jeudi 25 décembre 2008

Mes quatre vérités

Mes quatre vérités
La République de Guinée vient de perdre son dictateur. Lassana Conté à dirigé d’une main de fer ce pays pendant plus de vingt ans, sans partage. Aussitôt sa mort annoncée, les militaires s’emparèrent du pouvoir, occupent la radio, suspendent la constitution, annoncent un communiqué et refusent au président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Samporé, d’assurer, pendant une période de soixante jours, la transition avant d’organiser une élection présidentielle démocratique qui donnerait le pouvoir à un civile démocratiquement choisi par les peuples de Guinée. Ces militaires, qui viennent de choisir le capitaine Moussa Dadis Camara comme leur chef devant succéder à Lassana Conté, fixent la prochaine élection à la fin de 2010. « Selon plusieurs de ses camarades, interrogés par l'AFP, ce quadragénaire fut l'un des meneurs, au printemps 2007, de la révolte des soldats qui réclamaient notamment le paiement d'arriérés de soldes et une augmentation de leur traitement. Les violences avaient fait au moins huit morts. Il a aussi activement participé aux mutineries de mai dernier, quand des soldats mécontents réclamèrent, avec succès, le paiement de prises promises et la libération de militaires détenus. Des affrontements entre policiers et militaires avaient alors fait une dizaine de morts. »
Cette situation, condamnable sans doute, reflète le contexte social, économique et politique dans lequel les Africains vivent depuis le lendemain des indépendances. Les dicteurs s’accrochent au pouvoir à l’image d’un Oumar Bongo, d’un Idris Debi…, pillent les richesses du pays avec toute la complexité de leur entourage ; tandis que les citoyennes et les citoyens pataugent dans la misère, la pauvreté et la paupérisation de plus en plus galopante et inquiétante. Aujourd’hui, en Afrique, rares sont les chefs d’Etat qui quittent le pouvoir à l’issue d’une élection démocratique et transparente. Nous avons hélas l’impression que désormais, en ce continent, les deux seuls moyens permettant à ces dictateurs d’abandonner le pouvoir sont malheureusement le coup d’Etat militaire et la mort naturelle. Les chefs d’Etat du continent doivent prendre conscience des intérêts de leurs pays respectifs, et respecter leurs constitutions qui fixent le mandat présidentiel. Nous avons vu d’un bout à l’autre du continent des dictateurs qui ont changé ou manifesté leur intention de changer la constitution afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. De telles attitudes ne profiteront pas au vieux continent. Ce que la Guinée et la Mauritanie sont en train de vivre en ce moment n’est pas digne de respect des droits de l’homme et du citoyen. Les citoyens, qui manifestent implicitement ou explicitement leur mécontentement doivent continuer à le faire ; le salut de notre continent, de nos pays en dépend largement.

SOUMARE Zakaria Demba

lundi 15 décembre 2008

Mes quatre vérités

Les Mauritaniennes et les Mauritaniens, depuis plusieurs mois, sont comme contraints de vivre sous un régime militaire, et antidémocratique, dont les dirigeants, de jour en jour, manifestent, d’une manière implicite, l’envie de s’accrocher davantage au pouvoir. Depuis qu’ils ont chassé du pouvoir le président démocratiquement élu, Sid Ould Abdallahi, ces militaires n’ont pas défini une réelle politique de sortie de crise. De plus en plus, hélas, le pays s’enfonce dans une situation économique, politique et sociale on ne peut plus inquiétante. Les citoyennes et les citoyens de notre pays ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer pour se tirer d’affaire ; tellement ils se sentent envahis de tous côtés par des difficultés insurmontables. Pour sortir la Mauritanie dans la situation critique dans laquelle elle se trouver aujourd’hui, il n’y qu’une seule solution : le retour à un régime civile et démocratique. Je ne plaide pas pour le retour de l’ex-président. Mais en tous les cas de figure, il revient aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens de décider de l’avenir de leur pays. Les militaires au pouvoir en ce moment doivent accepter d’ouvrir un réel dialogue avec les peuples, toutes tendances politiques et sociales confondues, afin de déterminer les voies et moyens permettant à notre nation d’éviter le pire. Tout observateur attentif de la situation politique de la Mauritanie actuelle sait que ce pays court tout droit à sa perte si une solution adéquate à la crise qu’il traverse n’’est pas trouvée dans un bref délai. Il faut, en d’autres termes, que nous finissions avec cette tradition de coups d’Etat, d’opportunisme, d’égoïsme et d’hypocrisie qui caractérise nos dirigeants depuis plusieurs décennies. Il est temps que nous regardions de l’avant ; afin de nous adapter aux normes de notre époque. Un pays ne peut pas aller de l’avant s’il est pris en piège par quelques personnes dont le seul objectif est de s’accaparer du pouvoir, piller les ressources du pays.

SOUMARE Zakaria Demba