jeudi 25 décembre 2008

Mes quatre vérités

Mes quatre vérités
La République de Guinée vient de perdre son dictateur. Lassana Conté à dirigé d’une main de fer ce pays pendant plus de vingt ans, sans partage. Aussitôt sa mort annoncée, les militaires s’emparèrent du pouvoir, occupent la radio, suspendent la constitution, annoncent un communiqué et refusent au président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Samporé, d’assurer, pendant une période de soixante jours, la transition avant d’organiser une élection présidentielle démocratique qui donnerait le pouvoir à un civile démocratiquement choisi par les peuples de Guinée. Ces militaires, qui viennent de choisir le capitaine Moussa Dadis Camara comme leur chef devant succéder à Lassana Conté, fixent la prochaine élection à la fin de 2010. « Selon plusieurs de ses camarades, interrogés par l'AFP, ce quadragénaire fut l'un des meneurs, au printemps 2007, de la révolte des soldats qui réclamaient notamment le paiement d'arriérés de soldes et une augmentation de leur traitement. Les violences avaient fait au moins huit morts. Il a aussi activement participé aux mutineries de mai dernier, quand des soldats mécontents réclamèrent, avec succès, le paiement de prises promises et la libération de militaires détenus. Des affrontements entre policiers et militaires avaient alors fait une dizaine de morts. »
Cette situation, condamnable sans doute, reflète le contexte social, économique et politique dans lequel les Africains vivent depuis le lendemain des indépendances. Les dicteurs s’accrochent au pouvoir à l’image d’un Oumar Bongo, d’un Idris Debi…, pillent les richesses du pays avec toute la complexité de leur entourage ; tandis que les citoyennes et les citoyens pataugent dans la misère, la pauvreté et la paupérisation de plus en plus galopante et inquiétante. Aujourd’hui, en Afrique, rares sont les chefs d’Etat qui quittent le pouvoir à l’issue d’une élection démocratique et transparente. Nous avons hélas l’impression que désormais, en ce continent, les deux seuls moyens permettant à ces dictateurs d’abandonner le pouvoir sont malheureusement le coup d’Etat militaire et la mort naturelle. Les chefs d’Etat du continent doivent prendre conscience des intérêts de leurs pays respectifs, et respecter leurs constitutions qui fixent le mandat présidentiel. Nous avons vu d’un bout à l’autre du continent des dictateurs qui ont changé ou manifesté leur intention de changer la constitution afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. De telles attitudes ne profiteront pas au vieux continent. Ce que la Guinée et la Mauritanie sont en train de vivre en ce moment n’est pas digne de respect des droits de l’homme et du citoyen. Les citoyens, qui manifestent implicitement ou explicitement leur mécontentement doivent continuer à le faire ; le salut de notre continent, de nos pays en dépend largement.

SOUMARE Zakaria Demba

lundi 15 décembre 2008

Mes quatre vérités

Les Mauritaniennes et les Mauritaniens, depuis plusieurs mois, sont comme contraints de vivre sous un régime militaire, et antidémocratique, dont les dirigeants, de jour en jour, manifestent, d’une manière implicite, l’envie de s’accrocher davantage au pouvoir. Depuis qu’ils ont chassé du pouvoir le président démocratiquement élu, Sid Ould Abdallahi, ces militaires n’ont pas défini une réelle politique de sortie de crise. De plus en plus, hélas, le pays s’enfonce dans une situation économique, politique et sociale on ne peut plus inquiétante. Les citoyennes et les citoyens de notre pays ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer pour se tirer d’affaire ; tellement ils se sentent envahis de tous côtés par des difficultés insurmontables. Pour sortir la Mauritanie dans la situation critique dans laquelle elle se trouver aujourd’hui, il n’y qu’une seule solution : le retour à un régime civile et démocratique. Je ne plaide pas pour le retour de l’ex-président. Mais en tous les cas de figure, il revient aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens de décider de l’avenir de leur pays. Les militaires au pouvoir en ce moment doivent accepter d’ouvrir un réel dialogue avec les peuples, toutes tendances politiques et sociales confondues, afin de déterminer les voies et moyens permettant à notre nation d’éviter le pire. Tout observateur attentif de la situation politique de la Mauritanie actuelle sait que ce pays court tout droit à sa perte si une solution adéquate à la crise qu’il traverse n’’est pas trouvée dans un bref délai. Il faut, en d’autres termes, que nous finissions avec cette tradition de coups d’Etat, d’opportunisme, d’égoïsme et d’hypocrisie qui caractérise nos dirigeants depuis plusieurs décennies. Il est temps que nous regardions de l’avant ; afin de nous adapter aux normes de notre époque. Un pays ne peut pas aller de l’avant s’il est pris en piège par quelques personnes dont le seul objectif est de s’accaparer du pouvoir, piller les ressources du pays.

SOUMARE Zakaria Demba

lundi 10 novembre 2008

Hommage à Myriam Makeba

Hommage à Myriam Makeba (1932 - 2008)

Par SOUMARE Zakaria Demba

Le continent africain vient de perdre, une fois de plus, l'une de ses grandes voies. Myriam Makeba, qui fut une combattante inconditionnelle et déterminée pendant plusieurs années aux côtés de Nelson Mandela contre le pouvoir raciste, violent et arrogant de l'apartheid en Afrique du Sud, a rendu sa révérence le 09/11/2008 en Italie suite à une crise cardiaque, laissant ainsi les Africains et le monde orphelins d'un symbole, d'une chanteuse, d'une femme engagée contre toute forme d'injustices. De fait, celle que l'on a l'habitude de nommer Mama Africa a pour nom complet : Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama Yiketheli Nxgowa Bantana Balomzi Xa Ufun Ubajabulisa Ubaphekeli Mbiza Yotshwala Sithi Xa Saku Qgiba Ukutja Sithathe Izitsha Sizi Khabe Singama Lawu Singama Qgwashu Singama Nqamla Nqgithi.
A 20 ans, elle devient choriste du groupe Manhattan Brothers. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata avec laquelle elle fait le tour du monde. Cette chanson sera d'ailleurs reprise en français par Sylvie Vartan sous le titre Tape Tape en 1980. En 1959, elle est contrainte à l'exil en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa.
Elle passe 31 ans en exil combattant contre le racisme. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1987 elle rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l'album Graceland. Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s'exile à nouveau et s'installe en Guinée.
Miriam Makeba est décorée par la France au titre de Commandeur des Arts et Lettres en 1985 et obtient la nationalité française en 1990. Cette même année, Nelson Mandela la persuade de rentrer en Afrique du Sud. En 1992, elle interprète le rôle de la mère (Angelina) dans le film Sarafina! qui raconte les émeutes de Soweto en 1976. En 2002, elle partage le Polar Music Prize avec Sofia Gubaidulina.
Elle décède en 2008 en Italie des suites d'un malaise, à l'issue d'un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano.
SOUMARE Zakaria Demba

dimanche 2 novembre 2008

La moralité et les attributs du Prophète

La moralité et les attributs du Prophète 
1 – La raison : La raison du Prophète  avait atteint un niveau d’excellence à nul autre pareil. Selon le juge Iyâd : « La grandeur (de son esprit) et ce qui en résulte sont manifestes pour quiconque étudie sa façon d’être et son rythme de vie ; pour quiconque examine ses paroles substantielles, son bon comportement et les merveilles de sa biographie ainsi que les sagesses de sa parole, sa connaissance de la Thora, de l’Evangile et des Livres célestes, du jugement des sages, de l’histoire des peuples d’autrefois ; pour quiconque étudie son utilisation des paraboles, sa maîtrise des politiques des hommes, de leurs législations, des comportements internes et des bonnes mœurs... Sa parole est un modèle et ses indications sont un argument en matière d’adoration, de médecine, des mathématiques, de succession, de la généalogie, etc. Et tout cela sans apprentissage ni étude, ni lecture des livres antérieurs, ni fréquentation de leurs savants. Il s’agit d’un Prophète illettré qui n’avait aucune connaissance dans ces domaines jusqu’à ce qu’Allah illumine son cœur, élucide sa voie, lui prodigue des enseignements et lui fait lire. Ses connaissances de tout ce qu’Allah lui a enseigné et montré au sujet des sciences du passé, du présent, et du futur, des merveilles de Sa puissance et de la grandeur de Sa royauté étaient proportionnelles à sa raison »
L’endurance dans l’espoir de la récompense divine : Le Prophète Muhammad était le chef des endurants, il a subi toutes les exactions à cause de sa mission mais il a patiemment enduré dans l’espoir de la récompense d’Allah. Abdullah Ibn Mas.oud dit : « Il me semble encore voir le Messager d’Allah racontant qu’un Prophète avait été frappé par son peuple. Comme le sang coulait, ce Prophète essuya le sang qui coulait sur son visage et dit : « Ô Allah, pardonne à mon peuple parce qu’il ne sait pas » (rapporté par Boukhari).
D’.après Djoundoub ibn Soufiâne, à une bataille, l’Envoyé d’Allah ayant été frappé, son doigt saigna. Il dit alors :
« Es-tu donc autre chose qu’un doigt en sang
Et ce qui t’a atteint c’est dans le sentier d’Allah»
La sincérité : Le Prophète était sincère dans toutes ses affaires comme Allah le lui a commandé. Allah le Très Haut dit :  Dis : «En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre » (6 :162-163).
Caractère et comportement modèles : Interrogée sur son comportement, sa femme Aïcha dit : «Son comportement fut le Qur'an». Cela signifie que le Prophète observait l’ordre du Qur’an, s’abstenait de son interdiction, mettait en pratique
ses prescriptions. Il se caractérisait par les vertus du Qur.an, abandonnait ce qu.il interdit comme turpitudes apparentes et cachées. Il n’y a rien d’étonnant à cela, car il dit lui-même : «Allah m’a envoyé pour parachever les bons caractères et les bonnes œuvres»
Allah l’a décrit en ces termes : Et tu es certes, d’une moralité éminente29.
Anas ibn Malik qui a servi le Messager pendant dix ans, de nuit comme de jour, en sédentaire ou voyageur et l’a parfaitement connu au cours de ces années dit : «Le Messager d’Allah  était le meilleur des hommes en caractères» 30.
Il dit aussi : «Le Prophète  ne faisait habituellement usage ni de l’injure, ni de mots inconvenants, ni de malédictions. Et quand il voulait adresser un reproche à l’un de nous, il lui disait : « Qu’a-t-il donc ? Que son front soit plein de terre !»31.
La politesse : D’après Sahl ibn Saad, le Messager d’Allah  à qui on avait apporté à boire, alors qu.il avait à sa droite un jeune homme et à sa gauche des hommes âgés, but et dit au jeune homme : « M’autorises-tu à passer d’abord le breuvage à ces gens-ci ? Non, par Allah ! Ô Envoyé d’Allah, s’écria le jeune homme, je ne céderai mon tour après toi à personne ». Alors l’Envoyé d’Allah lui remit vivement la coupe entre les mains »

