jeudi 30 août 2007

Regards sur la migration des habitants du village de Tulel (sud de la Mauritanie)

La population de Tulel, comme d’ailleurs tous les peuples ouest africains, sont des grands voyageurs. Au début du siècle dernier, les jeunes gens en quête d’une meilleure condition de vie matérielle partaient chercher fortune dans les pays de la sous région comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Gambie

Cette migration vers les pays les plus proches du pays d’émigration se faisait principalement en deux temps : en période d’hivernage, les travailleurs saisonniers ou navétanes partaient cultiver les champs d’arachides dans les bassins arachidiers au Sénégal ou en Gambie. Ils y restaient jusqu’à la fin des récoltes. Et, durant le reste de l’année, les plus ambitieux se transformaient en jula (commerçant) et faisaient la navette entre la Côte d’Ivoire, la Centre Afrique et leur pays de départ.

Mais après les deux guerres mondiales et la demande forte de la France d’une main-d’œuvre pour sa reconstruction, nous avons assisté au départ de certains ressortissants de ce village pour la métropole. Cette migration vers la France est devenue d’autant plus massive de nos jours que le village se vide de toutes ses forces vives, d’où l’abandon de certains travaux qui constituaient la principale source de survie des Tulelinko, habitants de Tulel.



Les raisons de cette migration vers l’Europe sont principalement de deux sortes : économique et psychologique. Le motif économique s’explique par le fait que les jeunes, devant une situation économique sans issue et n’ayant aucune formation pouvant leur permettre de trouver un travail sur place, décident d’aller tenter leur chance en France ou en Espagne où les conjonctures économiques semblent être plus ou moins favorables.

Cette migration de la jeunesse tuleloise vers l’Occident est une véritable manne financière qui permet à bon nombre de familles de subvenir à leurs besoins quotidiens. Mais aussi elle joue un rôle on ne peut plus négligeable dans le développement du village. Car le plus grand nombre des infrastructures (écoles, maternités, dispensaires…) que nous trouvons aujourd’hui dans le village sont construites par les immigrés se trouvant en France ou en Espagne.

Le motif psychologique de cette migration de la jeunesse de Tulel vers la métropole s’explique par le fait que, dans la communauté soninké, n’a droit au respect et à la parole que celui qui migre hors du village, à l’étranger pour être précis. Cette tradition est d’autant plus encrée dans la conception des villageois qu’elle est renforcée par l’image que les immigrés en vacances au village se donnent de leur prétendue réussite sociale.

Ainsi, pour les familles et les jeunes candidats au départ, tous les moyens sont bons pour aller en France ou en Espagne afin de pouvoir faire les mêmes types d’investissements que le voisin du coin. Nous devons rigoureusement combattre cette conception fausse que les jeunes ont de la migration en Europe.

Nous avons la responsabilité de leur faire comprendre que la réussite sociale et professionnelle peut être possible chez nous. La France n’est plus comme nous la croyions il y a quelques années. Leur avenir doit se jouer en Afrique. Il est temps qu’ils se mettent à se former sur place et essayer de trouver leur voie chez eux que de tenter une aventure européenne dont ils maîtrisent mal les contours.

SOUMARE Zakaria Demba

Devoir de mémoire

Le 12 février 1998. Nous étions au lycée, en classe de seconde, vers 16 heures, si j’ai bonne mémoire, quand la nouvelle tombait comme un couperet. Le professeur Bâ Oumar venait de nous quitter pour toujours. Il avait 84 ans. La Mauritanie venait de perdre l’un des ses penseurs de talent.

Le professeur était, de fait, un homme de culture et de dialogue. J’ai encore en mémoire certains de ses interventions lors des conférences tenues au Centre culturel français de Nouakchott où il impressionnait son auditoire par la pertinence de ses propos. Les Mauritaniennes et les Mauritaniens ont sans doute une dette envers sa pensée.

