mardi 4 septembre 2007

Devoir de mémoire
2001. Triste souvenir. Le professeur Ousmane Moussa Diagana quittait sa famille, ses étudiants et le corps professoral de l'université de Nouakchott. La même année, soit quelques mois seulement après sa mort, ses amis, ses parents et ses étudiants lui ont rendu un dernier hommage au centre culture français de Nouakchott.

Cela est-il suffisant ? Sans doute non ! Diagana mérite plus que cela. La mort de cet inteletuel hors norme doit être une affaire d'Etat. Le gouvernement doit, pour pertéter sa mémoire, créer un prix "Ousmane Moussa Diagana". Et ses oeuvres doivent être inscrites dans le programme scolaire et universitaire de la Mauritanie.

Partout dans le monde, la seule manière de rendre "immortels" les grands penseurs, c'est la transmission de leurs pensées aux générations futures. En Mauritanie, on ne s'est jamais suffisamment investi dans ce domaine. A la faculté des Lettres de Nouakchott, seuls des auteurs étrangers comme Soni Labou Tamsi, Ahmadou Kourouma, Mohamed DIB, entre autres, sont enseignés.



Diagana a laissé dernier lui un ensemble d'ouvrages qui doivent être inscrits dans le programme. Et les étudiants devraient davantage multiplier les recherches sur sa vie et son oeuvre.

Déjà en 2004, l'un des mes amis, Dioum Ciré Moussa a consacré, à l'université de Nouakchott, un mémoire de maîtrise sur l'un des ses poèmes. Mais cela n'est pas suffisant. D'autres étudiants doivent lui emboîter le pas.

SOUMARE Zakaria Demba

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