.  Les candidats rivalisent d’efforts  et de stratégies pour convaincre le lectorat. Cependant, ce qui est capital, c’est le rôle que devrait jouer chaque Mauritanien (ne) dans ce qui va être déterminant dans l’histoire de la Mauritanie nouvelle que nous voulons voir émerger au lendemain de l’élection présidentielle du 6 juin prochain. Le lecteur devrait choisir en tout état de cause le candidat pour lequel il va porter son choix. En Mauritanie, hélas, les campagnes électorales et les élections elles –mêmes se déroulent dans des circonstances fantaisistes où l’individu, en tant personne responsable de ses actes, n’a aucune emprise sur ses décisions. Le choix d’un candidat se fait parfois selon les intérêts d’un père de famille militant pour un parti politique, d’un fonctionnaire qui, pour des raisons purement personnelles et mercantilistes, entraine tout son entourage dans  la voie qu’il a lui-même choisie. Ainsi, il procède par un recueil des pièces d’identité des membres de sa famille proche et lointaine, afin de les inscrire sur les listes électorales. Cette inscription est suivie d’une véritable campagne d’explication et de persuasion  dont l’objectif principale est de faire comprendre à ces personnes qu’elles ont fait le bon choix. Tout ceci, en effet, n’est pas digne d’un pays se réclamant de la démocratie. Libre choix doit être donné aux citoyennes et aux citoyens de choisir eux-mêmes. C’est la seule alternative permettant à la Mauritanie de réussir son entrée dans le cercle des nations « démocratiques. &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-6931226612436513158?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/6931226612436513158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=6931226612436513158' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/6931226612436513158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/6931226612436513158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/05/mes-quatre-verites.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-40565090774878610</id><published>2009-04-25T04:51:00.001-07:00</published><updated>2009-04-25T04:51:30.517-07:00</updated><title type='text'>La Mauritanie de demain</title><content type='html'>L'année 1960 fut dans la presque totalité du continent africain une année d'enthousiasme accompagnant la fin de plusieurs siècles de domination et d'exploitation économique des peuples colonisés d’Afrique au sud et au nord du Sahara. Les Africains, par la même occasion, venaient de découvrir la liberté dont ils n'avaient pas droit. Cependant, très vite, dans la décennie qui suivit l'euphorie des indépendances les populations furent déchues par les dictateurs sans scrupules qui ont remplacé les colonisateurs blancs. Le peuple mauritanien, en effet, n'avait pas fait exception à la règle. Quelques années après la proclamation solennelle de notre indépendance par le "père de la nation", Moctar Ould Dadah, le pays s'était retrouvé, durant plus de deux décennies, aux mains des dirigeants qui se préoccupaient très peu (ou pas du tout) de l'intérêt général de la nation. Cette situation ne pouvant pas s'éterniser, les militaires ont décidé d'intervenir pour instaurer un régime "démocratique" permettant aux civiles de prendre en main leur destin. Maouya fut chassé du pouvoir laissant la place, après une brève période de transition, à Sidioca. A son arrivée à la tête de la magistrature suprême de l’Etat mauritanien,  les choses semblaient  enfin bouger du bon côté. Ce qui n'était pas possible sous la dictature de Taya commençait  à l'être. Les Mauritaniennes et les Mauritaniens découvraient  par la même occasion ce que vraiment être libre. Personne dans ce pays, ne s'inquiétait des conséquences de ce qu'elle pourrait dire dans les médias nationaux ou internationaux. Des sujets qui étaient tabous  ne les  étaient plus : tout se discutait  au grand jour. Tout cela était de fait  un bon signe prouvant que la "construction" d'une Mauritanie nouvelle et démocratique était  possible, après plusieurs années de désolation et d'injustices sociales. Les citoyennes et les citoyens de notre pays étaient  désormais  résolus d'en finir avec le passé douloureux jalonné de dictature et d’étouffement de la pensée, et tourner leur regard vers le futur afin d’envisager la naissance de la Mauritanie de demain qui serait composée des citoyens conscients de leurs responsabilités envers eux-mêmes et envers la nation. Ils avaient compris qu’il n’était  plus permis de  s’attarder sur les erreurs de ce passé s’ils  voulaient  réellement voir émerger la Mauritanie qu’ils   voulaient  pour leurs  enfants. Ils devaient pour cela   apprendre à  se tourner vers l'avenir comme l'ont fait certains peuples dans l'Histoite. En France, par exemple, du Moyen Age au VXIII siècle, le peuple était constamment placé sous l'autorité injuste de l'Eglise et des rois prétendant être les représentants de Dieu sur terre. Cependant, en 1789, les citoyens qui en avaient marrent ont décidé de changer le cours des choses : c'est la Révolution française. Le peuple arracha le pouvoir des mains de ses oppresseurs, et la vie a continué son chemin. Plus près de nous, en Afrique du Sud une partie de la population a souffert pendant plusieurs décennies de l'apartheid. Après plusieurs années de combat et de résistance, la justice a retrouvé ses droits et la vie a repris son cours. Notre pays pourra faire autant. Nous ne devons jamais rater l'occasion qui nous est offerte dans quelques jours pour élir celui qui doit présider à notre destiné. Nous devons conjuguer tous nos efforts pour dire non, barrer la route à l’instauration d’un régime militaire à visage voilé. Nous savons que la candidature de M. Aziz n’augure rien de bon pour notre pays. Il est de notre responsabilité de faire savoir que nous ne voulons plus d’un pouvoir militaire.  C’est la seule garantie pour l’émergence d’une Mauritanie nouvelle et démocratique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-40565090774878610?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/40565090774878610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=40565090774878610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/40565090774878610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/40565090774878610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/04/la-mauritanie-de-demain.html' title='La Mauritanie de demain'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5970452416000420552</id><published>2009-04-10T05:47:00.000-07:00</published><updated>2009-04-10T05:48:15.758-07:00</updated><title type='text'>Réaction à la conférence de Mariam Dadah</title><content type='html'>Réaction à la conférence de Mariam Dadah&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeudi 9 avril 2009. Il est  17 heures, heure de Nouakchott.   Mariam Dadah, la veuve du feu premier président de la République de Mauritanie, a tenu une conférence, en présence des étudiants, des professeurs et de quelques diplomates,  à la Faculté des droits et des sciences économiques de l’université de Nouakchott sur le thème de l’unité nationale. L’intitulé du sujet de la conférence laisse  de fait penser, sans l’ombre d’un doute,  à une intervention, un exposé exhaustif où il sera question des voies et moyens pouvant permettre aux citoyennes et aux citoyens mauritaniens de consolider les liens sociaux devant unir toutes les communautés mauritaniennes sans aucune forme de distinction de race et de couleur.  Mais l’essentiel de la conférence tournait hélas autour de la question de la fondation de la nation mauritanienne au lendemain de l’indépendance. Ainsi elle avait souligné, évoqué  les obstacles auxquels cette jeune nation, au début des années 1960, était confrontée, et les moyens utilisés pour  y faire face. &lt;br /&gt;Il est clair  pour toutes celles et tous ceux qui ont assisté à cette conférence que le sujet, pour des raisons que nous ignorons, n’a pas été traité comme on s’y attendait. Aujourd’hui, en Mauritanie, parler de l’unité nationale ne pourrait de fait se résumer à une évocation des obstacles qui ont accompagné la naissance de la nation mauritanienne. La vraie question devant être abordée dans ce genre de rencontre  pour que cette unité de notre nation voie le jour est sans doute celle de la justice. On ne pourrait pas unir un peuple qui souffre des injustices des dictatures, des répressions et des dénis des droits les plus élémentaires de l’être humain en contournant les questions qui dérangent. L’un des grands défis auxquels la Mauritanie est confrontée est celui de son passé récent, proche, du passif humanitaire ; des milliers de gens victimes des pouvoirs de terreur instaurés pendant plus de vingt ans.&lt;br /&gt; Madame Dadah aurait dû parler, proposer des solutions permettant d’aborder objectivement ces questions au lieu de se laisser entrainer dans un passé lointain mauritanien dont on n’a pas sérieusement besoin aujourd’hui pour régler nos problèmes actuels. Il est certes vrai que c’est pour des raisons politiques qu’elle a volontairement ou non éviter d’aborder le problème sous cet angle. Mais la question de l’unité nationale ne doit pas être  entourée de tabou qui éviterait aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens d’engager un vrai débat de fond.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5970452416000420552?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5970452416000420552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5970452416000420552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5970452416000420552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5970452416000420552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/04/reaction-la-conference-de-mariam-dadah.html' title='Réaction à la conférence de Mariam Dadah'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7531964360181021999</id><published>2009-04-07T03:05:00.000-07:00</published><updated>2009-04-07T03:06:30.521-07:00</updated><title type='text'>Quand le passé rattrape le présent</title><content type='html'>Quand le passé rattrape le présent &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plus de trois ans,  l’ex dictateur sanguinaire tchadien Hussein H., exilé au Sénégal,  fait l’objet des poursuites judiciaires pour les crimes commis dans son pays durant son règne. Il y a quelques mois, c’était le tour de Jean Pierre B. de répondre devant la Cour pénale internationale de La Haye pour les crimes perpétrés par ses troupes en Centre Afrique durant les années de terreur, de viol et des exactions contre les civils pendant la guerre contre le pouvoir central de la République Démocratique du Congo.  Ces poursuites montrent en fait qu’aucun dictateur, aucun criminel de guerre ne doivent échapper à la justice, qu’elle soit nationale ou internationale. &lt;br /&gt;Mais le cas mauritanien semble faire ici une exception. Entre 1987 et 1989 des milliers de citoyens mauritaniens ont trouvé la mort dans des circonstances cruelles et inhumaines pour des causes obscures, lâches et, à la limite, racistes. Ceux qui ont commis ces crimes contre l’humanité ne sont jamais inquiétés d’une éventuelle traduction devant les instances juridictionnelles nationales ou internationales. Or tant que les Mauritaniennes et les Mauritaniens ne régleront pas cette question, la Mauritanie de demain que nous voulons construire tardera à voir le jour.&lt;br /&gt;  Dans d’autres pays du monde, il y a eu des massacres plus violents et plus massifs contre des populations que ceux que nous avons connus en Mauritanie. Mais quand ceux qui les ont commis ont reconnu  leurs responsabilités, quand certains d’entre eux ont été arrêtés et traduits en justice, après avoir avoué ou été dénoncés,  une page de l’histoire des victimes a été tournée. En Afrique du Sud, après plusieurs années de ségrégation, d’apartheid  les sud africains ont  adopté une démarche juridique, Vérité et réconciliation, qui a permis aux victimes d’hier de vivre en harmonie avec leurs bourreaux. De même au Rwanda, après le génocide des Tutsis et des Hutus modérés de 1994, qui aurait fait plus de 8000000 mille morts, une Cour pénale internationale a été créée en Tanzanie ainsi que des juridictions traditionnelles, Gacaca, permettant de juger les auteurs et les exécuteurs des massacres. &lt;br /&gt;Si la Mauritanie ne prend pas la résolution ferme d’en finir avec la question du passif humanitaire, il est clair qu’elle ne sortira pas de sitôt de l’auberge. Il est vrai, comme nous pouvons le remarquer aisément sur le site de Cridem, que  des voix se lèvent aujourd’hui un peu partout pour souligner l’importance du règlement du passif humanitaire. Mais la parole devant être joint à l’action, des actes on ne peut plus concrets doivent être faits. Autrement dit, en termes clairs, les premiers responsables des crimes connus en Mauritanie entre 1987 et 1989 doivent être poursuivis là où ils se trouvent et traduits en justice afin qu’ils répondent de leurs crimes odieux et inhumains. &lt;br /&gt;Cette question ne doit plus relever d’un tabou. On ne  peut pas régler la question de la mort des milliers de mauritaniens en évitant d’aller au fond du problème. Personne, en Mauritanie, n’ignore aujourd’hui, que le premier responsable de ces crimes est Maouya. Or il est en train de mener paisiblement sa vie au Qatar. Certes des plaintes ont été déposées contre lui, mais il doit y avoir une multiplication des plaintes de sorte que finalement le présent ait raison sur le passé,  que les victimes d’hier aient satisfaction, que des milliers de veuves sachent pourquoi leurs maris ont été tués…..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7531964360181021999?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7531964360181021999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7531964360181021999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7531964360181021999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7531964360181021999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/04/quand-le-passe-rattrape-le-present.html' title='Quand le passé rattrape le présent'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-8484892607165040868</id><published>2009-04-02T09:52:00.001-07:00</published><updated>2009-04-02T09:52:31.448-07:00</updated><title type='text'>Quand l’Afrique fait honte au monde</title><content type='html'>Quand l’Afrique fait honte au monde &lt;br /&gt;Les vingt pays les plus riches du monde se sont réunis au début de cette semaine, le 02 avril,  à Londres pour parler de la crise économique qui frappe actuellement notre planète. Une fois de plus l’Afrique était au rendez  non pas pour contribuer de façon consubstantielle aux réflexions, mais  pour pleurnicher comme d’habitude afin d’avoir plus de considération et d’aides.   Les dirigeants du continent ont fait encore une fois de plus preuve d’irresponsabilité en venant, par l’intermédiaire de Jean P., du premier ministre éthiopien et du président sud africain presque supplier les chefs d’Etat « des grandes puissance » de la planète plus d’attention. Il est presque aujourd’hui inutile de rappeler que le seul  grand défi auquel l’Afrique et les Africains font face depuis le lendemain des indépendances est la corruption.  Les présidents Gabonais, Equato- guinéen et congolais venaient de faire l’objet d’une plainte en France pour les biens immobiliers dont ils disposent dans l’Hexagone. Mais la justice  française semble bloquer cette plainte pour des raisons que nous ne savons pour le moment avec exactitude. Mais en tous les cas de figure, tant que le continent n’aura pas réglé ce problème de détournement des biens publics il est clair que l’Afrique ne sortira jamais de la pauvreté. L’aide que les dirigeants africains demandent pour le développement de leurs pays respectifs doit être refusée, car nous savons que cette n’est jamais destinée à ce pour quoi elle a été demandée. Aujourd’hui, quand ces mêmes dirigeants viennent crier à la marge du sommet des G20, nous devons les rappeler que l’essentiel du combat pour sortir le continent dans la pauvreté dans laquelle il se trouve ne doit pas se jouer hors d’Afrique. Il faut d’abord responsabiliser ceux qui dirigent nos Etats de façon qu’il y ait une meilleure gestion des ressources des nations africaines. Dans un verset du Coran, qui est vraiment riche d’enseignement pour nous, il est dit qu’Allah ne change pas un peuple avant que celui n’opère de changement en lui-même. Ce verset est, à votre avis applicable à notre propos, en ce sens que tant que les chefs d’Etat corrompus du continent ne changeront leur attitude vis-à-vis de la gestion publique des biens de l’Etat aucune financière ne pourra sortir l’Afrique de la situation économique désastreuse dans laquelle elle se trouvée plongée depuis plusieurs décennies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-8484892607165040868?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/8484892607165040868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=8484892607165040868' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8484892607165040868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8484892607165040868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/04/quand-lafrique-fait-honte-au-monde.html' title='Quand l’Afrique fait honte au monde'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2149704195220762212</id><published>2009-03-30T09:09:00.000-07:00</published><updated>2009-03-30T09:11:13.426-07:00</updated><title type='text'>Réflexion sur la situation actuelle en Mauritanie (suite) </title><content type='html'>Il n’est plus besoin aujourd’hui de rappeler que la République de Mauritanie traverse une période très  critique de son histoire. Tant sur le plan démocratique, économique que social. Face à une conjoncture politique chaotique, le pouvoir militaire en place depuis le 6 août 2008  semble   davantage entraîner le pays dans un avenir à la fois  incertain et on ne peut plus sombre.  Pour qui regarde de près ou de loin  l’évolution de la  situation politique mauritanienne, ce pays court un grand danger si des solutions adéquates ne sont pas trouvées dans l’immédiat pour régler la crise  que les citoyennes et les citoyens  sont en train de vivre.&lt;br /&gt;D’un coup d’Etat militaire à un autre, les peuples semblent résignés au jeu cynique de certains politiciens, fonctionnaires et militaires sans scrupule. Nous avons finalement  l’impression que personne, du président de la République au simple fonctionnaire de l’Etat,  ne travaille pour l’intérêt général de la nation. La conscience civique est absente dans le discours de nos cadres et de la plupart de nos politiciens ;  et même, hélas, dans celui de la majorité de la population qui semble, paradoxalement, cautionner les agissements de ces agents de L’Etat sans morale. Pour s’en rendre compte, il suffit de prêter l’oreille, sans discrétion,  à ce qui se dit dans nos rues, maisons et bureaux. Tout semble encourager les fonctionnaires à la corruption, au détournement des biens publics de la nation. Nous avons le sentiment  d’être dans une société mauritanienne où la réalité dépasse de loin la fiction.                 &lt;br /&gt; Pour la conscience populaire de fait, quand quelqu’un (e) est nommé (e) à un poste de responsabilité il/elle doit profiter, s’enrichir au plus vite possible avant que l’on ne le/la  mute à un autre poste moins lucratif. Quand la majorité d’un peuple arrive à ce degré de rabaissement moral et intellectuel, où toutes les valeurs sociales et religieuses sont ainsi bafouées, piétinées, nous avons de sérieuses raisons de tirer la sonnette d’alarme.  Nous avons dit « valeurs sociales et  religieuses » car aucune tradition sociale et/ou religieuse mauritanienne ne cautionne le vol et l’enrichissement illicite. Aujourd’hui, en Mauritanie, le combat que nous devons mener est celui de l’éducation... Nous avons parfois utilisé le terme de « sensibilisation » de la masse dans certains de nos articles pour parler de ce drame qui ronge la société mauritanienne ; mais c’est celui de « l’éducation » qui semble être approprié. Il faut donc éduquer nos citoyennes et citoyens  de façon qu’ils prennent conscience de leur   responsabilité. La responsabilité de chaque mauritanienne/mauritanien aujourd’hui est de contester, dénoncer la corruption qui gangrène notre économie nationale. Un pays ne peut pas être développé  quand on encourage les fonctionnaires à piller les caisses de l’Etat, quand ceux qui détournent les biens publics ne sont inquiétés par aucune poursuite judiciaire sérieuse.&lt;br /&gt;  La République mauritanienne, comparée à la plupart des pays de la sous région, n’est pas un pays pauvre. Mais toutes les riches du pays sont concentrées entre les mains d’une minorité, pendant que le reste de la population meurt de faim. Les Mauritaniens ne doivent pas accepter qu’une telle situation s’éternise. Pour cela, il leur est donné dans moins de trois mois,  la possibilité de choisir celui/celle qui va présider à leur destinée. Ils doivent refuser de porter à la tête de la magistrature suprême tout (e) candidat (e) qui engagerait le pays dans un avenir incertain et chaotique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba &lt;br /&gt;soumarezakariademba.blogspot.com&lt;br /&gt;zakariademba@yahoo.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2149704195220762212?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2149704195220762212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2149704195220762212' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2149704195220762212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2149704195220762212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/03/reflexion-sur-la-situation-actuelle-en_30.html' title='&lt;strong&gt;Réflexion sur la situation actuelle en Mauritanie (suite) &lt;/strong&gt;'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-6730595860209846716</id><published>2009-03-23T09:03:00.001-07:00</published><updated>2009-03-23T09:03:41.364-07:00</updated><title type='text'>Réflexion sur la situation actuelle en Mauritanie</title><content type='html'>Réflexion sur la situation actuelle en Mauritanie &lt;br /&gt;Au moment où le président de la République mauritanienne, M. Mohamed Ould Abdel Aziz,  sillonne une partie du pays afin de  convaincre les populations locales à voter pour lui lors de l’élection prochaine à la magistrature suprême, des centaines et de milliers de citoyennes/ citoyens sont comme voués à eux-mêmes à Nouakchott. La vie devient, chaque jour, de plus en plus chère pour les pères et mères de famille dans un contexte mondial de crise économique. Tellement ils sont comme étranglés de partout par la rigueur des conditions de vie. Et nos autorités semblent ne rien voir de la misère quotidienne dont ils souffrent. Pour se rendre compte de la paupérisation de plus en plus inquiétante de ces derniers, il suffit de faire un tour, si rapide soit-il,  dans les quartiers périphériques de la capitale, Nouakchott.  Dans ces quartiers –ghettos, les habitants manquent de  tout. Les droits les plus fondamentaux, les besoins les plus urgents (eau, électricité, hygiène) ne sont jamais suffisamment satisfaits. Les populations, impuissantes et résignées, ne savent plus à quel saint elles doivent se vouer pour se tirer d’affaires. &lt;br /&gt;La situation actuelle de notre pays doit être une leçon pour  les électeurs de  l’élection présidentielle à venir. Les Mauritaniennes et les Mauritaniens ne doivent pas accepter que des militaires, qui on le sait depuis près de trente ans n’ont rien fait pour le développement économique, social et politique du pays,  accèdent au pouvoir. Nous savons que la candidature de M. Aziz à l’élection présidentielle prochaine n’augure rien de bon. Et toutes les chances d’être réélu à la tête du pays dans moins de trois mois sont de son côté. Car nous savons qu’il est  très difficile en Afrique de voir un président sortant organiser une élection et la perdre. Il y a certes quelques exceptions à la règle, comme ce furent le cas d’Amadou Toumane Touré au Mali, Ely en Mauritanie, entre autres. Mais ces exceptions, comparées à la situation générale du vieux  continent,  ne sont qu’une goûte d’eau dans un océan. &lt;br /&gt;M. Aziz ne doit pas participer à cette élection. Il aurait dû sagement choisir de quitter le pouvoir au terme de la transition.  