samedi 29 décembre 2007

Mes quatre vérités

Dans son ouvrage intutilé L'Islam à la croisée des chemins, le penseur musulman d'origine autrichienne, Muhammada Asaad, constate que : « rarement une période fut intellectuellement plus agitée que la nôtre. Nous ne sommes plus seulement confontés à une multitudes de problèmes nécessitant des solutions nouvelles et sans précédent, mais même l'angle de vue sous lequel ces problèmes se présetent à nous nous diffère de tout ce à quoi nous avons été habitués jusqu'à présent. Dans tous les pays, la société traverse des changements fondamentaux. Le rythme auquel cela se produit est partout différent, mais partout nous abservons la même énérgie 1préssante qui ne permet ni halte ni hésitation. »2 Ce passage, de fait, est plein d'enseignements. Il nous apprend, d'une manière pertinente, le combat dans lequel notre monde est plus que jamais engagé dans ce début du XXI siècle pour plus de progrés sur tous les plans. Or, nous le regretons, la société mauritanienne, comparée à d'autres sociétés du monde ou de la sous région comme le Sénégal, pour ne citer que cet exemple-là, semble tourner le dos à tout progrès. Un coup d'oeil, si rapide soit-il, sur les réalités sociales, politiques et économiques de notre pays fait ressort une sorte de entiment de désolation, de démission, de laxisme qui frôle, il est vrai, le découragement. Ce pays est, depuis son indépendance le 28 novembre 1960, soit quarante sept ans d'existence, jour pour jour, ne possède qu'une seule télévision. Or dans certains pays de la sous région, la « révolution médiatique » semble trouver son chemin depuis déjà quelqques décennies. De meême, depuis maintenant quatre décennies, la République mauritanienne ne dispose qu'une seule « radio » digne de ce nom. Or, dans un pays démocratique, les jeunes, les intellectuels, les politiciens de toutes tendances confondues, les acteurs sociaux, entre autres, ont besoin d'un cadre, d'un canal leur permettant de véhiculer, sans aucun obstacle, les idées, leurs quatre vérités tant sur la situation sociale, politique qu'économique de leur nation. Si notre Etat veut réellement aller de l'avant, entrer dans le concert restreint des nations « modernes » et développées, il doit, dans l'immédiat, et de façon déterminante chercher à trouver une solution adéqute et concrète au défis de la « révolution médiatique » qui, il est vrai, est l'une des garanties d'un vrai développement. Pour cela, en effet, notre pays ne doit se permettre ni « halté » ni « hésitation », pour reprendre les termes de Muhammad Asaad.


SOUMARE Zakaria Demba

1C'est nous qui soulignons

2Muhmmad Asaad, L'Islam à la croisée des chemins, Bruxelles, Edition Renaissance,(éedition) 2004, p, 11.

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