L’amour de la conciliation : Sahl ibn Saad rapporte que les gens de Qubâ se battirent et en venir à se jeter des pierres. Informé de cela, l’Envoyé d’Allah dit : « Allons mettre la paix parmi eux !
Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le blâmable : Abdullah ibn Abbas rapporte que le Messager d’Allah ayant vu une bague en or sur la main d’un homme l’enleva, la jeta et dit : « L’un de vous recourt à un charbon de feu et le porte sur sa main ». On suggéra à l’homme après le départ du Messager d’Allah : Prends ta bague pour en tirer quelque profit. L’homme dit : « Non par Allah, je ne la prendrai jamais alors que le Messager d’Allah l’a jetée ».
L’amour de la purification : Muhâjir ibn Qunfidz rapporte qu’il vint trouver le Prophète pendant qu’il urinait et lui adressa le salut (salam). Il ne répondit pas jusqu’à ce qu’il fit les ablutions et s’excusa auprès de lui : « J’ai détesté évoquer le nom d’Allah sans être en état de pureté…»
Le contrôle de la langue : Abdullah ibn Awfy rapporte : Le Messager d’Allah évoquait Allah abondamment, s’adonnait moins aux futilités, priait longuement, faisait des sermons courts et ne dédaignait pas de marcher avec la veuve ou le nécessiteux pour satisfaire leurs besoins ».
L’abondance de l’adoration : Aïcha qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte : Le Messager d’Allah restait si longtemps debout dans les prières de nuit que ses pieds se crevassaient. Elle lui dit : Pourquoi fais-tu cela Ô Messager d’Allah alors qu’Allah a pardonné tes péchés passés et à venir ? Ne puis-je donc pas être –avait-il répondu- un adorateur reconnaissant ? ».
L’indulgence et la gentillesse : D’après Abû Houreira At-Toufail ibn Amr le Daoussite s’en vint trouver le Prophète lui et ses compagnons. Ils lui dirent : « Messager d’Allah, la tribu de Daous s’est montrée rebelle et a refusé d’entendre la vérité ; invoque contre elle la colère divine ! » On dit alors : « La tribu de Daous est perdue ». Mais l.Envoyé d.Allah dit : « Ô Allah ! Conduis les Daoussites dans la bonne voie et amène-les à l'Islam ».
La dignité : Al Barâ ibn Azib a dit : « Le Prophète était trapu ; il avait les épaules larges ; ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles. Je l’ai vu portant une tunique rouge et jamais je n’ai rien vu d’aussi beau ».
L’ascétisme dans la vie présente : Abdullah ibn Mas.oud  rapporte : « Le Prophète  dormit sur une natte et se leva tandis que cette dernière avait laissé des traces sur son flanc, nous dîmes : « Envoyé d’Allah, ne pourrions nous pas t’offrir un matelas ? Il répondit : « Qu’est-ce que j’ai à faire avec la vie présente, je suis dans cette vie comme un cavalier qui s’est abrité sous un arbre puis s’en est allé et l’a laissé ».
L’altruisme : Sahl ibn Saad  a dit : « Une femme apporta une borda. (Savez-vous, dit-il, ce que c.est qu.une borda ? Oui, lui répondit-on, c.est une pièce d’étoffe avec une bordure tissée.) S’adressant alors au Prophète, la femme dit : « Ô Envoyé d’Allah, j.ai tissé cette borda de mes mains pour qu’elle te servît de vêtement. » Le Prophète  prit ce manteau parce qu’il en avait grand besoin. Il vint alors nous trouver enveloppé de cette borda. Un des hommes qui se trouvaient là dit : « Ô Envoyé d’Allah, donne-moi ce vêtement. Bien répondit-il. » Le Prophète  après avoir terminé la séance se retira et, ayant plié la borda, il l'envoya à cet homme. « Ce n.est pas bien ce que tu as fait là, lui dit-on. Tu as demandé ce vêtement sachant parfaitement que le Prophète  ne refusait jamais à qui lui demandait. .Par Allah, s'écria l'homme, je ne lui ai demandé ce vêtement que pour qu.il me servît de linceul le jour de ma mort. » En effet, ajoute Sahel, ce manteau lui servit de linceul41.
La force de la foi et de la confiance en Allah : Abû Bakr As-Siddiq  a dit : « Je vis les pieds des polythéistes au dessus de nos têtes pendant que nous étions dans la grotte et dis alors : Ô Messager d’Allah, si l’un d.eux regardait ses pieds, il nous observerait sous ses pieds. Ô Abû Bakr, que penses-tu de deux (personnes) dont Allah est le troisième ? »
La tendresse et la compassion : Abû Qatada a dit : « Le Prophète  vint vers nous portant sur son épaule Omâma bint Abû-l-As. Il fit la prière et chaque fois qu.il s’inclinait, il déposait l’enfant à terre et la reprenait chaque fois qu’il se relevait ».
La facilitation : Anas ibn Malik  rapporte que le Messager d’Allah  a dit : « J’entame la prière et je désire la faire longuement. Mais si j’entends un enfant pleurer, j’accélère ma prière parce que je sais combien une mère souffre quand elle entend pleurer son enfant ».
La crainte d’Allah et la dévotion : D’après Abû Houreira, le Prophète  a dit : « En revenant chez moi, je trouvai une datte qui était tombée sur mon lit. Je l’enlevai pour la manger, puis, craignant qu’elle ne fît partie de la zakat45, je la rejetai ».
Les dépenses dans le sentier d’Allah : Anas ibn Malik rapporte : On n’a jamais demandé quelque chose au nom de l’Islam au Messager d’Allah sans qu’il ne la donne. Il dit : Un homme vint et il lui donna des moutons entre deux montagnes. Ce dernier revint vers son peuple et dit : Ô mon peuple, embrassez l’Islam, car Muhammad donne sans craindre la pauvreté ».
L’amour de l’entraide : Aicha qu’Allah soit satisfait d’elle- répondit lorsqu’on lui demanda à quoi s’occupait le Prophète dans sa demeure : « Il rendait des services domestiques à sa famille et dès que venait l’heure de la prière, il sortait pour aller l’accomplir ».
Al Barâ a dit : « Au jour [de la bataille] du Fossé, je vis l’Envoyé d’Allah transporter tant de terre que l’abondante masse de poils qui recouvrait sa poitrine disparut sous la poussière. Il chantait à voix très haute le radjaz d’Abdullah ibn Rawâha et disait :
Ô Allah ! Sans Toi nous ne serions pas dans la bonne voie ;
Nous ne ferions ni l’aumône, ni la prière ;
Fais descendre sur nous la sérénité ;
Et affermis nos pas dans les rencontres dangereuses ;
Les ennemis nous ont accablés d’injustice ;
Et, lorsqu’ils ont voulu nous éprouver, nous les avons repoussés ».
La sincérité : Son épouse Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- dit de lui : Il n’y avait pas un comportement plus détesté par le Messager d’Allah que le mensonge. Lorsqu’un homme mentait auprès du Messager d’Allah, il n’oubliait pas cela jusqu’à ce qu.il se repente ».
Ses ennemis ont témoigné de sa sincérité. Abû Jahl par exemple qui était un des plus grands ennemis du Messager d’Allah  lui dit un jour : « Ô Muhammad, je ne dis pas que tu es menteur, cependant je renie ce que tu as apporté et ce à quoi tu appelles les gens. Allah  révéla Sa parole suivante :  Nous savons qu’en vérité ce qu’ils disent te chagrine. Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce

