dimanche 18 mai 2008

Face à nos responsabilités

Notre monde est celui de tous les défis. Tout au long du XX siècle, et au début de ce XXI siècle nous assistons un peu partout à des catastrophes de natures différentes, et on ne peut plus inquiétantes. Des deux guerres mondiales, des génocides des Juifs d’Europe, des Arméniens de la Turquie, des Cambodgiens, des conquêtes coloniales, des Tutsi du Rwanda de 1959 à 1994, et les guerres ethniques, tribales, politiques, économiques tant en Afrique, en Asie qu’au Moyen Orient, au tremblement de la terre en Chine…, notre époque est celle de tous les dangers. Chacun (e) d’entre nous doit, avec fermeté et inconditionnellement, refuse cet ordre des choses, et agir corps et âme pour l’émergence d’un monde où les droits les plus élémentaires des communautés, des individus seront respectés. La dimension communautaire de ce combat contre toutes les formes des drames tracassant le quotidien des populations locales, nationales ou internationales doit être de taille. Aujourd’hui, en Mauritanie, plus qu’hier sans doute, le sens de nos responsabilités devrait être la vigilance contre toute tentative de violation des droits des citoyennes et des citoyens à mener une vie digne de ce nom. La pauvreté, l’inexistence d’une réelle politique de développement, l’analphabétisme des centaines de nos concitoyens, la misère dans nos villes et campagnes, la démission de nos responsabilités tant sur le plan économique, politique et social, tout cela devrait, de fait, être rigoureusement combattu si nous voulons réellement sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons en ce moment. De ce combat, la dimension sociale devrait être mise au premier plan des préoccupations. Car si le gouvernement mauritanien ne fait rien pour améliorer le quotidien de ses citoyens, il va sans dire que le changement, la rupture avec l’ancien régime ne se fera pas de si tôt. Il est de la responsabilité de chaque Mauritanien (ne) d’assumer sa part de responsabilité pour relever les défis qui nous menacent. Nous devons en finir avec l’idée selon laquelle toutes les responsabilités devraient être mises sur le dos de l’Etat. C’est une très mauvaise conception du sens de la citoyenneté. Chacun (e) du président de la République au paysan de Toulel, a sa part de responsabilté, en fonction bien sûr de ses capacités intellectuelles, matérielles ou financières, dans le combat que nous devons mener pour mieux réussir le « décollage » de la Mauritanie de demain.

SOUMARE Zakaria Demba

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