samedi 27 septembre 2008

Le pardon en islam

Le pardon en islam

Abu Said Ibn Malîk Ibn Sinân Al-Khudrî rapporte ces propos du prophète (saw) : un homme, appartenant à l'une des communautés qui vous ont précédées, avait tué quatre vingt dix -neuf personnes ; il s'enquit de l'homme de l'homme le plus instruit sur la terre. On lui indique un ascète auprès duquel il s'est rendu pour exposer son cas : « j'ai tué quatre vingt dix -neuf personnes ; puise -je espérer me repentir », demanda -t-il ?  « Non », lui répondit l'ascète. Il le tua, complétant ainsi la centaine. Puis il s'enquit de nouveau du plus grand savant de la terre. On lui indiqua un homme docte auquel il demanda : «  j'ai tué quatre vingt dix -neuf personnes ; puise -je encore me repentir » « oui », répondit celui-ci, qu'est ce qui t'empêcherait de te repentir ? Va dans tel pays, tu y trouvera des hommes adorant Allah, exalté soit-il. Adore -Le avec eux, et ne revient pas dans ton pays, car c'est un lieu de perdition. » Il s'est mis en route, et alors qu'il était à mis -chemin, la mort le surpris. Aussitôt les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se le disputèrent. Les anges de la miséricorde argumentèrent : «  il est venu repentant, le cœur tourné vers Allah. » Les anges du châtiment objectèrent : «  il n'a jamais fait le moindre bien. » C'est alors qu'un ange ayant revenu la forme humain au devant d'eux : ils le prirent pour juge, et il proposa : mesurer la distance qui le sépare de chacun des deux pays, celui dont il sera le plus près devient le sien. » Ils mesurèrent, et comme ils le trouvèrent plus proche du pays qu'il désirait joindre, les anges de la miséricorde s'en saisirent » ( Boukhari et Muslim). Ce hadith comprend des enseignements précieux :
-1) un grand nombre d'hommes sont prédisposés naturellement à faire le bien. Quelque soit la gravité de leurs actes -ici le meurtre de cent personnes – il est toujours temps de se repentir. De fait, l'homme ne doit jamais désespérer de la grâce divine ;
2) Le savant qui s'adonne à des œuvres cultuelles limitées au strict nécessaire, est meilleur et plus utile que l'ascète qui est ignorant ! On voit le meurtrier interroger un homme menant une existence monacale, mais ne connaissant pas l'étendue du pardon divin ; il est scandalisé et n'offre aucun espoir à l'homme qui n' a dés lors rien à perdre, et qui reproduit son méfait. Puis il finit par trouver un savant, qui lui fait comprendre que rien ne peut s'interposer entre un homme et la miséricorde divine. Cette miséricorde est sans limite. Il suffit au pécheur de manifester la volonté sincère de revenir à Allah. Pour être valable, le repentir doit au préalable remplir un certain nombre de conditions, dont entre autres, :
la reconnaissance de l'erreur commise ;
reprouver du remords ;
prendre la résolution de ne plus commettre les mêmes erreurs.
A cela s'ajoute, si l'on a lésé quelqu'un, l'impératif de réparer le mal que l'on a fait quand cela est possible. En tous les cas, ce hadith prophétique montre clairement qu'Allah accueille toute personne qui se repent, quelque soit l'énormité de ses méfaits. Toute personne travaillant pour la cause de l'islam se doit de comprendre les états d'âme des personnes se confiant à lui, en les engageant sur une voie qui leur donne espoir et qui les réconforte. Le repentir d'une personne ayant commis un homicide volontaire est admis. Après avoir évoqué la gravité de l'idolâtrie,du meurtre et de la fornication, le Coran affirme : « et quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé au jour de la résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie, sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre.... » (Coran, 25 : 68-70).
SOUMARE Zakaria Demba