Il est temps, vraiment,  en République de Mauritanie que l’on en finisse avec le régime militaire. Voilà plus de vingt ans que nous sommés gouvernés par des régimes militaires. D’un régime militaire à un autre, le pays ne fait que davantage sombrer dans la   « merde ». Et c’est toujours les populations qui payent  le prix,  quand certains  politiciens et  militaires sans scrupules pillent les ressources du pays. Aujourd’hui, en Mauritanie, nous devons faire une pause et réfléchir un peu. Dans un précédent article paru sur les sites de Cridem et de soninkara, nous avions souligné que le peuple mauritanien n’a pas le sens de la contestation. Quand  un peuple ne sait pas dire non lors que  ses droits fondamentaux sont violés, il y a de vraies raisons de s’inquiéter. Il est donc clair que le premier combat à mener aujourd’hui en Mauritanie  c’est celui de la responsabilisation des citoyennes et des citoyens. Et cette responsabilisation ne pourra réussir que s’il y a suffisamment une sensibilisation de la masse.  &lt;br /&gt;Le combat s’annonce long et difficile pour une Mauritanie nouvelle et démocratique. Mais avec la détermination et le courage, tout devient possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba &lt;br /&gt;soumarezakariademba.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-6730595860209846716?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/6730595860209846716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=6730595860209846716' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/6730595860209846716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/6730595860209846716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/03/reflexion-sur-la-situation-actuelle-en.html' title='Réflexion sur la situation actuelle en Mauritanie'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5631406623222376372</id><published>2009-03-08T06:20:00.000-07:00</published><updated>2009-03-08T06:22:01.149-07:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Mes quatre vérités &lt;br /&gt;Le quotidien des milliers et de centaine des gens devient de plus en plus un enfer dans les quartiers périphériques de Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Les populations dans ces zones oubliées de la capitale se réveillent chaque matin avec un nouveau défi. Les pères et mères de famille sont comme dépassés par une situation qu’ils ne maîtrisent pas (plus) du tout. Tellement les difficultés se succèdent les unes aux autres sans même donner le temps aux populations de respirer. Parmi ces difficultés de nature inquiétante, nous retenons particulièrement :&lt;br /&gt;• Le manque d’eau potable, ou d’eau tout court. Il n’est plus besoin de rappeler que certains quartiers de Nouakchott n’ont ni robinets ni bornes fontaines permettant aux habitants d’avoir accès à suffisamment d’eau pour leurs besoins quotidiens. Ce qu’il faut de fait souligner ou rappeler, c’est que près d’une semaine les populations des quartiers de Basra, « Neteque », cinquième, sixième, entre autres, vivent un véritable calvaire lié au manque ou à l’inexistence d’eau. Les « mouné hamarres », c’est-à-dire les charretiers qui ravitaillent les maisons en eau au moyen de barils, profitant de cette situation de désolation où ce liquide précieux fait défaut, multiplient par deux ou parfois par trois le prix du baril d’eau. Ainsi, on est passé de 300 ouguiya, prix habituel du baril d’eau, à 400, 600, 700 et même 1000 ouguiya. Les femmes de ménage sont comme débordées par une telle  situation qui devient chaque jour de plus en plus préoccupante. Elles sont comme abandonnées à elles – mêmes. Et les autorités ne font rien pour changer la situation. Nous avons l’impression que ces quartiers sont oubliés par l’Etat mauritanien ;&lt;br /&gt;• A ce manque d’eau, vient s’ajouter un autre aussi important, sans doute : celui d’électricité. Face à ce défi de taille, les populations, désespérées de toute aide en provenance des autorités locales, ont décidé de trouver leurs propres solutions : la fraude. Pour s’en rendre compte, il suffit de faire un tour dans l’un de ces quartiers oubliés. L’on ne mettra pas beaucoup de temps à constater partout des câbles électriques trainant au sol constituant un danger manifeste pour les habitants, surtout pour les enfants qui, on le sait, trainent parfois sans chaussures. Ce danger devient plus menaçant encore ou mortel en période de pluies, car nous savons que l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage ;&lt;br /&gt;• Un autre défi, non de moindre, vient élargir cette liste : le  désordre dans la circulation. Ce défi, contrairement aux deux autres susmentionnés, concerne toute la ville de Nouakchott sans exception. Circuler à Nouakchott relève d’un véritable cauchemar. Tellement il n’y aucun respect du code de la route. Si toutefois celui-ci existe. Sur les goudrons et les routes, charretiers, piétons et véhicules se partagent, se discutent le passage sans aucun respect de la circulation. L’Etat ne fait presque rien pour changer cela. Pour se rendre d’un bout à l’autre de la capitale, c’est à une véritable bataille de combattant que l’on s’engage. &lt;br /&gt;Les citoyennes et les citoyens de notre pays ne doivent pas accepter cet état des choses. Mais pour refuser cela, faudrait-il que l’on ait le sens de la contestation. Nous sommes désolé de le rappeler ici qu’en Mauritanie nous n’avons pas encore la culture de la contestation. Il faut que l’on en finisse avec la tradition de la résignation, et réclamer nos droits. Pour cela, une campagne d’alphabétisation  et de sensibilisation doit de fait  être mise en place afin de d’informer les populations de leurs droits.  &lt;br /&gt;Aujourd’hui, il n’est sans doute plus besoin de rappeler que l’accès à l’eau potable, à l’électricité est un droit des citoyennes et des citoyens. Mais il faudrait d’abord que ces derniers le sachent. On ne peut pas réclamer un droit que l’on ignore. Le combat est de taille ; mais avec la conviction et la détermination nous pouvons venir à bout de ces défis.   &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;br /&gt;Soumarezakariademba.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5631406623222376372?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5631406623222376372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5631406623222376372' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5631406623222376372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5631406623222376372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2009/03/mes-quatre-verites.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5670856610904602505</id><published>2008-12-25T05:06:00.001-08:00</published><updated>2008-12-25T05:06:53.387-08:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Mes quatre vérités &lt;br /&gt;La République de Guinée vient de perdre son dictateur. Lassana Conté à dirigé d’une main de fer ce pays pendant plus de vingt ans, sans partage. Aussitôt  sa mort annoncée, les militaires s’emparèrent du pouvoir, occupent la radio,  suspendent la constitution, annoncent un communiqué et refusent au président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Samporé,  d’assurer, pendant une période de soixante jours,  la transition avant d’organiser une élection présidentielle démocratique qui donnerait le pouvoir à un civile démocratiquement choisi par les peuples de Guinée. Ces militaires, qui viennent de choisir le capitaine Moussa Dadis Camara comme leur chef devant  succéder à Lassana Conté, fixent la prochaine élection à la fin de 2010. « Selon plusieurs de ses camarades, interrogés par l'AFP, ce quadragénaire fut l'un des meneurs, au printemps 2007, de la révolte des soldats qui réclamaient notamment le paiement d'arriérés de soldes et une augmentation de leur traitement. Les violences avaient fait au moins huit morts. Il a aussi activement participé aux mutineries de mai dernier, quand des soldats mécontents réclamèrent, avec succès, le paiement de prises promises et la libération de militaires détenus. Des affrontements entre policiers et militaires avaient alors fait une dizaine de morts. »&lt;br /&gt; Cette  situation, condamnable sans doute, reflète le contexte social, économique et politique dans lequel les Africains vivent  depuis le lendemain des indépendances.  Les dicteurs s’accrochent au pouvoir à l’image d’un Oumar Bongo, d’un Idris Debi…, pillent les richesses du pays avec toute la complexité de leur entourage ; tandis que les citoyennes et les citoyens pataugent dans la misère, la pauvreté et la paupérisation de plus en plus galopante et inquiétante.   Aujourd’hui, en Afrique, rares sont les chefs d’Etat qui quittent le pouvoir à l’issue d’une élection démocratique et transparente. Nous avons hélas  l’impression que désormais, en ce continent,  les deux seuls moyens permettant à ces dictateurs d’abandonner le pouvoir sont malheureusement le coup d’Etat militaire et la mort naturelle. Les chefs d’Etat du continent doivent prendre conscience des intérêts de leurs pays respectifs, et respecter leurs constitutions qui fixent le mandat présidentiel. Nous avons vu d’un bout à l’autre du continent des dictateurs qui ont changé ou manifesté leur intention de changer la constitution afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. De telles attitudes ne profiteront  pas au  vieux continent. Ce que la Guinée et la Mauritanie sont en train de vivre en ce moment n’est pas digne de respect des droits de l’homme et du citoyen. Les citoyens, qui manifestent  implicitement ou explicitement leur mécontentement doivent continuer à le faire ; le salut de notre continent, de nos pays en dépend largement.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5670856610904602505?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5670856610904602505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5670856610904602505' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5670856610904602505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5670856610904602505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/12/mes-quatre-vrits_25.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2363986672598551082</id><published>2008-12-15T08:36:00.000-08:00</published><updated>2008-12-27T03:24:26.834-08:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Les Mauritaniennes et les Mauritaniens, depuis plusieurs mois, sont comme contraints de vivre sous un régime militaire, et antidémocratique,  dont les dirigeants, de jour en jour, manifestent, d’une manière implicite, l’envie de s’accrocher davantage au pouvoir. Depuis qu’ils ont chassé du pouvoir le président démocratiquement élu, Sid Ould Abdallahi, ces militaires n’ont pas défini une réelle politique de sortie de crise. De plus en plus, hélas, le pays s’enfonce dans une situation économique, politique et sociale on ne peut plus inquiétante. Les citoyennes et les citoyens de notre pays ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer pour se tirer d’affaire ; tellement ils se sentent envahis de tous côtés par des difficultés insurmontables. Pour sortir la Mauritanie dans la situation critique dans laquelle elle se trouver aujourd’hui, il n’y qu’une seule solution : le retour à un régime civile et démocratique. Je ne plaide pas pour le retour de l’ex-président. Mais en tous les cas de figure, il revient aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens de décider de l’avenir de leur pays. Les militaires au pouvoir en ce moment doivent accepter d’ouvrir un réel dialogue avec les peuples, toutes tendances politiques et sociales confondues, afin de déterminer les voies et moyens permettant à notre nation d’éviter le pire. Tout observateur attentif de la situation politique de la Mauritanie actuelle sait que ce pays court tout droit à sa perte si une solution adéquate à la crise qu’il traverse n’’est pas trouvée dans un bref délai. Il faut, en d’autres termes, que nous finissions avec cette tradition de coups d’Etat, d’opportunisme, d’égoïsme et d’hypocrisie qui caractérise nos dirigeants depuis plusieurs décennies. Il est temps que nous regardions de l’avant ; afin de nous adapter aux normes de notre époque. Un pays ne peut pas aller de l’avant s’il est pris en piège par quelques personnes dont le seul objectif est de s’accaparer du pouvoir, piller les ressources du pays.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2363986672598551082?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2363986672598551082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2363986672598551082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2363986672598551082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2363986672598551082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/12/mes-quatre-vrits.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-1739054349453868598</id><published>2008-11-10T03:56:00.001-08:00</published><updated>2008-11-16T11:48:36.709-08:00</updated><title type='text'>Hommage à Myriam Makeba</title><content type='html'>Hommage à Myriam Makeba (1932 - 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par SOUMARE Zakaria Demba &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le continent africain vient de  perdre, une fois de plus,  l'une de ses grandes voies. Myriam Makeba, qui fut une combattante inconditionnelle et déterminée pendant plusieurs années aux côtés de Nelson Mandela  contre le pouvoir raciste, violent et arrogant de l'apartheid en Afrique du Sud, a rendu sa révérence  le 09/11/2008  en Italie suite à une crise cardiaque,   laissant  ainsi les Africains et le monde orphelins d'un symbole, d'une chanteuse, d'une femme engagée  contre toute forme d'injustices. De fait, celle que l'on a l'habitude de nommer Mama Africa a pour nom complet :  Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama Yiketheli Nxgowa Bantana Balomzi Xa Ufun Ubajabulisa Ubaphekeli Mbiza Yotshwala Sithi Xa Saku Qgiba Ukutja Sithathe Izitsha Sizi Khabe Singama Lawu Singama Qgwashu Singama Nqamla Nqgithi.&lt;br /&gt;A 20 ans, elle devient choriste du groupe Manhattan Brothers. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata avec laquelle elle fait le tour du monde. Cette chanson sera d'ailleurs reprise en français par Sylvie Vartan sous le titre Tape Tape en 1980. En 1959, elle est contrainte à l'exil en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa.&lt;br /&gt;Elle passe 31 ans en exil combattant contre le racisme. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1987 elle rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l'album Graceland. Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s'exile à nouveau et s'installe en Guinée.&lt;br /&gt;Miriam Makeba est décorée par la France au titre de Commandeur des Arts et Lettres en 1985 et obtient la nationalité française en 1990. Cette même année, Nelson Mandela la persuade de rentrer en Afrique du Sud. En 1992, elle interprète le rôle de la mère (Angelina) dans le film Sarafina! qui raconte les émeutes de Soweto en 1976. En 2002, elle partage le Polar Music Prize avec Sofia Gubaidulina.&lt;br /&gt;Elle décède en 2008 en Italie des suites d'un malaise, à l'issue d'un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano.&lt;br /&gt;  SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-1739054349453868598?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/1739054349453868598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=1739054349453868598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1739054349453868598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/1739054349453868598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/11/hommage-myriam-makeba.html' title='Hommage à Myriam Makeba'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7560212542120114798</id><published>2008-11-02T06:21:00.000-08:00</published><updated>2008-11-02T06:22:16.324-08:00</updated><title type='text'>La moralité et les attributs du Prophète</title><content type='html'>La moralité et les attributs du Prophète &lt;br /&gt;1 – La raison : La raison du Prophète  avait atteint un niveau d’excellence à nul autre pareil. Selon le juge Iyâd : « La grandeur (de son esprit) et ce qui en résulte sont manifestes pour quiconque étudie sa façon d’être et son rythme de vie ; pour quiconque examine ses paroles substantielles, son bon comportement et les merveilles de sa biographie ainsi que les sagesses de sa parole, sa connaissance de la Thora, de l’Evangile et des Livres célestes, du jugement des sages, de l’histoire des peuples d’autrefois ; pour quiconque étudie son utilisation des paraboles, sa maîtrise des politiques des hommes, de leurs législations, des comportements internes et des bonnes mœurs... Sa parole est un modèle et ses indications sont un argument en matière d’adoration, de médecine, des mathématiques, de succession, de la généalogie, etc. Et tout cela sans apprentissage ni étude, ni lecture des livres antérieurs, ni fréquentation de leurs savants. Il s’agit d’un Prophète illettré qui n’avait aucune connaissance dans ces domaines jusqu’à ce qu’Allah illumine son cœur, élucide sa voie, lui prodigue des enseignements et lui fait lire. Ses connaissances de tout ce qu’Allah lui a enseigné et montré au sujet des sciences du passé, du présent, et du futur, des merveilles de Sa puissance et de la grandeur de Sa royauté étaient proportionnelles à sa raison »&lt;br /&gt; L’endurance dans l’espoir de la récompense divine : Le Prophète  Muhammad  était le chef des endurants, il a subi toutes les exactions à cause de sa mission mais il a patiemment enduré dans l’espoir de la récompense d’Allah. Abdullah Ibn Mas.oud  dit : « Il me semble encore voir le Messager d’Allah  racontant qu’un Prophète avait été frappé par son peuple. Comme le sang coulait, ce Prophète essuya le sang qui coulait sur son visage et dit : « Ô Allah, pardonne à mon peuple parce qu’il ne sait pas » (rapporté par Boukhari).&lt;br /&gt;D’.après Djoundoub ibn Soufiâne, à une bataille, l’Envoyé d’Allah ayant été frappé, son doigt saigna. Il dit alors :&lt;br /&gt;« Es-tu donc autre chose qu’un doigt en sang&lt;br /&gt;Et ce qui t’a atteint c’est dans le sentier d’Allah»&lt;br /&gt;La sincérité : Le Prophète  était sincère dans toutes ses affaires comme Allah le lui a commandé. Allah le Très Haut dit :  Dis : «En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre » (6 :162-163).&lt;br /&gt; Caractère et comportement modèles : Interrogée sur son comportement, sa femme Aïcha dit : «Son comportement fut le Qur'an». Cela signifie que le Prophète observait l’ordre du Qur’an, s’abstenait de son interdiction, mettait en pratique&lt;br /&gt;ses prescriptions. Il se caractérisait par les vertus du Qur.an, abandonnait ce qu.il interdit comme turpitudes apparentes et cachées. Il n’y a rien d’étonnant à cela, car il dit lui-même : «Allah m’a envoyé pour parachever les bons caractères et les bonnes œuvres»&lt;br /&gt;Allah  l’a décrit en ces termes :  Et tu es certes, d’une moralité éminente29.&lt;br /&gt;Anas ibn Malik  qui a servi le Messager pendant dix ans, de nuit comme de jour, en sédentaire ou voyageur et l’a parfaitement connu au cours de ces années dit : «Le Messager d’Allah  était le meilleur des hommes en caractères» 30.&lt;br /&gt;Il dit aussi : «Le Prophète  ne faisait habituellement usage ni de l’injure, ni de mots inconvenants, ni de malédictions. Et quand il voulait adresser un reproche à l’un de nous, il lui disait : « Qu’a-t-il donc ? Que son front soit plein de terre !»31.&lt;br /&gt;La politesse : D’après Sahl ibn Saad, le Messager d’Allah  à qui on avait apporté à boire, alors qu.il avait à sa droite un jeune homme et à sa gauche des hommes âgés, but et dit au jeune homme : « M’autorises-tu à passer d’abord le breuvage à ces gens-ci ? Non, par Allah ! Ô Envoyé d’Allah, s’écria le jeune homme, je ne céderai mon tour après toi à personne ». Alors l’Envoyé d’Allah  lui remit vivement la coupe entre les mains »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour de la conciliation : Sahl ibn Saad   rapporte que les gens de Qubâ se battirent et en venir à se jeter des pierres. Informé de cela, l’Envoyé d’Allah  dit : « Allons mettre la paix parmi eux !&lt;br /&gt; Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le blâmable : Abdullah ibn Abbas  rapporte que le Messager d’Allah  ayant vu une bague en or sur la main d’un homme l’enleva, la jeta et dit : « L’un de vous recourt à un charbon de feu et le porte sur sa main ». On suggéra à l’homme après le départ du Messager d’Allah  : Prends ta bague pour en tirer quelque profit. L’homme dit : « Non par Allah, je ne la prendrai jamais alors que le Messager d’Allah l’a jetée ».&lt;br /&gt;L’amour de la purification : Muhâjir ibn Qunfidz  rapporte qu’il vint trouver le Prophète  pendant qu’il urinait et lui adressa le salut (salam). Il ne répondit pas jusqu’à ce qu’il fit les ablutions et s’excusa auprès de lui : « J’ai détesté évoquer le nom d’Allah sans être en état de pureté…»&lt;br /&gt; Le contrôle de la langue : Abdullah ibn Awfy  rapporte : Le Messager d’Allah  évoquait Allah abondamment, s’adonnait moins aux futilités, priait longuement, faisait des sermons courts et ne dédaignait pas de marcher avec la veuve ou le nécessiteux pour satisfaire leurs besoins ».&lt;br /&gt; L’abondance de l’adoration : Aïcha qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte : Le Messager d’Allah  restait si longtemps debout dans les prières de nuit que ses pieds se crevassaient. Elle lui dit : Pourquoi fais-tu cela Ô Messager d’Allah  alors qu’Allah a pardonné tes péchés passés et à venir ? Ne puis-je donc pas être –avait-il répondu- un adorateur reconnaissant ? ».&lt;br /&gt;L’indulgence et la gentillesse : D’après Abû Houreira  At-Toufail ibn Amr le Daoussite s’en vint trouver le Prophète  lui et ses compagnons. Ils lui dirent : « Messager d’Allah, la tribu de Daous s’est montrée rebelle et a refusé d’entendre la vérité ; invoque contre elle la colère divine ! » On dit alors : « La tribu de Daous est perdue ». Mais l.Envoyé d.Allah dit : « Ô Allah ! Conduis les Daoussites dans la bonne voie et amène-les à l'Islam ».&lt;br /&gt; La dignité : Al Barâ ibn Azib a dit : « Le Prophète  était trapu ; il avait les épaules larges ; ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles. Je l’ai vu portant une tunique rouge et jamais je n’ai rien vu d’aussi beau ».&lt;br /&gt;L’ascétisme dans la vie présente : Abdullah ibn Mas.oud  rapporte : « Le Prophète  dormit sur une natte et se leva tandis que cette dernière avait laissé des traces sur son flanc, nous dîmes : « Envoyé d’Allah, ne pourrions nous pas t’offrir un matelas ? Il répondit : « Qu’est-ce que j’ai à faire avec la vie présente, je suis dans cette vie comme un cavalier qui s’est abrité sous un arbre puis s’en est allé et l’a laissé ».&lt;br /&gt; L’altruisme : Sahl ibn Saad  a dit : « Une femme apporta une borda. (Savez-vous, dit-il, ce que c.est qu.une borda ?  Oui, lui répondit-on, c.est une pièce d’étoffe avec une bordure tissée.) S’adressant alors au Prophète, la femme dit : « Ô Envoyé d’Allah, j.ai tissé cette borda de mes mains pour qu’elle te servît de vêtement. » Le Prophète  prit ce manteau parce qu’il en avait grand besoin. Il vint alors nous trouver enveloppé de cette borda. Un des hommes qui se trouvaient là dit : « Ô Envoyé d’Allah, donne-moi ce vêtement. Bien répondit-il. » Le Prophète  après avoir terminé la séance se retira et, ayant plié la borda, il l'envoya à cet homme. « Ce n.est pas bien ce que tu as fait là, lui dit-on. Tu as demandé ce vêtement sachant parfaitement que le Prophète  ne refusait jamais à qui lui demandait. .Par Allah, s'écria l'homme, je ne lui ai demandé ce vêtement que pour qu.il me servît de linceul le jour de ma mort. » En effet, ajoute Sahel, ce manteau lui servit de linceul41.&lt;br /&gt; La force de la foi et de la confiance en Allah : Abû Bakr As-Siddiq  a dit : « Je vis les pieds des polythéistes au dessus de nos têtes pendant que nous étions dans la grotte et dis alors : Ô Messager d’Allah, si l’un d.eux regardait ses pieds, il nous observerait sous ses pieds. Ô Abû Bakr, que penses-tu de deux (personnes) dont Allah est le troisième ? »&lt;br /&gt;La tendresse et la compassion : Abû Qatada a dit : « Le Prophète  vint vers nous portant sur son épaule Omâma bint Abû-l-As. Il fit la prière et chaque fois qu.il s’inclinait, il déposait l’enfant à terre et la reprenait chaque fois qu’il se relevait ».&lt;br /&gt; La facilitation : Anas ibn Malik  rapporte que le Messager d’Allah  a dit : « J’entame la prière et je désire la faire longuement. Mais si j’entends un enfant pleurer, j’accélère ma prière parce que je sais combien une mère souffre quand elle entend pleurer son enfant ».