La seule façon permettant de perpétuer sa pensée est d’inscrire son œuvre dans le programme scolaire et universitaire mauritanien. Il est vraiment regrettable, pour nos élèves et nos étudiants, d’ignorer les sommités de la vie intellectuelle de leur pays. La vie de ce grand penseur hors norme doit être transmise de génération en génération.



Le professeur Bâ Oumar est né en 1914 à Diaba, dans le Fuuta. Son père, qui était alors Cadi (juge) sous l’occupation française, vivait avec sa famille en Mauritanie, mais il exerçait sa profession de juge à Saldé au Sénégal. Nous étions encore en période coloniale où la Mauritanie avait pour capitale Saint –Louis. Toute l’administration du territoire mauritanien dépendait donc directement de cette ville sénégalaise.

Le professeur a fait ses premiers pas d’écolier à l’école des otages de Saint-Louis, qui était alors destinée aux fils des chefs. La plus grande partie des élites africaines, qui étaient destinées à être des administrateurs auxiliaires de l’administration coloniale, étaient passées par cette école. Cette école fut, pour le professeur , un lieu de rencontre avec ceux qui allaient devenir plus tard les leaders de la libération du continent africain, comme le poète-président Léopold Sédar Senghor.

En 1939, c’est le début de la Deuxième Guerre mondiale en Europe. Alors que les Africains des colonies françaises étaient contraints de participer à une guerre qui leur était complètement étrangère, le professeur , lui, décide de rompre sa carrière d’enseignant au Sénégal pour renter servir son pays (Mauritanie). « C’est mon pays, je devais le sentir », disait –il, quand il expliquait les raisons de son choix.

Le professeur est l’auteur l’un grand nombre d’ouvrages dont entre autres :

- Le Foûta Toro au carrefour des cultures, Paris, Harmattan, 1977 ;
- Le Coran en peul, français-peul, Paris, Harmattan, 1982 ;
- Faune et flore du Foûta Toro, Dakar, CLAD ;
- Expression du temps en poûlar, Dakar, CLAD ;
- Terminologie géographique poûlar, Dakar, CLAD.

Il est de la responsabilité de l’Etat mauritanien de porter l’ensemble de la production du professeur Oumar Bâ à la connaissance des élèves et des étudiants. Car la plus grande partie de ces derniers ne savaient presque rien de ce penseur. Pour vous en convaincre, allez faire votre petit sondage dans n’importe quel lycée de Nouakchott ou à l’Université de Nouakchott.

Sur 100 élèves ou étudiants interrogés, 50 vous diront qu’ils n’ont jamais entendu parler de Bâ Oumar, 30 vous diront que ce nom leur dit quelque chose, et chercheront en vain dans leur souvenir quelque chose qui puisse leur fournir une réponse exacte, les 20 qui restent vous diront qu’ils ont lu de lui juste un passage ou un livre. C’est dommage !

Pour ceux qui désirent connaître la pensée du professeur , ses œuvres sont disponibles dans la bibliothèque Elfejr de Nouakchott, à côté de l’ambassade de France, dans la cour de l’église.

SOUMARE Zakaria Demba





Devoir de mémoire



« Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple. Car un peuple sans histoire est un monde sans âme » a l’habitude de dire Alain FOKA, journaliste à Radio France Internationale, au début de son émission intitulée Archives d’Afrique.

Rwanda. Il y a treize ans, le pays tout entier sombrait dans la fatalité. Nous sommes le 6 avril 1994. Après le crash de l'avion présidentiel rwandais, les deux présidents rwandais et burundais qui étaient à bord n'ont pas survécu à l'accident.

Les accusations allaient bon train : les extrémistes hutu accusaient les rebelles tutsi du FPR ( Front Patriotique Rwandais) dirigé par Paul Kagamé, l’actuel président du Rwanda, d'être à l'origine du crash ; tandis que d'autres pointaient du doigt la Belgique, ex puissance colonisatrice, la France, qui a toujours soutenu le président Habyarimana et son gouvernement, et l'Akazu, parti extrémiste hutu....