sont les versets (le Qur’an) d’Allah, que les injustes renient »
Le respect des interdits d’Allah : Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- a dit : « Quand on donnait à l’Envoyé d’Allah  de choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile, pourvu qu’il n’en résultât pas quelque péché. Si elle devait entraîner au péché, il était le plus ardent des hommes à s’en éloigner. Jamais l’Envoyé d’Allah ne se vengea d’une injure personnelle. Mais chaque fois que la majesté d’Allah était offensée, il en tirait vengeance au nom d’Allah ».
La sérénité du visage : Abdullah ibn Al Harith a dit : « Je n.ai vu personne plus souriant que le Messager d’Allah  ».
La loyauté et la fidélité : La loyauté du Prophète  était unique en son genre. Ces gens de la Mecque qui lui ont voué l’inimitié lorsqu’il a proclamé son message et l.ont persécuté avec ses adeptes, laissaient auprès de lui, malgré tout, leurs dépôts et consignations. Cette loyauté a atteint son paroxysme lorsqu’ils ont persécuté le Prophète  l’amenant à émigrer vers Médine après les exactions qu.il a subies de la part de ses concitoyens. Le Messager d’Allah  chargea son neveu Ali ibn Abi Tâlib  de remettre les dépôts et consignations qu’il y avait en sa possession à leurs propriétaires et lui fit retarder son émigration de trois jours.
Parmi les exemples de fidélité du Messager d’Allah  à ses promesses et engagements, figure le respect de la clause de la pacification d.Al Houdeibiya entre le Messager  et les Quraychites qui stipulait que celui des Quraychites qui
viendrait trouver Muhammad  devait être remis aux siens, mais celui des musulmans qui irait retrouver ces derniers ne devait pas être remis à Muhammad. Lorsque le Messager d’Allah  arriva à Médine, un homme appelé Abû Jandal ibn Souhail ibn Amr réussit à s’évader de sa prison à la Mecque et vint à Médine. Les polythéistes envoyèrent une délégation auprès du Prophète  pour le récupérer. Ils dirent : (Souviens-toi de) l’engagement que tu nous as donné ! Le Messager d’Allah  dit à Abû Jandal : « Abû Jandal, sois patient et espère la récompense d’Allah, Allah te donnera ainsi qu.aux faibles qui sont avec toi une délivrance et une issue. Nous avons signé la pacification avec ces gens et il y a eu un engagement entre nous et eux, or nous ne trahissons pas d’engagement ».
Le courage et le manque d’hésitation : Ali  a dit : « Je me suis vu le jour [de la bataille] de Badr alors que nous nous réfugiions auprès du Prophète . De nous tous il était le plus proche de l’ennemi et il était alors l’homme le plus fort ».
Quant à son courage en dehors des guerres, Anas ibn Malik  dit de lui : « Le Prophète  était le plus beau des hommes, et le plus courageux. Une nuit, il y eut panique à Médine, et les habitants sortirent dans la direction du bruit. Le Prophète  après avoir tiré la nouvelle au clair, les rencontra en chemin. Il montait à poil un cheval appartenant à Abû Talha, et portait un sabre suspendu à son cou ; il répétait : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur ». Puis il dit : « Nous avons trouvé que ce cheval était une mer, ou encore ce cheval est une mer ». Les habitants de Médine sortent paniqués à l’écoute du bruit pour s’enquérir de ce qui s.est passé et le Messager les rencontre, seul, venant de la direction du bruit, leur panique se calme, sur un cheval à poil, et cela parce que la situation nécessite la rapidité, son sabre suspendu à son cou, parce qu.il pourrait être nécessaire. Il les a informés que le cheval qui est avec lui était une mer, c’est-à-dire rapide. Le Prophète  n’attendit donc pas la sortie des gens pour l’accompagner afin qu.il découvre ce qui se passe comme l’on fait dans ce genre de situations.
Et pendant la bataille d’Ohod, le Prophète  consulta ses Compagnons et ces derniers lui conseillèrent le combat hors de la ville. Le Prophète  était d’un autre avis, mais il adopta leur avis. Cependant, les Compagnons regrettèrent cela parce que le Prophète  désirait autre chose. Les Auxiliaires [Ansar] dirent : Nous avons repoussé l’avis du Messager d’Allah  alors, ils vinrent et dirent : Ô Prophète d’Allah, fais alors ce que tu as choisi. Il dit : « Il n’appartient pas à un Prophète lorsqu.il a porté sa cuirasse, de l’enlever avant d’avoir combattu ».
La générosité et la bonté : Ibn Abbas  rapporte que nul n’était aussi généreux que le Messager d’Allah  et que cette générosité se manifestait davantage durant le mois de ramadan, à la suite de ses entrevues avec Gabriel [Jibril] qui venait chaque nuit lui enseigner le Qur’an. A ce moment là, l.Envoyé d.Allah  était plus généreux que le vent qui amène la pluie ».
Et Abû Dzar  dit : « Je marchais avec le Prophète  dans la harra de Médine et nous faisions face au mont Ohod. « Hé ! Abou-Dzar, dit le Prophète A vos ordres, Ô Envoyé d’Allah, lui répondis-je. .Combien, reprit-il, je serai heureux d’avoir une masse d’or aussi considérable que ce Ohod. Dès la troisième journée je n’aurais pour moi qu’un dinar moins quelque chose que je réserverais pour une dette, car je n’aurais cessé de faire aux adorateurs d’Allah au sujet de cet or comme ceci, comme ceci, comme ceci, en donnant à droite, à gauche et derrière moi ».
Jabir  disait : « Jamais, quand on lui demanda quelque chose, le Prophète  ne répondit une seule fois : « Non » ».
La pudeur : Abû Saïd Al Khoudry  disait : « Le Prophète  avait plus de pudeur qu.une jeune fille vierge. Quand il voyait quelque chose qu.il reprouvait, nous nous en apercevions à son visage ».
La modestie : Le Prophète  était parmi les gens les plus modestes. Il était tellement modeste que celui qui entrait dans la mosquée ne le reconnaissait pas parmi ses Compagnons. Anas ibn Malik  a dit : « Nous étions assis dans la mosquée avec le Prophète , quand un homme entra, monté sur un chameau. Il fit agenouiller l’animal dans la cour de la mosquée ; il l’entrava, puis s’adressant à notre groupe : « Qui de vous est Muhammad ? » dit-il. Or le Prophète était accroupi parmi nous. « C.est cet homme au visage blanc et qui est accroupi », répondîmes-nous. »62. Cela parce qu.il n’était pas différent de ses Compagnons et de l’assistance.
Le Prophète  ne se montrait pas hautain et n’avait pas d’orgueil à aller avec le pauvre, le faible ou le besogneux résoudre leurs problèmes. Anas  rapporte qu.une femme parmi les gens de Médine qui avait quelque problème mental dit : « Ô Messager d’Allah ; j’ai un besoin auprès de toi. Il répondit : Ô mère d’untel, regarde n’importe quelle rue tu voudras pour que j’aille résoudre ton problème. « Il s’isola avec elle dans une rue jusqu’à résoudre son problème ».
La compassion et la pitié : Abû Mas.oud Al Ansâry  rapporte qu’un homme dit : « Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je vais sûrement m’abstenir de la prière du matin à cause d’untel qui la fait durer trop longtemps ». Jamais, dans aucune de ses admonitions, je n.ai vu l’Envoyé d’Allah se mettre dans une aussi violente colère que ce jour-là. « Alors, s’écria-t-il, il en est donc parmi vous qui veulent faire fuir les fidèles ! Quel que soit celui d’entre vous qui dirigera la prière des fidèles, qu’il la fasse courte ; car, parmi les fidèles, il y a de faibles, d’âgés ou ayant affaire »
Oussama ibn Zaïd  a dit : « Nous étions chez le Prophète  lorsque quelqu’un vint, de la part de l’une de ses filles, le prier de se rendre auprès du fils de celle-ci, qui était mourant. S’adressant au messager, le Prophète  lui dit : « Retourne vers ma fille et annonce-lui que tout ce qu’Allah prend ou donne Lui appartient, qu’Il a fixé un terme pour chaque chose et invite-la à se résigner et à compter sur Allah ».
La fille du Prophète  renvoya le messager en suppliant son père de venir. Aussitôt le Prophète  se leva et se rendit chez elle accompagné de Saad ibn Obâda et de Mouadz ibn Jabal. Quand il arriva on lui remit l’enfant dont la respiration faisait entendre le bruit d.une outre desséchée. Comme les yeux du Prophète  débordaient de larmes, Saad lui dit : « Ô Envoyé d’Allah, que signifie ces larmes ? .C’est, répondit-il, le signe de la compassion qu’Allah a placée dans le coeur de l’homme. Allah n’est compatissant qu’envers ceux de ses adorateurs qui sont eux-mêmes compatissants »..
La patience et le pardon : Anas ibn Malik  a dit : « Je marchais en compagnie du Prophète . Il était vêtu d’un manteau nedjrânite, au bord épais. Un bédouin l’ayant approché le tira si fortement, que je pus voir, sous la violence de la pression, le bord du manteau imprimer sa marque en haut de l’épaule du Prophète  : « Ordonne qu’on me donne quelque chose du bien d’Allah dont tu disposes, lui dit le bédouin ». Le Prophète  se tournant vers lui, se mit à rire ; puis il ordonna qu’on lui donnât quelque chose ».
Parmi les exemples de sa patience, il y a le hadith de Zaïd ibn Sa.na .qui est un érudit juif- qui avait accordé au Prophète  un prêt dont il avait besoin pour résoudre le problème de certains dont les c.urs étaient à gagner (à l’Islam). Zaïd a dit : Lorsqu.il restait deux ou trois jours du terme fixé pour le remboursement, le Prophète  sortit pour la prière funèbre d’un homme parmi les Auxiliaires (Ansar) en compagnie d’Abû Bakr, Oumar, Ousmane et quelques uns de ses Compagnons. Lorsqu.il eut accompli la prière funèbre, il s’approcha d’un mur et s’y assit, puis j’arrêtai son vêtement, le regardai d’un air rude et lui dit : Muhammad, ne me rends-tu pas mon droit ? Par Allah, je ne vous connais pas, fils d’Abdul Muttalib, comme étant des gens qui lèsent les droits d’autrui. Je les ai fréquentés au point de les connaître ! Il dit : Et je regardai Oumar ibn Al Khattab et vis ses deux yeux tournoyer dans son visage comme une sphère puis il me lorgna et dit : Ennemi d’Allah, dis-tu au Messager d’Allah  ce que je suis en train d’entendre et lui fais-tu ce que je suis en train de voir ? Par Celui qui l’a envoyé avec la vérité, n.eut été ce dont je crains la perte, j’aurai tranché ton cou avec mon sabre-ci. Pendant ce temps, le Messager d’Allah  regardait Oumar dans le calme et le sérieux puis il dit : « En vérité, nous avions plus besoin d’autre chose que d’une telle réaction de ta part ô Oumar, [nous avions besoin] que tu ordonnes à chacun de nous de respecter son engagement vis-à-vis de l’autre. Oumar, vas-y avec lui, rembourse lui son dû et ajoute lui en plus vingt Sa’a en compensation de la frayeur que tu as suscitée chez lui ». Zaïd dit : Oumar m’amena, me remboursa mon dû et me donna en plus vingt Sa.a de dattes sèches. Je dis : Quel est cet ajout ? Il répondit : Le Messager d’Allah  me l’a ordonné en compensation de la frayeur que j.ai suscitée chez toi. Je dis : Oumar, me connais-tu ? .Non, dit-il, qui es-tu ? Je dis : Je suis Zaïd ibn Sa.na. . L’érudit ? demanda-t-il. .Oui, l’érudit répondis-je. .Qu’est-ce qui t’a donc poussé à dire au Messager ce que tu as dit et à lui faire ce que tu as fait ? Je lui dis : Ô Oumar, j.ai reconnu tous les signes de la prophétie sur le visage du Messager d’Allah  lorsque je l.ai observé, sauf deux signes que je n.ai pas testés chez lui, sa patience supplante sa stupidité et la stupidité dirigée contre lui n’augmente que sa patience. J’ai testé ces deux signes et je te prends à témoin, ô Oumar que j’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Muhammad  comme Prophète. Je te prends également à témoin que la moitié de ma richesse .je suis le plus riche parmi eux- est une aumône destinée à la communauté de Muhammad . Oumar  dit : Ou destinée à une partie d’entre eux, car tu ne peux pas les satisfaire tous. Je dis : Ou à une partie d’entre eux. Oumar  et Zaïd rentrèrent trouver le Messager d’Allah  et Zaïd dit : Je témoigne qu.il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager . Il crut en lui, accepta sa mission et participa à plusieurs expéditions en compagnie du Prophète. Ensuite, il mourut au cours de la bataille de Tabouk en plein combat qu'Allah lui accorde la miséricorde.
Le plus grand exemple du pardon du Prophète  est sans doute le fait que lorsqu.il entra victorieux à la Mecque et qu’on lui rassembla les gens de la Mecque parmi ceux qui lui avaient fait subir diverses sortes de préjudices et avaient causé son exil de son pays, il leur dit lorsqu.ils se rassemblèrent dans la Mosquée : « Qu’attendez-vous que je fasse de vous ? » Ils répondirent : meilleur frère généreux et fils d’un frère généreux. Il dit : « Partez, vous êtes libres ».
La patience : Le Prophète  fut un modèle de la patience. Avant le début de sa mission, il était patient vis-à-vis de son peuple, et à l’adoration des idoles à laquelle ce dernier s'adonnait. Après la proclamation de son message, il était patient espérant la récompense d’Allah face aux différents préjudices que lui infligeait son peuple à la Mecque premièrement, ensuite avec les hypocrites à Médine. Il était également un modèle de la patience lorsqu.il perdait des êtres qui lui étaient chers. Son épouse Khadîdja était morte de même que tous ses enfants, hormis Fatima, de son vivant. Son oncle Al Abbas était également mort. Dans toutes ces situations, il était patient espérant la récompense d’Allah. Anas ibn Malik  a dit : « Nous entrâmes avec l’Envoyé d’Allah  chez Abû Saïf, le forgeron, père nourricier d’Ibrahim. Le Messager d’Allah  prit Ibrahim, l’embrassa et le flaira. Plus tard nous entrâmes encore chez Abû Saïf au moment où Ibrahim rendait le dernier soupir. Les yeux du Prophète  se mirent à répandre des larmes, et comme Abdu Rahman ibn Awf lui disait : « Toi aussi, ô Envoyé d’Allah ! »

Il répondit : « Ô Ibn Awf, c’est un effet de la compassion ». Puis, ses larmes se remettant à couler, il ajouta : « Les yeux pleurent et le cœur est triste ; mais nous ne disons rien qui ne puisse être agréable au Seigneur. Ô Ibrahim, nous sommes affligés d’être séparés de toi ».
La justice et l’équité : Le Prophète  était équitable dans toutes les affaires de sa vie, équitable dans la pratique de la législation d’Allah. Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte que les Quraychites eurent un jour à traiter le cas d.une femme Makhzoumite70 qui avait commis un vol : « Nul, dirent-ils, ne saurait en parler à l’Envoyé d’Allah  et avoir de l’influence sur lui si ce n’est Oussama , l’ami de l’Envoyé d’Allah . Oussama  parla en faveur de cette femme à l’Envoyé d’Allah qui lui répondit : « Comment peux-tu intercéder quant il s’agit d.une des pénalités édictées par Allah ? » Puis, se levant, il fit le sermon suivant : «Ô hommes, ce qui a égaré ceux qui vous ont précédés, c.est qu.ils laissaient impuni le puissant qui volait, tandis que si le voleur était un misérable, ils lui appliquaient la peine criminelle. Je jure par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui ferais couper la main ».
Le Prophète  était équitable même quand il s’agissait du talion contre lui-même. Il est rapporté que Asyad ibn Khoudair  était un homme vertueux, enjoué et avenant. Alors qu.il se trouvait (un jour) chez l’Envoyé d’Allah  en train de s’adresser au gens et de leur faire rire, le Messager d’Allah  le chatouilla dans la hanche. Alors, il dit : Tu m.as fait mal. Le Prophète  dit : « Prends ta revanche » Il répondit : Ô Messager d’Allah, tu portes une tunique alors