&lt;br /&gt; La crainte d’Allah et la dévotion : D’après Abû Houreira, le Prophète  a dit : « En revenant chez moi, je trouvai une datte qui était tombée sur mon lit. Je l’enlevai pour la manger, puis, craignant qu’elle ne fît partie de la zakat45, je la rejetai ».&lt;br /&gt; Les dépenses dans le sentier d’Allah : Anas ibn Malik  rapporte : On n’a jamais demandé quelque chose au nom de l’Islam au Messager d’Allah  sans qu’il ne la donne. Il dit : Un homme vint et il lui donna des moutons entre deux montagnes. Ce dernier revint vers son peuple et dit : Ô mon peuple, embrassez l’Islam, car Muhammad donne sans craindre la pauvreté ».&lt;br /&gt; L’amour de l’entraide : Aicha  qu’Allah soit satisfait d’elle- répondit lorsqu’on lui demanda à quoi s’occupait le Prophète  dans sa demeure : « Il rendait des services domestiques à sa famille et dès que venait l’heure de la prière, il sortait pour aller l’accomplir ».&lt;br /&gt;Al Barâ a dit : « Au jour [de la bataille] du Fossé, je vis l’Envoyé d’Allah  transporter tant de terre que l’abondante masse de poils qui recouvrait sa poitrine disparut sous la poussière. Il chantait à voix très haute le radjaz d’Abdullah ibn Rawâha et disait :&lt;br /&gt;Ô Allah ! Sans Toi nous ne serions pas dans la bonne voie ;&lt;br /&gt;Nous ne ferions ni l’aumône, ni la prière ;&lt;br /&gt;Fais descendre sur nous la sérénité ;&lt;br /&gt;Et affermis nos pas dans les rencontres dangereuses ;&lt;br /&gt;Les ennemis nous ont accablés d’injustice ;&lt;br /&gt;Et, lorsqu’ils ont voulu nous éprouver, nous les avons repoussés ».&lt;br /&gt; La sincérité : Son épouse Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- dit de lui : Il n’y avait pas un comportement plus détesté par le Messager d’Allah  que le mensonge. Lorsqu’un homme mentait auprès du Messager d’Allah, il n’oubliait pas cela jusqu’à ce qu.il se repente ».&lt;br /&gt;Ses ennemis ont témoigné de sa sincérité. Abû Jahl par exemple qui était un des plus grands ennemis du Messager d’Allah  lui dit un jour : « Ô Muhammad, je ne dis pas que tu es menteur, cependant je renie ce que tu as apporté et ce à quoi tu appelles les gens. Allah  révéla Sa parole suivante :  Nous savons qu’en vérité ce qu’ils disent te chagrine. Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sont les versets (le Qur’an) d’Allah, que les injustes renient »&lt;br /&gt; Le respect des interdits d’Allah : Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- a dit : « Quand on donnait à l’Envoyé d’Allah  de choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile, pourvu qu’il n’en résultât pas quelque péché. Si elle devait entraîner au péché, il était le plus ardent des hommes à s’en éloigner. Jamais l’Envoyé d’Allah  ne se vengea d’une injure personnelle. Mais chaque fois que la majesté d’Allah était offensée, il en tirait vengeance au nom d’Allah ».&lt;br /&gt; La sérénité du visage : Abdullah ibn Al Harith a dit : « Je n.ai vu personne plus souriant que le Messager d’Allah  ».&lt;br /&gt;La loyauté et la fidélité : La loyauté du Prophète  était unique en son genre. Ces gens de la Mecque qui lui ont voué l’inimitié lorsqu’il a proclamé son message et l.ont persécuté avec ses adeptes, laissaient auprès de lui, malgré tout, leurs dépôts et consignations. Cette loyauté a atteint son paroxysme lorsqu’ils ont persécuté le Prophète  l’amenant à émigrer vers Médine après les exactions qu.il a subies de la part de ses concitoyens. Le Messager d’Allah  chargea son neveu Ali ibn Abi Tâlib  de remettre les dépôts et consignations qu’il y avait en sa possession à leurs propriétaires et lui fit retarder son émigration de trois jours.&lt;br /&gt;Parmi les exemples de fidélité du Messager d’Allah  à ses promesses et engagements, figure le respect de la clause de la pacification d.Al Houdeibiya entre le Messager  et les Quraychites qui stipulait que celui des Quraychites qui&lt;br /&gt;viendrait trouver Muhammad  devait être remis aux siens, mais celui des musulmans qui irait retrouver ces derniers ne devait pas être remis à Muhammad. Lorsque le Messager d’Allah  arriva à Médine, un homme appelé Abû Jandal ibn Souhail ibn Amr réussit à s’évader de sa prison à la Mecque et vint à Médine. Les polythéistes envoyèrent une délégation auprès du Prophète  pour le récupérer. Ils dirent : (Souviens-toi de) l’engagement que tu nous as donné ! Le Messager d’Allah  dit à Abû Jandal : « Abû Jandal, sois patient et espère la récompense d’Allah, Allah te donnera ainsi qu.aux faibles qui sont avec toi une délivrance et une issue. Nous avons signé la pacification avec ces gens et il y a eu un engagement entre nous et eux, or nous ne trahissons pas d’engagement ».&lt;br /&gt; Le courage et le manque d’hésitation : Ali  a dit : « Je me suis vu le jour [de la bataille] de Badr alors que nous nous réfugiions auprès du Prophète . De nous tous il était le plus proche de l’ennemi et il était alors l’homme le plus fort ».&lt;br /&gt;Quant à son courage en dehors des guerres, Anas ibn Malik  dit de lui : « Le Prophète  était le plus beau des hommes, et le plus courageux. Une nuit, il y eut panique à Médine, et les habitants sortirent dans la direction du bruit. Le Prophète  après avoir tiré la nouvelle au clair, les rencontra en chemin. Il montait à poil un cheval appartenant à Abû Talha, et portait un sabre suspendu à son cou ; il répétait : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur ». Puis il dit : « Nous avons trouvé que ce cheval était une mer, ou encore ce cheval est une mer ». Les habitants de Médine sortent paniqués à l’écoute du bruit pour s’enquérir de ce qui s.est passé et le Messager les rencontre, seul, venant de la direction du bruit, leur panique se calme, sur un cheval à poil, et cela parce que la situation nécessite la rapidité, son sabre suspendu à son cou, parce qu.il pourrait être nécessaire. Il les a informés que le cheval qui est avec lui était une mer, c’est-à-dire rapide. Le Prophète  n’attendit donc pas la sortie des gens pour l’accompagner afin qu.il découvre ce qui se passe comme l’on fait dans ce genre de situations.&lt;br /&gt;Et pendant la bataille d’Ohod, le Prophète  consulta ses Compagnons et ces derniers lui conseillèrent le combat hors de la ville. Le Prophète  était d’un autre avis, mais il adopta leur avis. Cependant, les Compagnons regrettèrent cela parce que le Prophète  désirait autre chose. Les Auxiliaires [Ansar] dirent : Nous avons repoussé l’avis du Messager d’Allah  alors, ils vinrent et dirent : Ô Prophète d’Allah, fais alors ce que tu as choisi. Il dit : « Il n’appartient pas à un Prophète lorsqu.il a porté sa cuirasse, de l’enlever avant d’avoir combattu ».&lt;br /&gt;La générosité et la bonté : Ibn Abbas  rapporte que nul n’était aussi généreux que le Messager d’Allah  et que cette générosité se manifestait davantage durant le mois de ramadan, à la suite de ses entrevues avec Gabriel [Jibril] qui venait chaque nuit lui enseigner le Qur’an. A ce moment là, l.Envoyé d.Allah  était plus généreux que le vent qui amène la pluie ».&lt;br /&gt;Et Abû Dzar  dit : « Je marchais avec le Prophète  dans la harra de Médine et nous faisions face au mont Ohod. « Hé ! Abou-Dzar, dit le Prophète A vos ordres, Ô Envoyé d’Allah, lui répondis-je. .Combien, reprit-il, je serai heureux d’avoir une masse d’or aussi considérable que ce Ohod. Dès la troisième journée je n’aurais pour moi qu’un dinar moins quelque chose que je réserverais pour une dette, car je n’aurais cessé de faire aux adorateurs d’Allah au sujet de cet or comme ceci, comme ceci, comme ceci, en donnant à droite, à gauche et derrière moi ».&lt;br /&gt;Jabir  disait : « Jamais, quand on lui demanda quelque chose, le Prophète  ne répondit une seule fois : « Non » ».&lt;br /&gt; La pudeur : Abû Saïd Al Khoudry  disait : « Le Prophète  avait plus de pudeur qu.une jeune fille vierge. Quand il voyait quelque chose qu.il reprouvait, nous nous en apercevions à son visage ».&lt;br /&gt; La modestie : Le Prophète  était parmi les gens les plus modestes. Il était tellement modeste que celui qui entrait dans la mosquée ne le reconnaissait pas parmi ses Compagnons. Anas ibn Malik  a dit : « Nous étions assis dans la mosquée avec le Prophète , quand un homme entra, monté sur un chameau. Il fit agenouiller l’animal dans la cour de la mosquée ; il l’entrava, puis s’adressant à notre groupe : « Qui de vous est Muhammad ? » dit-il. Or le Prophète était accroupi parmi nous. « C.est cet homme au visage blanc et qui est accroupi », répondîmes-nous. »62. Cela parce qu.il n’était pas différent de ses Compagnons et de l’assistance.&lt;br /&gt;Le Prophète  ne se montrait pas hautain et n’avait pas d’orgueil à aller avec le pauvre, le faible ou le besogneux résoudre leurs problèmes. Anas  rapporte qu.une femme parmi les gens de Médine qui avait quelque problème mental dit : « Ô Messager d’Allah ; j’ai un besoin auprès de toi. Il répondit : Ô mère d’untel, regarde n’importe quelle rue tu voudras pour que j’aille résoudre ton problème. « Il s’isola avec elle dans une rue jusqu’à résoudre son problème ».&lt;br /&gt;La compassion et la pitié : Abû Mas.oud Al Ansâry  rapporte qu’un homme dit : « Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je vais sûrement m’abstenir de la prière du matin à cause d’untel qui la fait durer trop longtemps ». Jamais, dans aucune de ses admonitions, je n.ai vu l’Envoyé d’Allah se mettre dans une aussi violente colère que ce jour-là. « Alors, s’écria-t-il, il en est donc parmi vous qui veulent faire fuir les fidèles ! Quel que soit celui d’entre vous qui dirigera la prière des fidèles, qu’il la fasse courte ; car, parmi les fidèles, il y a de faibles, d’âgés ou ayant affaire »&lt;br /&gt;Oussama ibn Zaïd  a dit : « Nous étions chez le Prophète  lorsque quelqu’un vint, de la part de l’une de ses filles, le prier de se rendre auprès du fils de celle-ci, qui était mourant. S’adressant au messager, le Prophète  lui dit : « Retourne vers ma fille et annonce-lui que tout ce qu’Allah prend ou donne Lui appartient, qu’Il a fixé un terme pour chaque chose et invite-la à se résigner et à compter sur Allah ».&lt;br /&gt;La fille du Prophète  renvoya le messager en suppliant son père de venir. Aussitôt le Prophète  se leva et se rendit chez elle accompagné de Saad ibn Obâda et de Mouadz ibn Jabal. Quand il arriva on lui remit l’enfant dont la respiration faisait entendre le bruit d.une outre desséchée. Comme les yeux du Prophète  débordaient de larmes, Saad lui dit : « Ô Envoyé d’Allah, que signifie ces larmes ? .C’est, répondit-il, le signe de la compassion qu’Allah a placée dans le coeur de l’homme. Allah n’est compatissant qu’envers ceux de ses adorateurs qui sont eux-mêmes compatissants »..&lt;br /&gt; La patience et le pardon : Anas ibn Malik  a dit : « Je marchais en compagnie du Prophète . Il était vêtu d’un manteau nedjrânite, au bord épais. Un bédouin l’ayant approché le tira si fortement, que je pus voir, sous la violence de la pression, le bord du manteau imprimer sa marque en haut de l’épaule du Prophète  : « Ordonne qu’on me donne quelque chose du bien d’Allah dont tu disposes, lui dit le bédouin ». Le Prophète  se tournant vers lui, se mit à rire ; puis il ordonna qu’on lui donnât quelque chose ».&lt;br /&gt;Parmi les exemples de sa patience, il y a le hadith de Zaïd ibn Sa.na .qui est un érudit juif- qui avait accordé au Prophète  un prêt dont il avait besoin pour résoudre le problème de certains dont les c.urs étaient à gagner (à l’Islam). Zaïd a dit : Lorsqu.il restait deux ou trois jours du terme fixé pour le remboursement, le Prophète  sortit pour la prière funèbre d’un homme parmi les Auxiliaires (Ansar) en compagnie d’Abû Bakr, Oumar, Ousmane et quelques uns de ses Compagnons. Lorsqu.il eut accompli la prière funèbre, il s’approcha d’un mur et s’y assit, puis j’arrêtai son vêtement, le regardai d’un air rude et lui dit : Muhammad, ne me rends-tu pas mon droit ? Par Allah, je ne vous connais pas, fils d’Abdul Muttalib, comme étant des gens qui lèsent les droits d’autrui. Je les ai fréquentés au point de les connaître ! Il dit : Et je regardai Oumar ibn Al Khattab et vis ses deux yeux tournoyer dans son visage comme une sphère puis il me lorgna et dit : Ennemi d’Allah, dis-tu au Messager d’Allah  ce que je suis en train d’entendre et lui fais-tu ce que je suis en train de voir ? Par Celui qui l’a envoyé avec la vérité, n.eut été ce dont je crains la perte, j’aurai tranché ton cou avec mon sabre-ci. Pendant ce temps, le Messager d’Allah  regardait Oumar dans le calme et le sérieux puis il dit : « En vérité, nous avions plus besoin d’autre chose que d’une telle réaction de ta part ô Oumar, [nous avions besoin] que tu ordonnes à chacun de nous de respecter son engagement vis-à-vis de l’autre. Oumar, vas-y avec lui, rembourse lui son dû et ajoute lui en plus vingt Sa’a en compensation de la frayeur que tu as suscitée chez lui ». Zaïd dit : Oumar m’amena, me remboursa mon dû et me donna en plus vingt Sa.a de dattes sèches. Je dis : Quel est cet ajout ? Il répondit : Le Messager d’Allah  me l’a ordonné en compensation de la frayeur que j.ai suscitée chez toi. Je dis : Oumar, me connais-tu ? .Non, dit-il, qui es-tu ? Je dis : Je suis Zaïd ibn Sa.na. . L’érudit ? demanda-t-il. .Oui, l’érudit répondis-je. .Qu’est-ce qui t’a donc poussé à dire au Messager ce que tu as dit et à lui faire ce que tu as fait ? Je lui dis : Ô Oumar, j.ai reconnu tous les signes de la prophétie sur le visage du Messager d’Allah  lorsque je l.ai observé, sauf deux signes que je n.ai pas testés chez lui, sa patience supplante sa stupidité et la stupidité dirigée contre lui n’augmente que sa patience. J’ai testé ces deux signes et je te prends à témoin, ô Oumar que j’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Muhammad  comme Prophète. Je te prends également à témoin que la moitié de ma richesse .je suis le plus riche parmi eux- est une aumône destinée à la communauté de Muhammad . Oumar  dit : Ou destinée à une partie d’entre eux, car tu ne peux pas les satisfaire tous. Je dis : Ou à une partie d’entre eux. Oumar  et Zaïd rentrèrent trouver le Messager d’Allah  et Zaïd dit : Je témoigne qu.il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager . Il crut en lui, accepta sa mission et participa à  plusieurs expéditions en compagnie du Prophète. Ensuite, il mourut au cours de la bataille de Tabouk en plein combat  qu'Allah lui accorde la miséricorde.&lt;br /&gt;Le plus grand exemple du pardon du Prophète  est sans doute le fait que lorsqu.il entra victorieux à la Mecque et qu’on lui rassembla les gens de la Mecque parmi ceux qui lui avaient fait subir diverses sortes de préjudices et avaient causé son exil de son pays, il leur dit lorsqu.ils se rassemblèrent dans la Mosquée : « Qu’attendez-vous que je fasse de vous ? » Ils répondirent : meilleur frère généreux et fils d’un frère généreux. Il dit : « Partez, vous êtes libres ».&lt;br /&gt; La patience : Le Prophète  fut un modèle de la patience. Avant le début de sa mission, il était patient vis-à-vis de  son peuple,  et à l’adoration des idoles à laquelle ce dernier s'adonnait. Après la proclamation de son message, il était patient espérant la récompense d’Allah face aux différents préjudices que lui infligeait son peuple à la Mecque premièrement, ensuite avec les hypocrites à Médine. Il était également un modèle de la patience lorsqu.il perdait des êtres qui lui étaient chers. Son épouse Khadîdja était morte de même que tous ses enfants, hormis Fatima, de son vivant. Son oncle Al Abbas était également mort. Dans toutes ces situations, il était patient espérant la récompense d’Allah. Anas ibn Malik  a dit : « Nous entrâmes avec l’Envoyé d’Allah  chez Abû Saïf, le forgeron, père nourricier d’Ibrahim. Le Messager d’Allah  prit Ibrahim, l’embrassa et le flaira. Plus tard nous entrâmes encore chez Abû Saïf au moment où Ibrahim rendait le dernier soupir. Les yeux du Prophète  se mirent à répandre des larmes, et comme Abdu Rahman ibn Awf lui disait : « Toi aussi, ô Envoyé d’Allah ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il répondit : « Ô Ibn Awf, c’est un effet de la compassion ». Puis, ses larmes se remettant à couler, il ajouta : « Les yeux pleurent et le cœur est triste ; mais nous ne disons rien qui ne puisse être agréable au Seigneur. Ô Ibrahim, nous sommes affligés d’être séparés de toi ».&lt;br /&gt; La justice et l’équité : Le Prophète  était équitable dans toutes les affaires de sa vie, équitable dans la pratique de la législation d’Allah. Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte que les Quraychites eurent un jour à traiter le cas d.une femme Makhzoumite70 qui avait commis un vol : « Nul, dirent-ils, ne saurait en parler à l’Envoyé d’Allah  et avoir de l’influence sur lui si ce n’est Oussama , l’ami de l’Envoyé d’Allah . Oussama  parla en faveur de cette femme à l’Envoyé d’Allah qui lui répondit : « Comment peux-tu intercéder quant il s’agit d.une des pénalités édictées par Allah ? » Puis, se levant, il fit le sermon suivant : «Ô hommes, ce qui a égaré ceux qui vous ont précédés, c.est qu.ils laissaient impuni le puissant qui volait, tandis que si le voleur était un misérable, ils lui appliquaient la peine criminelle. Je jure par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui ferais couper la main ».&lt;br /&gt;Le Prophète  était équitable même quand il s’agissait du talion contre lui-même. Il est rapporté que Asyad ibn Khoudair  était un homme vertueux, enjoué et avenant. Alors qu.il se trouvait (un jour) chez l’Envoyé d’Allah  en train de s’adresser au gens et de leur faire rire, le Messager d’Allah  le chatouilla dans la hanche. Alors, il dit : Tu m.as fait mal. Le Prophète  dit : « Prends ta revanche » Il répondit : Ô Messager d’Allah, tu portes une tunique alors&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que je n’en portais pas. Il dit : Le Messager d’Allah  souleva sa tunique et il l’étreignit, puis se mit à embrasser son flanc et dit : Puissent mon père et ma mère te servir de rançon, ô Messager d’Allah ; c.est ceci que j.ai voulu ».&lt;br /&gt;La crainte d’Allah : Le Messager d’Allah  était du nombre des gens qui craignaient le plus Allah et parmi ceux qui avaient le plus peur d’Allah. Abdullah ibn Mas.oud rapporte que le Prophète  lui dit : « Récite-moi du Qur’an. Te réciter du Qur’an ? Lui répondis-je alors que c’est à toi, ô Envoyé d’Allah qu’il a été révélé. . C’est vrai » reprit-il. Je récitai la sourate « Les Femmes », mais, arrivé à ce verset :  Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ?  Il me dit : « Cela suffit ». Je me tournai alors vers lui et vis ses yeux déborder de larmes ».&lt;br /&gt;Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte que lorsque l’Envoyé d’Allah  apercevait au ciel un nuage prometteur de pluie, il avançait et reculait, entrait et sortait, le visage altéré. Puis, lorsque la pluie se mettait à tomber, son inquiétude se dissipait. « Je lui fis part de ce fait, ajoute Aïcha ; et il me répondit : « C’est que je ne sais point s.il n’en sera pas de nous comme de ces gens qui, lorsqu.ils virent le nuage étalé s’avançant vers leurs vallées, dirent :  Ce nuage nous donnera de la pluie. Au contraire ! C’est cela même que vous cherchiez à hâter : C’est un vent qui contient un châtiment douloureux, détruisant tout, par le commandement de son Seigneur”. Puis, le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi rétribuons-Nous les gens criminels.&lt;br /&gt; La sobriété et la richesse de l’âme : Oumar ibn Al Khattab  rapporte : « J’entrai chez le Prophète  ; il était sur une natte sans que rien fût interposé entre son corps et la natte. Sa tête était appuyée sur un coussin de cuir rembourré de fibres de palmiers ; à ses pieds était un tas de feuilles de saule et à son chevet une outre était suspendue. Je vis sur son flanc l’empreinte laissée par la natte. Alors je me mis à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? me demanda-t-il. Ô Envoyé d’Allah, répondis-je, c.est parce que je compare la situation des Chosroês et des César à la tienne, alors que tu es, toi, l’Envoyé d’Allah. N’es-tu donc pas satisfait, répliqua-t-il, qu’ils aient, eux, les biens de ce monde, et que, nous, nous ayons ceux de la vie future ? ».&lt;br /&gt; Son amour du bien à tous les hommes y compris ses ennemis : Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle-, épouse du Prophète  a raconté qu’elle lui dit : « Y eut-il jamais pour toi journée plus pénible que celle de la bataille d’Ohod.   Certes, répondit-il, j’ai eu bien à souffrir de tes compatriotes, mais ce qui me fut le plus pénible de leur part, ce fut l’affaire d’al-Aqaba, lorsque, à l’exposé de mes demandes, Ibn Abdil Yalil ibn Abdul Kolal répondit par un refus catégorique. Je m’en retournai ne sachant trop où diriger mes pas, et ne recouvrai mes esprits qu’arrivé à Qarn-et-Tsa’âlib ; et alors, levant la tête, voilà que je vis un nuage qui me couvrait de son ombre, et, l’ayant considéré, voila que dedans j’aperçus Gabriel. Il m’appela et me dit : « Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes, et les réponses qu’ils t’ont faites. Il a envoyé vers toi l’ange des montagnes pour que tu lui donnes au sujet de ces infidèles, quelque ordre qu’il te plaira ». Et l’ange des montagnes, m’ayant appelé, me salua, me répéta ce qu’avait dit Gabriel et ajouta : « Que veux-tu ? Désires-tu que je fasse se replier sur eux les deux rocailleuses ? Non, répondis-je, car de leurs flancs, j’espère qu’Allah fera sortir des fidèles qui L’adorent seul, sans lui donner d’associés ».&lt;br /&gt;Ibn Oumar  a dit : Lorsque mourut Abdullah ibn Oubei ibn Saloul80, son fils Abdullah ibn Abdullah vint chez le Messager d’Allah  et lui demanda de lui donner sa tunique afin que son père y soit enseveli. Il la lui donna, puis il lui demanda de prier sur son père. Oumar se leva alors et arrêta l’habit du Messager d’Allah  puis dit : « Ô Messager d’Allah, vas-tu prier sur lui alors qu’Allah te l’a interdit ? Le Messager d’Allah  dit : « Allah m’a plutôt laissé le choix en disant :  Que tu demandes pardon pour eux, ou que tu ne le demandes pas - et si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois - Allah ne leur pardonnera point », et je le ferai plus de soixante-dix fois. Il dit : C.est un hypocrite ; le Messager d.Allah  pria sur lui et Allah  révéla ce verset :  Et ne fais jamais la Salat sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques conduites morales du Prophète &lt;br /&gt;1- Le fait que le Messager d’Allah  soit proche de ses Compagnons et les fréquente. Cela est sans doute appuyé par notre connaissance parfaite de toutes les affaires de sa vie et de tout ce qui le concerne, qu’il s’agisse du domaine privé ou de sa vie publique. Il est en effet le modèle à suivre et celui qu.il convient de prendre comme exemple en toutes choses. Jarir ibn Abdullah  a dit : «Jamais, depuis que je suis musulman, le Prophète  n’a refusé de me recevoir et jamais il ne m’a vu sans me montrer un visage souriant. Comme je me plaignais à lui de ne pas être solide à cheval, il me frappa sur la poitrine avec sa main et dit : « Ô Allah ! Fais qu.il soit solide à cheval, qu’il conduise les autres dans la bonne voie, et qu.il y reste lui-même ».&lt;br /&gt;Le Prophète  plaisantait et s’amusait avec ses Compagnons. Anas ibn Malik  rapporte : « Le Messager d’Allah  était le meilleur des hommes en conduite morale. J’avais un frère surnommé Abû Oumair. Le rapporteur du hadith dit : Je crois qu.il a dit : Il était sevré. Il dit : Lorsque le Messager d’Allah venait, il le voyait et disait : « Ô Abû Oumair, qu’a fait le petit oisillon ? » Il dit : Il jouait avec lui ».&lt;br /&gt;Sa plaisanterie ne se limitait pas à la parole. Il plaisantait avec ses Compagnons par l’acte. En effet, Anas Ibn Malik  rapporte qu’un homme parmi les bédouins nommé Zâhir donnait des cadeaux du désert au Messager  puis le Prophète  lui procurait des choses nécessaires lorsqu.il voulait sortir. Le Prophète  dit : « En vérité, Zâhir est notre désert et nous sommes sa ville. » Un jour, le Prophète  vint le trouver pendant qu.il vendait ses marchandises. Le Prophète  l’enlaça par derrière alors qu.il ne le voyait pas. « Laisse-moi, qui es-tu ? » dit-il. Il se retourna et reconnut le Prophète . Il ne se débattit plus pour dégager son dos de la poitrine du Prophète  quand il sut que c’était lui. Alors, le Prophète  se mit à dire : « Qui va acheter l’esclave ? » Il dit : « Par Allah, Ô Messager d’Allah, tu verras que je suis une marchandise invendable ». Le Prophète  lui dit : « Mais auprès d’Allah, tu n’es pas une marchandise invendable –ou bien il a dit : Cependant, tu coûtes cher auprès d’Allah »86.