samedi 9 août 2008

Mes quatre vérités

Mes quatre vérités
Notre pays, une fois de plus hélas, vient de montrer au monde entier son immaturité en matière de démocratie. Trois coups d’Etat en moins de cinq ans : c’est, il est vrai, le triomphe du désordre, de la défense d’intérêts individualistes au détriment de ceux de la nation mauritanienne qui venait, au lendemain du coup d’Etat d’Ely, sortir de vingt ans de dictature, de non –droit, des manquements graves aux droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. A ce rythme infernal des coups de force, d’incapacité à sortir notre pays de la crise économique, démocratique et politique dans la quelle il se trouve depuis quelques mois, il va sans dire que la République mauritanienne court tout droit à sa perte. Aujourd’hui, la Mauritanie est de fait dirigée par des dirigeants plus enclins à défendre leurs intérêts individualistes et égoïstes que de travailler pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve plongé jusqu’au cou. Un pays ne pourra pas aller de l’avant, trouver des solutions adéquates à ses problèmes politiques, économiques et sociales s’il est dirigé par des politiciens sans réelle culture politique. Or aujourd’hui, en Mauritanie, nos hommes politiques n’ont aucune réelle culture politique. La politique, pour eux, c’est comme un jeu où tous les coups sont permis pourvu que l’on puisse se faire une place, partager le gâteau. Si un peuple arrive à ce stade, les observateurs internes et externes ont toutes les raisons de tirer la sonnette d’alarme. Le cours infernal, ignoble et indigne de notre pays, des coups d’Etat se s’arrêtera jamais si les peuples mauritaniens, toutes tendances confondues, ne se décident pas à chasser de la tête de l’échiquier politique les démons sans scrupules qui n’ont aucune considération pour le bien – être de la population.
SOUMARE Zakaria Demba

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