mardi 21 octobre 2008

Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles

Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles

En islam, le rapport reliant les croyantes et les croyants à leur Seigneur est un rapport ne souffrant d'aucune négligence. Allah, depuis Son Trône, a, de part Sa science, Son omniscience et Sa grandeur, exerce un contrôle sur les actes apparents et cachés des fidèles : «  a Allah appartient tout ce qui est dans le ciel et sur la terre ; que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut » (Coran, 2 : 284). Les musulmanes et les musulmans, depuis le VII siècle où le Coran fut, graduellement, révélé au dernier des prophètes, Muhammad (saw), ont conscience de cette réalité, de cette proximité d'Allah, de Sa « surveillance ». Plusieurs verstes du Coran reviennent, telle une rengaine, sur cette « surveillance », ce contrôle permanent du Seigneur des univers sur Sa création, Ses créatures: Dieu a dit:
«Dieu qui voit tes changements de position parmi ceux qui se prosternent (les prieurs)» (26 : 219) ;
«Il est avec vous là où vous soyez» 57 : 4) ;
«Rien n’échappe certainement à Dieu ni sur terre ni dans le ciel» (3 : 5) ;
«Ton Seigneur ne laisse rien échapper à Son observation vigilante» (89 : 14) ;
«Il sait le moindre regard qui trahit et ce que cachent les poitrines» (40 : 19) ;
Les versets concernant ce chapitre sont très nombreux et bien connus.
Pour ce qui est des hadiths, en voici quelques-uns:
Le calife ‘Omar a dit: «Alors que nous étions un jour assis auprès du Messager de Dieu , voilà que se présenta à nous un homme dont les vêtements étaient très blanc et les cheveux très noirs. Il ne portait aucune marque de voyage et nul parmi nous ne le connaissait. Il s’avança pour venir s'asseoire, face du Prophète , plaçant ses genoux contre les siens et posant les paumes de ses mains sur ses cuisses. Il dit au Prophète: «informe-moi, O Mohammad, sur l’Islam!». Le Messager de Dieu dit: «L’Islam consiste à attester qu’il n’y a pas de divinité autre que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Il consiste aussi à observer correctement la prière, à s’acquitter de l’aumône légale (zakat), à faire le jeûne de Ramadhân et à effectuer le pèlerinage de la Mecque si on en a les moyens». L’autre dit: «Tu as dit vrai». Nous fûmes étonnés de voir cet homme s’informer auprès de lui et en même temps l’approuver. Puis il dit: «Informe-moi sur la foi!». Il lui dit: «La foi consiste aussi à croire à Dieu, en Ses anges, Ses livres, Ses Messagers et au jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais». Il dit: «Tu as dit vrai». Il dit encore: «Informe-moi sur la foi parfaite!». Il dit: «C’est le fait d’adorer Dieu comme si tu Le voyais, car si toi tu ne Le vois pas, Lui te voit». Il dit: «Informe-moi sur l’Heure (du jugement dernier)!». Il dit: «Celui qui est interrogé n’en sait pas plus sur elle que celui qui l’interroge». Il dit: «Informe-moi sur ses signes précurseurs!». Il dit: «Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse. Quand tu verras le va-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, se montrer chaque jour plus arrogants dans leurs constructions, voilà les signes de l’Heure». Puis l’homme partit. Je restai un certain temps (trois jours) à ne rien demander sur cette affaire, puis le Messager de Dieu me dit: «‘Omar! Sais-tu qui est celui qui est venu m’interroger?» Je dis: «Dieu et Son Messager le savent mieux que moi». Il dit: «C’est l’Ange Gabriel venu vous apprendre votre religion». (Mouslim)
61. Selon Abou Dharr et Mou’adh Ibn Jabal , le Messager de Dieu a dit: «Crains pieusement Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves (seul ou avec des gens). Fais suivre la mauvaise action par la bone et voilà qu’elle l’efface. Sois affable et courtois avec les gens».
62. Ibn ‘Abbas a dit: «J’étais une fois assis en croupe sur la monture du Prophète quand il me dit: «Jeune homme! Je vais t’enseigner ces quelques paroles: Observe les commandements de Dieu et Dieu te préservera. Observe les commandements de Dieu et tu trouveras Dieu à tes côtés. Quand tu demandes quelque chose, demande-la à Dieu. Quand tu as besoin d’aide, demande-la à Dieu. Sache que si tout le monde s’associait pour te faire du bien, ils ne pourront le faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Que s’ils se coalisaient tous pour te faire du mal, ils ne pourraient te faire que le mal que Dieu a déjà écrit pour toi. Les calames (du destin) se sont depuis longtemps arrêtés d’écrire et l’encre des pages (du destin) est désormais bien sèche». (Tirmidhi)
Dans une autre version: «Observe les commandements de Dieu et tu Le trouveras devant toi. Cherche à connaître Dieu dans ton aisance et Il te connaître dans ta gêne. Sache que ce qui t’a raté ne pouvait t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne pouvait te rater. Sache que la victoire va de pair avec la patience, que la guérison va de pair avec la maladie et qu’avec toute situation gênante il y a une situation aisée».
63. Anas a dit: «Vous faites certainement des choses qui son à vos yeux plus fines que les cheveux alors que du temps du Messager de Dieu nous les considérions comme des péchés mortels».
64. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit: «Dieu est jaloux. Ce qui provoque la jalousie de Dieu le Très-Haut c’est quand l’homme fait ce que Dieu lui interdit de faire».
65. Abou Hourayra rapporte qu’il a entendu dire le Prophète : «Dieu a voulu une fois éprouver trois des enfants d’Israël: Un lépreux, un teigneux et un aveugle. Il leur envoya donc un Ange (sous l’apparence humaine) qui alla trouver le lépreux et lui dit: «Quelle est la chose que tu aimerais le plus avoir?» Il lui dit: «Un beau teint et une peau saine. Je voudrais aussi me débarrasser de ce qui provoque le dégoût des autres». L’Ange lui passa la main sur le corps et voilà que partit son aspect repoussant et que lui fut donné un beau teint. Il lui demanda alors: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?». Il dit: «Les chameaux» (ou les bovins, le narrateur à un doute). Il lui donna aussitôt une chamelle à son dixième mois de grossesse et lui dit: «Puisse dieu te la bénir!»
Puis il alla trouver le teigneux et lui demande: «Qu’aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Une belle chevelure afin de ne plus inspirer de dégoût». L’Ange lui passa la main sur la tête et du coup il ne resta plus teigneux et eut une belle chevelure. Il lui dit alors «Quelle sorte de biens désirerais-tu le plus?». Il dit: «Les bovins». Il lui donna une vache pleine et lui dit: «Que Dieu te la bénisse!».
Il alla enfin trouver l’aveugle et lui demanda: «Quelle chose souhaiterais-tu le plus?» Il dit: «Qu’on me rende la vue afin que je puisse voir les autres». L’Ange lui passa la main sur les yeux et voilà qu’il vit de nouveau. Il lui dit: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Les ovins», et il lui donna une brebis prolifique. Les deux premiers eurent un produit abondant et le troisième se vit naître plusieurs agneaux. Si bien que l’un d’eux eut bientôt une vallée pleine de chameaux, l’autre une vallée pleine de bovins et le dernier une vallée pleine d’ovins.
Puis l’Ange alla trouver le lépreux en prenant l’ancienne apparence du lépreux et lui dit: «Je suis un malheureux voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a donné ce beau teint, cette peau saine et ces abondantes richesses, de me donner un seul chameau afin que je puisse poursuivre mon voyage.» Il lui dit: «Je paie déjà assez d’impôts». Il dit: «Il me semble bien te connaître; est-ce que tu ne serais pas cet ancien lépreux repoussé par les autres et pauvre?» Il dit:«J’ai plutôt hérité ces richesses de mes nobles ancêtres». Il dit: « Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»
Puis il alla trouver le teigneux en se présentant sous l’aspect qu’il avait avant sa guérison. Il lui demanda la même chose qu’à son compagnon et lui posa les mêmes questions. Il eut les mêmes réponses. Il lui dit: «Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»
Il alla enfin trouver le troisième sous l’apparence d’un pauvre aveugle et lui dit: «Je suis un homme misérable et un voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul aujourd’hui ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a rendu la vue, de me donner un seul mouton pour me permettre de subvenir aux frais de mon voyage». Il lui dit: «J’étais effectivement aveugle et Dieu m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Dieu, je ne te demanderai jamais de me rendre quelque chose que tu auras prise au nom de Dieu Tout Puissant». L’Ange lui dit alors: «Garde tes richesse car j’ai voulu seulement vous mettre à l’épreuve. Ainsi donc Dieu t’a accordé Sa satisfaction et a frappé de Sa colère tes deux compagnons. (URA)
66. Selon Abou Ya’la Ibn Aws , le Prophète a dit: «Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet de Dieu de vais espoirs». (Tirmidhi)
Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
67. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Comme signe de bonne appartenance de quelqu’un à l’Islam c’est son abstention de tout ce qui ne le regarde pas». (Tirmidhi)
68. Selon ‘Omar , le Prophète a dit: «On ne demande pas à l’homme pourquoi il a frappé sa femme». (Abou Dâoud)
SOUMARE Zakaria Demba