mardi 23 septembre 2008

Les idoles du cœur

Les idoles du cœur

il existe des idoles habitant le cœur de l'être humain, du fidèle homme ou femme, comme il existe des statuts souillant les temples et autres lieux de cultes. Une tradition que l'on attribue à la culture juive, citée par le savant musulman Ibn Rajab Al-Hanbali, affirme qu'Allah aurait dit : ni mon ciel ni ma terre, ne peuvent me contenir. Cependant, le cœur de mon serviteur fidèle me contient. Ibn Rajab ajoute : lors qu'il y dans le cœur autre chose qu'Allah, Allah est alors celui qui a le moins besoin d'associés. Il n'accepte de voir les idoles de la passion y prendre place en le pressant... Allah est jaloux de voir le cœur de son adorateur habité par un autre que Lui, ou d'y trouver caché ce dont Il n'est pas satisfait [...] Nul ne sera secouru demain, sinon celui qui viendra à Allah avec un cœur pur, ne contenant que Lui, comme nous pouvons le constater dans ce verset : le jour où les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sinon celui qui viendra à Allah avec avec un cœur sain. (Coran, 26 : 88-89). De fait le cœur saint, poursuit Ibn Rajab, c'est le cœur qui est pur des souillures dues aux actes de désobéissance. Quant à celui qui est sali par quelques œuvres blâmables, il ne pourra entrer dans le voisinage de la présence d'Allah très sain, sinon après avoir été purifié par le feu du châtiment. Quand il sera débarrassé de ses scories, il lui sera dans ce cas loisible de connaître le voisinage d'Allah. Dans un hadith authentique, il nous est rapporté : « Allah est pur et n'accepte que ce qui est pur ». Quant aux cœurs purs, ils auront immédiatement accès à ce voisinage.

SOUMARE Zakaria Demba

samedi 20 septembre 2008

Aperçu sur l’unicité d’Allah

La notion d’unicité est une notion centrale, et on ne peut plus capitale dans les traditions religieuses monothéistes. Tous les messagers et prophètes d’Allah, d’Adam (paix sur lui) à Muhammad (saw), ont été envoyés aux hommes avec un seul objectif : rétablir le culte du monothéisme pur, de l’unicité d’Allah chaque fois que les hommes se sont éloignés de la droite ligne du monothéisme. Plusieurs versets du Coran, comme nous allons le voir, n’ont de cesse de revenir sur l’impératif de rester attaché à cette unicité : dis : Lui, Allah, est unique. Allah l’absolu. Il n’a pas engendré, et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à lui » (112 : 1-4). Cette très courte sourate de la période mecquoise contient dans ses quatre versets l’essentiel du monothéisme musulman. Monothéisme pur, clair et total, qui satisfait aussi bien la conscience du croyant que sa raison. On rapporte de fait que les polythéistes de la Mecque s’étaient rendus auprès du prophète Muhammad pour lui poser cette question : décris – nous la généalogie de ton Seigneur ! La réponse se fit alors sous la forme de la révélation de cette sourate, appelée al-ikhlâs, terme arabe qui connote l’idée de pureté, de sincérité, dans le sens du culte pur rendu à Allah seul.

