mardi 22 juillet 2008

La décadence d'un système

La République mauritanienne est malade de son système éducatif. Cette maladie est d’autant plus grave qu’elle envisage de compliquer, pour les générations futures, toute chance de réussite dans les études. Si nous prenons, objectivement, le temps de regarder ce qui se passe actuellement dans ce système, nous aurons toutes les raisons de nous inquiéter pour tous les élèves mauritaniens d’aujourd’hui et de demain. Quand ce système décide qu’aucun élève ne pourra passer en classe de seconde avant d’avoir son brevet, qu’un candidat libre au bac ne pourra pas faire l’examen avant d’avoir eu au préalable son teste, quand certaines matières jadis enseignées en langue française basculent en langue arabe, c’est tout l’espoir d’une grande partie de la population mauritanienne qui s’envole. Nous savons que ce sont toujours les pauvres qui payent le pot cassé. Les riches ont toujours les moyens de faire contourner le système en envoyant leurs enfants dans les établissements privés, en faisant passer frauduleusement leurs progénitures au brevet et au teste précédent le bac. Ces points de la réforme de notre système éducatif sont plus qu’injustes. Ils tendent, qu’on le dise ou non, à condamner les pauvres à l’ignorance en les décourageant à poursuivre les études. Car si nous regardons de très près, nous ne tarderons pas à constater le caractère « bidon » de cette réforme du système éducatif. Nous nous étonnons d’ailleurs comment les réformateurs qui ont été à l’origine de cette réforme n’ont pas pu ou n’auraient pas voulu constater l’impertinence d’une telle réforme qui plonge (plongera) des générations d’élèves mauritaniens dans le désespoir.

SOUMARE Zakaria Demba

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