dimanche 12 octobre 2008

Aperçu sur le mérite de la science en islam

Aperçu sur le mérite de la science en islam

Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines. L'islam, de fait, ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques versets coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam :
1.Dieu le Très-Haut a dit:
«Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114) ;
«Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;
«Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11) ;
«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28).
2.Dans la tradition prophétique, on nous rapporte :
Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ;
selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ;
selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;

selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;
selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :
1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;
2) Une science dont les gens tirent un profit ;
3) Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;
il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant» (Attirmidhi) ;

selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour» (Attirmidhi) ;
NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ;
Al-Albâni a jugé également ce hadîth faible.
Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres» (Attirmidhi) ;
Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme» (Abou Dawùd) ;
Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue» (Attirmidhi) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu» (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection» (Abou Dawûd) ;
Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».
SOUMARE Zakaria Demba

Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines. L'islam, de fait, ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques verstes coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam :
1.Dieu le Très-Haut a dit:
«Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114) ;
«Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;
«Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11) ;
«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28).
2.Dans la tradition prophétique, on nous rapporte :
Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ;
selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ;
selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;

selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;
selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :
1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;
2) Une science dont les gens tirent un profit ;
3) Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;
il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant» (Attirmidhi) ;

selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour» (Attirmidhi) ;
NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ;
Al-Albâni a jugé également ce hadîth faible.
Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres» (Attirmidhi) ;
Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme» (Abou Dawùd) ;
Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue» (Attirmidhi) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu» (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection» (Abou Dawûd) ;
Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».
SOUMARE Zakaria Demba

Honte à nos dirigeants !

Le monde traverse, depuis quelques mois, une crise financière qui, des Etats-Unis à l’Europe, en passant par le contient africain au sud et au nord du Sahara, le Proche et Moyen Orient, l’Asie…, inquiète plus d’un observateur attentif. Comme à leur habitude dans de pareilles circonstances, quarante quatre dirigeants politiques de l’Afrique subsaharienne se sont donnés rendez –vous hier, le 11 octobre 2008, aux Nations unis pour exprimer leurs inquiétudes, rappeler aux responsables politiques des pays riches de ne pas les oublier, de leur apporter leur aide dans une conjoncture économique troublante qui risquerait de frapper l’Afrique de plein fouet. Encore une fois, hélas, nos dirigeants font honte à leurs citoyennes et citoyens. Aujourd’hui, le continent africain et les Africains, au sud et au nord du Sahara, sont à la fois victimes du déséquilibre dans les termes des échanges entre les pays du Nord, égoïstes, et l’incompétence, la corruption et le laxisme de leurs dirigeants. Il serait presque ici un truisme que de rappeler que l’Afrique est, depuis les indépendances il y a près d’un demi siècle, malade de ses dirigeants irresponsables qui, à chaque fois qu’une occasion de ce genre se présente, n’hésiteront pas à quémander auprès d’une communauté internationale hypocrite, à un Occident arrogant et individualiste au nom de leurs peuples. Cependant, nous savons que les peuples africains au nom desquels les aides sont sollicitées n’en bénéficient pas ; que ces aides « tombent » toujours dans de « paradis fiscaux » en Europe. Ce qui, il est vari, nous renvoie à la case de départ : l’argent retourne d’où il est venu au grand profit des dirigeants africains corrompus et de leurs complices occidentaux. Le contient africain ne pourra jamais sortir de sa situation de sous développement tant qu’il n’aura pas au préalable régler ce problème. Aujourd’hui, dans ce contient qui ne manque pas des ressources naturelles et humaines, un réel programme de responsabilisation des responsables politiques doit être mis en place. Quand dans un continent ceux qui dirigent non pas de réel pouvoir, ne sont que des valets des puissances étrangères au détriment de leurs propres citoyens, aucune solution permettant d’envisager un développement au court, moyen ou long terme ne saurait être à l’ordre du jour. Les peuples africains doivent, à un moment donné de leur histoire, s’arrêter, s’interroger et oser s’opposer à la lâcheté de leurs dirigeants.