o Premier verset : dis (- leur donc Muhammad) : Lui, Allah, est unique. Première réponse aux polythéistes mecquois, qui multipliaient les idoles au gré de leur fantaisie. Ce verset marque une norme précise et une limite infranchissable dans la définition d’Allah. Par son caractère unique, Allah se distingue de l’ensemble de ses créatures, qui toutes peuvent être dénombrées ou classées en genre et en espèce. Cette distinction sacrée interdit toutes les formes de représentation dualistes ou trinitaires de la divinité. C’est pourquoi l’islam rejette entièrement l’idée de la Trinité ;
o Deuxième verset : Allah, l’Absolu. Seconde réponse aux polythéistes. De fait, le terme arabe « çamad », traduit ici par « Absolu », recouvre un vaste champ sémantique. Il signifie tout à la fois qu’Allah est un Maître eternel et parfait, se suffisant à Lui-même, ne dépendant d’aucun des éléments de sa création, mais assurant seul les besoins de ses créatures. Par conséquent, c’est vers Lui que les hommes doivent se tourner et c’est Lui qu’ils doivent adorer ;
o Troisième verset : il n’a pas engendré, et il n’a pas été engendré. Troisième réponse aux polythéistes. Allah n’a pas plus de « père » qu’il n’a de « fils ». Dans le premier cas, cela voudrait dire qu’il dépend d’un être supérieur qui était avant qu’il Il n’est soit. Il ne serait donc pas le premier (al-awwal). Dans le second cas, cela signifierait qu’un être second Lui succéderait ou hériterait de sa nature. Il ne serait donc pas le dernier (al-âkhir). La double négation permet au contraire de souligner son caractère eternel ;
o Quatrième verset : et nul n’est égal à Lui. Quatrième réponse aux polythéistes. Allah est unique et n’a pas de semblable. Le Coran dit ailleurs : rien ne Lui est semblable, et Il est celui qui entent, qui voit absolument. (Coran, 42 : 11). Par conséquent, rien de ce qu’il nous est donné de concevoir, d’imaginer ou de nous représenter, n’est susceptible de symboliser matériellement le Créateur. Tout objet, ou tout être qui aurait cette prétention est par définition une idole, condamnée sévèrement par les révélations de la tradition monothéiste. Dans un hadith kûdsi, considéré comme authentique, le prophète Muhammad affirme : Allah a dit : le fils d’Adam m’a accusé de mensonge, et il n’en avait pas le droit ; il m’a injurié, et il n’en avait pas le droit ; il m’a accusé de mensonge en disant : Allah ne me redonnera pas la vie après ma mort comme Il l’a fait une première fois ; or le fait de le créer une première fois n’est pas plus aisé pour Moi que de lui redonner la vie ; quant à son injure, elle consiste à dire qu’Allah s’est donné un fils ; or je suis l’Un, l’Absolu, Celui qui n’a pas engendré et qui n’a pas été engendré, et à qui nul n’est égal. Dans le texte coranique, plusieurs verstes font état des récits des messagers d’Allah appelant les gens au pur monothéisme : « Nous avions déjà envoyé Nouh à son peuple : je suis pour vous un avertisseur explicite, afin que vous n’adoriez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux. Les notables de son peuple qui avaient mécru dirent : nous ne voyons en toi qu’un homme comme nous ; et nous voyons que ce sont seulement les vils parmi nous qui te suivent sans réfléchir… » (Coran, 11 : 25 -27) ; « et Nous avions envoyé aux Aad leur frère Hûd qui leur dit : ô mon peuple adorez Allah. Vous n’avez point de divinité en dehors de Lui… » (11 : 50) ; « et Nous avions envoyé aux Tamûd leur frère Salîh leur disant : ô mon peuple adorez Allah, vous n’avez point de divinité en dehors de Lui. De la terre Il vous a créés et Il vous la fait peupler (et exploiter) [….] Ils dirent : ô Salîh, tu étais auparavant un espoir pour nous. Nous interdirais –tu d’adorer ce qu’adoraient nos ancêtres ?
Cependant, nous voilà bien dans un doute troublant au sujet de ce à quoi tu nous invite » (11 – 61 – 62) ; « et Nous avions envoyé aux Madyan leur frère Suayb leur disant : ô mon peuple adorez Allah en dehors de qui vous n’avez aucune autre divinité [. …] Ils dirent : ô Suayb ! Est- ce que ta prière te demande de nous faire abandonner ce qu’adoraient nos ancêtres, ou de ne plus faire de nos biens ce que nous voulons ? Est –ce toi l’indulgent, le droit. » (11 : 84, 88) « et nous avions envoyé à Mûsa, avec Nos miracles et une autorité incontestable, à Pharaon et ses notables. Mais ils suivent l’ordre de Pharaon, bien que l’ordre de Pharaon n’avait rien de sensé… » (11 : 96 – 97).
Comme ces Messagers, le prophète Muhammad, durant toute sa mission, avait jour et nuit appelé les gens à retourner à l’adoration du Seigneur des univers. Sa mission était d’autant plus compliquée qu’il avait affaire à des mecquois idolâtres adorant plus de trois cents idoles placées dans la Maison sacrée d’Allah : la Qabah. Le contexte de la transmission du Message divin fut difficile. Tellement les adversaires de Muhammad, saw, étaient déterminés à lui barrer le chemin.
Dans son ouvrage qui s’intitule Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan écrit à propos de cette adversité : « l’appel était désormais public, et même si les nouveaux convertis se formaient discrètement dans la demeure d’Al-arqam, ils n’hésitaient pas à en parler à leur parenté et plus largement autour d’eux. Les chefs de clans percevaient chaque jour davantage la nature du danger qui les guettait : c’était une claire rébellion contre leurs dieux et leurs coutumes qui, à terme, ne manquerait pas de mettre en péril leur pouvoir. Ils décidèrent d’abord d’envoyer une délégation chez l’oncle du prophète, Abû Talib,… Ils lui demandèrent de parler à Muhammad et de faire cesser la diffusion d’un message pour eux dangereux et inacceptable par ce qu’il s’en prenait directement à leurs dieux et à leurs ancêtres. […] Une nouvelle délégation vint voir le prophète et lui proposa des biens, de l’argent et le pouvoir. Il, saw, refusa une à une leurs offres et confirma que seule l’intéressait sa mission : appeler à la reconnaissance et à la foi en Dieu, l’Unique, quel qu’en soit le prix […] On faisait courir le bruit que Muhammad était en fait un démoniaque, qu’il brisait les familles, séparait les parents des enfants, les maris de leurs épouses, et qu’il était un propagateur de désordre… »
SOUMARE Zakaria Demba
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vendredi 12 septembre 2008

