jeudi 22 novembre 2007

Mes quatre vérités

Il n’est plus besoin de rappeler qu’aujourd’hui, plus qu’hier sans doute, les citoyennes et les citoyens de la République mauritanienne font face à des défis de nature urgente qui, il est vrai, exigent de chacun (e) un sens très élevé de la citoyenneté. Il est incontestable que dans un Etat de droit, comme le nôtre, c’est le pouvoir en place qui doit être aux devant de la scène sociopolitique afin de trouver des solutions adéquates aux difficultés auxquelles les populations sont quotidiennement confrontées. Cependant, nous semble-t-il, le gouvernement ne doit pas être le seul acteur public travaillant pour relever les défis qui menacent la Mauritanie d’aujourd’hui. Nous avons l’impression, en regardant de près ou de loin la société mauritanienne, que la règle numéro un qui régit les rapports Etat / citoyens est celui de la démission et du laxisme. Les citoyennes et les citoyens de notre pays, hélas, ont un sens très faible, ou du moins c'est l'impression que nous avons, de la citoyenneté et du patriotisme. Chacun, dans son travail et dans la société, semble intéressé à son intérêt personnel, individuel au grand détriment de l’intérêt général de la nation. Finalement, nous sommes, depuis l’indépendance de la Mauritanie le 28 novembre 1960, en présence des fonctionnaires qui se préoccupent plus de leur enrichissement personnel que du développement de la Mauritanie. C'est qui, il est vrai, donne naissance à une situation de laxisme où la corruption et le détournement des biens de l'Etat s'installent de manière on ne peut plus inquiétante. Le premier combat qui doit être mené aujourd’hui dans ce pays, c’est bien la lutte contre la corruption. Cette lutte doit être accompagnée d’une véritable campagne de sensibilisation de la population sur les dangers que constitue le gaspillage des biens publics de la nation. Il n’est pas du tout juste qu’un pays comme la Mauritanie soit considéré comme l’un des pays les plus pauvres de la planète. Ce pays, de fait, regorge des ressources naturelles qui, si elles étaient bien réparties, permettraient à tous les citoyens mauritaniens de mener une vie digne. Si aujourd’hui les populations, à travers tout le territoire national, protestent contre la sureté du train de vie et la montée vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, c’est que depuis plusieurs décennies on n’a laissé la corruption et le laxisme s’installer sans que personne ne lève le petit doigt pour les dénoncer. Or si nous voulons voir notre pays « décoller » de la triste situation dans laquelle il se trouve en ce moment, nous devons, sans concession, accepter de faire des sacrifices. L’un des défis (la corruption) que les Mauritaniennes et les Mauritaniens doivent relever aujourd’hui exige une prise de conscience, dans l’immédiat, de toutes les couches sociales permettant de tourner le dos, définitivement, au passé regrettable qu’a connu la Mauritanie. Tant que la question de la corruption n’est pas résolue, aucune possibilité de développement ne peut être possible dans ce pays.


SOUMARRE Zakaria Demba

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