SOUMARE Zakaria Demba

mardi 7 octobre 2008

La fin d'un ultimatum

La fin d'un ultimatum
Le pouvoir militaire, instauré en Mauritanie depuis plus de deux mois, après un coup d'État renversant le président démocratiquement élu par les citoyennes et les citoyens mauritaniens, avait, la semaine dernière, réussi un délai au terme duquel il doit (ou devrait) remettre, sans condition particulière, le pouvoir au président déchu, M. Midi Ould Abdallah. Nous voilà au terme de ce délai, et aucune réaction digne de ce nom de la part de nos militaires ne se fait entendre. Nous ne partageons pas, cependant , une telle prise de position de l'Union africaine. Ce qui, de fait, doit être posé aujourd'hui comme préalable à l'instauration de la de démocratie, du pouvoir civil en République Islamique de Mauritanie, c'est bien de contrainte les auteurs de ce coup d'État à définir un programme électoral cohérent ; à manifester leurs réelles motivations ; à exprimer clairement, sans aucune forme d'hypocrisie aux Mauritaniennes et aux Mauritaniennes leur intention de ne pas s'accrocher au pouvoir, comme cela s'est passé ailleurs dans le continent africain où, après avoir chassé le dictateur de la tête de l'État, « les sauveurs » se sont accrochés au pouvoir. A titre illustra tif, nous avons encore en mémoire la célèbre phrase de Robert Guèye : «  nous sommes venus pour balayer la maison ». Et l'on sait comment les balayeurs ont été eux-mêmes balayés après avoir sali ce qu'ils ont balayé la veille. Si nous ne voulons pas assisté au même scénario en Mauritanie, il est de la responsabilité de tous les citoyens mauritaniens, hommes et femmes confondus, de s'engager dans un programme de contestation de tout régime ne relevant pas de la vérité des urnes. Nous devons, par la même occasion, refuser de laisser traiter nos problèmes par des organismes externes, comme l'Union africaine qui, elle -même, n'arrive presque jamais à régler ses problèmes internes. Le débat qui doit être engagé aujourd'hui en Mauritanie doit être un débat interne, réunissant les partis politiques de toutes tendances confondues et tous les membres de la population. Le problème de l'Afrique en général et de la Mauritanie en particulier est lié au fait que les Africains (et les Mauritaniens) ne se sentent jamais assez responsables pour trouver eux-mêmes des solutions à leurs problèmes. Nous sommes de fait désolé de le rappeler. Mais il est parfois salutaire de nommer « un chat un chat ». A un moment donné de son histoire, un peuple doit faire une pause et se poser un certain nombre de questions sur son destin, ses responsabilités...Nous ne pouvons jamais aller de l'avant si nous n'acceptons pas d'assumer nos responsabilités ; si nous n'acceptons pas de nous départir de la mentalité d'assistance, d'assistés tendant toujours la main à l'Occident hypocrite, à une Union africaine caricaturale. Les Mauritaniens ne doivent nullement tenir compte de cet ultimatum. Nous ne cautionnons pas le pouvoir qui est en place en ce moment dans notre pays : nous voulons seulement que nos problèmes soient réglés par nous -mêmes, entre nous -mêmes, sans aucune intervention externe qui, il est vrai, ne fera qu'envenimer la situation

SOUMARE Zakaria Demba

lundi 6 octobre 2008

Les ratés de la rentrée scolaire

Dans moins d'un mois, les élèves de la Républiques mauritanienne reprendront le chemin de l'école comme la plupart de ceux de la sous-région. Après trois ou quatre mois de vacances scolaires, les voilà qui se retrouvent pour partager, durant les neuf mois de l'année scolaire, les mêmes joies, les mêmes angoisses et les mêmes déceptions. Dans moins de deux ou trois semaines, de fait, ils se retrouveront devant la même situation de manque de conditions matérielles qui, il est vrai, les empêche de travailler convenablement. Durant les neuf mois que dureront l'année scolaire, nos pauvres élèves se verront comme obligés de se contenter, impuissants, de leur triste sort.
De fait, un état des lieux, si rapide soit-il, sur la situation générale des écoles mauritaniennes en générale et celles du sud du pays en particulier suffit aujourd'hui pour nous rendre aisément compte combien les conditions dans lesquelles évoluent nos élèves est de nature à susciter de très vives inquiétudes devant interpeller les autorités publiques et les organisations non gouvernementales de bonne volonté.
Dans certains villages, en effet, rares sont les salles de classes dont le nombre d'élèves ne dépasse pas la centaine. Face à une telle situation de désolation généralisée où plus de cent élèves se retrouvent dans une salle de classe, les enseignants ne savent plus à quel saint se vouer pour mener à bien leur classe. A cela, de fait, il faudrait ajouter le manque on ne peut plus inquiétant d'équipements (matériels pédagogiques, tables, chaises, entre autres).
Certains de nos villages, ne supportant plus une telle démission de nos autorités en matière d'investissement pour la construction des infrastructures, sont obligés eux-mêmes de prendre en charge la construction de leurs écoles et de leur équipement matériel, grâce aux fonds envoyés par leurs ressortissants se trouvant en Europe. Il est, de fait, de la responsabilité de notre Etat en général et du Ministère de l'Education nationale en particulier de refuser cela. Il n'est pas, en d'autres termes, de la responsabilité des populations locales de s'occuper de la construction des écoles, encore moins de leur équipement. Si la Mauritanie veut réellement entrer dans le monde "moderne", elle doit au préalable accorder une attention particulière au bon fonctionnement de son système éducatif. Et le bon fonctionnement de ce système éducatif suppose que toutes les conditions matérielles soient d'abord mises en place afin de permettre à nos élèves d'évoluer dans le domaine des connaissances d'une manière positive.
Si les élèves ne disposent pas de salles de classes suffisantes, bien équipées et modernes, s'ils ne sont pas bien équipés en matériels scolaires suffisants (livres et autres fournitures scolaires) pour leur développement intellectuel, si les enseignants ne sont pas aidés dans leur travail, si l'État refuse de faire face à ses responsabilités, il va sans dire que l'avenir de nos élèves est plus que jamais menacé. Pour éviter cela, un programme cohérent de développement infrastructurel (construction et équipement des nos écoles, des bibliothèques) doit vraiment être défini sans délai.
SOUMARE Zakaria Demba