&lt;br /&gt;2- Le fait de consulter ses Compagnons et de demander leurs avis concernant toutes les choses sur lesquelles il n’y a pas un texte de la révélation. Abû Houreira  rapporte : « Je n.ai vu personne consulter ses compagnons plus que le Messager d’Allah  ».&lt;br /&gt;3- La visite du malade, qu.il soit musulman ou mécréant. Le Messager d’Allah  s’enquerrait au sujet de ses Compagnons et lorsqu’on l’informait d’un cas de maladie parmi eux, il s’empressait de lui rendre visite lui et ceux de ses Compagnons qui se trouvaient avec lui. Ses visites ne se limitaient pas aux malades musulmans ; au contraire il visitait les malades parmi les non musulmans. Anas  rapporte qu’un garçon juif au service du Messager d’Allah  tomba malade. Alors l’Envoyé de Dieu  dit à ses Compagnons : « Allons chez lui, lui rendre visite ». Ils entrèrent chez lui pendant que son père était assis à son chevet. Le Messager d’Allah  lui dit : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Ainsi, je pourrais intercéder en ta faveur le Jour de la Résurrection ». Le garçon se mit à observer son père et ce dernier lui dit : Ecoute ce que te dit Abû Qassim ! Il dit : Je témoigne qu.il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et je témoigne que Muhammad est le Messager d’Allah. Le Prophète  dit : «Louange à Allah qui l’a sauvé du feu de la Géhenne ».&lt;br /&gt;4- La gratitude et la récompense du bienfait. C.est lui en effet qui a dit : « Protégez quiconque demande votre protection au nom d’Allah. Donnez à quiconque vous demande au nom d’Allah. Répondez à l’invitation de quiconque vous vous invite. Rétribuez quiconque vous fait un bien, si vous ne trouvez les moyens de le rétribuer, priez pour lui au point d’avoir la certitude que vous l’avez rétribué ».&lt;br /&gt;Son épouse Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- dit à propos de lui : « L’Envoyé d’Allah  acceptait les cadeaux et en rendait d’autres en échange ».&lt;br /&gt;5- Son amour de l’intercession dans tous les domaines du bien et de la bonne action. Ibn Abbas  rapporte que le mari de Barîra était un esclave nommé Moghîts. « il me semble encore le voir se promenant derrière elle tout en pleurs et les larmes coulant sur sa barbe ». Le Prophète  dit à Abbas : « Ô Abbas, n’es-tu pas surpris de l’affection qu’a Moghîts pour Barîra et de l’aversion que Barîra éprouve pour Moghîts ? Tu devrais reprendre ton mari, dit le Prophète  à Barîra. .Ô Envoyé d’Allah, répondit-elle, est-ce un ordre ? .Non, reprit-il, j’intercède seulement. .Alors non, reprit Barîra, je n.ai nulle envie de lui ».&lt;br /&gt;6- Le Prophète  était à son propre service. Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- a dit lorsqu’on lui a demandé ce que faisait le Messager d’Allah  dans sa maison ? Elle a dit : Il était un être humain, il rapetassait ses habits, trayait ses brebis et prenait soin de lui-même ».&lt;br /&gt;Mieux encore, la noblesse de ses caractères l’a poussé à aller au delà de son soin personnel pour être au service des autres. Son épouse Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle- a répondu lorsqu’on lui a demandé ce qu’il faisait dans sa maison : « Il était au service de sa famille et dès qu.il suivait l’appel à la prière, il sortait ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des témoignages impartiaux&lt;br /&gt; Le poète allemand Goethe a dit : « J.ai cherché dans l’histoire un modèle parfait pour cet homme et je l.ai trouvé dans le Prophète arabe Muhammad  ».&lt;br /&gt;Le professeur (Kith More) dit dans son livre « The developing human » : « Je n’éprouve pas de difficulté à accepter que le Qur’an est la parole de Dieu ; en effet, la description de l’embryon dans le Qur’an ne peut pas être bâtie sur la connaissance scientifique du septième siècle. La seule explication rationnelle est que cette description a été révélée à Muhammad ».&lt;br /&gt; W. Durant dit dans son livre « Histoire de la civilisation » vol.11 : « Si nous jugeons la grandeur par rapport à l’influence du grand sur les gens, nous dirons que le Messager des musulmans est le plus grand des grands de l’histoire. Il a refréné le fanatisme, les superstitions et a établi au dessus du judaïsme, du christianisme et de l’ancienne religion de son pays une religion facile, claire et puissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a réussi à rester jusqu’à nos jours une grande force intrinsèque ».&lt;br /&gt;! Georges De Tolz dans son livre La vie dit : « Le doute sur la mission de Muhammad c.est le doute sur la force divine qui cerne tous les êtres » .&lt;br /&gt;! Le savant Wilz dit dans son livre Le Prophète véritable : « La preuve la plus évidente de la sincérité du Messager est le fait que sa famille et les gens les plus rapprochés de lui soient les premiers à croire en lui. Ils connaissaient en effet tous ses secrets. S.ils avaient douté de sa sincérité, ils n’auraient pas cru en lui ».&lt;br /&gt;L’orientaliste Hail dit dans son livre La Civilisation des Arabes : « Nous ne connaissons pas dans l’histoire de l’humanité qu.une religion s.est propagée à une telle vitesse et a changé le monde comme l’a fait l’Islam. Muhammad a donné l’existence à une communauté, a établi l’adoration d’Allah sur terre, a mis sur pied les fondements de la justice et de l’égalité sociale, et a imposé l’ordre, l’harmonie, l’obéissance et l’honneur parmi des peuples qui ne connaissaient que l’anarchie ».&lt;br /&gt;L’orientaliste espagnol Jean Lik dit dans son livre « Les arabes » : « Il n.est pas possible de faire une description de la vie de Muhammad qui soit meilleure que ce qu’Allah a décrit :  Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. Muhammad fut une véritable miséricorde et je prie sur lui avec avidité et passion » &lt;br /&gt; Bernard Chou dit dans son livre : L’Islam cent ans après : « Le monde entier acceptera l’Islam et même s.il ne l’accepte pas avec son nom véritable, ce sera avec un nom d’emprunt. Il arrivera un jour où l’Occident embrassera la religion islamique. L’Occident a pendant des siècles, lu des livres pleins de mensonges sur l’Islam. J.ai écrit un livre sur Muhammad, mais il a été censuré parce qu.il sort de la tradition des anglais. Il dit également : L’Islam est la religion dans laquelle nous trouvons les avantages de toutes les religions et nous ne trouvons pas ses avantages dans d’autres religions »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7560212542120114798?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7560212542120114798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7560212542120114798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7560212542120114798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7560212542120114798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/11/la-moralit-et-les-attributs-du-prophte.html' title='La moralité et les attributs du Prophète'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2250426643664317473</id><published>2008-10-21T12:09:00.000-07:00</published><updated>2008-10-21T12:10:09.736-07:00</updated><title type='text'>Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles</title><content type='html'>Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En islam, le rapport reliant les croyantes et les croyants à leur Seigneur est un rapport ne souffrant d'aucune négligence. Allah, depuis  Son Trône, a, de part Sa science, Son omniscience et Sa grandeur, exerce  un contrôle sur les actes apparents et cachés des fidèles : «  a  Allah appartient tout ce qui est dans le ciel et sur la terre ; que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut » (Coran, 2 : 284).  Les musulmanes et les musulmans, depuis le VII siècle où le Coran fut, graduellement, révélé au dernier des prophètes, Muhammad (saw), ont conscience de cette réalité, de cette proximité d'Allah, de Sa « surveillance ». Plusieurs verstes du Coran reviennent, telle une   rengaine,  sur cette « surveillance », ce contrôle permanent du Seigneur des univers sur Sa création, Ses créatures: Dieu  a dit:&lt;br /&gt; «Dieu qui voit tes changements de position parmi ceux qui se prosternent (les prieurs)» (26 : 219)  ;&lt;br /&gt;   «Il est avec vous là où vous soyez» 57 : 4)  ; &lt;br /&gt; «Rien n’échappe certainement à Dieu ni sur terre ni dans le ciel» (3 : 5)  ;&lt;br /&gt; «Ton Seigneur ne laisse rien échapper à Son observation vigilante» (89 : 14) ;  &lt;br /&gt; «Il sait le moindre regard qui trahit et ce que cachent les poitrines» (40 : 19)  ; &lt;br /&gt;Les versets concernant ce chapitre sont très nombreux et bien connus.&lt;br /&gt;Pour ce qui est des hadiths, en voici quelques-uns:&lt;br /&gt; Le calife ‘Omar  a dit: «Alors que nous étions un jour assis auprès du Messager de Dieu , voilà que se présenta à nous un homme dont les vêtements étaient très blanc et les cheveux très noirs. Il ne portait aucune marque de voyage et nul parmi nous ne le connaissait. Il s’avança pour venir s'asseoire, face du Prophète , plaçant ses genoux contre les siens et posant les paumes de ses mains sur ses cuisses. Il dit au Prophète: «informe-moi, O Mohammad, sur l’Islam!». Le Messager de Dieu  dit: «L’Islam consiste à attester qu’il n’y a pas de divinité autre que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Il consiste aussi à observer correctement la prière, à s’acquitter de l’aumône légale (zakat), à faire le jeûne de Ramadhân et à effectuer le pèlerinage de la Mecque si on en a les moyens». L’autre dit: «Tu as dit vrai». Nous fûmes étonnés de voir cet homme s’informer auprès de lui et en même temps l’approuver. Puis il dit: «Informe-moi sur la foi!». Il lui dit: «La foi consiste aussi à croire à Dieu, en Ses anges, Ses livres, Ses Messagers et au jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais». Il dit: «Tu as dit vrai». Il dit encore: «Informe-moi sur la foi parfaite!». Il dit: «C’est le fait d’adorer Dieu comme si tu Le voyais, car si toi tu ne Le vois pas, Lui te voit». Il dit: «Informe-moi sur l’Heure (du jugement dernier)!». Il dit: «Celui qui est interrogé n’en sait pas plus sur elle que celui qui l’interroge». Il dit: «Informe-moi sur ses signes précurseurs!». Il dit: «Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse. Quand tu verras le va-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, se montrer chaque jour plus arrogants dans leurs constructions, voilà les signes de l’Heure». Puis l’homme partit. Je restai un certain temps (trois jours) à ne rien demander sur cette affaire, puis le Messager de Dieu  me dit: «‘Omar! Sais-tu qui est celui qui est venu m’interroger?» Je dis: «Dieu et Son Messager le savent mieux que moi». Il dit: «C’est l’Ange Gabriel venu vous apprendre votre religion». (Mouslim)&lt;br /&gt;61. Selon Abou Dharr  et Mou’adh Ibn Jabal , le Messager de Dieu  a dit: «Crains pieusement Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves (seul ou avec des gens). Fais suivre la mauvaise action par la bone et voilà qu’elle l’efface. Sois affable et courtois avec les gens».&lt;br /&gt;62. Ibn ‘Abbas  a dit: «J’étais une fois assis en croupe sur la monture du Prophète  quand il me dit: «Jeune homme! Je vais t’enseigner ces quelques paroles: Observe les commandements de Dieu et Dieu te préservera. Observe les commandements de Dieu et tu trouveras Dieu à tes côtés. Quand tu demandes quelque chose, demande-la à Dieu. Quand tu as besoin d’aide, demande-la à Dieu. Sache que si tout le monde s’associait pour te faire du bien, ils ne pourront le faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Que s’ils se coalisaient tous pour te faire du mal, ils ne pourraient te faire que le mal que Dieu a déjà écrit pour toi. Les calames (du destin) se sont depuis longtemps arrêtés d’écrire et l’encre des pages (du destin) est désormais bien sèche». (Tirmidhi)&lt;br /&gt;Dans une autre version: «Observe les commandements de Dieu et tu Le trouveras devant toi. Cherche à connaître Dieu dans ton aisance et Il te connaître dans ta gêne. Sache que ce qui t’a raté ne pouvait t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne pouvait te rater. Sache que la victoire va de pair avec la patience, que la guérison va de pair avec la maladie et qu’avec toute situation gênante il y a une situation aisée».&lt;br /&gt;63. Anas  a dit: «Vous faites certainement des choses qui son à vos yeux plus fines que les cheveux alors que du temps du Messager de Dieu  nous les considérions comme des péchés mortels».&lt;br /&gt;64. Selon Abou Hourayra , le Prophète  a dit: «Dieu  est jaloux. Ce qui provoque la jalousie de Dieu le Très-Haut c’est quand l’homme fait ce que Dieu lui interdit de faire».&lt;br /&gt;65. Abou Hourayra  rapporte qu’il a entendu dire le Prophète : «Dieu a voulu une fois éprouver trois des enfants d’Israël: Un lépreux, un teigneux et un aveugle. Il leur envoya donc un Ange (sous l’apparence humaine) qui alla trouver le lépreux et lui dit: «Quelle est la chose que tu aimerais le plus avoir?» Il lui dit: «Un beau teint et une peau saine. Je voudrais aussi me débarrasser de ce qui provoque le dégoût des autres». L’Ange lui passa la main sur le corps et voilà que partit son aspect repoussant et que lui fut donné un beau teint. Il lui demanda alors: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?». Il dit: «Les chameaux» (ou les bovins, le narrateur à un doute). Il lui donna aussitôt une chamelle à son dixième mois de grossesse et lui dit: «Puisse dieu te la bénir!»&lt;br /&gt;Puis il alla trouver le teigneux et lui demande: «Qu’aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Une belle chevelure afin de ne plus inspirer de dégoût». L’Ange lui passa la main sur la tête et du coup il ne resta plus teigneux et eut une belle chevelure. Il lui dit alors «Quelle sorte de biens désirerais-tu le plus?». Il dit: «Les bovins». Il lui donna une vache pleine et lui dit: «Que Dieu te la bénisse!».&lt;br /&gt;Il alla enfin trouver l’aveugle et lui demanda: «Quelle chose souhaiterais-tu le plus?» Il dit: «Qu’on me rende la vue afin que je puisse voir les autres». L’Ange lui passa la main sur les yeux et voilà qu’il vit de nouveau. Il lui dit: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Les ovins», et il lui donna une brebis prolifique. Les deux premiers eurent un produit abondant et le troisième se vit naître plusieurs agneaux. Si bien que l’un d’eux eut bientôt une vallée pleine de chameaux, l’autre une vallée pleine de bovins et le dernier une vallée pleine d’ovins.&lt;br /&gt;Puis l’Ange alla trouver le lépreux en prenant l’ancienne apparence du lépreux et lui dit: «Je suis un malheureux voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a donné ce beau teint, cette peau saine et ces abondantes richesses, de me donner un seul chameau afin que je puisse poursuivre mon voyage.» Il lui dit: «Je paie déjà assez d’impôts». Il dit: «Il me semble bien te connaître; est-ce que tu ne serais pas cet ancien lépreux repoussé par les autres et pauvre?» Il dit:«J’ai plutôt hérité ces richesses de mes nobles ancêtres». Il dit: « Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»&lt;br /&gt;Puis il alla trouver le teigneux en se présentant sous l’aspect qu’il avait avant sa guérison. Il lui demanda la même chose qu’à son compagnon et lui posa les mêmes questions. Il eut les mêmes réponses. Il lui dit: «Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»&lt;br /&gt;Il alla enfin trouver le troisième sous l’apparence d’un pauvre aveugle et lui dit: «Je suis un homme misérable et un voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul aujourd’hui ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a rendu la vue, de me donner un seul mouton pour me permettre de subvenir aux frais de mon voyage». Il lui dit: «J’étais effectivement aveugle et Dieu m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Dieu, je ne te demanderai jamais de me rendre quelque chose que tu auras prise au nom de Dieu Tout Puissant». L’Ange lui dit alors: «Garde tes richesse car j’ai voulu seulement vous mettre à l’épreuve. Ainsi donc Dieu t’a accordé Sa satisfaction et a frappé de Sa colère tes deux compagnons. (URA)&lt;br /&gt;66. Selon Abou Ya’la Ibn Aws , le Prophète  a dit: «Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet de Dieu de vais espoirs». (Tirmidhi)&lt;br /&gt;Al-Albâni a jugé ce hadîth faible. &lt;br /&gt;67. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu  a dit: «Comme signe de bonne appartenance de quelqu’un à l’Islam c’est son abstention de tout ce qui ne le regarde pas». (Tirmidhi)&lt;br /&gt;68. Selon ‘Omar , le Prophète  a dit: «On ne demande pas à l’homme pourquoi il a frappé sa femme». (Abou Dâoud)&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2250426643664317473?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2250426643664317473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2250426643664317473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2250426643664317473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2250426643664317473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/le-contrle-permanent-dallah-sur-les.html' title='Le contrôle permanent d&apos;Allah sur les fidèles'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5641791772278970618</id><published>2008-10-12T07:36:00.000-07:00</published><updated>2008-10-12T13:24:36.245-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur le mérite de la science en islam</title><content type='html'>Aperçu sur le mérite de la science en islam &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait  la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines.  L'islam, de fait,  ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain  nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques versets coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam : &lt;br /&gt;1.Dieu le Très-Haut a dit:&lt;br /&gt; «Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114)  ;&lt;br /&gt; «Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;&lt;br /&gt; «Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11)  ; &lt;br /&gt;«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28). &lt;br /&gt;2.Dans la tradition   prophétique, on nous rapporte : &lt;br /&gt; Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ; &lt;br /&gt; selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ; &lt;br /&gt; selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;&lt;br /&gt; selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;&lt;br /&gt;selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis»  (Mouslim) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire»  (Mouslim) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :&lt;br /&gt;    1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;&lt;br /&gt;     2) Une science dont les gens tirent un profit ;&lt;br /&gt;      3)  Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;&lt;br /&gt;il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible. &lt;br /&gt; Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ; &lt;br /&gt;Al-Albâni a jugé également  ce hadîth faible. &lt;br /&gt;Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt; Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme»  (Abou Dawùd) ;&lt;br /&gt; Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu»  (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection»  (Abou Dawûd) ;&lt;br /&gt;Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais  II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait  la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines.  L'islam, de fait,  ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain  nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques verstes coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam : &lt;br /&gt;1.Dieu le Très-Haut a dit:&lt;br /&gt; «Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114)  ;&lt;br /&gt; «Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;&lt;br /&gt; «Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11)  ; &lt;br /&gt;«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28). &lt;br /&gt;2.Dans la tradition   prophétique, on nous rapporte : &lt;br /&gt; Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ; &lt;br /&gt; selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ; &lt;br /&gt; selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;&lt;br /&gt; selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;&lt;br /&gt;selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis»  (Mouslim) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire»  (Mouslim) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :&lt;br /&gt;    1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;&lt;br /&gt;     2) Une science dont les gens tirent un profit ;&lt;br /&gt;      3)  Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;&lt;br /&gt;il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible. &lt;br /&gt; Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ; &lt;br /&gt;Al-Albâni a jugé également  ce hadîth faible. &lt;br /&gt;Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt; Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme»  (Abou Dawùd) ;&lt;br /&gt; Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue»  (Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu»  (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;&lt;br /&gt;selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection»  (Abou Dawûd) ;&lt;br /&gt;Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais  II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5641791772278970618?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5641791772278970618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5641791772278970618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5641791772278970618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5641791772278970618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/aperu-sur-le-mrite-de-la-science-en.html' title='Aperçu sur le mérite de la science en islam'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7388091831670017602</id><published>2008-10-12T05:39:00.000-07:00</published><updated>2008-10-12T05:40:04.472-07:00</updated><title type='text'>Honte à nos dirigeants !</title><content type='html'>Le monde traverse, depuis quelques mois,  une crise financière qui, des Etats-Unis à l’Europe, en passant par le contient africain au sud et au nord du Sahara, le Proche et Moyen Orient, l’Asie…, inquiète plus d’un observateur attentif. Comme à leur habitude dans de pareilles circonstances, quarante quatre  dirigeants politiques de l’Afrique subsaharienne se sont donnés rendez –vous hier, le 11 octobre 2008,  aux Nations unis pour exprimer leurs inquiétudes, rappeler aux responsables politiques des pays riches de ne pas les oublier, de leur apporter leur aide dans une conjoncture économique  troublante qui risquerait de frapper l’Afrique de plein fouet. Encore une fois, hélas, nos dirigeants font honte à leurs citoyennes et citoyens.  Aujourd’hui, le continent africain et les Africains, au sud et au nord du Sahara, sont à la fois victimes du déséquilibre dans les termes des échanges entre les pays du Nord, égoïstes,    et l’incompétence, la corruption et le laxisme de leurs dirigeants.  Il serait presque ici un truisme que  de rappeler que l’Afrique est, depuis les indépendances il y a près d’un demi siècle,  malade de ses dirigeants irresponsables qui, à chaque fois qu’une occasion de ce genre se présente, n’hésiteront  pas à quémander auprès d’une communauté internationale hypocrite, à un Occident arrogant et individualiste  au nom de leurs peuples. Cependant, nous savons que les peuples africains au nom desquels  les aides sont sollicitées n’en bénéficient pas ; que ces aides « tombent » toujours dans de « paradis fiscaux »  en Europe. Ce qui, il est vari, nous renvoie à la case de départ : l’argent retourne d’où il est venu au grand profit des dirigeants africains corrompus et de leurs complices occidentaux.  