dimanche 29 juin 2008

Mes quatre vérités

Mes quatre vérités
Il n'est sans doute plus besoin aujourd'hui pour tout observateur (interne /externe) des réalités mauritaniennes de constater l'attention on ne peut plus particulière que les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne accordent à la vie politique de leur nation. Un coup d'œil, si rapide soit – il, sur les articles paraissant quotidiennement dans le site de Cridem suffit pour s'en convaincre. Nous avons de fait l'impression que toute l'attention de nos concitoyennes / concitoyens est désormais plus portée aux querelles politiciennes qui pourrissent de plus en plus la vie sociale des milliers de Mauritaniens que de s'intéresser aux vrais problèmes qui inquiètent, tracassent la tranquillité de nos concitoyens. Au lieu de perdre le temps à commenter les débats politiques sans lendemain, le manque d'objectifs de certains de nos dirigeants, il serait plus intéressant à notre avis de soulever clairement, sans aucune forme d'hypocrisie, les réelles difficultés auxquelles les populations de notre pays sont aujourd'hui confrontées. Il est regrettable que, dans une Mauritanie de moins de trois millions d'habitants où, comparée à d'autres pays de la sous région, les ressources naturelles sont plus ou moins suffisantes pour subvenir aux besoins les plus urgents des citoyens, il y ait des familles qui n'ont pas de quoi se nourrir, des enfants qui n'ont pas droit à l'éducation, des diplômés qui n'ont pas droit au travail. Le temps des grands débats de distraction est révolu. Les Mauritaniennes et les Mauritaniens doivent plus que jamais sans doute assumer leurs responsabilités. La priorité doit aujourd'hui être accordée aux politiques définissant des vraies méthodes de développement économique, social et politique. Les autorités doivent plutôt sérieusement réfléchir sur la montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité, la baisse du pouvoir d'achat des populations que de se laisser distraire par des questions ou des querelles politiciennes sans réelle importance pour le bien -être de ceux auxquels elles sont censées être utiles.

SOUMARE Zakaria Demba

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