dimanche 5 octobre 2008

Mes quatre vérités

Depuis la création du site de Cridem, les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne ont eu, plus que jamais sans doute, la possibilité de non seulement s'informer sur ce qui se passe dans leur pays, mais aussi de dire leurs quatre vérités à qui veut les entendre, d'apporter un regard on ne peut plus critique sur les affaires sociales, politiques, économiques et culturelles de leur pays. Ce qui, il est vrai, était presque impossible, et relevait d'un grand défi il y seulement quelques mois. Il ressort, de fait, des différents articles publiés sur ce site une image d'une Mauritanie qui se cherche, qui va mal, qui essaie, tant bien que mal, de se remettre de deux décennies de dictature. Il est sans doute vrai qu'un pays comme le nôtre ne peut pas prétendre aller mieux quand une vraie politique de développement n'est pas mise en place. Un pays va mal quand les deux ou trois tiers de la population se trouvent dans la pauvreté, la paupérisation ; oui un pays va mal quand les enfants issus des familles pauvres sont comme condamnés d'hériter la pauvreté de leurs parents ; un pays va mal quand les filles ne bénéficient pas au même traitement dans la scolarisation ; un pays va quand, dans le quotidien, des centaines de pères de famille ne savent pas à quel saint se vouer, tellement ils se sentent envahis des difficultés de toute sorte ; un pays va mal quand la richesse de la nation, toute la richesse, est partagée par une minorité ; un pays va mal quand on refuse de s'attaquer "frontalement" à la corruption, au laxisme ; quand ceux qui detournent les biens publics de l'Etat dorment sur leurs deux oreilles sans être inquiétés par une éventuelle poursuite judiciaire ; un pays va mal quand ses intellectuels choisissent l'aventure sous d'autres horizons ; quand ses diplômés sont sans travail, et abandonnés à eux-mêmes. Pour que notre pays, la Mauritanie, puisse réussir son entrée dans le concert des nations qui veulent réellement aller de l'avant, qui travaillent à trouver des solutions concrètes aux défis auxquels leurs citoyens sont confrontés, nos autorités doivent accepter de faire un sacrifice. Faire un sacrifice, c'est, avant tout, accepter de reconnaître l'existence des défis cités plus haut. C'est, en d'autres termes, accepter d'écouter les populations. Nous avons l'impression, hélas, que dans ce pays les citoyens ont longtemps été oubliés par les pouvoirs publics. Le président de la République, depuis son arrivée à la tête de la magistrature suprême il y quelques mois, a entamé une politique de rapprochement, qui le distingue de ses prédécesseurs, qui doit être soutenue par toutes les parties sociales mauritaniennes. C'est, à notre avis, la seule solution permettant de sortir de la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui en Mauritanie.


SOUMARE Zakaria Demba

samedi 4 octobre 2008

Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)

Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)

Hadiths 1
Le Commandeur des Croyants, Aboû Hafs Omar ben El-Kattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l` Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Les actions ne valent que par leurs intentions". (niya):
«Chacun ne recevra la récompense qu`il mérite que selon ce qu`il a entendu faire. A celui qui a accompli l`hégire pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son hégire lui sera comptée, comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l`a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son hégire lui sera comptée selon ce qu`il recherchait alors».

Hadiths 2
Omar (que Dieu soit satisfait de lui) a dit encore :
"Un jour, nous étions assis en conférence chez l`Envoyé de Dieu (sws) et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait.
Il prit alors place, en face du prophète (sws). Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
«O Mohammed, fais-moi connaitre l`Islam».
L`Envoyé de Dieu (sws) dit alors:
«L`Islâm consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadhân, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allâh si les conditions de voyage rendent la chose possible».
Son interlocuteur lui répondit: «Tu as dit vrai», et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit «Fais-moi connaître la Foi». Le Prophète répliqua:
«La foi consiste en ce que tu dois croire à Allâh, à Ses Anges, à Ses Livres. a Son Prophète, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal».
L`homme lui dit encore: «Tu as dit vrai»" et il reprit: «Fais-moi connaître la vertu», et le Prophète lui répondit:
«La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit».
L`homme lui dit encore: «Fais-moi connaître l`Heure (du Jugement Dernier)», et le Prophète lui répondit:
«Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne».
Là-dessus, l`homme lui dit: «Mais fais m`en connaître les signes précurseurs», et le Prophète lui répondit:
«Ce sera lorsque la servante engendrera sa maîtresse, lorsque tu verras les va-nu-pieds, ceux qui vont nus, les miséreux, les pâtres se faire élever des constructions de plus en plus hautes».
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
«O Omar, sais-tu qui m`a interrogé?».
«Non», répondis-je ! «Allâh et son Envoyé, en cette matière, sont plus savants».
«Cet homme-là était l`Archange Gabriel. Il vient de la sorte à vous, pour vous enseigner votre religion». fleche

Hadiths 3
Aboû Abd er-Rah`mân, Abd Allâh ben Omar, ben el-Khattab (que Dieu soit satisfait d`eux), a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«L`lslam est bâti sur cinq piliers:
1° Le témoignage qu`il n`est d`autre Dieu qu`Allâh et que Mohammed est Son Envoyé.
2° L`accomplissement de la prière rituelle.
3° L`acquittement de l’aumône (impôt rituel).
4° Le pèlerinage à la Maison de Dieu.
5° Le Jeûne du mois de Ramadhân». fleche

Hadiths 4
Aboû Abd-er-Rah`mân, Abd-Allâh, ben Massoûd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: I`Envoyé de Dieu (sws) le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ci qui suit:
«Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.
Par Allâh, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions ties élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis». fleche

Hadiths 5
Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallâh Aïcha (que Dieu soit satisfait d`elle), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser». fleche

Hadiths 6
Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr (que Dieu soit satisfait de tous deux) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est défendu (h`arâm) est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu: il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues.
En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur». fleche

Hadiths 7
Selon Aboû Roqiya Tamîm ben Aoûs ed-Dâri (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«La religion, c`est la sincérité».
Quand nous demandâmes: «Envers qui?», il répondit:
«Envers Allâh, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux». fleche

Hadiths 8
Daprès Ibnou Omar(que Dieu soit satisfait de lui et de son père), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies)». fleche

Hadiths 9
Aboû Horeîra Abd-er-Rah`mân ben Çakhr (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez- le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes». fleche