Le contient africain ne pourra jamais sortir de sa situation de sous développement tant qu’il n’aura pas au préalable régler ce problème. Aujourd’hui, dans ce contient qui ne manque pas des ressources naturelles et humaines, un  réel programme de responsabilisation des responsables politiques doit être mis en place. Quand dans un continent ceux qui dirigent non pas de réel pouvoir, ne sont que des valets des puissances étrangères au détriment de leurs propres citoyens, aucune solution permettant d’envisager un développement au court, moyen ou long terme ne saurait être à l’ordre du jour. Les peuples africains doivent, à un moment donné de leur histoire, s’arrêter, s’interroger et oser s’opposer à la lâcheté de leurs dirigeants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7388091831670017602?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7388091831670017602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7388091831670017602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7388091831670017602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7388091831670017602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/honte-nos-dirigeants.html' title='Honte à nos dirigeants !'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2362962564415581023</id><published>2008-10-07T13:51:00.001-07:00</published><updated>2008-10-07T13:51:53.755-07:00</updated><title type='text'>La   fin d'un ultimatum</title><content type='html'>La   fin d'un ultimatum&lt;br /&gt; Le pouvoir militaire,  instauré en Mauritanie depuis plus de deux mois,  après un coup d'État renversant le président démocratiquement élu par les citoyennes et les citoyens mauritaniens,  avait, la semaine dernière, réussi un délai au terme duquel il doit (ou devrait) remettre, sans condition particulière, le pouvoir au président déchu, M.  Midi Ould Abdallah. Nous voilà au terme de ce délai, et aucune réaction digne de ce nom de la part de nos militaires ne se fait entendre.  Nous ne partageons pas, cependant ,  une telle prise de position de l'Union africaine. Ce qui, de fait,   doit être posé aujourd'hui comme préalable à l'instauration de la de démocratie, du pouvoir civil en République Islamique de Mauritanie, c'est bien de contrainte les auteurs de ce coup d'État à définir un programme électoral cohérent ; à manifester leurs réelles motivations ; à exprimer clairement, sans aucune forme d'hypocrisie  aux Mauritaniennes et aux Mauritaniennes leur intention de ne pas s'accrocher au pouvoir, comme cela s'est passé ailleurs dans le continent africain où, après avoir chassé le dictateur de la tête de l'État,  « les sauveurs » se sont   accrochés au pouvoir. A titre illustra tif, nous avons encore en mémoire la célèbre phrase de Robert Guèye : «  nous sommes venus pour balayer la maison ». Et l'on sait comment les balayeurs ont été eux-mêmes balayés après avoir sali ce qu'ils ont balayé la veille. Si nous ne voulons pas assisté au même scénario en Mauritanie, il est de la responsabilité de tous  les citoyens mauritaniens, hommes et femmes confondus,  de s'engager dans un programme de contestation de tout régime ne relevant pas de la vérité des urnes. Nous devons, par la même occasion,  refuser de laisser traiter nos problèmes par des organismes externes, comme l'Union africaine qui, elle -même,  n'arrive presque jamais à régler ses problèmes internes. Le débat qui doit être engagé aujourd'hui en Mauritanie doit être un débat interne, réunissant les partis politiques de toutes tendances confondues et tous les membres de la   population. Le problème de l'Afrique en général et de la Mauritanie en particulier est lié au fait que les Africains (et les Mauritaniens) ne se sentent jamais assez responsables pour trouver eux-mêmes des solutions à leurs problèmes. Nous sommes de fait désolé de le rappeler. Mais il est parfois salutaire de nommer « un chat un chat ». A un moment donné  de son histoire, un peuple doit faire une pause et se poser un certain nombre de questions sur son destin, ses responsabilités...Nous ne pouvons jamais aller de l'avant si nous n'acceptons pas d'assumer nos responsabilités ; si nous n'acceptons pas de nous départir de la mentalité d'assistance, d'assistés tendant toujours la main à l'Occident hypocrite, à une Union africaine caricaturale. Les Mauritaniens ne doivent nullement tenir compte de cet ultimatum.  Nous  ne cautionnons  pas le pouvoir qui est en place en ce moment dans notre   pays : nous voulons seulement que nos problèmes soient réglés par nous -mêmes, entre nous -mêmes, sans aucune intervention externe qui, il est vrai, ne fera qu'envenimer la situation &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2362962564415581023?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2362962564415581023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2362962564415581023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2362962564415581023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2362962564415581023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/la-fin-dun-ultimatum.html' title='La   fin d&apos;un ultimatum'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7881086816641584599</id><published>2008-10-06T02:03:00.000-07:00</published><updated>2008-10-13T13:10:31.088-07:00</updated><title type='text'>Les ratés de  la rentrée scolaire</title><content type='html'>Dans moins d'un mois,  les élèves de la Républiques mauritanienne reprendront le chemin de l'école comme la plupart de ceux de la sous-région. Après trois ou quatre mois de  vacances scolaires, les voilà qui se retrouvent pour partager, durant les neuf mois de l'année scolaire, les mêmes joies, les mêmes angoisses et les mêmes déceptions. Dans moins de deux ou trois semaines, de fait, ils se retrouveront devant la même situation de manque de conditions matérielles qui, il est vrai, les empêche de travailler convenablement. Durant les neuf mois que dureront l'année scolaire, nos pauvres élèves se verront comme obligés de se contenter, impuissants, de leur triste sort.&lt;br /&gt;De fait, un état des lieux, si rapide soit-il, sur la situation générale des écoles mauritaniennes en générale et celles du sud du pays en particulier suffit aujourd'hui pour nous rendre aisément compte combien les conditions dans lesquelles évoluent nos élèves est de nature à susciter de très vives inquiétudes devant interpeller les autorités publiques et les organisations non gouvernementales de bonne volonté.&lt;br /&gt;Dans certains villages, en effet, rares sont les salles de classes dont le nombre d'élèves ne dépasse pas la centaine. Face à une telle situation de désolation généralisée où plus de cent élèves se retrouvent dans une salle de classe, les enseignants ne savent plus à quel saint se vouer pour mener à bien leur classe. A cela, de fait, il faudrait ajouter le manque on ne peut plus inquiétant d'équipements (matériels pédagogiques, tables, chaises, entre autres).&lt;br /&gt;Certains de nos villages, ne supportant plus une telle démission de nos autorités en matière d'investissement pour la construction des infrastructures, sont obligés eux-mêmes de prendre en charge la construction de leurs écoles et de leur équipement matériel, grâce aux fonds envoyés par leurs ressortissants se trouvant en Europe. Il est, de fait, de la responsabilité de notre Etat en général et du Ministère de l'Education nationale en particulier de refuser cela. Il n'est pas, en d'autres termes, de la responsabilité des populations locales de s'occuper de la construction des écoles, encore moins de leur équipement. Si la Mauritanie veut réellement entrer dans le monde "moderne", elle doit au préalable accorder une attention particulière au bon fonctionnement de son système éducatif. Et le bon fonctionnement de ce système éducatif suppose que toutes les conditions matérielles soient d'abord mises en place afin de permettre à nos élèves d'évoluer dans le domaine des connaissances d'une manière positive.&lt;br /&gt;Si les élèves ne disposent pas de salles de classes suffisantes, bien équipées et modernes, s'ils ne sont pas bien équipés en matériels scolaires suffisants (livres et autres fournitures scolaires) pour leur développement intellectuel, si les enseignants ne sont pas aidés dans leur travail, si l'État refuse de faire face à ses responsabilités, il va sans dire que l'avenir de nos élèves est plus que jamais menacé. Pour éviter cela, un programme cohérent de développement infrastructurel (construction et équipement des nos écoles, des bibliothèques) doit vraiment être défini sans délai.&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7881086816641584599?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7881086816641584599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7881086816641584599' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7881086816641584599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7881086816641584599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/les-rats-de-rentre-scolaire.html' title='Les ratés de  la rentrée scolaire'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-629611402827085843</id><published>2008-10-05T06:00:00.001-07:00</published><updated>2008-10-05T06:00:46.379-07:00</updated><title type='text'>Mes quatre vérités</title><content type='html'>Depuis la création du site de Cridem, les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne ont eu, plus que jamais sans doute, la possibilité de non seulement s'informer sur ce qui se passe dans leur pays, mais aussi de dire leurs quatre vérités à qui veut les entendre, d'apporter un regard on ne peut plus critique sur les affaires sociales, politiques, économiques et culturelles de leur pays. Ce qui, il est vrai, était presque impossible, et relevait d'un grand défi il y seulement quelques mois. Il ressort, de fait, des différents articles publiés sur ce site une image d'une Mauritanie qui se cherche, qui va mal, qui essaie, tant bien que mal, de se remettre de deux décennies de dictature. Il est sans doute vrai qu'un pays comme le nôtre ne peut pas prétendre aller mieux quand une vraie politique de développement n'est pas mise en place. Un pays va mal quand les deux ou trois tiers de la population se trouvent dans la pauvreté, la paupérisation ; oui un pays va mal quand les enfants issus des familles pauvres sont comme condamnés d'hériter la pauvreté de leurs parents ; un pays va mal quand les filles ne bénéficient pas au même traitement dans la scolarisation ; un pays va quand, dans le quotidien, des centaines de pères de famille ne savent pas à quel saint se vouer, tellement ils se sentent envahis des difficultés de toute sorte ; un pays va mal quand la richesse de la nation, toute la richesse, est partagée par une minorité ; un pays va mal quand on refuse de s'attaquer "frontalement" à la corruption, au laxisme ; quand ceux qui detournent les biens publics de l'Etat dorment sur leurs deux oreilles sans être inquiétés par une éventuelle poursuite judiciaire ; un pays va mal quand ses intellectuels choisissent l'aventure sous d'autres horizons ; quand ses diplômés sont sans travail, et abandonnés à eux-mêmes. Pour que notre pays, la Mauritanie, puisse réussir son entrée dans le concert des nations qui veulent réellement aller de l'avant, qui travaillent à trouver des solutions concrètes aux défis auxquels leurs citoyens sont confrontés, nos autorités doivent accepter de faire un sacrifice. Faire un sacrifice, c'est, avant tout, accepter de reconnaître l'existence des défis cités plus haut. C'est, en d'autres termes, accepter d'écouter les populations. Nous avons l'impression, hélas, que dans ce pays les citoyens ont longtemps été oubliés par les pouvoirs publics. Le président de la République, depuis son arrivée à la tête de la magistrature suprême il y quelques mois, a entamé une politique de rapprochement, qui le distingue de ses prédécesseurs, qui doit être soutenue par toutes les parties sociales mauritaniennes. C'est, à notre avis, la seule solution permettant de sortir de la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui en Mauritanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-629611402827085843?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/629611402827085843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=629611402827085843' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/629611402827085843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/629611402827085843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/mes-quatre-vrits.html' title='Mes quatre vérités'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-8232383400445525392</id><published>2008-10-04T10:54:00.000-07:00</published><updated>2008-10-04T10:57:20.811-07:00</updated><title type='text'>Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)</title><content type='html'>Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 1&lt;br /&gt;    Le Commandeur des Croyants, Aboû Hafs Omar ben El-Kattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l` Envoyé de Dieu (sws) dire:&lt;br /&gt;    «Les actions ne valent que par leurs intentions". (niya):&lt;br /&gt;    «Chacun ne recevra la récompense qu`il mérite que selon ce qu`il a entendu faire. A celui qui a accompli l`hégire pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son hégire lui sera comptée, comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l`a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son hégire lui sera comptée selon ce qu`il recherchait alors».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 2&lt;br /&gt;    Omar (que Dieu soit satisfait de lui) a dit encore :&lt;br /&gt;    "Un jour, nous étions assis en conférence chez l`Envoyé de Dieu (sws) et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait.&lt;br /&gt;    Il prit alors place, en face du prophète (sws). Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:&lt;br /&gt;    «O Mohammed, fais-moi connaitre l`Islam».&lt;br /&gt;    L`Envoyé de Dieu (sws) dit alors:&lt;br /&gt;    «L`Islâm consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadhân, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allâh si les conditions de voyage rendent la chose possible».&lt;br /&gt;    Son interlocuteur lui répondit: «Tu as dit vrai», et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit «Fais-moi connaître la Foi». Le Prophète répliqua:&lt;br /&gt;    «La foi consiste en ce que tu dois croire à Allâh, à Ses Anges, à Ses Livres. a Son Prophète, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal».&lt;br /&gt;    L`homme lui dit encore: «Tu as dit vrai»" et il reprit: «Fais-moi connaître la vertu», et le Prophète lui répondit:&lt;br /&gt;    «La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit».&lt;br /&gt;    L`homme lui dit encore: «Fais-moi connaître l`Heure (du Jugement Dernier)», et le Prophète lui répondit:&lt;br /&gt;    «Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne».&lt;br /&gt;    Là-dessus, l`homme lui dit: «Mais fais m`en connaître les signes précurseurs», et le Prophète lui répondit:&lt;br /&gt;    «Ce sera lorsque la servante engendrera sa maîtresse, lorsque tu verras les va-nu-pieds, ceux qui vont nus, les miséreux, les pâtres se faire élever des constructions de plus en plus hautes».&lt;br /&gt;    Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:&lt;br /&gt;    «O Omar, sais-tu qui m`a interrogé?».&lt;br /&gt;    «Non», répondis-je ! «Allâh et son Envoyé, en cette matière, sont plus savants».&lt;br /&gt;    «Cet homme-là était l`Archange Gabriel. Il vient de la sorte à vous, pour vous enseigner votre religion». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 3&lt;br /&gt;    Aboû Abd er-Rah`mân, Abd Allâh ben Omar, ben el-Khattab (que Dieu soit satisfait d`eux), a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:&lt;br /&gt;    «L`lslam est bâti sur cinq piliers:&lt;br /&gt;    1° Le témoignage qu`il n`est d`autre Dieu qu`Allâh et que Mohammed est Son Envoyé.&lt;br /&gt;    2° L`accomplissement de la prière rituelle.&lt;br /&gt;    3° L`acquittement de l’aumône (impôt rituel).&lt;br /&gt;    4° Le pèlerinage à la Maison de Dieu.&lt;br /&gt;    5° Le Jeûne du mois de Ramadhân». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 4&lt;br /&gt;    Aboû Abd-er-Rah`mân, Abd-Allâh, ben Massoûd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: I`Envoyé de Dieu (sws) le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ci qui suit:&lt;br /&gt;    «Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.&lt;br /&gt;    Par Allâh, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions ties élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 5&lt;br /&gt;    Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallâh Aïcha (que Dieu soit satisfait d`elle), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 6 &lt;br /&gt;    Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr (que Dieu soit satisfait de tous deux) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:&lt;br /&gt;    «Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est défendu (h`arâm) est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu: il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues.&lt;br /&gt;    En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 7 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Roqiya Tamîm ben Aoûs ed-Dâri (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «La religion, c`est la sincérité».&lt;br /&gt;    Quand nous demandâmes: «Envers qui?», il répondit:&lt;br /&gt;    «Envers Allâh, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 8 &lt;br /&gt;    Daprès Ibnou Omar(que Dieu soit satisfait de lui et de son père), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies)». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 9 &lt;br /&gt;    Aboû Horeîra Abd-er-Rah`mân ben Çakhr (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:&lt;br /&gt;    «Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez- le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 10&lt;br /&gt;    Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Certes Allâh, Tres Haut est Pureté. Il n`accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu`il a ordonné à Ses Envoyés. Or, Il a dit: ‹Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.› (23:51), dit aussi: ‹Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées.› (2:172).&lt;br /&gt;    Là-dessus, le Prophète fit allusion à l`homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant: «O Seigneur, O Seigneur», et cependant il se nourrit de choses défendues, boitdes liquides défendus, se revêt d`habits défendus, et il a été nourri (dans son enfance) de choses défendues. «Comment donc pourrait-il être exaucé?». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 11 &lt;br /&gt;    Aboû Mohammed el-H`assan ben Ali ben Abi Tâleb descendant de l`Envoyé de Dieu, et son petit fils (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: J`ai retenu ceci de l`Envoyé de Dieu (sws) :&lt;br /&gt;    «Laisse ce qui te jette dans le doute (quant à sa licéité) pour ce qui ne t`y jette pas». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 12 &lt;br /&gt;    Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Parmi les qualités d`un bon Islâm, il y a le fait pour l`homme de ne pas s`occuper de ce qui ne le regarde pas». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 13&lt;br /&gt;    Selon Aboû H`amza Anas ben Mâlek (que Dieu soit satisfait de lui), serviteur de l`Envoyé de Dieu (sws) le Prophète a dit:&lt;br /&gt;    «Aucun de vous ne devient véritablement croyant s`il ne désire pour son frère, ce qu`il désire pour lui-même». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 14 &lt;br /&gt;    Selon Abôu Masoûd (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Il n`est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s`il s`agit d`un des trois coupables que voici: le fornicateur dont le mariage a été consommé, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l`apostat qui se sépare de la communauté musulmane». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 15 &lt;br /&gt;    Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), L`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier parle donc sagement, ou qu`il se taise; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son voisin; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son hôte». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 16 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme dit au Prophète (à lui, bénédiction et salut): «Fais moi une recommandation» (religieuse), celui-ci répondit:&lt;br /&gt;    «Ne te mets pas en colère».&lt;br /&gt;    L`homme revient à la charge plusieurs fois. Il dit (chaque fois):&lt;br /&gt;    «Ne te mets pas en colère». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 17&lt;br /&gt;    Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Certes, Allâh a prescrit de pratiquer le bien en toutes choses. Lors donc que vous tuez, tuez bien. Lors donc que vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise son coutelas et traite bien sa victime». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 18 &lt;br /&gt;    Selon Aboû D`orr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah`mân Mou`âd` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l`effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d`un bon naturel». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 19&lt;br /&gt;    Aboû el-Abbâs Abdallâh ben Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: «J`étais un jour derrière le Prophète (sws) (en croupe sur sa mule), et il me dit:&lt;br /&gt;    «O jeune homme, je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de Dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allâh. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d`Allâh. Sache que si la communauté est d`accord, à l`unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allâh te l`aurait assigné, et si elle est d`accord à l`unanimité pour te causer quelque tort, tu n`en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allâh en aurait ainsi décidé à ton encontre. Certes, les calames sont levés et l`encre des feuillets a séché». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Selon une autre version, on a:&lt;br /&gt;    «Observe les commandements d`Allâh, tu le trouveras devant toi. Informe-toi de Lui, dans l`aisance: Il te connaître dans la misère. Sache que ce qui destiné à t`éviter, ne t`atteindra pas et ce qui est destiné à t`atteindre, ne te manquera pas. Sache que la constance fait remporter la victoire, la joie suit l`adversité, et la richesse la misère».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 20 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Masoûd Oqba ben Amr le Compagnon qui prit part à la bataille de Bedr (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Certes, de tout ce que les gens saisissent d`antiques paroles prophétiques, la première est: "Si tu n`as pas de pudeur, fais ce que tu veux" fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 21 &lt;br /&gt;    Aboû Amr (on dit aussi Aboû Amra), Soufiyân ben Abd Allâh (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:&lt;br /&gt;    Je dis à l`Envoyé de Dieu: «Dis-moi une parole touchant l`Islâm, telle que je n`interrogerai à son sujet personne autre que toi». Il dit:&lt;br /&gt;    «Dis: "j`ai foi en Allâh›, puis suis la voie droite"fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 22 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Abdallâh Djabir ben Abdallâh, le Compagnon (que Dieu soit satisfait de tous deux), un homme interrogea l`Envoyé de Dieu (sws) et lui dit: «A ton avis, si j`accomplis les prières rituelles prescrites; si je jeûne en Ramadhân, si je m`en tiens aux choses permises et évite ce qui est défendu, sans y ajouter aucune autre pratique (surérogatoire) entrerai-je au Paradis? Le Prophète rèpondit: «Oui». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 23 &lt;br /&gt;    Selon Abôu Mâlik el-H`ârith ben Açim el Ach`ari (que Dieu soit satisfait de lui,) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «La pureté rituelle est la moitié de la religion. Dire: «Louange à Dieu», remplit la balance des bonnes actions. Dire «Gloire à Dieu, Louange à Dieu», remplit l`espace compris entre le ciel et la terre. La prière rituelle est lumière, l`aumône est preuve (de ce que le dû est acquitté), la patience est clarté, le Coran est argument en ta faveur ou à ton détriment (selon que tu en suis ou non les prescriptions). Chaque homme, de grand matin, fait commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 24 &lt;br /&gt;    Selon Aboû D`arr el Ghifârî (qui Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) parmi ce qu`il a rapporté venant de Son Seigneur, (que Sa Puissance et Sa Gloire soient proclamées) déclare qu`il a dit:&lt;br /&gt;    «O Mes Serviteurs, je me suis interdit l`injustice et Je vous déclare que Je vous l`interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin: demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J`habille, demandez- Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez- Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai. O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M`être utiles.