Dans tous les cas, les tueries avaient débuté le même soir à 20 heures à Kigali, capitale du Rwanda. Les Tutsi, pour sauver leur vie, se sont enfuis dans les églises, les écoles, les bananeraies, les pays voisins (Burundi, Tanzanie, Zaïre...).

Pendant trois mois, entre avril et juillet, le monde entier assistait, pour la première fois, à un génocide en direct par le biais de la télévision. Les yeux de la Communauté internationale étaient orientés vers la coupe du monde de football qui se jouait au pays de l’oncle Sam (U.S.A). Les casques bleus de l’ONU, sous la direction du général canadien Roméo DALLAIRE, assistaient impuissants à l’une des folies meurtrières jamais enregistrées dans le continent africain.

Malgré les cris d’alarme de ce général courageux, rien n’est fait pour arrêter les interahamwé (ceux qui tuent ensemble, en kinyarwanda). Le Rwanda n’avait aucun intérêt stratégique pour les puissances occidentales. On se souviendra encore longtemps de cette parole d’un responsable français, au lendemain des massacres, « un génocide dans ces pays-là n’est pas trop important » !

Les conflits en Afrique sont, le plus souvent, provoqués et encouragés par les puissances étrangères qui, pour mieux « voler » les ressources des pays du tiers monde, soulèvent les uns contre les autres. L’instrumentalisation ethnique est l’un des armes les plus redoutables que possèdent ces démons extérieurs. Au Rwanda, les colons belges ont divisé la population, sur des critères ethniques, en Tutsi, Hutu et Twa.

Les Tutsi seraient des pasteurs. Les Hutu des cultivateurs. Les Twa des chasseurs. Cette distinction ethnique a conduit aux génocides de 1959, 1973 et 1994. Le génocide de 1994 est le paroxysme des tous ces massacres. Il aurait fait près d’un million de morts. Il est différent des génocides précédents en ce sens qu’il a été prémédité, et se déroulait sous les yeux amusés des téléspectateurs du monde entier.

Pour que l’Afrique sorte des guerres tribales et ethniques meurtrières, il lui faudra assumer ses responsabilités. Le destin de ce continent ne doit être joué nulle part qu’en Afrique. Aucune guerre, dans ce continent, n’a des origines africaines. Toujours, si nous prenons la peine de regarder en profondeur les causes de ces guerres, nous nous rendrons aisément compte qu’il y a un diable occidental qui se cache quelque part. De ce drame rwandais aux massacres de Darfour, nous avons les mêmes motifs.

L’Afrique est un champ de bataille pour les puissances étrangères. Dans certains cas, pour défendre son pré carré, sa culture et sa langue la méthode utilisée par la puissance étrangère consistait à diviser le pays en deux (le Nord contre le Sud ou vice versa, les Hutu contre les Tutsi, les Dioulas contre les Bétés…) ou à soutenir le dictateur en place, et l’aider à écraser une rébellion qui, en réalité, bénéficie du soutien de la même puissance étrangère ou d’une autre qui voulait avoir sa part du gâteau.

Dans d’autres cas, pour mettre fin à un prétendu pouvoir islamique, on n’est prêt à laisser des populations civiles entières mourir sous le feu des armes, de la faim et de la maladie.

SOUMARE Zakaria Demba




Aperçu sur le mariage chez les Soninké

Mon objectif, dans cette réflexion, n’est nullement de faire une étude exhaustive du mariage chez la communauté soninké. Il s’agit ici, tout simplement, de donner une idée de la manière dont les Soninké célèbrent leur mariage.

Ce sujet peut faire l’objet d’une étude scientifique sérieuse et complète pouvant permettre, pour ceux qui désirent approfondir leur connaissance, d’avoir des informations suffisantes et détaillées sur les différentes étapes du mariage soninké.