que je n’en portais pas. Il dit : Le Messager d’Allah  souleva sa tunique et il l’étreignit, puis se mit à embrasser son flanc et dit : Puissent mon père et ma mère te servir de rançon, ô Messager d’Allah ; c.est ceci que j.ai voulu ».
La crainte d’Allah : Le Messager d’Allah  était du nombre des gens qui craignaient le plus Allah et parmi ceux qui avaient le plus peur d’Allah. Abdullah ibn Mas.oud rapporte que le Prophète  lui dit : « Récite-moi du Qur’an. Te réciter du Qur’an ? Lui répondis-je alors que c’est à toi, ô Envoyé d’Allah qu’il a été révélé. . C’est vrai » reprit-il. Je récitai la sourate « Les Femmes », mais, arrivé à ce verset :  Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? Il me dit : « Cela suffit ». Je me tournai alors vers lui et vis ses yeux déborder de larmes ».
Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte que lorsque l’Envoyé d’Allah apercevait au ciel un nuage prometteur de pluie, il avançait et reculait, entrait et sortait, le visage altéré. Puis, lorsque la pluie se mettait à tomber, son inquiétude se dissipait. « Je lui fis part de ce fait, ajoute Aïcha ; et il me répondit : « C’est que je ne sais point s.il n’en sera pas de nous comme de ces gens qui, lorsqu.ils virent le nuage étalé s’avançant vers leurs vallées, dirent :  Ce nuage nous donnera de la pluie. Au contraire ! C’est cela même que vous cherchiez à hâter : C’est un vent qui contient un châtiment douloureux, détruisant tout, par le commandement de son Seigneur”. Puis, le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi rétribuons-Nous les gens criminels.
La sobriété et la richesse de l’âme : Oumar ibn Al Khattab  rapporte : « J’entrai chez le Prophète  ; il était sur une natte sans que rien fût interposé entre son corps et la natte. Sa tête était appuyée sur un coussin de cuir rembourré de fibres de palmiers ; à ses pieds était un tas de feuilles de saule et à son chevet une outre était suspendue. Je vis sur son flanc l’empreinte laissée par la natte. Alors je me mis à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? me demanda-t-il. Ô Envoyé d’Allah, répondis-je, c.est parce que je compare la situation des Chosroês et des César à la tienne, alors que tu es, toi, l’Envoyé d’Allah. N’es-tu donc pas satisfait, répliqua-t-il, qu’ils aient, eux, les biens de ce monde, et que, nous, nous ayons ceux de la vie future ? ».
Son amour du bien à tous les hommes y compris ses ennemis : Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle-, épouse du Prophète  a raconté qu’elle lui dit : « Y eut-il jamais pour toi journée plus pénible que celle de la bataille d’Ohod. Certes, répondit-il, j’ai eu bien à souffrir de tes compatriotes, mais ce qui me fut le plus pénible de leur part, ce fut l’affaire d’al-Aqaba, lorsque, à l’exposé de mes demandes, Ibn Abdil Yalil ibn Abdul Kolal répondit par un refus catégorique. Je m’en retournai ne sachant trop où diriger mes pas, et ne recouvrai mes esprits qu’arrivé à Qarn-et-Tsa’âlib ; et alors, levant la tête, voilà que je vis un nuage qui me couvrait de son ombre, et, l’ayant considéré, voila que dedans j’aperçus Gabriel. Il m’appela et me dit : « Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes, et les réponses qu’ils t’ont faites. Il a envoyé vers toi l’ange des montagnes pour que tu lui donnes au sujet de ces infidèles, quelque ordre qu’il te plaira ». Et l’ange des montagnes, m’ayant appelé, me salua, me répéta ce qu’avait dit Gabriel et ajouta : « Que veux-tu ? Désires-tu que je fasse se replier sur eux les deux rocailleuses ? Non, répondis-je, car de leurs flancs, j’espère qu’Allah fera sortir des fidèles qui L’adorent seul, sans lui donner d’associés ».
Ibn Oumar  a dit : Lorsque mourut Abdullah ibn Oubei ibn Saloul80, son fils Abdullah ibn Abdullah vint chez le Messager d’Allah  et lui demanda de lui donner sa tunique afin que son père y soit enseveli. Il la lui donna, puis il lui demanda de prier sur son père. Oumar se leva alors et arrêta l’habit du Messager d’Allah  puis dit : « Ô Messager d’Allah, vas-tu prier sur lui alors qu’Allah te l’a interdit ? Le Messager d’Allah  dit : « Allah m’a plutôt laissé le choix en disant :  Que tu demandes pardon pour eux, ou que tu ne le demandes pas - et si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois - Allah ne leur pardonnera point », et je le ferai plus de soixante-dix fois. Il dit : C.est un hypocrite ; le Messager d.Allah  pria sur lui et Allah  révéla ce verset :  Et ne fais jamais la Salat sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe.

Quelques conduites morales du Prophète 
1- Le fait que le Messager d’Allah  soit proche de ses Compagnons et les fréquente. Cela est sans doute appuyé par notre connaissance parfaite de toutes les affaires de sa vie et de tout ce qui le concerne, qu’il s’agisse du domaine privé ou de sa vie publique. Il est en effet le modèle à suivre et celui qu.il convient de prendre comme exemple en toutes choses. Jarir ibn Abdullah  a dit : «Jamais, depuis que je suis musulman, le Prophète  n’a refusé de me recevoir et jamais il ne m’a vu sans me montrer un visage souriant. Comme je me plaignais à lui de ne pas être solide à cheval, il me frappa sur la poitrine avec sa main et dit : « Ô Allah ! Fais qu.il soit solide à cheval, qu’il conduise les autres dans la bonne voie, et qu.il y reste lui-même ».
Le Prophète  plaisantait et s’amusait avec ses Compagnons. Anas ibn Malik  rapporte : « Le Messager d’Allah  était le meilleur des hommes en conduite morale. J’avais un frère surnommé Abû Oumair. Le rapporteur du hadith dit : Je crois qu.il a dit : Il était sevré. Il dit : Lorsque le Messager d’Allah venait, il le voyait et disait : « Ô Abû Oumair, qu’a fait le petit oisillon ? » Il dit : Il jouait avec lui ».
Sa plaisanterie ne se limitait pas à la parole. Il plaisantait avec ses Compagnons par l’acte. En effet, Anas Ibn Malik  rapporte qu’un homme parmi les bédouins nommé Zâhir donnait des cadeaux du désert au Messager  puis le Prophète  lui procurait des choses nécessaires lorsqu.il voulait sortir. Le Prophète  dit : « En vérité, Zâhir est notre désert et nous sommes sa ville. » Un jour, le Prophète  vint le trouver pendant qu.il vendait ses marchandises. Le Prophète  l’enlaça par derrière alors qu.il ne le voyait pas. « Laisse-moi, qui es-tu ? » dit-il. Il se retourna et reconnut le Prophète . Il ne se débattit plus pour dégager son dos de la poitrine du Prophète  quand il sut que c’était lui. Alors, le Prophète  se mit à dire : « Qui va acheter l’esclave ? » Il dit : « Par Allah, Ô Messager d’Allah, tu verras que je suis une marchandise invendable ». Le Prophète  lui dit : « Mais auprès d’Allah, tu n’es pas une marchandise invendable –ou bien il a dit : Cependant, tu coûtes cher auprès d’Allah »86.
2- Le fait de consulter ses Compagnons et de demander leurs avis concernant toutes les choses sur lesquelles il n’y a pas un texte de la révélation. Abû Houreira  rapporte : « Je n.ai vu personne consulter ses compagnons plus que le Messager d’Allah  ».
3- La visite du malade, qu.il soit musulman ou mécréant. Le Messager d’Allah  s’enquerrait au sujet de ses Compagnons et lorsqu’on l’informait d’un cas de maladie parmi eux, il s’empressait de lui rendre visite lui et ceux de ses Compagnons qui se trouvaient avec lui. Ses visites ne se limitaient pas aux malades musulmans ; au contraire il visitait les malades parmi les non musulmans. Anas  rapporte qu’un garçon juif au service du Messager d’Allah  tomba malade. Alors l’Envoyé de Dieu  dit à ses Compagnons : « Allons chez lui, lui rendre visite ». Ils entrèrent chez lui pendant que son père était assis à son chevet. Le Messager d’Allah  lui dit : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Ainsi, je pourrais intercéder en ta faveur le Jour de la Résurrection ». Le garçon se mit à observer son père et ce dernier lui dit : Ecoute ce que te dit Abû Qassim ! Il dit : Je témoigne qu.il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et je témoigne que Muhammad est le Messager d’Allah. Le Prophète  dit : «Louange à Allah qui l’a sauvé du feu de la Géhenne ».
4- La gratitude et la récompense du bienfait. C.est lui en effet qui a dit : « Protégez quiconque demande votre protection au nom d’Allah. Donnez à quiconque vous demande au nom d’Allah. Répondez à l’invitation de quiconque vous vous invite. Rétribuez quiconque vous fait un bien, si vous ne trouvez les moyens de le rétribuer, priez pour lui au point d’avoir la certitude que vous l’avez rétribué ».
Son épouse Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- dit à propos de lui : « L’Envoyé d’Allah  acceptait les cadeaux et en rendait d’autres en échange ».
5- Son amour de l’intercession dans tous les domaines du bien et de la bonne action. Ibn Abbas  rapporte que le mari de Barîra était un esclave nommé Moghîts. « il me semble encore le voir se promenant derrière elle tout en pleurs et les larmes coulant sur sa barbe ». Le Prophète  dit à Abbas : « Ô Abbas, n’es-tu pas surpris de l’affection qu’a Moghîts pour Barîra et de l’aversion que Barîra éprouve pour Moghîts ? Tu devrais reprendre ton mari, dit le Prophète  à Barîra. .Ô Envoyé d’Allah, répondit-elle, est-ce un ordre ? .Non, reprit-il, j’intercède seulement. .Alors non, reprit Barîra, je n.ai nulle envie de lui ».
6- Le Prophète  était à son propre service. Aïcha .qu’Allah soit satisfait d’elle- a dit lorsqu’on lui a demandé ce que faisait le Messager d’Allah  dans sa maison ? Elle a dit : Il était un être humain, il rapetassait ses habits, trayait ses brebis et prenait soin de lui-même ».
Mieux encore, la noblesse de ses caractères l’a poussé à aller au delà de son soin personnel pour être au service des autres. Son épouse Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle- a répondu lorsqu’on lui a demandé ce qu’il faisait dans sa maison : « Il était au service de sa famille et dès qu.il suivait l’appel à la prière, il sortait ».

Des témoignages impartiaux
Le poète allemand Goethe a dit : « J.ai cherché dans l’histoire un modèle parfait pour cet homme et je l.ai trouvé dans le Prophète arabe Muhammad  ».
Le professeur (Kith More) dit dans son livre « The developing human » : « Je n’éprouve pas de difficulté à accepter que le Qur’an est la parole de Dieu ; en effet, la description de l’embryon dans le Qur’an ne peut pas être bâtie sur la connaissance scientifique du septième siècle. La seule explication rationnelle est que cette description a été révélée à Muhammad ».
W. Durant dit dans son livre « Histoire de la civilisation » vol.11 : « Si nous jugeons la grandeur par rapport à l’influence du grand sur les gens, nous dirons que le Messager des musulmans est le plus grand des grands de l’histoire. Il a refréné le fanatisme, les superstitions et a établi au dessus du judaïsme, du christianisme et de l’ancienne religion de son pays une religion facile, claire et puissante.