&lt;br /&gt;    O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l`est celui au cœur le plus pur d`entre vous, cela n`ajouterait rien à Mon Royaume.&lt;br /&gt;    O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l`est celui d`entre vous au cœur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J`accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n`enlève quoi que ce soit à l`Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu`il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu`il ne s`en prenne qu`a lui-même». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 25 &lt;br /&gt;    Selon Aboû D`arr (que Dieu soit satisfait de lui) également, quelques compagnons de l`Envoyé de Dieu (sws) lui dirent: «O Envoyé de Dieu, les gens les plus riches ont accaparé les récompenses, ils prient comme nous, jeûnent comme nous, de plus ils font l`aumône avec le surplus de leurs richesses». Il répondit:&lt;br /&gt;    «Comment Allâh ne vous a pas donné de quoi faire L`aumône? Dire ‹subhana Allâh› (Gloire à Dieu) c`est une aumône, ‹Allâh u akbar›› (Dieu est Grand), c`est une aumone aussi, et de même: , alhamdu li Allâh (Louanges à Dieu), la ilaha illa Allâh (Il n`y a d`autre divinité qu`Allâh›) Chaque fois que vous ordonnez le bien, c`est une aumône, et chaque fois que vous défendez le mal, c`est une aumône Chaque fois que vous faites œuvre de chair, vous faites une aumône».&lt;br /&gt;    Ils s`écrièrent alors: «Comment, chacun de nous satisferait ses appétits charnels et mériterait par là une rétribution?» Il répondit:&lt;br /&gt;    «Voyons, celui qui assouvit ses appétits de façons illicite, ne se charge-t-il pas d`un péché? De même celui qui les satisfait de façon licite, obtient une rétribution». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 26&lt;br /&gt;    Selon Aboû Horeïra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «L`homme a, sur chaque articulation une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme soit à enfourcher sa monture, soit à y placer sa marchandise, tu fais une aumône. Une bonne parole, c`est une aumône, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière rituelle, c`est une aumône, en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 27 &lt;br /&gt;    Selon En-Nawwâs ben Samân(que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «La vertu est (la somme) des bonnes qualités, et le péché, c`est ce qui s`implante dans ton âme, alors qu`il te répugnerait que les gens puissent le savoir».&lt;br /&gt;    Wâbiça ben Mabad (que dieu soit satisfait de lui) a dit: j`allai voir l`Envoyé de Dieu (sws) et il me dit:&lt;br /&gt;    «Tu viens me questionner au sujet de la vertu?»&lt;br /&gt;    «Oui», répondis-je, et il reprit:&lt;br /&gt;    «Interroge ton cœur. La vertu c`est ce par quoi l`âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c`est ce qui s`implante dans l`âme et met le trouble au sein de l`homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l`on pourrait te donner (pour te tranquilliser)». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 28 &lt;br /&gt;    Aboû Nadjih`el Irbâdh ben Sâriya (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) nous fit un jour un prêche qui fit frémir les cœurs et couler les larmes des yeux. Nous lui dimes alors: «O Envoyé de Dieu, on dirait un sermon d`adieux. Faites-nous une (dernière) recommandation». Il répondit:&lt;br /&gt;    «Je vous recommande d`adorer Allâh (que sa gloire et Sa puissance soient exaltées), d`écouter votre chef, et de lui obéir, votre Emîr fut-il un esclave. Certes, qui de vous vivra, verra de graves discordes. Il vous incombe donc de suivre ma manière d`être et celle des Khalifes réguliers, dirigés (par Dieu). Tenez-vous à cela de toutes vos forces, et gardez-vous des nouveautés religieuses, car toute innovation est égarement». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 29&lt;br /&gt;    Mouâd ben Djabal (que dieu soit satisfait de lui) a dit: Je dis: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action qui me conduise au Paradis, et m`éloigne de l`Enfer». Il répondit:&lt;br /&gt;    «Certes, tu m`as demandé une chose grave, mais elle sera simplifiée pour celui à qui Allâh, très Haut, facilite la tâche. Adore Allâh, sans Lui adjoindre nul associé, observe la prière rituelle, acquitte la zekâa, jeûne durant le mois de Ramadhân, accomplis le pélerinage à la Kaba».&lt;br /&gt;    Puis le prophète poursuivit.&lt;br /&gt;    «Veux- tu que je te montre les portes du Bien? Le jeûne est un rempart. L`aumône éteint le péché comme l`eau éteint le feu. La prière de l`homme au milieu de la nuit... (Est la meilleure)».&lt;br /&gt;    Puis il récita le verset: «Ils s'arrachent de leurs lits...» jusqu`au mot: «..qu’ils oeuvraient!» (32:16-17). Puis il reprit:&lt;br /&gt;    «Veux -tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne et l`extrémité de son sommet?».&lt;br /&gt;    «Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis je. Il répondit:&lt;br /&gt;    «La partie principale de la religion, c`est la soumission à Dieu, sa colonne, c`est la prière, rituelle, et l`extrémité de son sommet, la guerre sainte».&lt;br /&gt;    Il ajouta:&lt;br /&gt;    «Veux-tu que je t`apprenne ce qui soutient tout cela?».&lt;br /&gt;    «Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis-je. Il saisit alors sa propre langue et dit:&lt;br /&gt;    «Garde-toi de celle-là».&lt;br /&gt;    Je lui dis: «O Prophète de Dieu, serons-nous donc susceptibles d`être châtiés pour avoir parlé?». Il me répondit:&lt;br /&gt;    «Malheureux, est-ce que les gens ne tombent pas en Enfer, face en avant, (ou: sur leur nez) comme conséquence des calomnies que profère leur langue?». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 30&lt;br /&gt;    Selon Aboû Thalaba El-Khouchanî Djourthoûm ben Nâchir (que Dieu soit satisfait de lui), le prophète (sws), a dit:&lt;br /&gt;    «Certes, Allâh, Trés Haut, a fixé des obligations canoniques, ne les négligez pas; il a déterminé des limites, ne les transgressez pas; il a interdit certaines choses, n`en usez pas; il s`est tu à propos d`autres, par miséricorde à votre égard, non par oubli, n`en scrutez donc pas les raisons.» fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 31&lt;br /&gt;    Aboû Abbâs Sahl ben Sades Sâ`idî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:&lt;br /&gt;    Un homme se rendit auprès du Prophète (sws) et lui dit: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action dont l`accomplissement me vaudra l`amour de Dieu et celui des hommes» Il lui répondit:&lt;br /&gt;    «Méprise les choses d`ici bas, Dieu t`aimera, et méprise ce que possèdent les hommes, et les hommes t`aimeront». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 32 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Said Sad ben Mâlek ben Sinân, el Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 33&lt;br /&gt;    Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui) le Prophète (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Si l`on accordait aux plaideurs, l`objet de leurs demandes, certes, on en verrait qui réclameraient les richesses et le sang d`autres gens. Mais il appartient au demandeur de faire la preuve et le serment est déféré a celui qui nie». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 34 &lt;br /&gt;    Aboû Saîd El Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws)  dire:&lt;br /&gt;    «Si l`un d`entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu`il le combatte de ses mains; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c`est là le minimum imposé par la foi». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 35 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Ne vous jalousez pas, n`enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n`agissez pas avec perversité les uns à l`égard des autres, ne concluez pas d`achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l`opprime pas, ni ne l`abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici», et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, puis il ajouta:&lt;br /&gt;    «Le pire de l`iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman: son sang, son bien, son honneur». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 36 &lt;br /&gt;    D`après Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Quiconque, en ce bas monde, a allégé l`affliction d`un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l`Autre. Quiconque couvrira les fautes d`un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l`Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis. Tant que les hommes s`assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l`étudier ensemble, la paix du cœur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard. il ne sera pas mis en avance par son lignage». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 37 &lt;br /&gt;    Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit parmi ce qu`il a transmis comme venant de Son Seigneur Très Haut (qu`il soit béni et exalté):&lt;br /&gt;    «Allâh a déterminé les bonnes actions et les péchés». Puis il a fait une distinction en cette matière. Lorsque quelqu’un se propose d`accomplir une bonne action, et ne la fait pas, Il la lui inscrit comme si elle était accomplie, et s`il l`accomplit, Il met à son actif dix bonnes actions, et même sept cents, et encore bien davantage.&lt;br /&gt;    Mais s`il se propose d`accomplir un péché et ne l`accomplit pas, dieu le lui inscrit comme une bonne action accomplie, et s`il accomplit ce péché. Dieu ne le lui inscrit que comme un seul péché».fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 38 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Allâh Très Haut a dit: ‹A celui qui nuit à un de mes porte-parole, je déclarerai la guerre. Rien de ce qui M`est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi, que l`accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu`a ce que je l`aime, et, lorsque je l`aimerai, Je serai l`oreille par laquelle il entendra, le regard par lequel il verra, la main avec laquelle il empoignera, le pied avec lequel il marchera. S`il Me sollicite, certes, Je lui accorderai Ma faveur, s`il implore. Ma protection, certes, Je la lui accorderai›». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 39 &lt;br /&gt;    Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Certes, Dieu à cause de moi, pardonnera à ma communauté (les péchés) commis par erreur, oubli, ou contrainte.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 40 &lt;br /&gt;    Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père), a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) me prit par l`épaule et dit:&lt;br /&gt;    «Sois en ce bas monde comme un étranger», ou «comme un passant».&lt;br /&gt;    Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) disait: «Lorsque tu es au soir, n`attends pas le matin, et lorsque tu es au matin, n`attends las le soir. Prends sur ta santé pour le moment de ta maladie, et sur ta vie pour celui de ta mort». fleche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 41 &lt;br /&gt;    Selon Aboû Mohammed Abdallâ ben Amroû ben El-Aç (que Dieu soit satisfait de lui et de son pére), l`Envové de Dieu (sws) a dit:&lt;br /&gt;    «Aucun de vous ne deviendra véritablement croyant, que lorsque ses passions se plieront aux règles que Je vous ai apportées».&lt;br /&gt;    Anas (que Dieu soit satisfait de lui), dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Hadiths 42 &lt;br /&gt;    «Allâh Très Haut a dit: ‹O fils d`Adam, tant que tu M`invoqueras et mettras ton espoir en Moi, Je te pardonnerai les péchés dont tu te seras chargé, sans Me soucier de leur grand nombre. O fils d`Adam, si tes péchés atteignent toute l`étendue visible du ciel, et qu`alors tu implores Mon pardon, je te pardonnerai. O fils d`Adam, si tu viens à Moi, ayant rempli la terre de tes péchés et qu`alors tu Me rencontres cependant que tu n`associes personne d`autre à moi, Je te donnerai de quoi la remplir autant de pardon».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-8232383400445525392?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/8232383400445525392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=8232383400445525392' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8232383400445525392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8232383400445525392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/voici-les-40-hadiths-anawawi-rahimahou.html' title='Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7791348766654424189</id><published>2008-10-03T10:15:00.001-07:00</published><updated>2008-10-03T10:15:41.641-07:00</updated><title type='text'>Après la fête, le cauchemar</title><content type='html'>Après la fête, le cauchemar &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne, comme d’ailleurs la plupart des musulmans du monde entier, allaient, dans la joie et la solidarité, fêter ce mercredi 1 octobre 2007 la fête de l’Eid qui, en tradition musulmane depuis le VII siècle, célèbre la fin d’un mois de privation, de crainte, de dévotion et de rapprochement au Tout Miséricordieux : Allah. Après les trois jours d’une fête collective, nous voilà, Mauritaniennes et Mauritaniens, qui retournons vers une situation sociale qui ne présage rien de promettant pour une bonne partie de la population. Au lendemain de la fête où pauvres et riches ont, dans un élan de solidarité exceptionnelle, mangé, bu et « danser » ensemble, les anciennes préoccupations des milliers de nos compatriotes refont surface et « évacuent » (chassent)  d’un coup le peu de moment de joie de la fête. Face à une situation socio -économique et socio-politique  où le pays entier semble engagé dans un climat « démocratique » on ne peut plus incertain,  où les Mauritaniennes et les Mauritaniens  ont l’impression d’être livrés à eux –mêmes, les plus démunis  de notre nation  ne savent plus trop à quel saint ils doivent se vouer pour se tirer d’affaire. Les difficultés quotidiennes se multiplient de jour en jour en une vitesse incroyable. A la tracasserie quotidienne pour trouver le pain familial, des centaine de pères de famille se voient maintenant confrontés à une autre difficulté de nature inquiétante : la fourniture scolaire pour les enfants. Un père de famille qui n’a pas de quoi satisfaire sa famille, de payer son loyer à la fin du mois ne se préoccupera pas, il est vrai, de la scolarisation de ses enfants. Or il n’y pas de danger plus compromettant pour un pays comme le nôtre que celui de la négligence d’envoyer les enfants à l’école. La démission de certains parents de leur responsabilité, dont nous ne le tenons pas pour responsables ici, est un mauvais présage pour la société mauritanienne nouvelle que nous voulons voir émerger de deux décennies de dictature et de laxisme. Si nous voulons réellement trouver une solution à cette triste situation dans laquelle plus de 30% de la population mauritanienne se trouvent aujourd’hui, tout le monde, du président de la République au plus bas de l’échelle sociale, doit s’engager au quotidien afin de trouver, de définir un programme de développement social cohérent permettant aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens d’avoir le courage d’affronter l’avenir. Il est clair que c’est l'État qui est le premier acteur et le premier responsable dans le combat social contre la misère et la pauvreté de ses citoyens. Mais, de fait, les populations doivent, elles aussi de leur côté, participer à la bataille. cet engagement de la masse dans la bataille sociale en Mauritanie est d'autant plus impératif aujourd’hui que nous avons affaire à une situation politique où les institutions de la République sont plus que jamais menacées.  &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7791348766654424189?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7791348766654424189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7791348766654424189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7791348766654424189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7791348766654424189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/aprs-la-fte-le-cauchemar.html' title='Après la fête, le cauchemar'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7724450630118808941</id><published>2008-10-01T14:33:00.001-07:00</published><updated>2008-10-01T14:33:47.540-07:00</updated><title type='text'>Le livre du pèlerinage</title><content type='html'>Dieu le Très-Haut a dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Chapitre 3 - verset 97: Les gens sont tenus à l'égard de Dieu de faire le pèlerinage de la Maison, ceux qui en ont les moyens. Quant à ceux qui renient, Dieu se passe largement des créatures».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1271. Selon Ibn 'Omar , le Messager de Dieu a dit: «L'Islam a été bâti sur cinq piliers.&lt;br /&gt;1. L'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu.&lt;br /&gt;2. La pratique correcte de la prière.&lt;br /&gt;3. L'acquittement de l'aumône légale (zakat)&lt;br /&gt;4. Le pèlerinage à la Maison (la Ka'ba).&lt;br /&gt;5. Le jeûne de Ramadan. (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1272. Abou Hourayra rapporte: «Le Messager de Dieu nous fit un sermon et dit: «O Gens! Dieu vous a prescrit le pèlerinage. Faites-le». Un homme lui demanda: «Est-ce tous les ans? 0 Messager de Dieu!» Il se tut jusqu'à ce que l'homme répétât trois fois la même question. Le Messager de Dieu lui dit alors: «Si je disais «oui», cela deviendrait pour vous une obligation et vous n'en seriez pas capables». Puis il ajouta: «Tant que je me tais sur une question, ne m'interrogez pas là-dessus. Ceux qui étaient avant vous ne doivent en effet leur perte qu'à leurs nombreuses questions et à leur non conformité avec leurs prophètes. Quand je vous ordonne quelque chose, faites-en ce que vous pouvez et quand je vous interdis une chose, abstenez-vous-en (totalement)». (Rapporte par Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1273. Toujours selon lui, on demanda au Prophète : «Quelle est l'oeuvre la plus méritoire?» Il dit: «La foi en Dieu et à son Messager». On dit: «Et quoi d'autre encore?» Il dit: «Le combat au service de Dieu». On dit: «Et quoi d'autre encore?» Il dit: «Un pèlerinage pur de tout péché». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1274. Abou Hourayra rapporte encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui fait le pèlerinage sans commettre ni immoralité, ni dévergondage, retourne (chez lui) aussi pur que le jour où sa mère l'a mis au monde».(ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1275. Selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Le petit pèlerinage ('Omra) efface les péchés jusqu'à la "Omra suivante. Le pèlerinage pur de tout péché n'a d'autre récompense que le Paradis». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1276. 'Âisha rapporte: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! La guerre sainte est à nos yeux l'œuvre la plus méritoire. Pouvons-nous y prendre part?» Il dit: «Vous avez pour vous (femmes) la meilleure guerre sainte, à savoir le pèlerinage pur de tout péché». (Rapporté par Al Boukhâri)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1277. Selon elle encore, le Messager de Dieu a dit: «II n'est pas un jour où Dieu affranchit Ses créatures du feu de l'Enfer plus que le jour de 'Arafat». (Rapporté par Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1278. Selon Ibn 'Abbàs , le Prophète a dit: «Une 'Omra (petit pèlerinage) faite au cours de Ramadan équivaut au grand pèlerinage ou à un pèlerinage en ma compagnie».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1279. Selon lui encore, une femme dit: «O Messager de Dieu! Quand Dieu prescrivit l'obligation du pèlerinage, mon père était âgé et ne pouvait se tenir sur sa monture. Puis-je faire le pèlerinage à sa place?» Il dit: «Oui». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1280. Laqit Ibn 'Amer vint dire au Prophète : «Mon père est un vieillard très âgé ne pouvant faire le pèlerinage, pas même le petit. Il ne peut en effet en supporter le voyage». Il lui dit: «Fais à la place de ton père le grand et le petit pèlerinage». (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1281. Asà'b Ibn Yazid a dit: «On me fit faire le pèlerinage avec le Messager de Dieu dans le pèlerinage d'adieu alors que je n'avais que sept ans». (Rapporté par Al Boukhârî)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1282. Selon Ibn 'Abbâs , le Prophète rencontra à Arrawhà' (contrée voisine de Médine) un groupe de gens montés. Il dit: «Qui êtes-vous?» Ils dirent: «Des Musulmans. Et toi qui es-tu?» Il dit: «Le Messager de Dieu». Une femme éleva alors un petit enfant en disant: «Est-ce que Dieu compte un pèlerinage pour cet enfant?» Il dit: «Oui et tu as toi-même un salaire». (Rapporté par Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1283. Selon Anas , le Messager de Dieu fit le pèlerinage sur un chameau qui transportait aussi ses bagages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1284. Ibn 'Abbàs , a dit: 'Oukàdh, Mijanna et Dhoulmajâz étaient des marchés avant l'Islam. Leurs habitants craignaient de commettre un péché en exerçant leur commerce durant les mois du pèlerinage. C'est alors que descendit le verset suivant: «Ce ne sera nullement pour vous un péché de rechercher quelque bienfait de la part de votre Seigneur (chapitre 2 - verset 198) dans les mois du pèlerinage». (Rapporté par Al Boukhâri)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-7724450630118808941?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/7724450630118808941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=7724450630118808941' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7724450630118808941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/7724450630118808941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/le-livre-du-plerinage.html' title='Le livre du pèlerinage'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-5506723961918626693</id><published>2008-10-01T13:57:00.000-07:00</published><updated>2008-10-01T13:58:56.241-07:00</updated><title type='text'>Le mérite de la lecture du Coran</title><content type='html'>Abou Oumàma rapporte: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour les siens (: ses lecteurs assidus)». (Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Annawâs Ibn Sam'an a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Le jour de la résurrection on fera venir le Coran et les siens (ses lecteurs assidus) qui le mettaient en pratique dans ce bas-monde. Il est précédé par les chapitres «La vache» et «La famille de 'Imràn» qui viendront disputer en faveur de celui qui les lisait et appliquait leurs principes». (Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;993. Selon 'Othmàn Ibn 'Affàn , le Messager de Dieu a dit: «Le meilleur d'entre vous est celui qui a appris le Coran et l'a enseigné aux autres». (Al Boukhàri)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;994. Selon 'Âisha , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre)». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;995. Selon Abou Musa Al Ash'ari , le Messager de Dieu a dit: «L'image du Croyant qui lit le Coran est celle de l'orange: son odeur est suave et sa saveur est suave. L'image du Croyant qui ne lit pas le Coran est celle de la datte: elle n'a pas d'odeur et elle est douée. L'image de l'hypocrite qui lit le Coran est celle de la plante aromatique: son odeur est bonne et son goût est amer. L'image de l'hypocrite qui ne lit pas le Coran est celle de la coloquinte: elle n'a pas d'odeur et son goût est amer». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;996. Selon 'Omar Ibn Al Khattàb , le Prophète a dit: «Dieu fera élever par ce Livre (le Coran) certaines gens et en rabaissera d'autres». (Mouslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;997. Selon Ibn 'Omar , le Prophète a dit: «La jalousie n'est permise que dans deux choses:&lt;br /&gt;1. Un homme à qui Dieu a donné d'apprendre le Coran et de passer des heures de la nuit et du jour à le lire et à méditer sur son contenu.