samedi 10 novembre 2007

Quand les citoyens en ont marre



La République mauritanienne est aujourdh'hui confrontée à des difficultés de nature inquiétante qui exgigent aux autorités de faire une pause, si courte soit-elle, afin de refléchir ou adopter un programme cohérent de sortie de crise.

Depuis quelques jours, de fait, les populations mauritaniennes, dans certaines villes, descendent dans la rue pour ainsi exprimer leur mécontentement face à un train de vie qui devient, chaque jour, de plus en plus compliqué à cause de la conjoncture économique difficile que traverse notre pays en ce moment, et la fantaisie de certains de nos commerçants sans scrupules.

Les prix des denrées de première nécessité augment en une vitesse frôlant la catastrophe. Les pères de famille ne savent plus à quel saint se vouer pour se tirer d'affaire. Il est sans doute vrai que la rue n'est pas la meilleure solution pour régler nos problèmes.



Cependant, pour éviter que les citoyennes et les citoyens de notre pays prennent la rue comme le seul recourt leur permettant de faire entendre leurs quatre vérités, l'Etat mauritanien doit combattre avec rigueur et détermination l'augmentaion fantaisite des prix. Car, dans tous les cas de figure, ce sont toujours les plus pauvres qui paient le pot cassé. Les pères de famille qui, du matin au soir, se sacrifient pour leur famille, leurs enfants et leurs épouses doivent se sentir aidés par le gouvernement qu'ils ont élu il y a seulement quelques mois.

Pour cela, en effet, une vraie politique de rapprochement des citoyens doit être définie. Nous avons la triste impression qu'en Mauritanie les populations sont abandonnées à elles -elles. Si aujourd'hui, dans ce pays qui commence à peine à dessiner son destin après deux décennies de dictature, les prix des denrées de première nécessité augmentent à un rythme inquiétant, c'est que vraiment jusque-là nos dirigeants ont laissé délibérément ou non le laxisme s'installer.

Chaque commerçant, par la même occasion, s'autorise à augmenter les prix de ses marchandises comme il veut, sans tenir compte du mode de vie de ses clients. Or dans un pays "démocratique", la réglementaion des prix ne doit jamais relever de la seule volonté des vendeurs ou commerçants. C'est l'Etat qui, en principe, doi réguler tout cela afin d'éviter aux citoyens d'être victimes d'une augmentation fantaisiste des prix par certains commerçants, comme c'est le cas, malheureusement, aujourd'hui.

SOUMARE Zakaria Demba

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