Elle a réussi à rester jusqu’à nos jours une grande force intrinsèque ».
! Georges De Tolz dans son livre La vie dit : « Le doute sur la mission de Muhammad c.est le doute sur la force divine qui cerne tous les êtres » .
! Le savant Wilz dit dans son livre Le Prophète véritable : « La preuve la plus évidente de la sincérité du Messager est le fait que sa famille et les gens les plus rapprochés de lui soient les premiers à croire en lui. Ils connaissaient en effet tous ses secrets. S.ils avaient douté de sa sincérité, ils n’auraient pas cru en lui ».
L’orientaliste Hail dit dans son livre La Civilisation des Arabes : « Nous ne connaissons pas dans l’histoire de l’humanité qu.une religion s.est propagée à une telle vitesse et a changé le monde comme l’a fait l’Islam. Muhammad a donné l’existence à une communauté, a établi l’adoration d’Allah sur terre, a mis sur pied les fondements de la justice et de l’égalité sociale, et a imposé l’ordre, l’harmonie, l’obéissance et l’honneur parmi des peuples qui ne connaissaient que l’anarchie ».
L’orientaliste espagnol Jean Lik dit dans son livre « Les arabes » : « Il n.est pas possible de faire une description de la vie de Muhammad qui soit meilleure que ce qu’Allah a décrit :  Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. Muhammad fut une véritable miséricorde et je prie sur lui avec avidité et passion »
Bernard Chou dit dans son livre : L’Islam cent ans après : « Le monde entier acceptera l’Islam et même s.il ne l’accepte pas avec son nom véritable, ce sera avec un nom d’emprunt. Il arrivera un jour où l’Occident embrassera la religion islamique. L’Occident a pendant des siècles, lu des livres pleins de mensonges sur l’Islam. J.ai écrit un livre sur Muhammad, mais il a été censuré parce qu.il sort de la tradition des anglais. Il dit également : L’Islam est la religion dans laquelle nous trouvons les avantages de toutes les religions et nous ne trouvons pas ses avantages dans d’autres religions »

SOUMARE Zakaria Demba

mardi 21 octobre 2008

Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles

Le contrôle permanent d'Allah sur les fidèles

En islam, le rapport reliant les croyantes et les croyants à leur Seigneur est un rapport ne souffrant d'aucune négligence. Allah, depuis Son Trône, a, de part Sa science, Son omniscience et Sa grandeur, exerce un contrôle sur les actes apparents et cachés des fidèles : «  a Allah appartient tout ce qui est dans le ciel et sur la terre ; que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut » (Coran, 2 : 284). Les musulmanes et les musulmans, depuis le VII siècle où le Coran fut, graduellement, révélé au dernier des prophètes, Muhammad (saw), ont conscience de cette réalité, de cette proximité d'Allah, de Sa « surveillance ». Plusieurs verstes du Coran reviennent, telle une rengaine, sur cette « surveillance », ce contrôle permanent du Seigneur des univers sur Sa création, Ses créatures: Dieu a dit:
«Dieu qui voit tes changements de position parmi ceux qui se prosternent (les prieurs)» (26 : 219) ;
«Il est avec vous là où vous soyez» 57 : 4) ;
«Rien n’échappe certainement à Dieu ni sur terre ni dans le ciel» (3 : 5) ;
«Ton Seigneur ne laisse rien échapper à Son observation vigilante» (89 : 14) ;
«Il sait le moindre regard qui trahit et ce que cachent les poitrines» (40 : 19) ;
Les versets concernant ce chapitre sont très nombreux et bien connus.
Pour ce qui est des hadiths, en voici quelques-uns:
Le calife ‘Omar a dit: «Alors que nous étions un jour assis auprès du Messager de Dieu , voilà que se présenta à nous un homme dont les vêtements étaient très blanc et les cheveux très noirs. Il ne portait aucune marque de voyage et nul parmi nous ne le connaissait. Il s’avança pour venir s'asseoire, face du Prophète , plaçant ses genoux contre les siens et posant les paumes de ses mains sur ses cuisses. Il dit au Prophète: «informe-moi, O Mohammad, sur l’Islam!». Le Messager de Dieu dit: «L’Islam consiste à attester qu’il n’y a pas de divinité autre que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Il consiste aussi à observer correctement la prière, à s’acquitter de l’aumône légale (zakat), à faire le jeûne de Ramadhân et à effectuer le pèlerinage de la Mecque si on en a les moyens». L’autre dit: «Tu as dit vrai». Nous fûmes étonnés de voir cet homme s’informer auprès de lui et en même temps l’approuver. Puis il dit: «Informe-moi sur la foi!». Il lui dit: «La foi consiste aussi à croire à Dieu, en Ses anges, Ses livres, Ses Messagers et au jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais». Il dit: «Tu as dit vrai». Il dit encore: «Informe-moi sur la foi parfaite!». Il dit: «C’est le fait d’adorer Dieu comme si tu Le voyais, car si toi tu ne Le vois pas, Lui te voit». Il dit: «Informe-moi sur l’Heure (du jugement dernier)!». Il dit: «Celui qui est interrogé n’en sait pas plus sur elle que celui qui l’interroge». Il dit: «Informe-moi sur ses signes précurseurs!». Il dit: «Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse. Quand tu verras le va-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, se montrer chaque jour plus arrogants dans leurs constructions, voilà les signes de l’Heure». Puis l’homme partit. Je restai un certain temps (trois jours) à ne rien demander sur cette affaire, puis le Messager de Dieu me dit: «‘Omar! Sais-tu qui est celui qui est venu m’interroger?» Je dis: «Dieu et Son Messager le savent mieux que moi». Il dit: «C’est l’Ange Gabriel venu vous apprendre votre religion». (Mouslim)
61. Selon Abou Dharr et Mou’adh Ibn Jabal , le Messager de Dieu a dit: «Crains pieusement Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves (seul ou avec des gens). Fais suivre la mauvaise action par la bone et voilà qu’elle l’efface. Sois affable et courtois avec les gens».
62. Ibn ‘Abbas a dit: «J’étais une fois assis en croupe sur la monture du Prophète quand il me dit: «Jeune homme! Je vais t’enseigner ces quelques paroles: Observe les commandements de Dieu et Dieu te préservera. Observe les commandements de Dieu et tu trouveras Dieu à tes côtés. Quand tu demandes quelque chose, demande-la à Dieu. Quand tu as besoin d’aide, demande-la à Dieu. Sache que si tout le monde s’associait pour te faire du bien, ils ne pourront le faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Que s’ils se coalisaient tous pour te faire du mal, ils ne pourraient te faire que le mal que Dieu a déjà écrit pour toi. Les calames (du destin) se sont depuis longtemps arrêtés d’écrire et l’encre des pages (du destin) est désormais bien sèche». (Tirmidhi)
Dans une autre version: «Observe les commandements de Dieu et tu Le trouveras devant toi. Cherche à connaître Dieu dans ton aisance et Il te connaître dans ta gêne. Sache que ce qui t’a raté ne pouvait t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne pouvait te rater. Sache que la victoire va de pair avec la patience, que la guérison va de pair avec la maladie et qu’avec toute situation gênante il y a une situation aisée».
63. Anas a dit: «Vous faites certainement des choses qui son à vos yeux plus fines que les cheveux alors que du temps du Messager de Dieu nous les considérions comme des péchés mortels».
64. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit: «Dieu est jaloux. Ce qui provoque la jalousie de Dieu le Très-Haut c’est quand l’homme fait ce que Dieu lui interdit de faire».
65. Abou Hourayra rapporte qu’il a entendu dire le Prophète : «Dieu a voulu une fois éprouver trois des enfants d’Israël: Un lépreux, un teigneux et un aveugle. Il leur envoya donc un Ange (sous l’apparence humaine) qui alla trouver le lépreux et lui dit: «Quelle est la chose que tu aimerais le plus avoir?» Il lui dit: «Un beau teint et une peau saine. Je voudrais aussi me débarrasser de ce qui provoque le dégoût des autres». L’Ange lui passa la main sur le corps et voilà que partit son aspect repoussant et que lui fut donné un beau teint. Il lui demanda alors: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?». Il dit: «Les chameaux» (ou les bovins, le narrateur à un doute). Il lui donna aussitôt une chamelle à son dixième mois de grossesse et lui dit: «Puisse dieu te la bénir!»
Puis il alla trouver le teigneux et lui demande: «Qu’aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Une belle chevelure afin de ne plus inspirer de dégoût». L’Ange lui passa la main sur la tête et du coup il ne resta plus teigneux et eut une belle chevelure. Il lui dit alors «Quelle sorte de biens désirerais-tu le plus?». Il dit: «Les bovins». Il lui donna une vache pleine et lui dit: «Que Dieu te la bénisse!».
Il alla enfin trouver l’aveugle et lui demanda: «Quelle chose souhaiterais-tu le plus?» Il dit: «Qu’on me rende la vue afin que je puisse voir les autres». L’Ange lui passa la main sur les yeux et voilà qu’il vit de nouveau. Il lui dit: «Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir?» Il dit: «Les ovins», et il lui donna une brebis prolifique. Les deux premiers eurent un produit abondant et le troisième se vit naître plusieurs agneaux. Si bien que l’un d’eux eut bientôt une vallée pleine de chameaux, l’autre une vallée pleine de bovins et le dernier une vallée pleine d’ovins.
Puis l’Ange alla trouver le lépreux en prenant l’ancienne apparence du lépreux et lui dit: «Je suis un malheureux voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a donné ce beau teint, cette peau saine et ces abondantes richesses, de me donner un seul chameau afin que je puisse poursuivre mon voyage.» Il lui dit: «Je paie déjà assez d’impôts». Il dit: «Il me semble bien te connaître; est-ce que tu ne serais pas cet ancien lépreux repoussé par les autres et pauvre?» Il dit:«J’ai plutôt hérité ces richesses de mes nobles ancêtres». Il dit: « Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»
Puis il alla trouver le teigneux en se présentant sous l’aspect qu’il avait avant sa guérison. Il lui demanda la même chose qu’à son compagnon et lui posa les mêmes questions. Il eut les mêmes réponses. Il lui dit: «Si tu mens, que Dieu te ramène à ton premier état!»
Il alla enfin trouver le troisième sous l’apparence d’un pauvre aveugle et lui dit: «Je suis un homme misérable et un voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul aujourd’hui ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Dieu et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a rendu la vue, de me donner un seul mouton pour me permettre de subvenir aux frais de mon voyage». Il lui dit: «J’étais effectivement aveugle et Dieu m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Dieu, je ne te demanderai jamais de me rendre quelque chose que tu auras prise au nom de Dieu Tout Puissant». L’Ange lui dit alors: «Garde tes richesse car j’ai voulu seulement vous mettre à l’épreuve. Ainsi donc Dieu t’a accordé Sa satisfaction et a frappé de Sa colère tes deux compagnons. (URA)
66. Selon Abou Ya’la Ibn Aws , le Prophète a dit: «Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet de Dieu de vais espoirs». (Tirmidhi)
Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
67. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Comme signe de bonne appartenance de quelqu’un à l’Islam c’est son abstention de tout ce qui ne le regarde pas». (Tirmidhi)
68. Selon ‘Omar , le Prophète a dit: «On ne demande pas à l’homme pourquoi il a frappé sa femme». (Abou Dâoud)
SOUMARE Zakaria Demba

dimanche 12 octobre 2008

Aperçu sur le mérite de la science en islam

Aperçu sur le mérite de la science en islam

Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines. L'islam, de fait, ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques versets coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam :
1.Dieu le Très-Haut a dit:
«Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114) ;
«Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;
«Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11) ;
«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28).
2.Dans la tradition prophétique, on nous rapporte :
Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ;
selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ;
selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;

selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;
selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :
1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;
2) Une science dont les gens tirent un profit ;
3) Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;
il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant» (Attirmidhi) ;

selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour» (Attirmidhi) ;
NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ;
Al-Albâni a jugé également ce hadîth faible.
Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres» (Attirmidhi) ;
Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme» (Abou Dawùd) ;
Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue» (Attirmidhi) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu» (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection» (Abou Dawûd) ;
Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».
SOUMARE Zakaria Demba