Hadiths 10
Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes Allâh, Tres Haut est Pureté. Il n`accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu`il a ordonné à Ses Envoyés. Or, Il a dit: ‹Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.› (23:51), dit aussi: ‹Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées.› (2:172).
Là-dessus, le Prophète fit allusion à l`homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant: «O Seigneur, O Seigneur», et cependant il se nourrit de choses défendues, boitdes liquides défendus, se revêt d`habits défendus, et il a été nourri (dans son enfance) de choses défendues. «Comment donc pourrait-il être exaucé?». fleche

Hadiths 11
Aboû Mohammed el-H`assan ben Ali ben Abi Tâleb descendant de l`Envoyé de Dieu, et son petit fils (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: J`ai retenu ceci de l`Envoyé de Dieu (sws) :
«Laisse ce qui te jette dans le doute (quant à sa licéité) pour ce qui ne t`y jette pas». fleche

Hadiths 12
Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Parmi les qualités d`un bon Islâm, il y a le fait pour l`homme de ne pas s`occuper de ce qui ne le regarde pas». fleche

Hadiths 13
Selon Aboû H`amza Anas ben Mâlek (que Dieu soit satisfait de lui), serviteur de l`Envoyé de Dieu (sws) le Prophète a dit:
«Aucun de vous ne devient véritablement croyant s`il ne désire pour son frère, ce qu`il désire pour lui-même». fleche

Hadiths 14
Selon Abôu Masoûd (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Il n`est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s`il s`agit d`un des trois coupables que voici: le fornicateur dont le mariage a été consommé, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l`apostat qui se sépare de la communauté musulmane». fleche

Hadiths 15
Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), L`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier parle donc sagement, ou qu`il se taise; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son voisin; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son hôte». fleche

Hadiths 16
Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme dit au Prophète (à lui, bénédiction et salut): «Fais moi une recommandation» (religieuse), celui-ci répondit:
«Ne te mets pas en colère».
L`homme revient à la charge plusieurs fois. Il dit (chaque fois):
«Ne te mets pas en colère». fleche

Hadiths 17
Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, Allâh a prescrit de pratiquer le bien en toutes choses. Lors donc que vous tuez, tuez bien. Lors donc que vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise son coutelas et traite bien sa victime». fleche

Hadiths 18
Selon Aboû D`orr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah`mân Mou`âd` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l`effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d`un bon naturel». fleche

Hadiths 19
Aboû el-Abbâs Abdallâh ben Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: «J`étais un jour derrière le Prophète (sws) (en croupe sur sa mule), et il me dit:
«O jeune homme, je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de Dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allâh. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d`Allâh. Sache que si la communauté est d`accord, à l`unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allâh te l`aurait assigné, et si elle est d`accord à l`unanimité pour te causer quelque tort, tu n`en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allâh en aurait ainsi décidé à ton encontre. Certes, les calames sont levés et l`encre des feuillets a séché». fleche

Selon une autre version, on a:
«Observe les commandements d`Allâh, tu le trouveras devant toi. Informe-toi de Lui, dans l`aisance: Il te connaître dans la misère. Sache que ce qui destiné à t`éviter, ne t`atteindra pas et ce qui est destiné à t`atteindre, ne te manquera pas. Sache que la constance fait remporter la victoire, la joie suit l`adversité, et la richesse la misère».

Hadiths 20
Selon Aboû Masoûd Oqba ben Amr le Compagnon qui prit part à la bataille de Bedr (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, de tout ce que les gens saisissent d`antiques paroles prophétiques, la première est: "Si tu n`as pas de pudeur, fais ce que tu veux" fleche

Hadiths 21
Aboû Amr (on dit aussi Aboû Amra), Soufiyân ben Abd Allâh (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:
Je dis à l`Envoyé de Dieu: «Dis-moi une parole touchant l`Islâm, telle que je n`interrogerai à son sujet personne autre que toi». Il dit:
«Dis: "j`ai foi en Allâh›, puis suis la voie droite"fleche

Hadiths 22
Selon Aboû Abdallâh Djabir ben Abdallâh, le Compagnon (que Dieu soit satisfait de tous deux), un homme interrogea l`Envoyé de Dieu (sws) et lui dit: «A ton avis, si j`accomplis les prières rituelles prescrites; si je jeûne en Ramadhân, si je m`en tiens aux choses permises et évite ce qui est défendu, sans y ajouter aucune autre pratique (surérogatoire) entrerai-je au Paradis? Le Prophète rèpondit: «Oui». fleche

Hadiths 23
Selon Abôu Mâlik el-H`ârith ben Açim el Ach`ari (que Dieu soit satisfait de lui,) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«La pureté rituelle est la moitié de la religion. Dire: «Louange à Dieu», remplit la balance des bonnes actions. Dire «Gloire à Dieu, Louange à Dieu», remplit l`espace compris entre le ciel et la terre. La prière rituelle est lumière, l`aumône est preuve (de ce que le dû est acquitté), la patience est clarté, le Coran est argument en ta faveur ou à ton détriment (selon que tu en suis ou non les prescriptions). Chaque homme, de grand matin, fait commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr». fleche

Hadiths 24
Selon Aboû D`arr el Ghifârî (qui Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) parmi ce qu`il a rapporté venant de Son Seigneur, (que Sa Puissance et Sa Gloire soient proclamées) déclare qu`il a dit:
«O Mes Serviteurs, je me suis interdit l`injustice et Je vous déclare que Je vous l`interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin: demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J`habille, demandez- Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez- Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai. O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M`être utiles.
O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l`est celui au cœur le plus pur d`entre vous, cela n`ajouterait rien à Mon Royaume.
O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l`est celui d`entre vous au cœur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J`accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n`enlève quoi que ce soit à l`Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu`il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu`il ne s`en prenne qu`a lui-même». fleche

Hadiths 25
Selon Aboû D`arr (que Dieu soit satisfait de lui) également, quelques compagnons de l`Envoyé de Dieu (sws) lui dirent: «O Envoyé de Dieu, les gens les plus riches ont accaparé les récompenses, ils prient comme nous, jeûnent comme nous, de plus ils font l`aumône avec le surplus de leurs richesses». Il répondit:
«Comment Allâh ne vous a pas donné de quoi faire L`aumône? Dire ‹subhana Allâh› (Gloire à Dieu) c`est une aumône, ‹Allâh u akbar›› (Dieu est Grand), c`est une aumone aussi, et de même: , alhamdu li Allâh (Louanges à Dieu), la ilaha illa Allâh (Il n`y a d`autre divinité qu`Allâh›) Chaque fois que vous ordonnez le bien, c`est une aumône, et chaque fois que vous défendez le mal, c`est une aumône Chaque fois que vous faites œuvre de chair, vous faites une aumône».
Ils s`écrièrent alors: «Comment, chacun de nous satisferait ses appétits charnels et mériterait par là une rétribution?» Il répondit:
«Voyons, celui qui assouvit ses appétits de façons illicite, ne se charge-t-il pas d`un péché? De même celui qui les satisfait de façon licite, obtient une rétribution». fleche