&lt;br /&gt;2. Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il ne fait que dépenser (dans le bien) de nuit et de jour».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;998. Al Barà Ibn 'Âzeb rapporte: «Un homme lisait le chapitre «La caverne» et avait à côté de lui un cheval attaché à deux cordes. Or voici qu'un nuage passa au-dessus de lui et se mit à se rapprocher, ce qui faisait trépider le cheval. Quand ce fut le lendemain matin, il alla raconter la chose au Prophète qui lui dit: «Ce nuage était une sérénité descendue sur toi parce que tu récitais le Coran». (ura)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;999. Selon Ibn Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que «alm» (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre». (Attirmidhi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1000. Selon Ibn 'Abbàs , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui n'a rien du Coran dans son ventre est comme une maison en ruine». (Attirmidhi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Al-Albâni a jugé ce hadîth faible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1001. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: «Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ta place au Paradis te sera fixée au dernier verset que tu liras». (Abou Dawùd et Attirmidhi)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-5506723961918626693?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/5506723961918626693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=5506723961918626693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5506723961918626693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/5506723961918626693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/10/le-mrite-de-la-lecture-du-coran.html' title='Le mérite de la lecture du Coran'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2948924159596911135</id><published>2008-09-27T11:40:00.001-07:00</published><updated>2008-09-27T11:40:53.412-07:00</updated><title type='text'>Le pardon en islam</title><content type='html'>Le pardon en islam&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Abu Said Ibn Malîk Ibn Sinân  Al-Khudrî  rapporte  ces propos du prophète (saw) : un homme, appartenant à l'une des communautés qui vous ont précédées, avait tué quatre vingt dix -neuf personnes ; il s'enquit de l'homme de l'homme le plus instruit sur la terre. On lui indique un ascète auprès duquel il s'est rendu pour exposer son cas : « j'ai tué quatre vingt dix -neuf personnes ; puise -je espérer me repentir », demanda -t-il ?  « Non », lui répondit l'ascète. Il le tua, complétant ainsi la centaine. Puis il s'enquit de nouveau du plus grand savant de la terre. On lui indiqua un homme docte auquel il demanda : «    j'ai tué quatre vingt dix -neuf personnes ; puise -je encore  me repentir » « oui », répondit celui-ci, qu'est ce qui t'empêcherait de te repentir ? Va dans tel pays, tu y trouvera des hommes adorant Allah, exalté soit-il. Adore -Le avec eux, et ne revient pas dans ton pays, car c'est un lieu de perdition. » Il s'est mis en route, et alors qu'il était à mis -chemin, la mort le surpris. Aussitôt les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se le disputèrent.  Les anges de la miséricorde argumentèrent : «  il est venu repentant, le cœur tourné vers Allah. » Les anges du châtiment objectèrent : «  il n'a jamais fait le moindre bien. » C'est alors qu'un ange ayant revenu  la forme humain au devant d'eux : ils le prirent pour juge, et il proposa : mesurer la distance qui le sépare de chacun des deux pays, celui dont il sera le plus près devient le sien. » Ils mesurèrent, et comme ils le trouvèrent plus proche du pays qu'il désirait joindre, les anges de la miséricorde s'en saisirent » ( Boukhari et Muslim). Ce hadith comprend des enseignements précieux :   &lt;br /&gt;-1) un grand nombre d'hommes sont prédisposés naturellement à faire le bien.  Quelque soit la gravité de leurs actes -ici le meurtre de cent personnes – il est toujours temps de se repentir. De fait, l'homme ne doit jamais désespérer de la grâce divine ;&lt;br /&gt;2) Le savant qui  s'adonne à des œuvres cultuelles limitées au strict nécessaire, est meilleur et plus utile que l'ascète qui est ignorant ! On voit le meurtrier interroger un homme menant une existence monacale, mais ne connaissant pas l'étendue du pardon divin ; il est scandalisé et n'offre aucun espoir à l'homme qui n' a dés lors rien  à perdre, et qui reproduit son méfait. Puis il finit par trouver un savant, qui lui fait comprendre que rien ne peut s'interposer entre un homme et la miséricorde divine. Cette miséricorde est sans limite. Il suffit au pécheur de manifester la volonté sincère de revenir à Allah. Pour être valable, le repentir doit au préalable remplir  un certain  nombre de conditions, dont entre autres, :&lt;br /&gt;   la reconnaissance de l'erreur commise ;&lt;br /&gt;reprouver du remords ; &lt;br /&gt;prendre la résolution de ne plus commettre les mêmes erreurs. &lt;br /&gt;A cela s'ajoute, si l'on a lésé quelqu'un, l'impératif de réparer le mal que l'on a fait quand cela est possible.  En tous les cas, ce hadith prophétique montre clairement qu'Allah accueille toute personne qui se repent, quelque soit l'énormité de ses méfaits.  Toute personne travaillant pour la cause de l'islam se doit de comprendre les états d'âme des personnes se confiant à lui, en les engageant sur une voie qui leur donne espoir et qui les réconforte.  Le repentir d'une personne ayant commis un homicide volontaire  est admis. Après avoir évoqué la gravité de l'idolâtrie,du meurtre et de la fornication,  le Coran  affirme : « et quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé au jour de la résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie, sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre.... » (Coran, 25 : 68-70).  &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2948924159596911135?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2948924159596911135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2948924159596911135' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2948924159596911135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2948924159596911135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/09/le-pardon-en-islam.html' title='Le pardon en islam'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2305885614301718779</id><published>2008-09-23T15:13:00.001-07:00</published><updated>2008-09-23T15:13:51.726-07:00</updated><title type='text'>Les idoles du cœur</title><content type='html'>Les idoles du cœur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; il existe des idoles habitant le cœur de l'être humain, du fidèle homme ou femme, comme il existe des statuts souillant les temples et autres lieux de cultes. Une tradition que l'on attribue à la culture juive, citée par le savant musulman Ibn Rajab Al-Hanbali, affirme qu'Allah aurait dit : ni mon ciel ni ma terre, ne peuvent me contenir. Cependant, le cœur de mon serviteur fidèle me contient. Ibn Rajab ajoute : lors qu'il y dans le cœur autre chose qu'Allah, Allah est alors celui qui a le moins besoin d'associés. Il n'accepte de voir les idoles de la passion y prendre place en le pressant... Allah est jaloux de voir le cœur de son adorateur habité par  un autre que Lui, ou d'y trouver caché ce dont Il n'est pas satisfait [...] Nul ne sera secouru demain, sinon celui qui viendra à Allah avec un cœur pur, ne contenant que Lui, comme nous pouvons le constater dans ce verset : le jour où les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sinon celui qui viendra à Allah avec avec un cœur sain. (Coran, 26 : 88-89). De fait le cœur saint, poursuit Ibn Rajab, c'est le cœur qui est pur des souillures dues aux actes de désobéissance. Quant à celui qui est sali par quelques œuvres blâmables, il ne pourra entrer dans le voisinage de la présence d'Allah très sain, sinon après avoir été purifié par le feu du  châtiment. Quand il sera débarrassé de ses scories, il lui sera dans ce cas  loisible de connaître le voisinage d'Allah. Dans un hadith authentique, il nous est rapporté : « Allah est pur et n'accepte que ce qui est pur ». Quant aux cœurs purs, ils auront immédiatement  accès à ce voisinage.      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2305885614301718779?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2305885614301718779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2305885614301718779' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2305885614301718779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2305885614301718779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/09/les-idoles-du-cur.html' title='Les idoles du cœur'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-4786831371695104687</id><published>2008-09-20T13:17:00.000-07:00</published><updated>2008-09-20T13:18:21.151-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur l’unicité d’Allah</title><content type='html'>La notion d’unicité est une notion centrale, et on ne  peut plus capitale dans les traditions religieuses monothéistes. Tous les messagers  et prophètes d’Allah, d’Adam (paix sur lui) à Muhammad (saw),  ont été envoyés aux hommes avec un seul objectif : rétablir le culte du monothéisme pur, de l’unicité d’Allah chaque fois que les hommes se sont éloignés de la droite ligne du monothéisme. Plusieurs versets du Coran, comme nous allons le voir,  n’ont de cesse de revenir sur l’impératif de rester attaché à cette unicité : dis : Lui, Allah, est unique. Allah l’absolu. Il n’a pas engendré, et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à lui » (112 : 1-4). Cette très courte sourate de la période mecquoise contient dans ses quatre versets l’essentiel du monothéisme musulman. Monothéisme pur, clair et total, qui satisfait aussi bien la conscience du croyant que sa raison. On rapporte de fait que les polythéistes de la Mecque s’étaient rendus auprès du prophète Muhammad pour lui poser cette question : décris – nous la généalogie de ton Seigneur ! La réponse se fit alors sous la forme de la révélation de cette sourate, appelée al-ikhlâs, terme arabe qui connote l’idée de pureté, de sincérité, dans le sens du culte pur rendu à Allah seul. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;o Premier verset : dis (- leur donc Muhammad) : Lui, Allah, est unique. Première réponse aux polythéistes mecquois, qui multipliaient les idoles au gré de leur fantaisie.  Ce verset marque une norme précise et une limite infranchissable dans la définition d’Allah. Par son caractère unique, Allah se distingue de l’ensemble de ses créatures, qui toutes peuvent être dénombrées ou classées en genre et en espèce.  Cette distinction sacrée interdit toutes les formes de représentation dualistes ou trinitaires de la divinité.  C’est pourquoi l’islam rejette entièrement l’idée de la Trinité ;&lt;br /&gt;o Deuxième verset : Allah, l’Absolu. Seconde réponse aux polythéistes.  De fait, le terme arabe « çamad », traduit ici par « Absolu », recouvre un vaste champ sémantique. Il signifie tout à la fois qu’Allah est un Maître eternel et parfait, se suffisant à Lui-même, ne dépendant d’aucun des éléments de sa création, mais assurant seul les besoins  de ses créatures.  Par conséquent, c’est vers Lui que les hommes doivent  se tourner et c’est Lui qu’ils doivent adorer ;&lt;br /&gt;o Troisième verset : il n’a pas engendré, et il n’a pas été engendré. Troisième réponse aux polythéistes. Allah n’a pas plus de « père » qu’il n’a de « fils ». Dans le premier cas, cela voudrait dire qu’il dépend d’un être supérieur qui était avant qu’il Il n’est soit. Il ne serait donc pas le premier (al-awwal). Dans le second cas, cela signifierait qu’un être second Lui succéderait ou hériterait de sa nature. Il ne serait donc pas le dernier (al-âkhir). La double négation permet au contraire de souligner son caractère eternel ; &lt;br /&gt;o Quatrième verset : et nul n’est égal à Lui. Quatrième réponse aux polythéistes. Allah est unique et n’a pas de semblable. Le Coran dit ailleurs : rien ne Lui est semblable, et Il est celui qui entent, qui voit absolument. (Coran, 42 : 11). Par conséquent, rien de ce qu’il nous est donné de concevoir, d’imaginer ou de nous représenter,  n’est susceptible de symboliser matériellement le Créateur. Tout objet, ou tout être qui aurait cette prétention est par définition une idole, condamnée sévèrement par les révélations de la tradition monothéiste. Dans un hadith kûdsi, considéré comme authentique, le prophète Muhammad affirme : Allah a dit : le fils d’Adam m’a accusé de mensonge, et il n’en avait pas le droit ; il m’a injurié, et il n’en avait pas le droit ; il m’a accusé de mensonge en disant : Allah ne me redonnera pas la vie après ma mort comme Il l’a fait une première fois ; or le fait de le créer une première fois n’est pas plus aisé pour Moi que de lui redonner la vie ; quant à son injure, elle consiste à dire qu’Allah s’est donné un fils ; or je suis l’Un, l’Absolu, Celui qui n’a pas engendré et qui n’a pas été engendré, et à qui nul n’est égal. Dans le texte coranique, plusieurs verstes font état des récits des messagers d’Allah appelant les gens au pur monothéisme :     « Nous avions déjà envoyé Nouh à son peuple : je suis pour vous un avertisseur explicite, afin que  vous n’adoriez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux. Les notables de son peuple qui avaient mécru dirent : nous ne voyons en toi qu’un homme comme nous ; et nous voyons que ce sont seulement les vils parmi nous qui te suivent sans réfléchir… » (Coran, 11 : 25 -27) ; « et Nous avions    envoyé aux Aad leur frère Hûd qui leur dit : ô mon peuple adorez Allah. Vous n’avez point de divinité en dehors de Lui… » (11 : 50) ; « et Nous avions envoyé aux Tamûd leur frère Salîh leur disant : ô mon peuple adorez Allah, vous n’avez point de divinité en dehors de Lui. De la terre Il vous a créés et Il vous la fait peupler (et exploiter) [….] Ils dirent : ô Salîh, tu étais auparavant un espoir pour nous. Nous interdirais –tu d’adorer ce qu’adoraient nos ancêtres ? &lt;br /&gt;Cependant, nous voilà bien dans un doute troublant au sujet de ce à quoi tu nous invite » (11 – 61 – 62) ; « et Nous avions envoyé aux Madyan leur frère Suayb leur disant : ô mon peuple adorez Allah en dehors de qui vous n’avez aucune autre divinité [. …] Ils dirent : ô Suayb ! Est- ce que  ta prière te demande de nous faire abandonner ce qu’adoraient nos ancêtres, ou de ne plus faire de nos biens ce que nous voulons ? Est –ce toi l’indulgent, le droit. » (11 : 84, 88) « et nous avions envoyé à Mûsa, avec Nos miracles et une autorité incontestable, à Pharaon et ses notables. Mais ils suivent l’ordre de Pharaon, bien que l’ordre de Pharaon n’avait rien de sensé… » (11 : 96 – 97). &lt;br /&gt;Comme ces Messagers, le prophète Muhammad, durant toute sa mission, avait jour et nuit appelé les gens à retourner à l’adoration du Seigneur des univers. Sa mission était d’autant plus compliquée qu’il avait affaire à des mecquois idolâtres adorant plus de trois cents idoles placées dans la Maison sacrée d’Allah : la Qabah. Le contexte de la transmission du Message divin fut difficile. Tellement les adversaires de Muhammad, saw, étaient déterminés à lui barrer le chemin. &lt;br /&gt;Dans son ouvrage qui s’intitule  Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan écrit à propos de cette adversité : « l’appel était désormais public, et même si les nouveaux convertis  se formaient discrètement dans la demeure d’Al-arqam, ils n’hésitaient pas à en parler à leur parenté et plus largement autour d’eux. Les chefs de clans percevaient chaque jour davantage la nature du danger qui les guettait : c’était une claire rébellion contre leurs dieux et leurs coutumes qui, à terme, ne manquerait pas de mettre en péril leur pouvoir. Ils décidèrent d’abord d’envoyer une délégation chez l’oncle du prophète, Abû Talib,… Ils lui demandèrent de parler à Muhammad et de faire cesser la diffusion d’un message pour eux dangereux et inacceptable par ce qu’il s’en prenait directement à leurs dieux et à leurs ancêtres. […] Une nouvelle délégation vint voir le prophète et lui proposa des biens, de l’argent et le pouvoir.  Il, saw, refusa une à une leurs offres et confirma que seule l’intéressait sa mission : appeler à la reconnaissance et à la foi en Dieu, l’Unique, quel qu’en soit le prix […] On faisait  courir le bruit que Muhammad était en fait un démoniaque, qu’il brisait les familles, séparait les parents des enfants, les maris de leurs épouses, et qu’il était un propagateur de désordre…  » &lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;br /&gt;o&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-4786831371695104687?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/4786831371695104687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=4786831371695104687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/4786831371695104687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/4786831371695104687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/09/aperu-sur-lunicit-dallah.html' title='Aperçu sur l’unicité d’Allah'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-2384006700290822481</id><published>2008-09-12T16:16:00.001-07:00</published><updated>2008-09-12T16:16:54.396-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur l’importance de la nuit du destin en islam</title><content type='html'>Aperçu sur l’importance de la nuit du destin en islam &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les musulmanes et les musulmans, depuis le VII siècle, le mois  de ramadan est considéré comme un mois sacré, de bénédiction et d’accomplissement de bonnes œuvres en vue de se rapprocher davantage d’Allah.  Dans ce mois, il est une nuit, la nuit du destin ou de la destinée, qui occupe une place on ne peut plus importante dans la vie des fidèles, comme nous pouvons le constater dans les versets qui suivent : Nous l’avons certes fait descendre (le Coran) pendant la nuit de la destinée ; et qui te dira te dira ce qu’est la nuit de la destinée ? La nuit de la destinée est meilleure que mille mois ; durant cette nuit, les anges et l’Esprit descendent, avec la permission de leur seigneur, chargés de tout ordre ; elle est paix jusqu’au lever de l’aube » (Sourate 97 : Al-Qadr).  De fait, les bonnes actions accomplies pendant cette nuit, comme la prière, la récitation du Coran, les aumônes, les invocations valent mieux que ces mêmes actions accomplies pendant mille mois ne comprenant pas cette nuit de la destinée. L’imam Malik rapporte que le Messager d’Allah (saw) a vu les durées de vie des communautés qui passèrent avant lui. Il eut alors le sentiment que  la vie des membres de sa communauté était comparativement bien courte, ce qui ne leur permettait pas de présenter autant de bonnes œuvres que ceux qui les avaient précédés, tant leurs vies étaient longues. Allah lui donna alors la nuit de la destinée, et il fut en sorte qu’elle fût meilleure que mille mois. Mujâhid rapporte que le Messager d’Allah avait fait mention d’un homme parmi les fils d’Israël qui avait porté les armes dans la voie d’Allah pendant mille mois. Les musulmans s’en étonnèrent, Allah révéla alors : «  nous l’avons certes fait descendre durant la nuit de la destinée. Et qu’est ce qui te dira ce qu’est la nuit de la destinée ?  La nuit de la destinée est meilleure que  mille mois. » Meilleure que  les mille mois pendant lesquels cet homme a porté les armes dans la voie d’Allah (Ibn Kathir).  D’après Abû Hurayra, le Messager d’Allah a dit : est venu à vous le ramadan : un mois béni, pendant lequel Allah vous prescrit le jeûne, et pendant lequel sont ouvertes les portes du Ciel, sont fermées les portes de l’Enfer, sont enchainés les rebelles parmi les démons. A Allah appartient, pendant ce mois, une nuit qui est meilleure que mille mois. Celui qui est privé  du bien que  cette nuit, il est vraiment privé (de tout bien). (Ahmad, An-Nasâi). Le prophète a également dit : celui qui prie pendant la nuit de la destinée par conviction de foi, en vue d’Allah et n’attendant sa récompense que d’Allah, ses péchés  passés  lui sont pardonnés (rapporter par Boukhari).  La nuit de la destinée survient chaque année pendant le mois de ramadan. Le compagnon Ubayy Ibn Kab affirmait sans hésitation que cette nuit est la 27 ème    du mois, propos rapporté par Muslim.  Cependant, il est préférable de considérer que le croyant doit en chercher le bénéfice les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan. La tradition  authentique indique de fait que le prophète nous a orientés en disant : cherchez –là parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan. (Boukhari). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-2384006700290822481?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/2384006700290822481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=2384006700290822481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2384006700290822481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/2384006700290822481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/09/aperu-sur-limportance-de-la-nuit-du.html' title='Aperçu sur l’importance de la nuit du destin en islam'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-508770964865491880</id><published>2008-09-05T11:05:00.001-07:00</published><updated>2008-09-05T11:05:30.443-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur la noblesse de caractère en islam</title><content type='html'>La religion islamique est une religion accordant une place on ne peut plus importante à la noblesse de caractère. Cette noblesse de caractère est le fruit des enseignements divins,   de l’éducation, du milieu dans lequel on vit… Ainsi,  si l'on élève une personne en l'habituant à la vertu et à la justice, à l'amour du bien et au désir de le faire, si on l'initie à aimer ce qui est beau et à détester ce qui est ignoble, si bien que cela lui devienne une nature produisant aisément et sans affectation des actes louables, on appelle cela le bon caractère et les actes qu'il réalise tels que pudeur, indulgence, douceur, patience, endurance, générosité, bravoure, justice, charité, et d'autres vertus et perfections semblables, sont méritoires.&lt;br /&gt;Si, au contraire, l'homme a été négligé, n'ayant pas reçu l'éducation appropriée, si on a négligé de cultiver en lui les bons éléments latents qu'il recèle, qu'on l'a habitué au mal, si bien que le mal lui apparaît le bien même, et le bien un mal exécrable, que le vice en actes et en propos lui deviennent une nature, on qualifie alors ce caractère de mauvais et tout ce qu'il produit est répréhensible, tels que mensonge, trahison, impatience, envie, acrimonie, rudesse, obscénité, impudence et d'autres vices semblables. Pour parer à ce danger, l'islam n'a cessé de glorifier le bon caractère et d'exhorter ses adeptes à le cultiver en eux, si bien qu'il apprécie la foi du musulman et son degré d'adhésion à l'islam par le nombre de bonnes qualités qu'il possède. Dieu a couvert d'éloge Son Prophète pour son bon caractère. Il dit :&lt;br /&gt;"Tu es, certes, pétri de très nobles qualités" &lt;br /&gt;(Coran, 68 : 4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il l'a exhorté à en faire sa plus grande part&lt;br /&gt;"Réponds au mal par la façon la plus douce. &lt;br /&gt;Celui qui te traitait en ennemi pourrait, du coup, se muer en fervent allié." &lt;br /&gt;(Coran,  41 : 34)&lt;br /&gt;Dieu a fait des bons caractères un tremplin d'accès au Paradis. Il dit&lt;br /&gt;"Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre Maître, &lt;br /&gt;hâtez-vous vers un Paradis immense, &lt;br /&gt;aménagé aux dimensions des cieux et de la terre, &lt;br /&gt;réservé à ceux qui craignent Dieu, &lt;br /&gt;à ceux qui dispensent leurs richesses en aumône, &lt;br /&gt;qu'ils soient dans la gène ou l'abondance, &lt;br /&gt;qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain. &lt;br /&gt;Dieu aime les âmes généreuses !" &lt;br /&gt;(Coran,  3 : 133)&lt;br /&gt;Dieu a envoyé Son Prophète  pour parachever les bons caractères.&lt;br /&gt;Le Prophète Mohammed dit&lt;br /&gt;"Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères." &lt;br /&gt;( Boukhari)&lt;br /&gt;A maintes reprises, le Prophète Mohammed  montra le mérite des caractères nobles en disant :&lt;br /&gt;"Dans la « Balance », rien n'égale en poids les nobles caractères." &lt;br /&gt;(Recueils: Ahmed &amp; Abou Daoud)&lt;br /&gt;"La piété n'est que le noble caractère."