Dans la tradition islamique, depuis le VII siècle où le Prophète Muhammad (saw) recevait la Révélation du texte coranique par l'intermédiaire de l'ange Jibril (Gabriel), la recherche de la science, du savoir est un devoir incombant aux croyantes et aux croyants afin de mieux comprendre leur religion. Cette science peut recouvrir tant le domaine des sciences religieuses, des pratiques cultuelles que celui des sciences profanes, car en islam il n'y a point de contradiction entre les deux domaines. L'islam, de fait, ne demande pas à ses fidèles d'être tous des savants, mais chaque musulmane, chaque musulman doit maîtriser un certain nombre de choses, des règles fondamentales lui permettant de mieux se rapprocher de son Créateur : Allah. Ceci étant dit, il est nécessaire de rappeler ici quelques verstes coraniques et des hadiths prophétiques mettant d'une manière on ne peut plus manifeste l'accent sur l'importance de la science, du savoir en islam :
1.Dieu le Très-Haut a dit:
«Et dis: «Seigneur! Donne-moi encore plus de savoir» (20: 114) ;
«Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?» (39 : 9) ;
«Dieu élèvera de plusieurs degrés ceux d'entre vous qui auront cru et qui auront reçu le savoir» (58 : 11) ;
«Seuls craignent Dieu, de tous Ses esclaves, les savants» ( 35 / 28).
2.Dans la tradition prophétique, on nous rapporte :
Selon Mou'àwiya , le Messager de Dieu a dit: «Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, II le rend versé dans les sciences de la religion» ;
selon Abou Mas'ùd , le Messager de Dieu a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas: «Un homme à qui Dieu a donné une fortune qu'il s'empressa de dépenser totalement dans les domaines du bien. Et un homme à qui Dieu a donné la sagesse (la science). Il s'en sert pour juger entre les gens et pour la leur enseigner» ;
selon Abou Musa , le Prophète a dit: «L'image de ce que Dieu a envoyé avec moi comme bonne direction et science est celle d'une pluie bienfaisante qui a atteint une terre. Une partie de cette terre était fertile. Elle absorba l'eau et fit pousser le fourrage et l'herbe en abondance. Une autre partie était stérile mais retint l'eau dont Dieu fit profiter les gens qui en burent et en abreuvèrent leurs bêtes et leurs champs. Une autre partie était plate et perméable, ne retenant pas l'eau et ne faisant pousser aucune herbe. La première image est celle de quelqu'un qui a bien assimilé les sciences de la religion de Dieu et a tiré profit de ce que Dieu a envoyé avec moi. Il s'instruisit et enseigna. La deuxième image est celle de quelqu'un qui a retenu la science sans en profiter lui-même et sans accepter la bonne direction qui a fait l'objet de ma mission» ;

selon Sahl Ibn Sa'd , le Prophète dit une fois à 'Ali : «Par Dieu, quand Dieu met par toi un seul homme sur la bonne voie, cela t'est préférable aux biens les plus précieux de ce monde (les chamelles rouges)» ;
selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Prophète a dit: «Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un seul verset et parlez des fils d'Israël sans éprouver aucune gêne. Celui qui ment sciemment à mon détriment, qu'il occupe dès maintenant sa place en Enfer» (Al Boukhâri) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui prend une route à la recherche d'une science. Dieu lui facilite une voie vers le Paradis» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui appelle à une bonne voie a un salaire égal à celui de tous ceux qui la suivent sans rien diminuer de leur propre salaire» (Mouslim) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Quand le fils d'Adam meurt son œuvre s'arrête sauf dans trois choses :
1) Une aumône continue (une œuvre d'utilité publique: fontaine, hôpital, asile,école etc...) ;
2) Une science dont les gens tirent un profit ;
3) Un enfant vertueux qui prie Dieu pour lui (ou qui lui attire les bénédictions des autres). (Mouslim) ;
il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Ce bas-monde est maudit et tout ce qu'il contient est maudit sauf l'évocation de Dieu et ce qui s'ensuit, de même qu'un savant ou un étudiant» (Attirmidhi) ;

selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui sort (de son pays) à la recherche de la science est considéré au service de Dieu jusqu'à son retour» (Attirmidhi) ;
NB : Al-Albâni a jugé ce hadîth faible.
Selon Abou Sa'id Al Khoudri , le Messager de Dieu a dit: «Jamais le Croyant n'aura assez de faire du bien jusqu'à ce que le Paradis soit son étape finale» (Attirmidhi) ;
Al-Albâni a jugé également ce hadîth faible.
Selon Abou Oumàma, le Messager de Dieu a dit : «La supériorité du savant par rapport au dévot est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous». Puis le Messager de Dieu ajouta: «Dieu, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre jusqu'à la fourmi dans son trou et les poissons prient sûrement pour ceux qui enseignent le bien aux autres» (Attirmidhi) ;
Abouddardà' a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui prend un chemin à la recherche d'une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis. Les Anges abaissent leurs ailes (par humilité) devant le chercheur de science en signe de satisfaction de ce qu'il a fait. Tous les habitants des cieux et de la terre, jusqu'aux poissons dans l'eau prient pour l'absolution du savant. La supériorité du savant par rapport au dévot est égale à la supériorité de la lune par rapport à l'ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes. Or les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham mais ils ont laissé la science. Celui qui la recueille a recueilli une part énorme» (Abou Dawùd) ;
Ibn Mas'ùd a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire «Que Dieu fasse resplendir de beauté quelqu'un qui a entendu quelque chose de ce que nous avons dit et l'a transmise telle qu'il l'a entendue. Car il se peut que celui à qui on fait parvenir une vérité la retienne mieux que celui qui l'a entendue» (Attirmidhi) ;
selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a été interrogé sur une science et l'a tue sera doté, le jour de la résurrection, d'une bride de feu» (Abou Dawûd et Attirmidhi) ;
selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Celui qui a appris une science à travers laquelle on recherche le visage de Dieu honoré et glorifié, mais qui ne l'a apprise que pour atteindre l'un des buts de ce bas-monde, ne sentira pas le parfum du Paradis, le jour de la résurrection» (Abou Dawûd) ;
Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais II la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres».
SOUMARE Zakaria Demba

Honte à nos dirigeants !

Le monde traverse, depuis quelques mois, une crise financière qui, des Etats-Unis à l’Europe, en passant par le contient africain au sud et au nord du Sahara, le Proche et Moyen Orient, l’Asie…, inquiète plus d’un observateur attentif. Comme à leur habitude dans de pareilles circonstances, quarante quatre dirigeants politiques de l’Afrique subsaharienne se sont donnés rendez –vous hier, le 11 octobre 2008, aux Nations unis pour exprimer leurs inquiétudes, rappeler aux responsables politiques des pays riches de ne pas les oublier, de leur apporter leur aide dans une conjoncture économique troublante qui risquerait de frapper l’Afrique de plein fouet. Encore une fois, hélas, nos dirigeants font honte à leurs citoyennes et citoyens. Aujourd’hui, le continent africain et les Africains, au sud et au nord du Sahara, sont à la fois victimes du déséquilibre dans les termes des échanges entre les pays du Nord, égoïstes, et l’incompétence, la corruption et le laxisme de leurs dirigeants. Il serait presque ici un truisme que de rappeler que l’Afrique est, depuis les indépendances il y a près d’un demi siècle, malade de ses dirigeants irresponsables qui, à chaque fois qu’une occasion de ce genre se présente, n’hésiteront pas à quémander auprès d’une communauté internationale hypocrite, à un Occident arrogant et individualiste au nom de leurs peuples. Cependant, nous savons que les peuples africains au nom desquels les aides sont sollicitées n’en bénéficient pas ; que ces aides « tombent » toujours dans de « paradis fiscaux » en Europe. Ce qui, il est vari, nous renvoie à la case de départ : l’argent retourne d’où il est venu au grand profit des dirigeants africains corrompus et de leurs complices occidentaux. Le contient africain ne pourra jamais sortir de sa situation de sous développement tant qu’il n’aura pas au préalable régler ce problème. Aujourd’hui, dans ce contient qui ne manque pas des ressources naturelles et humaines, un réel programme de responsabilisation des responsables politiques doit être mis en place. Quand dans un continent ceux qui dirigent non pas de réel pouvoir, ne sont que des valets des puissances étrangères au détriment de leurs propres citoyens, aucune solution permettant d’envisager un développement au court, moyen ou long terme ne saurait être à l’ordre du jour. Les peuples africains doivent, à un moment donné de leur histoire, s’arrêter, s’interroger et oser s’opposer à la lâcheté de leurs dirigeants.

SOUMARE Zakaria Demba

mardi 7 octobre 2008

La fin d'un ultimatum

La fin d'un ultimatum
Le pouvoir militaire, instauré en Mauritanie depuis plus de deux mois, après un coup d'État renversant le président démocratiquement élu par les citoyennes et les citoyens mauritaniens, avait, la semaine dernière, réussi un délai au terme duquel il doit (ou devrait) remettre, sans condition particulière, le pouvoir au président déchu, M. Midi Ould Abdallah. Nous voilà au terme de ce délai, et aucune réaction digne de ce nom de la part de nos militaires ne se fait entendre. Nous ne partageons pas, cependant , une telle prise de position de l'Union africaine. Ce qui, de fait, doit être posé aujourd'hui comme préalable à l'instauration de la de démocratie, du pouvoir civil en République Islamique de Mauritanie, c'est bien de contrainte les auteurs de ce coup d'État à définir un programme électoral cohérent ; à manifester leurs réelles motivations ; à exprimer clairement, sans aucune forme d'hypocrisie aux Mauritaniennes et aux Mauritaniennes leur intention de ne pas s'accrocher au pouvoir, comme cela s'est passé ailleurs dans le continent africain où, après avoir chassé le dictateur de la tête de l'État, « les sauveurs » se sont accrochés au pouvoir. A titre illustra tif, nous avons encore en mémoire la célèbre phrase de Robert Guèye : «  nous sommes venus pour balayer la maison ». Et l'on sait comment les balayeurs ont été eux-mêmes balayés après avoir sali ce qu'ils ont balayé la veille. Si nous ne voulons pas assisté au même scénario en Mauritanie, il est de la responsabilité de tous les citoyens mauritaniens, hommes et femmes confondus, de s'engager dans un programme de contestation de tout régime ne relevant pas de la vérité des urnes. Nous devons, par la même occasion, refuser de laisser traiter nos problèmes par des organismes externes, comme l'Union africaine qui, elle -même, n'arrive presque jamais à régler ses problèmes internes. Le débat qui doit être engagé aujourd'hui en Mauritanie doit être un débat interne, réunissant les partis politiques de toutes tendances confondues et tous les membres de la population. Le problème de l'Afrique en général et de la Mauritanie en particulier est lié au fait que les Africains (et les Mauritaniens) ne se sentent jamais assez responsables pour trouver eux-mêmes des solutions à leurs problèmes. Nous sommes de fait désolé de le rappeler. Mais il est parfois salutaire de nommer « un chat un chat ». A un moment donné de son histoire, un peuple doit faire une pause et se poser un certain nombre de questions sur son destin, ses responsabilités...Nous ne pouvons jamais aller de l'avant si nous n'acceptons pas d'assumer nos responsabilités ; si nous n'acceptons pas de nous départir de la mentalité d'assistance, d'assistés tendant toujours la main à l'Occident hypocrite, à une Union africaine caricaturale. Les Mauritaniens ne doivent nullement tenir compte de cet ultimatum. Nous ne cautionnons pas le pouvoir qui est en place en ce moment dans notre pays : nous voulons seulement que nos problèmes soient réglés par nous -mêmes, entre nous -mêmes, sans aucune intervention externe qui, il est vrai, ne fera qu'envenimer la situation