Hadiths 26
Selon Aboû Horeïra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«L`homme a, sur chaque articulation une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme soit à enfourcher sa monture, soit à y placer sa marchandise, tu fais une aumône. Une bonne parole, c`est une aumône, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière rituelle, c`est une aumône, en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône». fleche

Hadiths 27
Selon En-Nawwâs ben Samân(que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:
«La vertu est (la somme) des bonnes qualités, et le péché, c`est ce qui s`implante dans ton âme, alors qu`il te répugnerait que les gens puissent le savoir».
Wâbiça ben Mabad (que dieu soit satisfait de lui) a dit: j`allai voir l`Envoyé de Dieu (sws) et il me dit:
«Tu viens me questionner au sujet de la vertu?»
«Oui», répondis-je, et il reprit:
«Interroge ton cœur. La vertu c`est ce par quoi l`âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c`est ce qui s`implante dans l`âme et met le trouble au sein de l`homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l`on pourrait te donner (pour te tranquilliser)». fleche

Hadiths 28
Aboû Nadjih`el Irbâdh ben Sâriya (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) nous fit un jour un prêche qui fit frémir les cœurs et couler les larmes des yeux. Nous lui dimes alors: «O Envoyé de Dieu, on dirait un sermon d`adieux. Faites-nous une (dernière) recommandation». Il répondit:
«Je vous recommande d`adorer Allâh (que sa gloire et Sa puissance soient exaltées), d`écouter votre chef, et de lui obéir, votre Emîr fut-il un esclave. Certes, qui de vous vivra, verra de graves discordes. Il vous incombe donc de suivre ma manière d`être et celle des Khalifes réguliers, dirigés (par Dieu). Tenez-vous à cela de toutes vos forces, et gardez-vous des nouveautés religieuses, car toute innovation est égarement». fleche

Hadiths 29
Mouâd ben Djabal (que dieu soit satisfait de lui) a dit: Je dis: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action qui me conduise au Paradis, et m`éloigne de l`Enfer». Il répondit:
«Certes, tu m`as demandé une chose grave, mais elle sera simplifiée pour celui à qui Allâh, très Haut, facilite la tâche. Adore Allâh, sans Lui adjoindre nul associé, observe la prière rituelle, acquitte la zekâa, jeûne durant le mois de Ramadhân, accomplis le pélerinage à la Kaba».
Puis le prophète poursuivit.
«Veux- tu que je te montre les portes du Bien? Le jeûne est un rempart. L`aumône éteint le péché comme l`eau éteint le feu. La prière de l`homme au milieu de la nuit... (Est la meilleure)».
Puis il récita le verset: «Ils s'arrachent de leurs lits...» jusqu`au mot: «..qu’ils oeuvraient!» (32:16-17). Puis il reprit:
«Veux -tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne et l`extrémité de son sommet?».
«Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis je. Il répondit:
«La partie principale de la religion, c`est la soumission à Dieu, sa colonne, c`est la prière, rituelle, et l`extrémité de son sommet, la guerre sainte».
Il ajouta:
«Veux-tu que je t`apprenne ce qui soutient tout cela?».
«Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis-je. Il saisit alors sa propre langue et dit:
«Garde-toi de celle-là».
Je lui dis: «O Prophète de Dieu, serons-nous donc susceptibles d`être châtiés pour avoir parlé?». Il me répondit:
«Malheureux, est-ce que les gens ne tombent pas en Enfer, face en avant, (ou: sur leur nez) comme conséquence des calomnies que profère leur langue?». fleche

Hadiths 30
Selon Aboû Thalaba El-Khouchanî Djourthoûm ben Nâchir (que Dieu soit satisfait de lui), le prophète (sws), a dit:
«Certes, Allâh, Trés Haut, a fixé des obligations canoniques, ne les négligez pas; il a déterminé des limites, ne les transgressez pas; il a interdit certaines choses, n`en usez pas; il s`est tu à propos d`autres, par miséricorde à votre égard, non par oubli, n`en scrutez donc pas les raisons.» fleche

Hadiths 31
Aboû Abbâs Sahl ben Sades Sâ`idî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:
Un homme se rendit auprès du Prophète (sws) et lui dit: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action dont l`accomplissement me vaudra l`amour de Dieu et celui des hommes» Il lui répondit:
«Méprise les choses d`ici bas, Dieu t`aimera, et méprise ce que possèdent les hommes, et les hommes t`aimeront». fleche

Hadiths 32
Selon Aboû Said Sad ben Mâlek ben Sinân, el Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal». fleche

Hadiths 33
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui) le Prophète (sws) a dit:
«Si l`on accordait aux plaideurs, l`objet de leurs demandes, certes, on en verrait qui réclameraient les richesses et le sang d`autres gens. Mais il appartient au demandeur de faire la preuve et le serment est déféré a celui qui nie». fleche

Hadiths 34
Aboû Saîd El Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Si l`un d`entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu`il le combatte de ses mains; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c`est là le minimum imposé par la foi». fleche

Hadiths 35
Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Ne vous jalousez pas, n`enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n`agissez pas avec perversité les uns à l`égard des autres, ne concluez pas d`achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l`opprime pas, ni ne l`abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici», et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, puis il ajouta:
«Le pire de l`iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman: son sang, son bien, son honneur». fleche

Hadiths 36
D`après Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:
«Quiconque, en ce bas monde, a allégé l`affliction d`un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l`Autre. Quiconque couvrira les fautes d`un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l`Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis. Tant que les hommes s`assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l`étudier ensemble, la paix du cœur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard. il ne sera pas mis en avance par son lignage». fleche

