vendredi 7 août 2009

Mes quatre vérités

On a souvent surnommé M. Aziz « le président des pauvres ». Ce surnom colle-t-il réellement à la personnalité et aux actes de celui qui vient tout juste de retrouver son poste à la tête de la magistrature suprême de la Mauritanie ? En tout cas, nous le saurons bientôt. Pour l’instant, contentons – nous de souligner qu’aujourd’hui, plus qu’hier sans doute, les citoyennes et le citoyens mauritaniens ont plus que jamais besoin d’un dirigeant capable d’écouter leurs misères, afin d’en trouver des solutions immédiates et adéquates. La Mauritanie est classée parmi les pays les plus pauvres de la planète, malgré ses ressources naturelles (pétrole, fer, cuivre, etc.) et humaines. Pour sortir de cette pauvreté, le président Aziz doit résolution s’engager dans un combat sans merci contre les maux qui gangrènent la société mauritanienne. Ces maux, de nature on ne peut plus diverse et inquiétante, concernent entre autres la pauvreté, la corruption, le favoritisme ethnique ou clanique, le gaspillage des biens de l’Etat, l’analphabétisme, le manque de civisme et de patriotisme, etc. Tout cela, de fait, conduit le pays à sa perdition. Il n’est plus besoin aujourd’hui de souligner les conséquences de ces maux sur le quotidien des populations, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Tellement elles ont l’impression de se retrouver dans une impasse qui les dépasse. Pour en avoir le cœur net, prenez le temps, si minime soit-il, de vous promener, si d’aventure vous habitez à Nouakchott, dans certains quartiers de notre capitale pour vous rendre compte à quel point la situation est dramatique. Aujourd’hui, en ce début du troisième millénaire, il est choquant sinon révoltant de remarquer que dans ces quartiers (Basra, Netek, 5ème, 6ème…) les besoins les plus élémentaires des habitants ne sont jamais satisfaits. L’eau potable (ou l’eau tout simplement), l’électricité et l’hygiène font cruellement défaut. Force est donc de constater que M. Aziz a du pain sur la planche. S’il veut objectivement mériter le surnom qu’on lui a attribué, il doit retrousser ses manches, « descendre dans la boue » aux côtés des populations, afin de leur permettre d’avoir le minimum de bien –être.
SOUMARE Zakaria Demba
soumarezakariademba.blogspot.com

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