SOUMARE Zakaria Demba

lundi 6 octobre 2008

Les ratés de la rentrée scolaire

Dans moins d'un mois, les élèves de la Républiques mauritanienne reprendront le chemin de l'école comme la plupart de ceux de la sous-région. Après trois ou quatre mois de vacances scolaires, les voilà qui se retrouvent pour partager, durant les neuf mois de l'année scolaire, les mêmes joies, les mêmes angoisses et les mêmes déceptions. Dans moins de deux ou trois semaines, de fait, ils se retrouveront devant la même situation de manque de conditions matérielles qui, il est vrai, les empêche de travailler convenablement. Durant les neuf mois que dureront l'année scolaire, nos pauvres élèves se verront comme obligés de se contenter, impuissants, de leur triste sort.
De fait, un état des lieux, si rapide soit-il, sur la situation générale des écoles mauritaniennes en générale et celles du sud du pays en particulier suffit aujourd'hui pour nous rendre aisément compte combien les conditions dans lesquelles évoluent nos élèves est de nature à susciter de très vives inquiétudes devant interpeller les autorités publiques et les organisations non gouvernementales de bonne volonté.
Dans certains villages, en effet, rares sont les salles de classes dont le nombre d'élèves ne dépasse pas la centaine. Face à une telle situation de désolation généralisée où plus de cent élèves se retrouvent dans une salle de classe, les enseignants ne savent plus à quel saint se vouer pour mener à bien leur classe. A cela, de fait, il faudrait ajouter le manque on ne peut plus inquiétant d'équipements (matériels pédagogiques, tables, chaises, entre autres).
Certains de nos villages, ne supportant plus une telle démission de nos autorités en matière d'investissement pour la construction des infrastructures, sont obligés eux-mêmes de prendre en charge la construction de leurs écoles et de leur équipement matériel, grâce aux fonds envoyés par leurs ressortissants se trouvant en Europe. Il est, de fait, de la responsabilité de notre Etat en général et du Ministère de l'Education nationale en particulier de refuser cela. Il n'est pas, en d'autres termes, de la responsabilité des populations locales de s'occuper de la construction des écoles, encore moins de leur équipement. Si la Mauritanie veut réellement entrer dans le monde "moderne", elle doit au préalable accorder une attention particulière au bon fonctionnement de son système éducatif. Et le bon fonctionnement de ce système éducatif suppose que toutes les conditions matérielles soient d'abord mises en place afin de permettre à nos élèves d'évoluer dans le domaine des connaissances d'une manière positive.
Si les élèves ne disposent pas de salles de classes suffisantes, bien équipées et modernes, s'ils ne sont pas bien équipés en matériels scolaires suffisants (livres et autres fournitures scolaires) pour leur développement intellectuel, si les enseignants ne sont pas aidés dans leur travail, si l'État refuse de faire face à ses responsabilités, il va sans dire que l'avenir de nos élèves est plus que jamais menacé. Pour éviter cela, un programme cohérent de développement infrastructurel (construction et équipement des nos écoles, des bibliothèques) doit vraiment être défini sans délai.
SOUMARE Zakaria Demba

dimanche 5 octobre 2008

Mes quatre vérités

Depuis la création du site de Cridem, les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne ont eu, plus que jamais sans doute, la possibilité de non seulement s'informer sur ce qui se passe dans leur pays, mais aussi de dire leurs quatre vérités à qui veut les entendre, d'apporter un regard on ne peut plus critique sur les affaires sociales, politiques, économiques et culturelles de leur pays. Ce qui, il est vrai, était presque impossible, et relevait d'un grand défi il y seulement quelques mois. Il ressort, de fait, des différents articles publiés sur ce site une image d'une Mauritanie qui se cherche, qui va mal, qui essaie, tant bien que mal, de se remettre de deux décennies de dictature. Il est sans doute vrai qu'un pays comme le nôtre ne peut pas prétendre aller mieux quand une vraie politique de développement n'est pas mise en place. Un pays va mal quand les deux ou trois tiers de la population se trouvent dans la pauvreté, la paupérisation ; oui un pays va mal quand les enfants issus des familles pauvres sont comme condamnés d'hériter la pauvreté de leurs parents ; un pays va mal quand les filles ne bénéficient pas au même traitement dans la scolarisation ; un pays va quand, dans le quotidien, des centaines de pères de famille ne savent pas à quel saint se vouer, tellement ils se sentent envahis des difficultés de toute sorte ; un pays va mal quand la richesse de la nation, toute la richesse, est partagée par une minorité ; un pays va mal quand on refuse de s'attaquer "frontalement" à la corruption, au laxisme ; quand ceux qui detournent les biens publics de l'Etat dorment sur leurs deux oreilles sans être inquiétés par une éventuelle poursuite judiciaire ; un pays va mal quand ses intellectuels choisissent l'aventure sous d'autres horizons ; quand ses diplômés sont sans travail, et abandonnés à eux-mêmes. Pour que notre pays, la Mauritanie, puisse réussir son entrée dans le concert des nations qui veulent réellement aller de l'avant, qui travaillent à trouver des solutions concrètes aux défis auxquels leurs citoyens sont confrontés, nos autorités doivent accepter de faire un sacrifice. Faire un sacrifice, c'est, avant tout, accepter de reconnaître l'existence des défis cités plus haut. C'est, en d'autres termes, accepter d'écouter les populations. Nous avons l'impression, hélas, que dans ce pays les citoyens ont longtemps été oubliés par les pouvoirs publics. Le président de la République, depuis son arrivée à la tête de la magistrature suprême il y quelques mois, a entamé une politique de rapprochement, qui le distingue de ses prédécesseurs, qui doit être soutenue par toutes les parties sociales mauritaniennes. C'est, à notre avis, la seule solution permettant de sortir de la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui en Mauritanie.


SOUMARE Zakaria Demba

samedi 4 octobre 2008

Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)

Voici les 40 hadiths Anawawi (Rahimahou Allah)

Hadiths 1
Le Commandeur des Croyants, Aboû Hafs Omar ben El-Kattâb (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l` Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Les actions ne valent que par leurs intentions". (niya):
«Chacun ne recevra la récompense qu`il mérite que selon ce qu`il a entendu faire. A celui qui a accompli l`hégire pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son hégire lui sera comptée, comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l`a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son hégire lui sera comptée selon ce qu`il recherchait alors».

Hadiths 2
Omar (que Dieu soit satisfait de lui) a dit encore :
"Un jour, nous étions assis en conférence chez l`Envoyé de Dieu (sws) et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait.
Il prit alors place, en face du prophète (sws). Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
«O Mohammed, fais-moi connaitre l`Islam».
L`Envoyé de Dieu (sws) dit alors:
«L`Islâm consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadhân, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allâh si les conditions de voyage rendent la chose possible».
Son interlocuteur lui répondit: «Tu as dit vrai», et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit «Fais-moi connaître la Foi». Le Prophète répliqua:
«La foi consiste en ce que tu dois croire à Allâh, à Ses Anges, à Ses Livres. a Son Prophète, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal».
L`homme lui dit encore: «Tu as dit vrai»" et il reprit: «Fais-moi connaître la vertu», et le Prophète lui répondit:
«La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit».
L`homme lui dit encore: «Fais-moi connaître l`Heure (du Jugement Dernier)», et le Prophète lui répondit:
«Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne».
Là-dessus, l`homme lui dit: «Mais fais m`en connaître les signes précurseurs», et le Prophète lui répondit:
«Ce sera lorsque la servante engendrera sa maîtresse, lorsque tu verras les va-nu-pieds, ceux qui vont nus, les miséreux, les pâtres se faire élever des constructions de plus en plus hautes».
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
«O Omar, sais-tu qui m`a interrogé?».
«Non», répondis-je ! «Allâh et son Envoyé, en cette matière, sont plus savants».
«Cet homme-là était l`Archange Gabriel. Il vient de la sorte à vous, pour vous enseigner votre religion». fleche

Hadiths 3
Aboû Abd er-Rah`mân, Abd Allâh ben Omar, ben el-Khattab (que Dieu soit satisfait d`eux), a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«L`lslam est bâti sur cinq piliers:
1° Le témoignage qu`il n`est d`autre Dieu qu`Allâh et que Mohammed est Son Envoyé.
2° L`accomplissement de la prière rituelle.
3° L`acquittement de l’aumône (impôt rituel).
4° Le pèlerinage à la Maison de Dieu.
5° Le Jeûne du mois de Ramadhân». fleche

Hadiths 4
Aboû Abd-er-Rah`mân, Abd-Allâh, ben Massoûd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: I`Envoyé de Dieu (sws) le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ci qui suit:
«Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.
Par Allâh, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions ties élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis». fleche

Hadiths 5
Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallâh Aïcha (que Dieu soit satisfait d`elle), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser». fleche

Hadiths 6
Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr (que Dieu soit satisfait de tous deux) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est défendu (h`arâm) est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu: il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues.
En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur». fleche

Hadiths 7
Selon Aboû Roqiya Tamîm ben Aoûs ed-Dâri (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«La religion, c`est la sincérité».
Quand nous demandâmes: «Envers qui?», il répondit:
«Envers Allâh, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux». fleche

Hadiths 8
Daprès Ibnou Omar(que Dieu soit satisfait de lui et de son père), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies)». fleche

Hadiths 9
Aboû Horeîra Abd-er-Rah`mân ben Çakhr (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez- le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes». fleche

Hadiths 10
Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes Allâh, Tres Haut est Pureté. Il n`accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu`il a ordonné à Ses Envoyés. Or, Il a dit: ‹Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.› (23:51), dit aussi: ‹Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées.› (2:172).
Là-dessus, le Prophète fit allusion à l`homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant: «O Seigneur, O Seigneur», et cependant il se nourrit de choses défendues, boitdes liquides défendus, se revêt d`habits défendus, et il a été nourri (dans son enfance) de choses défendues. «Comment donc pourrait-il être exaucé?». fleche

Hadiths 11
Aboû Mohammed el-H`assan ben Ali ben Abi Tâleb descendant de l`Envoyé de Dieu, et son petit fils (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: J`ai retenu ceci de l`Envoyé de Dieu (sws) :
«Laisse ce qui te jette dans le doute (quant à sa licéité) pour ce qui ne t`y jette pas». fleche

Hadiths 12
Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Parmi les qualités d`un bon Islâm, il y a le fait pour l`homme de ne pas s`occuper de ce qui ne le regarde pas». fleche

Hadiths 13
Selon Aboû H`amza Anas ben Mâlek (que Dieu soit satisfait de lui), serviteur de l`Envoyé de Dieu (sws) le Prophète a dit:
«Aucun de vous ne devient véritablement croyant s`il ne désire pour son frère, ce qu`il désire pour lui-même». fleche

Hadiths 14
Selon Abôu Masoûd (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Il n`est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s`il s`agit d`un des trois coupables que voici: le fornicateur dont le mariage a été consommé, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l`apostat qui se sépare de la communauté musulmane». fleche

Hadiths 15
Selon Abôu Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), L`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier parle donc sagement, ou qu`il se taise; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son voisin; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite donc bien son hôte». fleche

Hadiths 16
Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme dit au Prophète (à lui, bénédiction et salut): «Fais moi une recommandation» (religieuse), celui-ci répondit:
«Ne te mets pas en colère».
L`homme revient à la charge plusieurs fois. Il dit (chaque fois):
«Ne te mets pas en colère». fleche

Hadiths 17
Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, Allâh a prescrit de pratiquer le bien en toutes choses. Lors donc que vous tuez, tuez bien. Lors donc que vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise son coutelas et traite bien sa victime». fleche

Hadiths 18
Selon Aboû D`orr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah`mân Mou`âd` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l`effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d`un bon naturel». fleche

Hadiths 19
Aboû el-Abbâs Abdallâh ben Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit: «J`étais un jour derrière le Prophète (sws) (en croupe sur sa mule), et il me dit:
«O jeune homme, je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de Dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allâh. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d`Allâh. Sache que si la communauté est d`accord, à l`unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allâh te l`aurait assigné, et si elle est d`accord à l`unanimité pour te causer quelque tort, tu n`en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allâh en aurait ainsi décidé à ton encontre. Certes, les calames sont levés et l`encre des feuillets a séché». fleche

Selon une autre version, on a:
«Observe les commandements d`Allâh, tu le trouveras devant toi. Informe-toi de Lui, dans l`aisance: Il te connaître dans la misère. Sache que ce qui destiné à t`éviter, ne t`atteindra pas et ce qui est destiné à t`atteindre, ne te manquera pas. Sache que la constance fait remporter la victoire, la joie suit l`adversité, et la richesse la misère».