Hadiths 37
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit parmi ce qu`il a transmis comme venant de Son Seigneur Très Haut (qu`il soit béni et exalté):
«Allâh a déterminé les bonnes actions et les péchés». Puis il a fait une distinction en cette matière. Lorsque quelqu’un se propose d`accomplir une bonne action, et ne la fait pas, Il la lui inscrit comme si elle était accomplie, et s`il l`accomplit, Il met à son actif dix bonnes actions, et même sept cents, et encore bien davantage.
Mais s`il se propose d`accomplir un péché et ne l`accomplit pas, dieu le lui inscrit comme une bonne action accomplie, et s`il accomplit ce péché. Dieu ne le lui inscrit que comme un seul péché».fleche

Hadiths 38
Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Allâh Très Haut a dit: ‹A celui qui nuit à un de mes porte-parole, je déclarerai la guerre. Rien de ce qui M`est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi, que l`accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu`a ce que je l`aime, et, lorsque je l`aimerai, Je serai l`oreille par laquelle il entendra, le regard par lequel il verra, la main avec laquelle il empoignera, le pied avec lequel il marchera. S`il Me sollicite, certes, Je lui accorderai Ma faveur, s`il implore. Ma protection, certes, Je la lui accorderai›». fleche

Hadiths 39
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, Dieu à cause de moi, pardonnera à ma communauté (les péchés) commis par erreur, oubli, ou contrainte.»

Hadiths 40
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père), a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) me prit par l`épaule et dit:
«Sois en ce bas monde comme un étranger», ou «comme un passant».
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) disait: «Lorsque tu es au soir, n`attends pas le matin, et lorsque tu es au matin, n`attends las le soir. Prends sur ta santé pour le moment de ta maladie, et sur ta vie pour celui de ta mort». fleche

Hadiths 41
Selon Aboû Mohammed Abdallâ ben Amroû ben El-Aç (que Dieu soit satisfait de lui et de son pére), l`Envové de Dieu (sws) a dit:
«Aucun de vous ne deviendra véritablement croyant, que lorsque ses passions se plieront aux règles que Je vous ai apportées».
Anas (que Dieu soit satisfait de lui), dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws).

Hadiths 42
«Allâh Très Haut a dit: ‹O fils d`Adam, tant que tu M`invoqueras et mettras ton espoir en Moi, Je te pardonnerai les péchés dont tu te seras chargé, sans Me soucier de leur grand nombre. O fils d`Adam, si tes péchés atteignent toute l`étendue visible du ciel, et qu`alors tu implores Mon pardon, je te pardonnerai. O fils d`Adam, si tu viens à Moi, ayant rempli la terre de tes péchés et qu`alors tu Me rencontres cependant que tu n`associes personne d`autre à moi, Je te donnerai de quoi la remplir autant de pardon».

vendredi 3 octobre 2008

Après la fête, le cauchemar

Après la fête, le cauchemar

Les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne, comme d’ailleurs la plupart des musulmans du monde entier, allaient, dans la joie et la solidarité, fêter ce mercredi 1 octobre 2007 la fête de l’Eid qui, en tradition musulmane depuis le VII siècle, célèbre la fin d’un mois de privation, de crainte, de dévotion et de rapprochement au Tout Miséricordieux : Allah. Après les trois jours d’une fête collective, nous voilà, Mauritaniennes et Mauritaniens, qui retournons vers une situation sociale qui ne présage rien de promettant pour une bonne partie de la population. Au lendemain de la fête où pauvres et riches ont, dans un élan de solidarité exceptionnelle, mangé, bu et « danser » ensemble, les anciennes préoccupations des milliers de nos compatriotes refont surface et « évacuent » (chassent) d’un coup le peu de moment de joie de la fête. Face à une situation socio -économique et socio-politique où le pays entier semble engagé dans un climat « démocratique » on ne peut plus incertain, où les Mauritaniennes et les Mauritaniens ont l’impression d’être livrés à eux –mêmes, les plus démunis de notre nation ne savent plus trop à quel saint ils doivent se vouer pour se tirer d’affaire. Les difficultés quotidiennes se multiplient de jour en jour en une vitesse incroyable. A la tracasserie quotidienne pour trouver le pain familial, des centaine de pères de famille se voient maintenant confrontés à une autre difficulté de nature inquiétante : la fourniture scolaire pour les enfants. Un père de famille qui n’a pas de quoi satisfaire sa famille, de payer son loyer à la fin du mois ne se préoccupera pas, il est vrai, de la scolarisation de ses enfants. Or il n’y pas de danger plus compromettant pour un pays comme le nôtre que celui de la négligence d’envoyer les enfants à l’école. La démission de certains parents de leur responsabilité, dont nous ne le tenons pas pour responsables ici, est un mauvais présage pour la société mauritanienne nouvelle que nous voulons voir émerger de deux décennies de dictature et de laxisme. Si nous voulons réellement trouver une solution à cette triste situation dans laquelle plus de 30% de la population mauritanienne se trouvent aujourd’hui, tout le monde, du président de la République au plus bas de l’échelle sociale, doit s’engager au quotidien afin de trouver, de définir un programme de développement social cohérent permettant aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens d’avoir le courage d’affronter l’avenir. Il est clair que c’est l'État qui est le premier acteur et le premier responsable dans le combat social contre la misère et la pauvreté de ses citoyens. Mais, de fait, les populations doivent, elles aussi de leur côté, participer à la bataille. cet engagement de la masse dans la bataille sociale en Mauritanie est d'autant plus impératif aujourd’hui que nous avons affaire à une situation politique où les institutions de la République sont plus que jamais menacées.
SOUMARE Zakaria Demba

mercredi 1 octobre 2008

Le livre du pèlerinage

Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 3 - verset 97: Les gens sont tenus à l'égard de Dieu de faire le pèlerinage de la Maison, ceux qui en ont les moyens. Quant à ceux qui renient, Dieu se passe largement des créatures».

