mardi 3 juin 2008

Mes quatre vérités

Mes quatre vérités

A regarder de très près, le monde contemporain est celui de toutes les difficultés, de tous les défis. Aucun continent, aucune nation ou aucun peuple n'est épargné par les conséquences on ne peut plus dramatiques de la conjoncture économique sans issue que les populations mondiales sont en train de vivre. Partout, de fait, les cris se font entendre quand ce n'est pas l'armée qui, comble de colère, descend dans la rue pour obliger un dirigeant corrompu, insouciant et égoïste à entendre sa protestation. Une protestation qui s'explique par la montée vertigineuse, sans précédent, des prix des produits de première nécessité. Partout, de l'Amérique à l'Europe, en passant par le continent africain, asiatique, les Proche et Moyen Orient les fonctionnaires, les pères de famille, les femmes et les enfants, les étudiants et les chômeurs, tous sans exception font entendre le même cri, devenu comme une rengaine : la dégradation de plus en plus inquiétante et sérieuse de leur mode de vie. Au prix du baril de pétrole qui, depuis plusieurs mois, ne cesse d'augmenter, les dirigeants, les commerçants, ceux qui décident et gouvernent « l'économie mondiale » n'ont trouvé autre solution que de multiplier les prix des produits alimentaires, de l'essence, du gaz et du gasoil par deux. Les automobilistes français, espagnols, anglais, américains, sénégalais, mauritaniens..., ceux qui ont une famille à nourrir, des enfants à éduquer se retrouvent comme dans une sorte de cercle vicieux où ils ne savent plus à quel saint se vouer, vraiment, pour se tirer d'une situation qui devient de jour un jour compliquée. Il temps que nous acceptions de nous arrêter un moment, si court soit- il, pour faire le bilan de plusieurs années de décadence économique dans laquelle notre monde est plongé jusqu'au cou. Ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui est le fruit, le résultat immédiat de plusieurs décennies de déséquilibre dans les termes de l'échange entre les pays du Nord et ceux du Sud. En réalité, personne n'a intérêt à ce qu'il y ait un équilibre dans le commerce international. Les dirigeants du Nord, depuis la première rencontre entre l'Europe, l'Occident et l'Afrique ou « le tiers monde » se sont toujours efforcés à maintenir les Africains, les colonisés dans la dépendance économique, culturelle, politique et « démocratique ». Cette réalité historique a continué après les indépendances des pays jadis sous domination occidentale sous la forme ostentatoire de néocolonialisme arrogant et dévastateur tant pour l'économie des États concernés, (victimes) que pour leurs peuples respectifs. Pour les dirigeants africains, ce déséquilibre leur est profitable dans la mesure où il leur permet de voler leurs populations en vidant les caisses de l'État, en détournant les aides destinées aux peuples, en plaçant des fonds dans des paradis fiscaux en Suisse et ailleurs en Europe.


SOUMARE Zakaria Demba

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