Le mariage chez la communauté soninké se fait traditionnellement entre membres d’un même clan. Les différentes étapes de ce mariage sont, s’il s’agit d’un garçon et d’une fille qui se marient pour la première fois, rigoureusement calculées, suivies et traitées par les parents.



Le jeune homme qui tombe amoureux d’une jeune fille, qui est dans la plus part des cas sa cousine, en parle à un Niahamala [1] qui se chargera d’informer les parents de la fille et ceux du jeune garçon. Une fois que les deux parties sont d’accord, les parents décideront d’informer les autres membres de leurs familles respectives et le marabout du village qui sera chargé de « nouer » le mariage par une cérémonie religieuse où le représentant du jeune garçon, qui peut être son père ou un membre de la famille assisté des témoins, conclura le mariage avec la bénédiction de l’imam du village.

Mais auparavant, une fois que les fiançailles des deux jeunes futurs mariés comment à s’éventer dans le village par le biais du « téléphone arabe », le jeune homme peut faire un premier geste, qui témoignera de sa bonne volonté et de sa bonne foi d’épouser la jeune fille en s’acquittant du « tamma [2] ». Ce tamma est ainsi considéré comme une sorte de « marque » qui fermera la porte à d’autres prétendants. Ce qui revient à dire que le mariage chez les Soninké suit traditionnellement, après l’accord des parents des futurs époux, deux étapes principales.

La première étape est l’octroi du tamma qui est un symbole solide de garantie de la détermination du jeune homme à épouser la jeune fille. La deuxième, elle, est le paiement de la dote, qui peut d’ailleurs se faire à la veille de la célébration du mariage. Cependant, de nos jours, les jeunes générations, sans doute influencées par la scolarisation et le contact de la civilisation occidentale « moderne », comment à remettre en question certaines étapes du mariage soninké. Ainsi, le mariage « endogène » qui consiste, dans ce contexte, à ne prendre une femme que dans son clan est rigoureusement remis en question.

Comme pour toute contestation, il y a toujours des nostalgiques de la tradition. Le plus souvent, les vieux et les jeunes qui n’ont pas été en contact avec le monde occidental, soit par l’école soit par l’immigration, restent fortement attachés aux coutumes traditionnelles du mariage. Tandis que les jeunes qui ont fréquenté l’école ou qui ont été en contact avec le monde européen par le biais de l’immigration protestent contre ces coutumes qu’ils considèrent être dépassées.

Le jour de la célébration du mariage, les jeunes mariés invitent leurs « fedalemu [3] » pour passer la journée ensemble en jouant aux cartes ou en écoutant de la musique. Le mariage, chez les Soninké dure rois jours. A la veille du mariage, le jeune homme se choisit, parmi ses amis de confiance, quelqu’un qui deviendra son « housmanta ». Le housmanta est en quelque sorte le bras droit du jeune marié. C’est lui qui est chargé d’assister le jeune marié durant tout le mariage. La jeune fille, elle aussi, prend, parmi ses amies intimes, une fille ou une jeune femme qui jouera presque le même rôle que le housmanta du jeune garçon.

Après les trois jours de festivités, les invités commencent à prendre congé des jeunes mariés. Mais les deux housmanta restent avec ces derniers jusqu’à la sortie de « kerri kompo » (chambre nuptiale) de la jeune mariée, soit une semaine après. Au septième jour donc, les amies de la jeune mariées allaient, ensemble, faire la lessive pour les jeunes époux. Cette lessive collective est une occasion de présenter en public « les preuves » de la virginité de la jeune fille en exposant le drap blanc sur lequel les mariés ont passé leur première nuit de noce. Mais cette coutume commence à disparaitre complètement du mariage soninké.