Hadiths 20
Selon Aboû Masoûd Oqba ben Amr le Compagnon qui prit part à la bataille de Bedr (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, de tout ce que les gens saisissent d`antiques paroles prophétiques, la première est: "Si tu n`as pas de pudeur, fais ce que tu veux" fleche

Hadiths 21
Aboû Amr (on dit aussi Aboû Amra), Soufiyân ben Abd Allâh (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:
Je dis à l`Envoyé de Dieu: «Dis-moi une parole touchant l`Islâm, telle que je n`interrogerai à son sujet personne autre que toi». Il dit:
«Dis: "j`ai foi en Allâh›, puis suis la voie droite"fleche

Hadiths 22
Selon Aboû Abdallâh Djabir ben Abdallâh, le Compagnon (que Dieu soit satisfait de tous deux), un homme interrogea l`Envoyé de Dieu (sws) et lui dit: «A ton avis, si j`accomplis les prières rituelles prescrites; si je jeûne en Ramadhân, si je m`en tiens aux choses permises et évite ce qui est défendu, sans y ajouter aucune autre pratique (surérogatoire) entrerai-je au Paradis? Le Prophète rèpondit: «Oui». fleche

Hadiths 23
Selon Abôu Mâlik el-H`ârith ben Açim el Ach`ari (que Dieu soit satisfait de lui,) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«La pureté rituelle est la moitié de la religion. Dire: «Louange à Dieu», remplit la balance des bonnes actions. Dire «Gloire à Dieu, Louange à Dieu», remplit l`espace compris entre le ciel et la terre. La prière rituelle est lumière, l`aumône est preuve (de ce que le dû est acquitté), la patience est clarté, le Coran est argument en ta faveur ou à ton détriment (selon que tu en suis ou non les prescriptions). Chaque homme, de grand matin, fait commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr». fleche

Hadiths 24
Selon Aboû D`arr el Ghifârî (qui Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) parmi ce qu`il a rapporté venant de Son Seigneur, (que Sa Puissance et Sa Gloire soient proclamées) déclare qu`il a dit:
«O Mes Serviteurs, je me suis interdit l`injustice et Je vous déclare que Je vous l`interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin: demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J`habille, demandez- Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez- Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai. O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M`être utiles.
O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l`est celui au cœur le plus pur d`entre vous, cela n`ajouterait rien à Mon Royaume.
O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l`est celui d`entre vous au cœur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J`accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n`enlève quoi que ce soit à l`Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu`il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu`il ne s`en prenne qu`a lui-même». fleche

Hadiths 25
Selon Aboû D`arr (que Dieu soit satisfait de lui) également, quelques compagnons de l`Envoyé de Dieu (sws) lui dirent: «O Envoyé de Dieu, les gens les plus riches ont accaparé les récompenses, ils prient comme nous, jeûnent comme nous, de plus ils font l`aumône avec le surplus de leurs richesses». Il répondit:
«Comment Allâh ne vous a pas donné de quoi faire L`aumône? Dire ‹subhana Allâh› (Gloire à Dieu) c`est une aumône, ‹Allâh u akbar›› (Dieu est Grand), c`est une aumone aussi, et de même: , alhamdu li Allâh (Louanges à Dieu), la ilaha illa Allâh (Il n`y a d`autre divinité qu`Allâh›) Chaque fois que vous ordonnez le bien, c`est une aumône, et chaque fois que vous défendez le mal, c`est une aumône Chaque fois que vous faites œuvre de chair, vous faites une aumône».
Ils s`écrièrent alors: «Comment, chacun de nous satisferait ses appétits charnels et mériterait par là une rétribution?» Il répondit:
«Voyons, celui qui assouvit ses appétits de façons illicite, ne se charge-t-il pas d`un péché? De même celui qui les satisfait de façon licite, obtient une rétribution». fleche

Hadiths 26
Selon Aboû Horeïra (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«L`homme a, sur chaque articulation une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme soit à enfourcher sa monture, soit à y placer sa marchandise, tu fais une aumône. Une bonne parole, c`est une aumône, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière rituelle, c`est une aumône, en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône». fleche

Hadiths 27
Selon En-Nawwâs ben Samân(que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:
«La vertu est (la somme) des bonnes qualités, et le péché, c`est ce qui s`implante dans ton âme, alors qu`il te répugnerait que les gens puissent le savoir».
Wâbiça ben Mabad (que dieu soit satisfait de lui) a dit: j`allai voir l`Envoyé de Dieu (sws) et il me dit:
«Tu viens me questionner au sujet de la vertu?»
«Oui», répondis-je, et il reprit:
«Interroge ton cœur. La vertu c`est ce par quoi l`âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c`est ce qui s`implante dans l`âme et met le trouble au sein de l`homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l`on pourrait te donner (pour te tranquilliser)». fleche

Hadiths 28
Aboû Nadjih`el Irbâdh ben Sâriya (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) nous fit un jour un prêche qui fit frémir les cœurs et couler les larmes des yeux. Nous lui dimes alors: «O Envoyé de Dieu, on dirait un sermon d`adieux. Faites-nous une (dernière) recommandation». Il répondit:
«Je vous recommande d`adorer Allâh (que sa gloire et Sa puissance soient exaltées), d`écouter votre chef, et de lui obéir, votre Emîr fut-il un esclave. Certes, qui de vous vivra, verra de graves discordes. Il vous incombe donc de suivre ma manière d`être et celle des Khalifes réguliers, dirigés (par Dieu). Tenez-vous à cela de toutes vos forces, et gardez-vous des nouveautés religieuses, car toute innovation est égarement». fleche

Hadiths 29
Mouâd ben Djabal (que dieu soit satisfait de lui) a dit: Je dis: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action qui me conduise au Paradis, et m`éloigne de l`Enfer». Il répondit:
«Certes, tu m`as demandé une chose grave, mais elle sera simplifiée pour celui à qui Allâh, très Haut, facilite la tâche. Adore Allâh, sans Lui adjoindre nul associé, observe la prière rituelle, acquitte la zekâa, jeûne durant le mois de Ramadhân, accomplis le pélerinage à la Kaba».
Puis le prophète poursuivit.
«Veux- tu que je te montre les portes du Bien? Le jeûne est un rempart. L`aumône éteint le péché comme l`eau éteint le feu. La prière de l`homme au milieu de la nuit... (Est la meilleure)».
Puis il récita le verset: «Ils s'arrachent de leurs lits...» jusqu`au mot: «..qu’ils oeuvraient!» (32:16-17). Puis il reprit:
«Veux -tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne et l`extrémité de son sommet?».
«Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis je. Il répondit:
«La partie principale de la religion, c`est la soumission à Dieu, sa colonne, c`est la prière, rituelle, et l`extrémité de son sommet, la guerre sainte».
Il ajouta:
«Veux-tu que je t`apprenne ce qui soutient tout cela?».
«Oui, ô Envoyé de Dieu», répondis-je. Il saisit alors sa propre langue et dit:
«Garde-toi de celle-là».
Je lui dis: «O Prophète de Dieu, serons-nous donc susceptibles d`être châtiés pour avoir parlé?». Il me répondit:
«Malheureux, est-ce que les gens ne tombent pas en Enfer, face en avant, (ou: sur leur nez) comme conséquence des calomnies que profère leur langue?». fleche

Hadiths 30
Selon Aboû Thalaba El-Khouchanî Djourthoûm ben Nâchir (que Dieu soit satisfait de lui), le prophète (sws), a dit:
«Certes, Allâh, Trés Haut, a fixé des obligations canoniques, ne les négligez pas; il a déterminé des limites, ne les transgressez pas; il a interdit certaines choses, n`en usez pas; il s`est tu à propos d`autres, par miséricorde à votre égard, non par oubli, n`en scrutez donc pas les raisons.» fleche

Hadiths 31
Aboû Abbâs Sahl ben Sades Sâ`idî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit:
Un homme se rendit auprès du Prophète (sws) et lui dit: «O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action dont l`accomplissement me vaudra l`amour de Dieu et celui des hommes» Il lui répondit:
«Méprise les choses d`ici bas, Dieu t`aimera, et méprise ce que possèdent les hommes, et les hommes t`aimeront». fleche

Hadiths 32
Selon Aboû Said Sad ben Mâlek ben Sinân, el Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal». fleche

Hadiths 33
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui) le Prophète (sws) a dit:
«Si l`on accordait aux plaideurs, l`objet de leurs demandes, certes, on en verrait qui réclameraient les richesses et le sang d`autres gens. Mais il appartient au demandeur de faire la preuve et le serment est déféré a celui qui nie». fleche

Hadiths 34
Aboû Saîd El Khodrî (que Dieu soit satisfait de lui), a dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws) dire:
«Si l`un d`entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu`il le combatte de ses mains; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c`est là le minimum imposé par la foi». fleche

Hadiths 35
Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Ne vous jalousez pas, n`enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n`agissez pas avec perversité les uns à l`égard des autres, ne concluez pas d`achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l`opprime pas, ni ne l`abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici», et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, puis il ajouta:
«Le pire de l`iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman: son sang, son bien, son honneur». fleche

Hadiths 36
D`après Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (sws) a dit:
«Quiconque, en ce bas monde, a allégé l`affliction d`un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l`Autre. Quiconque couvrira les fautes d`un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l`Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis. Tant que les hommes s`assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l`étudier ensemble, la paix du cœur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard. il ne sera pas mis en avance par son lignage». fleche

Hadiths 37
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit parmi ce qu`il a transmis comme venant de Son Seigneur Très Haut (qu`il soit béni et exalté):
«Allâh a déterminé les bonnes actions et les péchés». Puis il a fait une distinction en cette matière. Lorsque quelqu’un se propose d`accomplir une bonne action, et ne la fait pas, Il la lui inscrit comme si elle était accomplie, et s`il l`accomplit, Il met à son actif dix bonnes actions, et même sept cents, et encore bien davantage.
Mais s`il se propose d`accomplir un péché et ne l`accomplit pas, dieu le lui inscrit comme une bonne action accomplie, et s`il accomplit ce péché. Dieu ne le lui inscrit que comme un seul péché».fleche

Hadiths 38
Selon Aboû Horëira (que Dieu soit satisfait de lui) l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Allâh Très Haut a dit: ‹A celui qui nuit à un de mes porte-parole, je déclarerai la guerre. Rien de ce qui M`est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi, que l`accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu`a ce que je l`aime, et, lorsque je l`aimerai, Je serai l`oreille par laquelle il entendra, le regard par lequel il verra, la main avec laquelle il empoignera, le pied avec lequel il marchera. S`il Me sollicite, certes, Je lui accorderai Ma faveur, s`il implore. Ma protection, certes, Je la lui accorderai›». fleche

Hadiths 39
Selon Ibn Abbâs (que Dieu soit satisfait de lui), l`Envoyé de Dieu (sws) a dit:
«Certes, Dieu à cause de moi, pardonnera à ma communauté (les péchés) commis par erreur, oubli, ou contrainte.»

Hadiths 40
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père), a dit: l`Envoyé de Dieu (sws) me prit par l`épaule et dit:
«Sois en ce bas monde comme un étranger», ou «comme un passant».
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) disait: «Lorsque tu es au soir, n`attends pas le matin, et lorsque tu es au matin, n`attends las le soir. Prends sur ta santé pour le moment de ta maladie, et sur ta vie pour celui de ta mort». fleche

Hadiths 41
Selon Aboû Mohammed Abdallâ ben Amroû ben El-Aç (que Dieu soit satisfait de lui et de son pére), l`Envové de Dieu (sws) a dit:
«Aucun de vous ne deviendra véritablement croyant, que lorsque ses passions se plieront aux règles que Je vous ai apportées».
Anas (que Dieu soit satisfait de lui), dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu (sws).

Hadiths 42
«Allâh Très Haut a dit: ‹O fils d`Adam, tant que tu M`invoqueras et mettras ton espoir en Moi, Je te pardonnerai les péchés dont tu te seras chargé, sans Me soucier de leur grand nombre. O fils d`Adam, si tes péchés atteignent toute l`étendue visible du ciel, et qu`alors tu implores Mon pardon, je te pardonnerai. O fils d`Adam, si tu viens à Moi, ayant rempli la terre de tes péchés et qu`alors tu Me rencontres cependant que tu n`associes personne d`autre à moi, Je te donnerai de quoi la remplir autant de pardon».