Aperçu sur l’importance de la nuit du destin en islam

Aperçu sur l’importance de la nuit du destin en islam


Pour les musulmanes et les musulmans, depuis le VII siècle, le mois de ramadan est considéré comme un mois sacré, de bénédiction et d’accomplissement de bonnes œuvres en vue de se rapprocher davantage d’Allah. Dans ce mois, il est une nuit, la nuit du destin ou de la destinée, qui occupe une place on ne peut plus importante dans la vie des fidèles, comme nous pouvons le constater dans les versets qui suivent : Nous l’avons certes fait descendre (le Coran) pendant la nuit de la destinée ; et qui te dira te dira ce qu’est la nuit de la destinée ? La nuit de la destinée est meilleure que mille mois ; durant cette nuit, les anges et l’Esprit descendent, avec la permission de leur seigneur, chargés de tout ordre ; elle est paix jusqu’au lever de l’aube » (Sourate 97 : Al-Qadr). De fait, les bonnes actions accomplies pendant cette nuit, comme la prière, la récitation du Coran, les aumônes, les invocations valent mieux que ces mêmes actions accomplies pendant mille mois ne comprenant pas cette nuit de la destinée. L’imam Malik rapporte que le Messager d’Allah (saw) a vu les durées de vie des communautés qui passèrent avant lui. Il eut alors le sentiment que la vie des membres de sa communauté était comparativement bien courte, ce qui ne leur permettait pas de présenter autant de bonnes œuvres que ceux qui les avaient précédés, tant leurs vies étaient longues. Allah lui donna alors la nuit de la destinée, et il fut en sorte qu’elle fût meilleure que mille mois. Mujâhid rapporte que le Messager d’Allah avait fait mention d’un homme parmi les fils d’Israël qui avait porté les armes dans la voie d’Allah pendant mille mois. Les musulmans s’en étonnèrent, Allah révéla alors : « nous l’avons certes fait descendre durant la nuit de la destinée. Et qu’est ce qui te dira ce qu’est la nuit de la destinée ? La nuit de la destinée est meilleure que mille mois. » Meilleure que les mille mois pendant lesquels cet homme a porté les armes dans la voie d’Allah (Ibn Kathir). D’après Abû Hurayra, le Messager d’Allah a dit : est venu à vous le ramadan : un mois béni, pendant lequel Allah vous prescrit le jeûne, et pendant lequel sont ouvertes les portes du Ciel, sont fermées les portes de l’Enfer, sont enchainés les rebelles parmi les démons. A Allah appartient, pendant ce mois, une nuit qui est meilleure que mille mois. Celui qui est privé du bien que cette nuit, il est vraiment privé (de tout bien). (Ahmad, An-Nasâi). Le prophète a également dit : celui qui prie pendant la nuit de la destinée par conviction de foi, en vue d’Allah et n’attendant sa récompense que d’Allah, ses péchés passés lui sont pardonnés (rapporter par Boukhari). La nuit de la destinée survient chaque année pendant le mois de ramadan. Le compagnon Ubayy Ibn Kab affirmait sans hésitation que cette nuit est la 27 ème du mois, propos rapporté par Muslim. Cependant, il est préférable de considérer que le croyant doit en chercher le bénéfice les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan. La tradition authentique indique de fait que le prophète nous a orientés en disant : cherchez –là parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan. (Boukhari).