Après la lessive collective susmentionnée, les parents des deux jeunes mariés se retrouvent pour exposer les habits et autres objets ménagers de la jeune mariée. En milieu soninké, comme dans la plus part des sociétés africaines traditionnelles et modernes, le jeune est tenu à préparer, avant le mariage, une valise pour sa future épouse. De même, les parents de cette dernière prépareront, depuis que leur fille commence à être pubère, leur balise et l tous les objets ménagers qui animeront désormais la vie de la jeune épouse dans le foyer de son futur mari.
SOUMARE Zakaria Demba

Aperçu sur le deuil en milieu soninké

Il y a seulement quelques décennies, au temps de nos grands parents, le « baadé » (deuil) était un moment difficile de la vie. Un moment de douleur et de souffrance extrêmes de voir un membre de la famille, un être cher quitter les siens, le village pour toujours. Tout le monde compatissait, durant deux ou trois jours, au malheur des proches parents du défunt.

Cependant, de nos jours, dans la société mauritanienne en général et soninké en particulier le deuil est devenu une véritable manifestation d’ostentation, d’orgueil et d’étalage des richesses. Les familles riches et pauvres s’adonnent à toutes sortes des dépenses qui, au lendemain du deuil, plongent la famille éplorée dans une vraie situation de galère économique.

Dès l’annonce de la mort d’un membre de la famille, les parents proches et lointains du défunt accourent à la maison du disparu pour verser leurs larmes teintées parfois d’hypocrisie. Et, alors même que l’on n’est en train de faire la toilette mortuaire du défunt, une liste commence à être dressée pour noter, rigoureusement, l’argent donné par ceux qui viennent présenter leurs condoléances.



Après l’enterrement, à la maison du disparu, c’est à une sorte de fête que l’on assiste, selon le lieu. S’il s’agit du village, plusieurs moutons et deux ou trois bœufs seront tués. Les parents et connaissances du défunt venus des villages alentours sont priés de rester deux ou trois jours. Chaque jour, dès le matin, on commence « les festivités ». Du petit déjeuner au dîner, les plats circulent entre ceux qui étaient censés venir consoler les parents du défunt.

Certains, de fait, oublient même qu’ils sont en deuil. Tellement les sujets des conversations sont loin du contexte de deuil dans lequel ils se trouvent. Le deuil, qui était en principe un moment d’épreuve et de douleur, se transforme en une occasion de détente, de jouissance, d’orgueil et d’ostentation entre ceux qui, d’une manière ou d’une autre, voulaient étaler leurs richesses.

Ce qui est dramatique dans toute cela, c’est que ce sont toujours les pauvres qui paient les pots cassés. Car même s’ils n’ont pas de quoi manger au quotidien, ils préfèrent, au moment du deuil de l’un des leurs, s’endetter dans la mesure où, pour eux, tout est question d’honneur et de dignité. Pour éviter la honte, selon leur conception, il faudrait satisfaire les exigences de la coutume et des invités.

Cette coutume, qui relève en réalité de l’ignorance et de l’orgueil, doit être rigoureusement combattue. Rien dans la tradition religieuse des Soninké ne cautionne ce genre de pratique. L’islam, qui est la religion de la communauté soninké, condamne, d’une manière catégorique, des telles pratiques.

En milieu soninké de la Mauritanie, du Sénégal et du Mali, à l’époque actuelle, on a l’impression que l’on fête plus le deuil que le mariage et le baptême. Si l’on ne cessait pas cela, il est incontestablement vrai que l’on courrait à la perte de la communauté soninké. Le deuil, de fait, doit être un moment de témoignage, de compassion à la souffrance de la famille éplorée. Autrement dit, les parents et amis ou connaissances du défunt doivent être là pour aider la famille à faire ses travaux quotidiens dérangés par la douleur de la perte d’un être cher.

Le rôle de ceux qui viennent présenter leurs condoléances doit être celui de la consolation, d’aide et de compassion, et non une occasion d’augmenter les charges et les préoccupations de la famille du disparu.


SOUMARE Zakaria Demba