1271. Selon Ibn 'Omar , le Messager de Dieu a dit: «L'Islam a été bâti sur cinq piliers.
1. L'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu.
2. La pratique correcte de la prière.
3. L'acquittement de l'aumône légale (zakat)
4. Le pèlerinage à la Maison (la Ka'ba).
5. Le jeûne de Ramadan. (ura)

1272. Abou Hourayra rapporte: «Le Messager de Dieu nous fit un sermon et dit: «O Gens! Dieu vous a prescrit le pèlerinage. Faites-le». Un homme lui demanda: «Est-ce tous les ans? 0 Messager de Dieu!» Il se tut jusqu'à ce que l'homme répétât trois fois la même question. Le Messager de Dieu lui dit alors: «Si je disais «oui», cela deviendrait pour vous une obligation et vous n'en seriez pas capables». Puis il ajouta: «Tant que je me tais sur une question, ne m'interrogez pas là-dessus. Ceux qui étaient avant vous ne doivent en effet leur perte qu'à leurs nombreuses questions et à leur non conformité avec leurs prophètes. Quand je vous ordonne quelque chose, faites-en ce que vous pouvez et quand je vous interdis une chose, abstenez-vous-en (totalement)». (Rapporte par Mouslim)

1273. Toujours selon lui, on demanda au Prophète : «Quelle est l'oeuvre la plus méritoire?» Il dit: «La foi en Dieu et à son Messager». On dit: «Et quoi d'autre encore?» Il dit: «Le combat au service de Dieu». On dit: «Et quoi d'autre encore?» Il dit: «Un pèlerinage pur de tout péché». (ura)

1274. Abou Hourayra rapporte encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui fait le pèlerinage sans commettre ni immoralité, ni dévergondage, retourne (chez lui) aussi pur que le jour où sa mère l'a mis au monde».(ura)

1275. Selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Le petit pèlerinage ('Omra) efface les péchés jusqu'à la "Omra suivante. Le pèlerinage pur de tout péché n'a d'autre récompense que le Paradis». (ura)

1276. 'Âisha rapporte: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! La guerre sainte est à nos yeux l'œuvre la plus méritoire. Pouvons-nous y prendre part?» Il dit: «Vous avez pour vous (femmes) la meilleure guerre sainte, à savoir le pèlerinage pur de tout péché». (Rapporté par Al Boukhâri)

1277. Selon elle encore, le Messager de Dieu a dit: «II n'est pas un jour où Dieu affranchit Ses créatures du feu de l'Enfer plus que le jour de 'Arafat». (Rapporté par Mouslim)

1278. Selon Ibn 'Abbàs , le Prophète a dit: «Une 'Omra (petit pèlerinage) faite au cours de Ramadan équivaut au grand pèlerinage ou à un pèlerinage en ma compagnie».

1279. Selon lui encore, une femme dit: «O Messager de Dieu! Quand Dieu prescrivit l'obligation du pèlerinage, mon père était âgé et ne pouvait se tenir sur sa monture. Puis-je faire le pèlerinage à sa place?» Il dit: «Oui». (ura)

1280. Laqit Ibn 'Amer vint dire au Prophète : «Mon père est un vieillard très âgé ne pouvant faire le pèlerinage, pas même le petit. Il ne peut en effet en supporter le voyage». Il lui dit: «Fais à la place de ton père le grand et le petit pèlerinage». (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)

1281. Asà'b Ibn Yazid a dit: «On me fit faire le pèlerinage avec le Messager de Dieu dans le pèlerinage d'adieu alors que je n'avais que sept ans». (Rapporté par Al Boukhârî)

1282. Selon Ibn 'Abbâs , le Prophète rencontra à Arrawhà' (contrée voisine de Médine) un groupe de gens montés. Il dit: «Qui êtes-vous?» Ils dirent: «Des Musulmans. Et toi qui es-tu?» Il dit: «Le Messager de Dieu». Une femme éleva alors un petit enfant en disant: «Est-ce que Dieu compte un pèlerinage pour cet enfant?» Il dit: «Oui et tu as toi-même un salaire». (Rapporté par Mouslim)

1283. Selon Anas , le Messager de Dieu fit le pèlerinage sur un chameau qui transportait aussi ses bagages.

1284. Ibn 'Abbàs , a dit: 'Oukàdh, Mijanna et Dhoulmajâz étaient des marchés avant l'Islam. Leurs habitants craignaient de commettre un péché en exerçant leur commerce durant les mois du pèlerinage. C'est alors que descendit le verset suivant: «Ce ne sera nullement pour vous un péché de rechercher quelque bienfait de la part de votre Seigneur (chapitre 2 - verset 198) dans les mois du pèlerinage». (Rapporté par Al Boukhâri)

Le mérite de la lecture du Coran

Abou Oumàma rapporte: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour les siens (: ses lecteurs assidus)». (Mouslim)

Annawâs Ibn Sam'an a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Le jour de la résurrection on fera venir le Coran et les siens (ses lecteurs assidus) qui le mettaient en pratique dans ce bas-monde. Il est précédé par les chapitres «La vache» et «La famille de 'Imràn» qui viendront disputer en faveur de celui qui les lisait et appliquait leurs principes». (Mouslim)

993. Selon 'Othmàn Ibn 'Affàn , le Messager de Dieu a dit: «Le meilleur d'entre vous est celui qui a appris le Coran et l'a enseigné aux autres». (Al Boukhàri)

994. Selon 'Âisha , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre)». (ura)

995. Selon Abou Musa Al Ash'ari , le Messager de Dieu a dit: «L'image du Croyant qui lit le Coran est celle de l'orange: son odeur est suave et sa saveur est suave. L'image du Croyant qui ne lit pas le Coran est celle de la datte: elle n'a pas d'odeur et elle est douée. L'image de l'hypocrite qui lit le Coran est celle de la plante aromatique: son odeur est bonne et son goût est amer. L'image de l'hypocrite qui ne lit pas le Coran est celle de la coloquinte: elle n'a pas d'odeur et son goût est amer». (ura)

996. Selon 'Omar Ibn Al Khattàb , le Prophète a dit: «Dieu fera élever par ce Livre (le Coran) certaines gens et en rabaissera d'autres». (Mouslim)

997. Selon Ibn 'Omar , le Prophète a dit: «La jalousie n'est permise que dans deux choses:
1. Un homme à qui Dieu a donné d'apprendre le Coran et de passer des heures de la nuit et du jour à le lire et à méditer sur son contenu.
2. Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il ne fait que dépenser (dans le bien) de nuit et de jour».

998. Al Barà Ibn 'Âzeb rapporte: «Un homme lisait le chapitre «La caverne» et avait à côté de lui un cheval attaché à deux cordes. Or voici qu'un nuage passa au-dessus de lui et se mit à se rapprocher, ce qui faisait trépider le cheval. Quand ce fut le lendemain matin, il alla raconter la chose au Prophète qui lui dit: «Ce nuage était une sérénité descendue sur toi parce que tu récitais le Coran». (ura)

999. Selon Ibn Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que «alm» (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre». (Attirmidhi)

1000. Selon Ibn 'Abbàs , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui n'a rien du Coran dans son ventre est comme une maison en ruine». (Attirmidhi)

Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.

1001. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: «Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ta place au Paradis te sera fixée au dernier verset que tu liras». (Abou Dawùd et Attirmidhi)