SOUMARE Zakaria Demba

vendredi 5 septembre 2008

Aperçu sur la noblesse de caractère en islam

La religion islamique est une religion accordant une place on ne peut plus importante à la noblesse de caractère. Cette noblesse de caractère est le fruit des enseignements divins, de l’éducation, du milieu dans lequel on vit… Ainsi, si l'on élève une personne en l'habituant à la vertu et à la justice, à l'amour du bien et au désir de le faire, si on l'initie à aimer ce qui est beau et à détester ce qui est ignoble, si bien que cela lui devienne une nature produisant aisément et sans affectation des actes louables, on appelle cela le bon caractère et les actes qu'il réalise tels que pudeur, indulgence, douceur, patience, endurance, générosité, bravoure, justice, charité, et d'autres vertus et perfections semblables, sont méritoires.
Si, au contraire, l'homme a été négligé, n'ayant pas reçu l'éducation appropriée, si on a négligé de cultiver en lui les bons éléments latents qu'il recèle, qu'on l'a habitué au mal, si bien que le mal lui apparaît le bien même, et le bien un mal exécrable, que le vice en actes et en propos lui deviennent une nature, on qualifie alors ce caractère de mauvais et tout ce qu'il produit est répréhensible, tels que mensonge, trahison, impatience, envie, acrimonie, rudesse, obscénité, impudence et d'autres vices semblables. Pour parer à ce danger, l'islam n'a cessé de glorifier le bon caractère et d'exhorter ses adeptes à le cultiver en eux, si bien qu'il apprécie la foi du musulman et son degré d'adhésion à l'islam par le nombre de bonnes qualités qu'il possède. Dieu a couvert d'éloge Son Prophète pour son bon caractère. Il dit :
"Tu es, certes, pétri de très nobles qualités"
(Coran, 68 : 4)


Il l'a exhorté à en faire sa plus grande part
"Réponds au mal par la façon la plus douce.
Celui qui te traitait en ennemi pourrait, du coup, se muer en fervent allié."
(Coran, 41 : 34)
Dieu a fait des bons caractères un tremplin d'accès au Paradis. Il dit
"Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre Maître,
hâtez-vous vers un Paradis immense,
aménagé aux dimensions des cieux et de la terre,
réservé à ceux qui craignent Dieu,
à ceux qui dispensent leurs richesses en aumône,
qu'ils soient dans la gène ou l'abondance,
qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain.
Dieu aime les âmes généreuses !"
(Coran, 3 : 133)
Dieu a envoyé Son Prophète pour parachever les bons caractères.
Le Prophète Mohammed dit
"Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères."
( Boukhari)
A maintes reprises, le Prophète Mohammed montra le mérite des caractères nobles en disant :
"Dans la « Balance », rien n'égale en poids les nobles caractères."
(Recueils: Ahmed & Abou Daoud)
"La piété n'est que le noble caractère."
"Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères."
"Ceux parmi vous qui seront les plus proches de moi le Jour de la Résurrection et que j'estime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères."
( Boukhari)
"Quelle est la meilleure des œuvres", demanda-t-on au Prophète ?
"C'est la noblesse de caractère", répondit-il.
On lui demanda aussi :
"Qu'est-ce qui donne le plus d'accès au Paradis ?"
"C'est la crainte de Dieu et la noblesse de caractère" dit-il.
(Recueil: Tirmidi)
"L'homme", dit le Prophète ,
"acquiert les plus hauts degrés au Paradis et les places d'honneur,
rien que par la noblesse de caractère
alors même qu'il n'a que de médiocres pratiques cultuelles."
SOUMARE Zakaria Dembaa