&lt;br /&gt;"Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères."&lt;br /&gt;"Ceux parmi vous qui seront les plus proches de moi le Jour de la Résurrection et que j'estime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères." &lt;br /&gt;( Boukhari)&lt;br /&gt;"Quelle est la meilleure des œuvres", demanda-t-on au Prophète ?&lt;br /&gt;"C'est la noblesse de caractère", répondit-il.&lt;br /&gt;On lui demanda aussi :&lt;br /&gt;"Qu'est-ce qui donne le plus d'accès au Paradis ?"&lt;br /&gt;"C'est la crainte de Dieu et la noblesse de caractère" dit-il. &lt;br /&gt;(Recueil: Tirmidi)&lt;br /&gt;"L'homme", dit le Prophète , &lt;br /&gt;"acquiert les plus hauts degrés au Paradis et les places d'honneur, &lt;br /&gt;rien que par la noblesse de caractère &lt;br /&gt;alors même qu'il n'a que de médiocres pratiques cultuelles."&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Dembaa&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-508770964865491880?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/508770964865491880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=508770964865491880' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/508770964865491880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/508770964865491880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/09/aperu-sur-la-noblesse-de-caractre-en.html' title='Aperçu sur la noblesse de caractère en islam'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-8261275263715692885</id><published>2008-08-31T10:30:00.001-07:00</published><updated>2008-08-31T10:30:50.316-07:00</updated><title type='text'>Aperçu sur la confiance en Allah en islam</title><content type='html'>Aperçu sur la confiance en Allah en islam&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les musulmanes et les musulmans, dans leur vie quotidienne, dans la conception et la réalisation de leurs projets individuels ou communautaires placent toute leur confiance en leur Seigneur,  sans l’intervention duquel ils ne peuvent rien accomplir. La philosophie de cette confiance en Allah en islam consiste à entreprendre, au préalable,  tout ce qui est nécessaire afin d’atteindre les objectifs visés, et mettre sa confiance totale en Allah, qui est Seul capable d’assurer leur réalisation. Plusieurs verstes du Coran, ainsi qu’un refrain,  reviennent sur cette confiance en des termes on ne peut plus explicites. «  Et quand les croyant virent les coalisés, ils dirent : voilà ce qu’Allah et son messager nous avaient promis ; et Allah et son messager disaient la vérité. Et cela ne fut qu’augmenter leur foi et leur soumission »  (33 : 22) ; ou « certes ceux auxquels l’on disait : les gens se sont rassemblés contre vous ; craignez –les ; leur foi s’accrut, et dirent : Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant » (3 : 173 – 174) ; ou encore : « place ta confiance dans le Vivant qui ne meurt jamais » (25 : 58).  Ces versets coraniques, comme tant d’autres que nous n’avons ni le temps ni l’occasion de citer ici, montrent que les croyantes et les croyants, en religion islamique, doivent, quoiqu’il arrive, placent toute leur confiance en Allah qui est, il est vrai, seul capable de leur porter secours. De même que ces versets, un nombre impressionnant des hadiths prophétiques reviennent sur cette confiance en Allah pour davantage encourager les fidèles à s’en remettre au créateur des univers. D’après Ibn Abasse, le prophète (saw) a dit : « toutes les communautés me furent présentées, et je vis un prophète accompagné d’un petit groupe de disciples, un prophète accompagné d’un ou deux disciples et un prophète esseulé. Soudain, je vis une multitude de gens surgir. Je pensais qu’il s’agissait de ma communauté, mais on me dit : il s’agit de Moussa (Moїse) et son peuple. Regarde plutôt du côté de l’horizon. Je regardais, et je vis une grande multitude de gens. On me dit : il s’agit des gens de ta communauté. Soixante mille d’entre eux entreront au paradis sans jugement et sans châtiment. Le prophète (saw) se leva ensuite et rentra chez lui. Mais les compagnons restés sur place se mirent à discuter à propos de ceux qui entreront au paradis sans jugement et sans châtiment.  Les uns dirent : il s’agit peut –être  de ceux furent les compagnons du prophète en ce monde ; d’autres rétorquèrent et dirent : il s’agit plutôt de ceux qui sont nés musulmans sans jamais avoir adoré des idoles. Ils continuèrent à apporter d’autres hypothèses jusqu’à ce le prophète sortit de chez lui et leur dit : de quoi parlez –vous ?  Ils indiquèrent le sujet de leur discussion. Il leur dit alors : il s’agit de ceux qui ne font d’incantations ni pour eux ni pour les autres, qui ne consultent pas les augures et qui placent leur confiance en leur Seigneur» (rapporté par Muslim). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perceived on the confidence in Allah in islam &lt;br /&gt; Moslems and moslems, in their daily life, in the conception and the working&lt;br /&gt;out of their individual projects or of the community repose all their&lt;br /&gt;confidence in their Lord,  without the intervening who they cannot accomplish&lt;br /&gt;nothing.&lt;br /&gt; The philosophy of this confidence in Allah in islam consists to undertake,&lt;br /&gt;previous,  all that is necessary in order to attain aimed objectives, and to&lt;br /&gt;put his total confidence in Allah, who is Only able to make firm their&lt;br /&gt;realization.&lt;br /&gt; Several versts of the Koran, as a refrain,  return on this confidence in terms&lt;br /&gt;one cannot more explicit.&lt;br /&gt; "  And when believing them saw coalitionists, they said :&lt;br /&gt; coming what Allah and his messenger had promised us ;&lt;br /&gt; and Allah and his messenger were telling the truth .&lt;br /&gt; And that was not what to increase their faith and their meekness "  (33 &lt;br /&gt; 22) &lt;br /&gt; or " most certainly those who the one was saying :&lt;br /&gt; peoples himself are reassembled against you ;&lt;br /&gt; fear -them ;&lt;br /&gt; their faith accrued , and said :&lt;br /&gt; Allah suffices us ;&lt;br /&gt; It is our better getting in " (3 &lt;br /&gt; 173 - 174) &lt;br /&gt; or still :&lt;br /&gt; " repose your confidence in the Living person who does not die ever " (25 &lt;br /&gt; 58)&lt;br /&gt; Those koranic versicles, as so many other that we have not neither the time&lt;br /&gt;neither the occasion to quote here, show that believers and believers, in&lt;br /&gt;islamic religion, must, although it arrives, repose all their confidence in&lt;br /&gt;Allah who is, it is true, able to single person to carry them help.&lt;br /&gt; As well as those versicles, a number impressing hadiths prophetic return on&lt;br /&gt;this confidence in Allah for more to encourage Fidèle to himself to put back&lt;br /&gt;him to the universe creator.&lt;br /&gt; After Ibn Abasse, the prophet (saw) to appointed :&lt;br /&gt; " all communities were presented me, and I live a gone with prophet of a minor&lt;br /&gt;groups of disciples, a gone with prophet of an or two disciples and a prophet&lt;br /&gt;lonely.&lt;br /&gt; Suddenly, I live a multitude of peoples to rise.&lt;br /&gt; I was thinking that it was being of my community, but one said me :&lt;br /&gt; it is to Frothed (Mo?&lt;br /&gt; himself) and his people.&lt;br /&gt; Regard rather towards the horizon.&lt;br /&gt; I was regarding, and I live a tall multitude of peoples.&lt;br /&gt; One said me :&lt;br /&gt; it is peoples of your community.&lt;br /&gt; Sixty thousand to will enter them to the paradise without judgment and without&lt;br /&gt;chastisement.&lt;br /&gt; The prophet (saw) rose after and re enterred to him.&lt;br /&gt; But remained local shipmates turned to discuss respecting those who will enter&lt;br /&gt;to the paradise without judgment and without chastisement.&lt;br /&gt; One said :&lt;br /&gt; it himself acts perhaps  of those were shipmates of the prophet in this world&lt;br /&gt;;&lt;br /&gt; others retorted and said :&lt;br /&gt; it is rather of those who born moslems without ever to adore idols.&lt;br /&gt; They continued to bring other hypotheses until this the prophet came out to&lt;br /&gt;them and them appointed :&lt;br /&gt; what are you talking about  ?&lt;br /&gt; They indicated the subject for their discussion.&lt;br /&gt; It says them then :&lt;br /&gt;it is of those who do not do of incantations neither for them neither for the&lt;br /&gt;others , who do not consult augures and who repose their confidence in their&lt;br /&gt;Lord" (brought back by Muslim)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOUMARE Zakaria Demba&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Vous pouvez faire vos commentaires ; dire ce vous penser....&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1917130841719847662-8261275263715692885?l=soumarezakariademba.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/feeds/8261275263715692885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1917130841719847662&amp;postID=8261275263715692885' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8261275263715692885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1917130841719847662/posts/default/8261275263715692885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soumarezakariademba.blogspot.com/2008/08/aperu-sur-la-confiance-en-allah-en.html' title='Aperçu sur la confiance en Allah en islam'/><author><name>SOUMARE Zakaria Demba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04692696967852258471</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_EgQLIn-D8RA/SlYQAnaaDWI/AAAAAAAAAC4/tUtKT_cQb0o/S220/Photo0399.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1917130841719847662.post-7493261341127186490</id><published>2008-08-30T11:34:00.000-07:00</published><updated>2008-08-30T11:37:35.994-07:00</updated><title type='text'>Mémorandum sur le coup d’état du 6 Août contre la démocratie en  Mauritanie</title><content type='html'>Front National pour la Défense &lt;br /&gt;de la Démocratie &lt;br /&gt;(FNDD)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mémorandum&lt;br /&gt;sur le coup d’état du 6 Août contre la démocratie en  Mauritanie&lt;br /&gt;Nouakchott, le 26 Août 2008&lt;br /&gt;             &lt;br /&gt;Introduction&lt;br /&gt;Après le coup d’Etat du 03 août 2005, les membres du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD) se sont engagés à la restauration de la légalité constitutionnelle dans un délai court et précis, à travers la mise en place de réformes constitutionnelles et politiques qui mettent définitivement le pays à l’abri du cercle vicieux des coups d’Etat. C’est ainsi que  le pays, en dépit de  certaines contradictions entre les acteurs politiques et le CMJD, s’est  engagé dans une transition dont l’agenda a été établi en concertation avec l’ensemble de la classe politique et la société civile et avec l’appui de la communauté internationale. Parmi les engagements pris par les membres du CMJD on peut citer notamment : &lt;br /&gt; Le fait qu’aucun des membres du CMJD ou du gouvernement de la transition ne peut se présenter à aucune des élections programmées avec un engagement de neutralité de leur part dans le processus électoral ;&lt;br /&gt; La fixation d’un délai court (19 mois) au terme duquel les militaires rejoindront leurs casernes et remettront le pouvoir aux autorités élues ;&lt;br /&gt; La modification de la constitution pour introduire des garanties constitutionnelles qui consacrent le caractère républicain des institutions et l’alternance pacifique au pouvoir comme principes sacrés et inviolables ;&lt;br /&gt;Ce processus a été couronné par des élections présidentielles dont le bon déroulement, la transparence et la régularité ont été attestés par les observateurs internationaux et admis par les candidats vaincus. Au terme de ce scrutin, le candidat indépendant Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a obtenu 24,79% au premier tour et 52,85% au second tour, alors que son principal challenger, Ahmed Ould Daddah du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) a obtenu 20,68% au premier tour et 47,15% au second tour.&lt;br /&gt;Le Président élu a pris fonction le 19 avril 2007 dans un contexte politique marqué par l’existence d’une majorité présidentielle hétérogène composée essentiellement d’indépendants non affiliés à un parti politique. Le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a nommé Monsieur Zeine Ould Zeidane, arrivé troisième au premier tour des présidentielles, au poste de premier ministre.&lt;br /&gt;Le Président a d’abord tenté de former  un gouvernement d’union nationale, mais la plupart de ses soutiens se sont opposés à cette option. La formation d’un gouvernement politique s’avérait également difficile en raison du morcellement du paysage politique dominé par le  groupe des indépendants. Le Président a privilégié par conséquent la formation d’un  gouvernement  technocratique.&lt;br /&gt;Il faut rappeler qu’au cours de la  période de  transition, les acteurs politiques, la société civile, l’institution militaire et la communauté internationale se sont formellement engagés au respect et à la défense des acquis démocratiques du pays. Cet engagement se trouve aujourd’hui rompu par les putschistes et les partis politiques qui les soutiennent.&lt;br /&gt;Le présent mémorandum vise à éclairer l’opinion nationale et internationale sur les causes véritables de ce coup d’Etat et à répondre aux allégations et autres prétextes avancés par les putschistes.  Il se divise en quatre parties :&lt;br /&gt;La première porte sur le bilan des 15 premiers mois du mandat du Président.&lt;br /&gt;La deuxième explique le processus de déstabilisation mis en place  par la junte militaire commençant par la crise politique provoquée par elle jusqu’au coup d’Etat programmé.&lt;br /&gt;La troisième est consacrée aux conséquences du putsch sur le présent et l’avenir pays.&lt;br /&gt;La quatrième, enfin,  porte sur le front national pour la défense de la démocratie créé après le putsch pour assurer un retour rapide à la légalité constitutionnelle. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Partie I :&lt;br /&gt;Bilan des 15 premiers mois &lt;br /&gt;du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi&lt;br /&gt;Bilan politique, économique et social :&lt;br /&gt;A la suite de sa prise de fonction, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a adressé une lettre de mission au gouvernement dans laquelle il a mis l’accent sur les chantiers importants de son programme :&lt;br /&gt;1. La consolidation de l’unité nationale et l’émancipation sociale ;&lt;br /&gt;2. La refondation de l’État ;&lt;br /&gt;3. L’ancrage de la culture démocratique ;&lt;br /&gt;4. La moralisation de la vie publique ;&lt;br /&gt;5. La croissance économique et la lutte contre la pauvreté ;&lt;br /&gt;6. La promotion des ressources humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la consolidation de l’unité nationale et l’émancipation sociale :&lt;br /&gt;Les principales réalisations dans ce domaine sont le début du  retour de nos compatriotes réfugiés,  l’initiation  de la concertation sur le passif humanitaire et la loi sur la criminalisation de l’esclavage. &lt;br /&gt;Le processus du retour des réfugiés a démarré par un discours adressé par le Président de la République à la Nation le 29 juin 2007. Immédiatement après, une vaste opération de concertation a commencé, ayant impliqué les réfugiés dans leurs sites d’installation au Sénégal et au Mali, les acteurs politiques et les différentes composantes  de la société civile dans le pays. Cette phase a été couronnée par les journées nationales de concertation et de mobilisation pour le retour des réfugiés et pour  le règlement du passif humanitaire, tenues à Nouakchott les, 21, 22 et 23 novembre 2007. A l’issue de ces journées, un programme cadre et un plan d’action ont été adoptés par les participants.&lt;br /&gt;Sur cette base, un accord tripartite a été signé entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCR, portant sur l’organisation des opérations de retour dans la dignité des réfugiés mauritaniens qui vivaient jusque là en exil forcé hors du pays. Un établissement public  (L’Agence Nationale pour l’Accueil et l’Insertion des Réfugiés) a été créé à cet effet  et s’est attelé depuis sa création à coordonner et à superviser les opérations du retour des réfugiés et la mise en œuvre de programmes visant leur insertion dans la vie nationale. Le premier contingent de rapatriés a fait l’objet d’un accueil officiel le 29 Janvier 2008 et,  à ce jour, près de 4 700 compatriotes ont regagné leur pays. Un premier programme d’accueil et d’aide à l’installation a été mis en œuvre. Le montant des dépenses engagées dans ce cadre s’élevait au 6 Août à six cent neuf millions trois cent quarante mille ouguiyas (609 340 000). L’opportunité du retour des réfugiés a été mise à profit pour concevoir un second programme de développement et d’insertion durable destiné aux rapatriés mais aussi aux populations vivant dans les zones d’accueil (environ six cent mille personnes : 600 000). Ce programme avait reçu un premier accueil prometteur de la part des Partenaires Techniques et Financiers de la Mauritanie. Son financement a été estimé à près de quatre vingt dix millions de dollars (90 000 000). Une conférence de mobilisation de ce montant était programmée pour novembre 2008 et plusieurs donateurs avaient manifesté leur intérêt pour ce programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans le cadre de la consolidation de l’unité nationale et de l’émancipation sociale, le gouvernement a présenté au Parlement un projet de loi criminalisant les pratiques esclavagistes, ce mal séculaire et structurel longtemps entretenu. Après la promulgation de cette loi, le gouvernement a élaboré un programme d’éducation et de communication à l’échelle nationale. &lt;br /&gt;Parallèlement, un  programme national de solidarité élargie et de réduction de la pauvreté, ciblant les zones ayant  souffert des pratiques esclavagistes et leurs séquelles, a été élaboré. La mise en œuvre de sa première phase était prévue  pour le second semestre de 2008.&lt;br /&gt;De la refondation de l’Etat de droit :&lt;br /&gt;La préoccupation première du Gouvernement a été une séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Cette période a été marquée par un respect total des libertés d’expression, de réunion et de grève. Ainsi :&lt;br /&gt;• Tous les partis, syndicats et associations ayant déposé des demandes dans les formes légales ont été autorisés sans exception;&lt;br /&gt;• Le parlement a pu exercer normalement toute son activité et notamment son contrôle sur le pouvoir exécutif ;&lt;br /&gt;• Les médias publics étaient également accessibles à tous sans exclusive ;&lt;br /&gt;• Le gouvernement a soumis au parlement un projet de loi portant libéralisation de la communication audiovisuelle ;&lt;br /&gt;• Aucun journal, aucun parti, ni syndicat, ni association n’ont été censurés;&lt;br /&gt;• Aucune grève n’a été interdite ;&lt;br /&gt;Il n’y avait aucun détenu d’opinion dans les prisons mauritaniennes jusqu’au 6 août dernier tout au moins.&lt;br /&gt;De la moralisation de la vie publique :&lt;br /&gt;La première des réformes entreprises dans ce domaine fut celle de la transparence dans la gestion des affaires publiques et qui a commencé par l’obligation de déclaration de patrimoine pour le Président de la République, le Premier Ministre et les membres du gouvernement. Cette mesure, faite d’abord sur une base volontaire, fût par la suite transformée en obligation pour tous les gestionnaires de deniers publics, dans le cadre de la loi sur la transparence financière adoptée en 2007 par le parlement. Elle impose à ceux-ci de déclarer leur patrimoine  au début en cours  et à la fin de leur fonction. Une commission de supervision a été désignée à cet effet sous l’autorité du Président de la Cour Suprême. &lt;br /&gt;Pour conforter la moralisation par un changement comportemental, le Président de la République a donné des instructions fermes au gouvernement de s’abstenir de toute interférence dans les processus de passation des marchés, frustrant ainsi ceux qui, jusque-là, ont profité de ce genre de faveurs. &lt;br /&gt;De même, le gouvernement, toujours sur instruction du Président, a soumis au Parlement, qui l’a adopté, un projet de loi sur la Haute Cour de Justice habilitée à juger le Président de la République en cas de haute trahison et les membres du Gouvernement pour les fautes commises dans l’exercice de leur fonction.&lt;br /&gt;Pour parachever la mise en place des instances constitutionnelles et élargir la base de la concertation, le Président a instruit le gouvernement à l’effet de créer un Conseil Economique et Social. Les membres de ce conseil ont été désignés.&lt;br /&gt;De l’ancrage de la culture démocratique :&lt;br /&gt;Un département spécialement chargé de la  société civile a été créé. Des journées de concertation ont été organisées avec la participation des ONGs, des associations et d’autres acteurs de la société civile. Elles ont abouti à l’adoption d’un programme de redynamisation des  instances de la société civile et de promotion de la concertation entre l’Etat et ces instances. &lt;br /&gt;Le gouvernement a également défini un statut pour le chef de l’opposition démocratique. La Présidence de la République a scrupuleusement respecté le calendrier de concertation fixé entre le Président de la République et le chef de file de l’opposition démocratique. De plus, des rencontres entre le Président de la République et les dirigeants des différents partis politiques d’opposition avaient régulièrement lieu, à l’initiative du Président de la République ou à celle des concernés.&lt;br /&gt;Au bout d’un an de gouvernement technocratique, la demande était devenue de plus en plus pressante pour un gouvernement politique, en particulier de la part des députés de la majorité présidentielle, mais aussi, de celle de l’opposition démocratique qui, elle, réclamait un gouvernement d’union nationale. Cette option semblait maintenant envisageable étant donné que les indépendants (qui formaient le plus grand groupe parlementaire) se sont regroupés avec le RDU dans un nouveau parti politique ADIL, devenu le principal parti de la majorité présidentielle. &lt;br /&gt;La constitution de ce gouvernement politique et l’ouverture sur l’opposition étaient devenues possibles après la reconnaissance de plusieurs partis politiques dont Tewassoul qui est représenté au Parlement. &lt;br /&gt;Un gouvernement d’ouverture politique a été alors formé en mai 2008, couronnant un processus de concertation qui a englobé tous les partis politiques représentés au sein du parlement (RFD, Tewassoul, UFP) et même certains partis non représentés (El Vadila)…. Ce gouvernement à permis d’intégrer, outre l’APP qui était déjà présente, des partis importants tels que l’UFP, Tewassoul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le RFD principal parti d’opposition avait rejeté l’offre de participation à ce gouvernement conditionnant celle-ci par la formation d’un gouvernement d’union nationale sur des bases plus étendues et plus larges. Il inscrivait sa démarche dans la recherche d’une union nationale autour du Président de la République en vue de promouvoir les réformes que réclame la situation. Cette option avait effectivement été décidée et suivie par l’ensemble de l’opposition démocratique au lendemain des résultats du second tour de l’élection présidentielle.  Mais depuis le mois de juin 2008 le leader de l’opposition démocratique a mis fin unilatéralement aux rencontres périodiques et réglementaires avec le Président, préférant engager des pourparlers directs-selon ses déclarations- avec les militaires. Par la suite, ses parlementaires collaboreront malheureusement en tous points avec les députés lies aux généraux, et ce, durant toutes les étapes de la crise : motion de censure, appel à la démission du Président de la République, demande d’une session extraordinaire du parlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la croissance économique et la lutte contre la pauvreté :&lt;br /&gt;Si la gestion du processus démocratique a été remarquable, pour l’essentiel, durant la période de transition, il n’en n’a pas été de même pour celle relative aux finances publiques. On se souvient que l’exercice 2006 a été exceptionnel en matière de recettes avec une production pétrolière record, 
